1396 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
142 critiques spectateurs
5
14 critiques
4
24 critiques
3
32 critiques
2
36 critiques
1
25 critiques
0
11 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
0,5
Publiée le 6 juillet 2022
Les Ozon se suivent et se ressemblent avec les mêmes défauts. Même quand il va chercher un scénario solide chez Fassbinder, Ozon ne sait pas en tirer autre chose qu'une sorte de pale copie dans laquelle on ne retrouve jamais le brio du maître dans la mise en scène ni sont sens aigu du masochisme inhérent au rapport humain.
François Ozon choisit, pour la seconde fois de sa carrière, d’adapter en long-métrage une pièce de Rainer Werner Fassbinder. Si le parti pris de transposer l’intrigue au masculin fonctionne plutôt bien, faisant du personnage de Peter Von Kant un écho direct à Fassbinder lui-même, et transformant de fait le film en presque fragment biographique, c’est par sa théâtralité qu’il pèche. (lire la suite sur : cultureauxtrousses.com)
Décor unique (RWF avait d'abord écrit pour le théâtre, l'année précédente) : un appartement sur cour, avec vue sur le centre historique d'une grande ville de RFA. La scène est 50 ans en arrière, quand Fassbinder sort son film ("Die bitteren Tränen der Petra von Kant"), en 1972 donc. Ce n'est pas, aux dires du réalisateur, un remake - d'ailleurs l'original dure une grosse demi-heure de plus. L'histoire, signée Ozon aussi comme à l'accoutumée, est "librement adaptée" de RWF. On notera cependant que l'apport scénaristique est mince : amours uranistes, et non plus saphiques - et donc distribution ad hoc. Plus le milieu : cinématographique - succédant à celui de la mode. Au résultat ? Encore une livraison Ozon très décevante - largement inutile, que ce laborieux "Peter von Kant" (que seule l'Allemande Schygulla, passant du rôle de "protégée" de la version d'origine - elle fut l'égérie de Fassbinder, à celui de génitrice, saura prononcer correctement, les autres interprètes servant du "Piteur", à l'anglaise, à foison, à la place du correct "Péteur"). On pourra se consoler (vaguement, et uniquement) avec la solide prestation de Denis Ménochet dans le rôle-titre, après avoir (charitablement) oublié celle de la demoiselle Adjani.
Peter von Kant est un film français écrit et réalisé par François Ozon Il s'agit de l'adaptation de la pièce de théâtre Les Larmes amères de Petra von Kant (Die bitteren Tränen der Petra von Kant) de Rainer Werner Fassbinder, déjà porté à l'écran dans un film sorti en 1972 Le film fait l'ouverture de la Berlinale 2022 c'est sa deuxième adaptation sur l'univers de Fassbinder après Tropfen auf heiße Steine pour Gouttes d’eau sur pierres brûlantes (2000) on apprend que François Ozon travaille avec Isabelle Adjani pour la première fois et avec Denis Ménochet pour la troisième fois, après Dans la maison (2012) et Grâce à Dieu (2018) Le tournage a lieu en mars 2021 à Paris, dans un appartement, pour une durée de cinq semaines
Adapté librement d’une pièce de théatre de Rainer FASSBINDER « Les larmes amères de Pétra VON KANT », ce nouveau film de François OZON est bien réalisé. Le réalisateur a remplacé le personnage principal joué par une femme, styliste de mode réputé par un célèbre cinéaste allemand. On assiste dans ce film à la vie tumultueuse, égocentrique et sulfureuse de ce célèbre cinéaste. Le film centré sur la personnalité de ce cinéaste fait ressortir la formidable performance d’acteur de Denis MENOCHET dans le rôle de PETER VON KANT. A mon avis, c’est plutôt bien réussi.