Peter von Kant
Note moyenne
2,8
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142 critiques spectateurs

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Antonino L.
Antonino L.

1 abonné 15 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 novembre 2022
Je suis un fan de Fassbinder et je trouve que le film est plus profond et humain qu'il n'y paraît. Le réalisateur (Fr. Ozon) rend remarquablement bien cette atmosphère des années 70 en Allemagne. Les sentiments, peurs et amours de Kant sont (ou peuvent) être ressentis par le spectateur. Denis Ménochet (dont je suis la carrière depuis des années) possède un rôle qu'il joue à merveille et son régime a sûrement été modifié (il est bien potelé). Lorsqu'il déclare: "Ca fait très mal là" en indiquant le coeur, il décrit parfaitement le ressenti réel de la "perte" d'un être tellement aimé. A mon humble avis, ce film de Fr. Ozon est une réussite et le jeu des acteurs est merveilleux. Traîter une pièce de théâtre en long métrage n'est pas chose aisée. D'ailleurs, malgré le nombre réduit de comédiens (5 en tout), cette histoire démontre bien le mal-être qu'a vécu Fassbinder. Je conseille vivement ce film.
Soeur Marie Cruchotte

405 abonnés 3 632 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 31 octobre 2022
Avec Ozon, il y a souvent une part de mystère, une double lecture où le spectateur est un témoin privilégié. dans ce huit clos mélodramatique, extrêmement théâtral et, même en appelant Adjani, il ne nous raconte rien tant tout sonne faux! une adaptation sans intérêt, du vent, du vide, où le réalisateur place comme souvent ses propres fantasmes. non, Ozon s'est trompé, lamentablement raté!
RENEE D.
RENEE D.

23 abonnés 120 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 septembre 2022
J'ai apprécié ce film, surtout pour les acteurs. Je n'ai pas vu le film allemand. C'est une histoire d'amour (dans les années 60 ?) qui finit mal ; on sait d'avance qu'il va mal finir. I. Adjani excelle dans un rôle de copine maniérée et fidèle. J'ai trouvé que, pour un fois, ce rôle lui allait bien mais je suis surtout convaincue que c'est le réalisateur qui fait les acteurs. Ozon a le don d'utiliser ses acteurs au mieux. Ainsi je trouve tous ses films intéressants.
marlociné
marlociné

9 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 septembre 2022
Terrible, je me suis ennuyé du début à la fin, et ce n’est d’ailleurs pas la première fois que j’ai envie de quitter la salle en allant voir un film de François Ozon. On est ici plus face à un exercice stylistique qu’à un film à proprement parler. Libre à Ozon de s’amuser avec sa caméra mais quand on paye son billet, c’est pour voir un contenu divertissant, bien écrit, ou intéressant…J’ai l’impression que François Ozon a fait ce film pour lui même et pas pour les spectateurs.
Ricco92
Ricco92

295 abonnés 2 348 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 septembre 2022
François Ozon n’a jamais caché son admiration pour Rainer Werner Fassbinder. Après Gouttes d’eau sur pierres brûlantes, il adapte à nouveau une pièce de l’auteur qui, elle, n’était pas inédite et avait même déjà été retranscrite au cinéma par son créateur : Les Larmes amères de Petra Von Kant. Alors que la pièce et le film de Fassbinder ne mettaient en scène que des personnages féminins et se situait dans le milieu lesbien, Ozon décide de faire des personnages principaux des hommes (les secondaires restant des femmes) et resitue donc le tout dans le milieu homosexuel masculin. Le titre de cette adaptation devient donc logiquement Peter Von Kant. Si la veine théâtrale d’Ozon est généralement très agréable (8 femmes, Potiche…) et qu’il appartient à celle-ci, ce dernier film déçoit plutôt. Effectivement, s'il est visiblement très beau et si on apprécie les comédiens qu’il met en scène (Denis Ménochet, le nouveau venu Khalil Ben Gharbia, Isabelle Adjani, Hanna Schygulla qui était déjà présente dans la première version…), on a peu d’empathie pour les personnages et on se désintéresse donc d’une histoire somme tout très banale. François Ozon accumule les références (à Fassbinder bien évidemment, une fois de plus à Romy Schneider ou encore même à son propre cinéma avec la réutilisation du morceau musical La Fenêtre de 8 femmes) et on se demande si le cinéaste ne s’est pas un peu laissé enfermé par celles-ci. Peter Von Kant est donc une œuvre assez décevante mais toujours formellement réussie de la part d’un cinéaste qui peut être excusé par sa grande productivité le rapprochant de son modèle Fassbinder.
Al Ba
Al Ba

7 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 septembre 2022
un peu long mais super bien joué
ridicule des situations
casting est beau à voir:
Isabelle Adjani et Hanna Schygulla
DENIS MENOCHET et un beau jh Khalil Gharbia
Yves G.

