1374 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
139 critiques spectateurs
5
14 critiques
4
23 critiques
3
32 critiques
2
36 critiques
1
24 critiques
0
10 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Cedric C.
37 abonnés
53 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 13 juillet 2022
Bien, sans plus, le vieux beau qui tombe amoureux du jeune et qui se fait tout pomper jusqu'à la moelle y compris sa raison de vivre est un sujet déjà largement exploré. Et Adjani nous fait --- du Adjani
J'ai apprécié ce film, surtout pour les acteurs. Je n'ai pas vu le film allemand. C'est une histoire d'amour (dans les années 60 ?) qui finit mal ; on sait d'avance qu'il va mal finir. I. Adjani excelle dans un rôle de copine maniérée et fidèle. J'ai trouvé que, pour un fois, ce rôle lui allait bien mais je suis surtout convaincue que c'est le réalisateur qui fait les acteurs. Ozon a le don d'utiliser ses acteurs au mieux. Ainsi je trouve tous ses films intéressants.
Si les histoires de coeur et le malheur surfait du personnage principal n'intéressent guère, on fond devant les apparitions délicieuses d'Isabelle Adjani et le jeu muet tout en nuances de Stefan Crepon dans le rôle de l'homme à tout faire.
On connaît l'amour que porte François Ozon au réalisateur allemand Rainer Fassbinder dont il adapte ici, en auto-production, une pièce de théâtre. Loin de la grisaille du Cologne des 70's une relecture aux couleurs acidulées et au jeu très théâtral, qui pourra en rebuter certain mais qui démontre surtout quel formidable directeur d'acteurs est le réalisateur français. Avec une mention spéciale pour le mutique Karl et la prestation éclatante d'Isabelle Adjani parfaite dans son exercice d'auto-dérision.
Remake de " les larmes amères de Petra Von Kant" film de 1972, du maître allemand RW Fassbinder, à l'occasion du cinquantième anniversaire de sa sortie, est une inégale réussite.
La seconde partie est très nettement plus accomplie que la première. Menochet qui entre dans la peau du réalisateur allemand, n'est pas à l'aise dans les scènes à connotation homosexuelle et la première demi-heure fait craindre le pire.
Isabelle Adjani réussit, elle, une prestation de qualité a chacune de ses apparitions.
Destiné à l'amateur de cinéma d'auteur uniquement, le film a le défaut de prétendre s'adresser à un large public et fera forcément de nombreux déçus.
"Peter Von Kant" aborde le thème de la rupture amoureuse et celle de la concordance entre les thèmes traités par Fassbinder dans ses films (la défense des faibles) et sa mise en pratique par lui-même dans sa propre vie.
Aux spectateurs qui veulent s'interesser à la filmographie de Fassbinder ( cinéaste, à mes yeux, d'un niveau artistique supérieur à celui de Francois Ozon), je recommande de visionner plutôt " Tous les autres s'appellent Ali" , " Effi Briest" et " Le droit du plus fort".
Ils me semblent plus accomplis que " les larmes de Petra Von Kant" ( tiré d'une pièce de théâtre écrite par Fassbinder) film plus réussi toutefois que "Peter Von Kant"
La filmographie plus facile à aborder de Fassbinder, commencera en 1979 avec " le mariage de Maria Braun", jusqu'à son décès prématuré.
Ce réalisateur de premier plan, capable de mettre en scène jusqu'à trois ou quatre films par an ( sans compter les pièces de théâtre et les films pour la télévision) dans la premiere partie de son œuvre, (la plus abrupte ) est comme on le sait, celle à laquelle appartient "les larmes..."
J'avais bien "Dans la maison" de François Ozon et j'aime beaucoup Denis Menochet, c'est donc avec curiosité que j'ai regardé Peter Von Kant sans attente en particulier. Et malheureusement, je suis assez mitigé. Les dialogues ont toujours un petit quelque chose qui les rend intéressant et Menochet a toujours un charisme magnétique, mais je trouve les dialogues malgré tout souvent pompeux et Peter est trop méprisable pour être touchant. En bref un film qui ne m'a pas désintéressé mais qui ne m'a pas non plus fait vibrer pour que je ressente du plaisir à le regarder.
Peter Von Kant est un film réalisé par François Ozon et sorti en 2022. Esthétiquement, le film est une réussite. La mise en scène est belle et les jeux de lumière sont vraiment aboutis. En outre, les performances délivrées par Denis Ménochet, Khalil Ben Gharbia et Stefan Crepon sont marquantes, notamment spoiler: la scène où le personnage d'Amir raconte son histoire au personnage de Peter . En revanche, le film n'est pas globalement pas réussi pour plusieurs raisons : Isabelle Adjani est insupportable dans son rôle, le film manque cruellement de rythme et semble interminable (alors qu'il ne dure qu'1h20), les dialogues font trop théâtraux (c'est adapté d'une pièce de théâtre de Fassbinder mais de fait, l'adaptation est par moment ratée) ce qui rend certaines scènes assez lourdes voire surjouées. L'histoire est globalement caricaturale et l'empathie n'est pas présente pour le personnage de Peter. Un Ozon en mode mineur, à éviter.
