Une bouillie, sorte d’hommage à . Fassbinder . Référence à un de ses films culte. Mais ce huis clos théâtral est très ennuyeux, trois personnages pas très intéressants. Quelques apparitions trop courtes de Isabelle Adjani, très bien . Le plaisir de revoir la grande Hanna Shygula ,dans une petite scène. Mais tout le reste est abscons . Le cinéma de Ozon est vraiment en dent de scie , des très hauts et des très, très bas, c’est ici le cas .
Le film est lassant, c'est une sorte de huit clos avec un sorte de père homosexuel narcissique et entouré de personnages qui n'ont pas de rôle. Diffusé sur Arte. Encore une film français pale et inconsistant. Nous n'arrivons pas pu arriver jusqu'à la fin
Un bon moment de cinéma. L'acteur principal est génial il nous prend ici à contre pied des rôles qu'il a l'habitude d'avoir . L'acteur que joue Karl est top, tous les acteurs le sont ! À voir ++++
Typique d’un cinéma de niche, ce nouveau film du réalisateur François Ozon ne vaut que pour la prestation énorme de Denis Ménochet incarnant un réalisateur tyrannique humiliant fréquemment son assistant rencontre un beau jeune homme d’origine modeste qu’il héberge dans son appartement. L’acteur trouve un rôle à la mesure de son talent mais ne suffit à lui seul pour faire oublier la mise en scène minimaliste de ce huis-clos pâtissant d’une l’écriture pataude.
Et pourtant je suis fan des films d'Ozon mais là ce n'est pas possible ! Adjani belle et sculpturale mais qui n'a rien à dire. Ménochet certes bien dans son rôle malgré une caricature insupportable.. Mais l'histoire ne nous apporte rien d'intéressant, quelle perte de temps !
Un beau film qui traite des difficultés aux attachements. Je passe vite sur le scénario qui est bien ficelé, mais pas très original, sans surprise.
Évidemment Denis est formidable, il manquait peut-être une dimension à son interprétation, ça n’est que mon avis. J’aurais aimé qu’il aille plus loin dans l’attachement émotionnel, pas seulement « l’amour », pour faire apparaître la complexité et l’entièreté de l’attachement.
Évidemment Isabelle est formidable. J’adore quand les comédiennes jouent des rôles de comédiennes. Il y a toujours une dimension ridicule en elles et autour d’elles.
Mais le vrai rôle du film c’est Stefan Crepon qui l’interprète : Karl. La preuve s’il le fallait que le talent ne s’exprime pas uniquement au travers des dialogues. Le jeu ne nécessite pas d’avoir des syllabes à enchaîner. Bravo !!! Pas simple de créer tout un personnage quand on reste dans le décor et quand on ne participe jamais aux scènes.
Déçu par ce film à certains moments émouvant, mais qui se révèle au final une farce aussi peu crédible que les quelques mots allemands prononcés à la française par les acteurs (prost, Schneider et Peter (parce que les Français ne connaissent que Piter)). Denis Ménochet est plutôt juste dans son personnage qui m'évoque Dominique Besnehard. Isabelle Adjani ressemble à une Joan Collins engoncée dans "Dynasty". Seule la germanophone Hannah Schygulla apporte un peu d'authenticité et d'humanité à ce numéro grand-guignolesque.
Peter Von Kant est un 8 clos de François Ozon sures amours croisés, de pygmalions à muses avec, également, une cruauté de part et d’autre. Ce film porté (un brin trop) par Menochet est sans doute le plus abouti et le plus parfait des Ozon. Tout y est permis et les acteurs sont à leur sommet, Adjani en tête qui est majestueuse et fragile, Hanna Schygulla, très touchante. On en sort avec un sentiment de plénitude et la satisfaction d’un film où tout est enchantement même dans la cruauté.
C’est le remake du film de Rainer Werner Fassbinder (1945-1982), « Les larmes amères de Petra von Kant » (1972), adapté de la pièce éponyme du réalisateur allemand. C’est la 3e fois que François Ozon adapte une pièce de théâtre, après « Huit femmes » (2001) [de Robert Thomas (1927-1989)] et « Potiche » (2010) [de Pierre Barillet (1923-2019) et Jean-Pierre Gredy (1920-2022)]. Ici, Peter von Kant est un metteur en scène alors que Petra von Kant était une créatrice de mode dans le film allemand. Est-ce Fassbinder ? Est-ce Ozon ? Quelle drôle d’idée d’avoir voulu adapter le film de Fassbinder, à la même époque (1972) qui est déjà très théâtral comme très souvent ! C’est une histoire d’amour avec son lot d’aliénation et de déception et qui n’a rien d’originale [cf. « Ma vie avec Liberace » (2013) de Steven Soderbergh], même homosexuelle, d’autant que les dialogues du début relèvent du soap opera, façon « Plus belle la vie » (18 saisons et 4 666 épisodes !) et la fin, du théâtre de boulevard ! Denis MÉNOCHET joue très bien Peter von Kant, cinéaste vivant à Cologne, mais il est difficile de s’y intéresser (on commence à trouver le temps long au bout d’une heure), tellement le personnage est excessif dans sa passion (amoureuse et cinématographique) et sa souffrance qui le rend odieux vis-à-vis de sa mère. Il rappelle d’ailleurs Hélène, double d’Annie Ernaux, dans « Passion simple » (2020) de Danielle Arbid. Idem pour les autres personnages : Amir (Khalil Ben GHARBIA, 23 ans), arriviste et égoïste, Sidonie (Isabelle ADJANI, 67 ans), caricature d’actrice célèbre et cocaïnomane. Seul Karl (Stefan CREPON), esclave mutique du cinéaste, est le plus intéressant. Coquetterie de François Ozon : Hanna Schygulla (79 ans) qui interprète la mère de Peter von Kant, jouait, à 28 ans, la jeune Karin, équivalent d’Amir, dans le film de Fassbinder et dont elle était son égérie (16 films de 1969 à 1981).
C'est décevant car Ozon avait fait un bel hommage avec gouttes d'eau. Ici on ressent la superficialité comme un poids détestable. Déjà le jeune est très moche et loin d'être beau.... Ils ne savent même pas dire le nom de Peter en allemand. Ce qui est une hérésie. La musique est mal choisie pour une fois. Bref se remettre en tête le cinéma de Fassbinder, plus profond et à la poésie intime est largement plus recommandé.
Une fois de plus on se laisse porter par le cinéma d'Ozon en se confrontant au miroir des années 80 et découvrant que l'in peut appartenir à une époque...