1 879 abonnés 4 115 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 septembre 2022
Peter von Kant (Denis Menochet) est un grand réalisateur allemand du début des 70ies. Homosexuel affiché, il vit dans un appartement luxueux de Cologne avec Karl (Stefan Crepon) son assistant qu’il maltraite. Sidonie (Isabelle Adjani), la star vieillissante qu’il fit jadis tourner, lui présente un jeune acteur Amir (Khalil Gharbia) dont Peter tombe instantanément follement amoureux. Le temps passe et Amir profite de la situation pour mettre Peter à sa botte.

Quelle incroyable filmographie que celle de François Ozon ! Quelle richesse ! Quelle variété ! Quelle stakhanovisme ! Y aura-t-elle encore une star française qu’il n’aura pas fait tourner ? Isabelle Adjani manquait à son tableau de chasse. Elle livre dans Peter von Kant une prestation étonnante, aux limites de l’auto-parodie, momifiée par un énième lifting sous un peau qu’aucune ride ne vieillit alors qu’elle vient de fêter son soixantième-septième anniversaire.

Ozon a pris Fassbinder comme figure tutélaire. Les deux hommes, qu’une génération et le Rhin séparent, partagent la même boulimie de travail, la même homosexualité transgressive, le même désir fulgurant de se jouer des codes…. Déjà en 2000, dans l’un de ses tout premiers films, "Gouttes d’eau sur pierre brûlantes", le tout jeune Ozon adapté une pièce de théâtre de Fassbinder. Le résultat, déconcertant, lançait les carrières de Ludivine Sagnier et de Malik Zidi.

Sans se soucier des modes, Ozon revient en 2022 à ses premières amours. Il signe un remake de la pièce de théâtre de Fassbinder "Les Larmes amères de Petra von Kant", que le cinéaste allemand avait portée à l’écran en 1972. Volontiers autobiographique, Les Larmes amères… avait pour personnage principal, non pas un réalisateur masculin, mais une créatrice de mode, interprétée par Hanna Schygulla… qu’on retrouve dans "Peter von Kant".
Ozon s’autorise à pousser l’identification jusqu’au bout et à transformer Petra en Peter, à donner à son acteur principal, l’incroyable Denis Menochet (qu’il avait déjà dirigé dans "Grâce à Dieu"), les traits de l’ogre Fassbinder, la moustache tombante, le corps obèse….

Les limites de "Peter von Kant" sont doubles
La première est sa théâtralité. Sempiternel débat sur l’adaptation au cinéma de pièces de théâtre, souvent statiques et très dialoguées. Quelle est la valeur ajoutée du passage à l’écran ? Elle saute rarement aux yeux. En tous cas, ici, je ne vois pas l’intérêt de faire un film d’une pièce qui aurait été parfaite sur scène.
La seconde est son actualité. Pourquoi ce film en 2022 sinon la fascination fétichiste de Ozon pour son maître ? Qu’il y a-t-il dans les outrances de grande folle de Peter von Kant et dans les logiques de domination/soumission qui tissent sa vie – dans sa double relation avec Karl et avec Amir – qui justifie qu’on en (re)fasse aujourd’hui un film ?
Cinéphiles 44