Peter von Kant (par Dingue de Cinoche) Les films de François Ozon sont toujours attachants comme les derniers: L'amant double, Grâce à dieu, Eté 85 et même dans sa réflexion sur l'euthanasie dans l'excellent Tout s'est bien passé , l'homosexualité de ce militant est omniprésente et encore plus ici. Il s'agit d'un hommage à Fassbinder et son film : Les larmes amères de Petra von Kant, paru il y a cinquante ans, qui mettait en scène la relation amoureuse de deux femmes avec grande différence d'âge, pas si banal à l'époque. Hanna Schygulla, égérie de Fassbinder interprétait le rôle de la jeune "gigolette", Ozon l'utilise aujourd'hui pour jouer celui de la mère du vieil homosexuel alcoolique et drogué, car dans la transposition, le couple est devenu masculin. Malheureusement la psychologie est bâclée, la relation caricaturale, les dialogues sans aucune profondeur. Dans son rôle de composition, Denis Ménochet est crédible, son minet beaucoup moins et finalement le film ne vaut que par Isabelle Adjani. Oui elle a vieilli, oui elle est "retouchée", mais son jeu détaché et sadique est sublime, comme ses tenues lamées et son regard bleu intense. Un des moins bons opus de l'auteur.
Le nouveau François Ozon est une adaptation libre de la pièce Les Larmes amères de Petra von Kant de Rainer Werner Fassbinder. Cette pièce de théâtre avait déjà fait l'objet d'un long métrage mis en scène par Fassbinder lui-même, en 1971, - que j’avoue humblement ne pas avoir vu -. Peter Von Kant, célèbre réalisateur à succès, habite avec son assistant Karl, qu’il se plaît à maltraiter. Grâce à la grande actrice Sidonie, il rencontre et s’éprend d’Amir, un jeune homme d’origine modeste. Il lui propose de partager son appartement et de l’aider à se lancer dans le cinéma. 85 minutes qui n’échappent pas totalement aux pièges du théâtre filmé malgré le talent d’écriture et la virtuosité d’Ozon, mais surtout la prestation fabuleuse de Denis Ménochet. Une curiosité. S’attaquer à un texte devenu un classique du théâtre contemporain, relevait évidemment de la gageure. Des libertés ont bien sûr été prises comme abandonner le milieu de la mode pour celui du cinéma et de choisir un héros masculin. Une façon habile de mieux se retrouver dans une histoire universelle de passion amoureuse, interrogeant les rapports de domination, d’emprise et de soumission dans la création, le rapport muse/pygmalion. Les dialogues seront peut-être trop littéraires au goût de certains, mais c’est habilement écrit et l’on oublie assez vite ce qui pourrait constituer un problème. Un film d’Ozon constitue toujours un événement. Celui-ci, qui a été présenté à la Berlinale, n’échappe pas à la règle, même si, à mon avis, il restera un « Ozon mineur ». Mais, on a droit encore un huis-clos aussi cruel que magistral et à un comédien hors norme. Denis Ménochet est décidément un acteur majuscule. Veule, violent, séducteur, amoureux fou, fragile, vulgaire ou raffiné, il peut et sait tout jouer avec une force de persuasion rare. Depardieu a un successeur. Isabelle Adjani, en diva cocaïnée, est parfaite. Tout comme le jeune Khalil Gharbia, que l’on découvre, Hanna Schygulla, une des muses de Fassbinder, Aminthe Audiard et surtout Stéfane Crépon hallucinant dans un rôle muet. Une distribution conçue comme une troupe de théâtre. Beaucoup de talents réunis. Comme on dit aujourd’hui avec un soupçon de pédantisme, voilà un « objet filmique » offert par un cinéaste décidément insaisissable.
Film plat, pas très entrainant bien que beau et porté par des jolis jeux (notamment Denis Ménochet). Contente de l'avoir vu (avant AP avec la Ozon en personne) mais sûre de ne jamais le revoir. Il manque de peps, d'émotions et de dynamisme. Le huit-clôt ne m'a pas particulièrement plu. On ressent l'impact du covid ... Je tiens à souligner que le personnage de KARL m'a touché et je l'ai trouvé très bien construit ! Un film à voir s'il n'y à rien d'autre mais pas indispensable.
La passion grandit elle avec la souffrance et le mépris ? Doit on la fuir ou la vivre ? Il faut du courage pour s'abandonner totalement et assumer au grand jour un amour sans retour. Peter von Kant est un drama qui peut sembler anachronique, dans une société où l'épanouissement de soi prime sur le reste.
Film au relent 70's qui n'est pas à la hauteur de son modèle. De beaux et forts moments, mais il manque vraiment le trouble et la force destructrice... Faut dire que cette histoire est d'un autre temps, et cela se ressent souvent. Quel intérêt y a t-il aujourd'hui à cette reconstitution ? C'est au final intéressant mais vieillot. Et c'est bien dommage.