1 700 abonnés 4 698 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 août 2022
Film d’ouverture à la Berlinale 2022, “Peter van Kant” est le nouveau film de François Ozon. Cette libre adaptation de la pièce “Les Larmes amères de Petra von Kant” de Rainer Werner Fassbinder avait déjà été adaptée par l’auteur lui-même en 1971. Le grand Denis Ménochet campe le rôle principal du réalisateur célèbre hanté par ses précédentes histoires d’amour. A ses côtés, son assistant Karl lui est totalement dévoué malgré les maltraitances qu’il subit. Sa meilleure amie, qui n’est autre que la grande actrice Sidonie (Isabelle Adjani), lui présente le jeune et bel Amir. Peter s’éprend d’amour immédiatement pour lui et veut en faire une star devant sa caméra. Mais cette nouvelle idylle est-elle réciproque ? Brillamment interprété, “Peter van Kant” est un huis clos entraînant tant les mots s’enchaînent avec une fluidité déconcertante. Nul besoin de connaître l'œuvre de Fassbinder pour apprécier l’incandescence loufoque et l’autodérision mélancolique de l’ensemble.
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Vincent Lignereux D
Vincent Lignereux D

47 abonnés 35 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 31 août 2022
Ce film est juste: incroyablement ennuyeux, nombriliste, insipide, creux, pénible, fade, rasant voir même agaçant, soporifique... J'en passe et des meilleurs. Et surtout, il n'a absolument aucun intérêt!. Ce film n'est juste pas, absolument pas: ni distrayant, ni intéressant, ni beau, ni moche, ni philosophique, ni marrant, ni enrichissant, ni dérangeant... Ni RIEN. Ce film n'a rien de ce que peut apporter un film. Quoi que ce soit... Ce film est l'incarnation même du vide abyssal, nombriliste, pseudo intellectuel et sans aucun intérêt je le répète. Ozon n'est pas comme le bon vin, Ozon ne s'arrange pas avec le temps. Ozon, de plus en plus, nous projette ses pulsions, ses fantasmes, puise dans sa mémoire et nous donne en pâture ses regrets, ses propres souvenirs, ses frustrations. Peut-être sans jamais avouer qu'il nous parle de lui. Sans jamais nous l'avouer. Sans jamais se l'avouer à lui-même et sans oser aller au fond des choses. Ozon vieillit. Ozon devient rébarbatif. Ozon devient barbant.
Damien Vabre
Damien Vabre

191 abonnés 495 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 août 2022
François Ozon raconte que Rainer Werner Fassbinder était une mauvaise personne, qu'il usait de son aura de cinéaste célèbre pour séduire un jeune homme arriviste, qu'il était odieux avec ses proches quand il était malheureux en amour. Un film à voir pour Denis Ménochet et Isabelle Adjani.
steevevo
steevevo

12 abonnés 658 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 janvier 2024
Film au relent 70's qui n'est pas à la hauteur de son modèle. De beaux et forts moments, mais il manque vraiment le trouble et la force destructrice... Faut dire que cette histoire est d'un autre temps, et cela se ressent souvent. Quel intérêt y a t-il aujourd'hui à cette reconstitution ? C'est au final intéressant mais vieillot. Et c'est bien dommage.
ATON2512
ATON2512

80 abonnés 1 335 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 août 2022
De François Ozon (2022).
Magistralement orchestré. F Ozon se référant à une ancienne pièce de Fassbinder, livre à la fois un hymne d'amour comme une critique à peine voilée du septième art. Didactique et passionné. le réalisateur dissèque tous les ingrédients d'une passion dévorante, et destructrice qui peut lier réalisateur et acteur.
C'est fort, passionné voire même cruel .
Magistralement porté à l'écran par Denis Ménochet.
Sans oublier Isabelle Adjani et aussi Khalil Gharbia.
fcaponord
fcaponord

18 abonnés 98 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 août 2022
film passionnant dont on ne peux ressortir sans être profondément touchés par l'acteur principal transformé du tout au tout après avoir été épris du jeune homme, tout les personnages périphériques concourent à cette réussite, à voir avec des kleenex dans la poche !
Jeo Jo
Jeo Jo

20 abonnés 141 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 août 2022
Si les histoires de coeur et le malheur surfait du personnage principal n'intéressent guère, on fond devant les apparitions délicieuses d'Isabelle Adjani et le jeu muet tout en nuances de Stefan Crepon dans le rôle de l'homme à tout faire.
Chloe G.
Chloe G.

4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 août 2022
Le début est un peu étrange, jeu plus théâtre que cinéma mais on comprend ensuite que c’est une illustration de la relation du personnage avec d’autres. Très intéressant sur l’amour et l’emprise. Il n’y a pas de scène sublime mais c’est très touchant et donne à réfléchir sur l’utilisation des autres, le besoin d’amour et l’emprise que les autres peuvent avoir sur nous.
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