Peter von Kant
Note moyenne
2,8
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142 critiques spectateurs

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josé mallet
josé mallet

6 abonnés 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 août 2022
Magnifique adaptation... très théâtrale, loin de la tiédeur... et qui fait la part belle aux comédiens.... Denis Menochet est juste énoooooorme... on est scotché devant sa performance délirante. Adjani s'amuse d'elle même avec humour et perversité .... et le diaphane Stefan Crépon dans son rôle fil rouge fantomatique est fameux au milieu de ce jeu de massacre... de la belle ouvrage Monsieur Ozon.
didbail
didbail

41 abonnés 540 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 août 2022
Grand admirateur de Fassbinder, François Ozon adapte "Les larmes amères de Petra von Kant". Mais avec 2 modifications d'importance. Tout d'abord, Petra devient Peter. Et ensuite il passe du milieu de la mode à celui du cinéma. Ce qui lui permet de faire de son personnage principal, réalisateur de films, un double de Fassbinder.
Ce récit d'une passion amoureuse se double, comme chez Fassbinder, d'un regard sur la lutte entre une bourgeoisie qui exerce son pouvoir par l'argent et une classe modeste qui peine à échapper à cette domination. Mais l'amour est aussi un pouvoir ( comme le chantait si bien Dutronc dans "L'amour est le moteur du monde").
Dans le rôle de Peter, Denis Ménochet s'affirme de nouveau comme capable de tout jouer. Il passe de la détresse amoureuse à d'effrayants accès de fureur avec la même conviction. On est heureux de retrouver à ses côtés Isabelle Adjani et Hannah Schygulla. Tandis que le jeune Khalil Gharbia est une révélation.
Jipéhel
Jipéhel

103 abonnés 657 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 août 2022
Exercice de style

Le nouveau François Ozon est une adaptation libre de la pièce Les Larmes amères de Petra von Kant de Rainer Werner Fassbinder. Cette pièce de théâtre avait déjà fait l'objet d'un long métrage mis en scène par Fassbinder lui-même, en 1971, - que j’avoue humblement ne pas avoir vu -. Peter Von Kant, célèbre réalisateur à succès, habite avec son assistant Karl, qu’il se plaît à maltraiter. Grâce à la grande actrice Sidonie, il rencontre et s’éprend d’Amir, un jeune homme d’origine modeste. Il lui propose de partager son appartement et de l’aider à se lancer dans le cinéma. 85 minutes qui n’échappent pas totalement aux pièges du théâtre filmé malgré le talent d’écriture et la virtuosité d’Ozon, mais surtout la prestation fabuleuse de Denis Ménochet. Une curiosité.
S’attaquer à un texte devenu un classique du théâtre contemporain, relevait évidemment de la gageure. Des libertés ont bien sûr été prises comme abandonner le milieu de la mode pour celui du cinéma et de choisir un héros masculin. Une façon habile de mieux se retrouver dans une histoire universelle de passion amoureuse, interrogeant les rapports de domination, d’emprise et de soumission dans la création, le rapport muse/pygmalion. Les dialogues seront peut-être trop littéraires au goût de certains, mais c’est habilement écrit et l’on oublie assez vite ce qui pourrait constituer un problème. Un film d’Ozon constitue toujours un événement. Celui-ci, qui a été présenté à la Berlinale, n’échappe pas à la règle, même si, à mon avis, il restera un « Ozon mineur ». Mais, on a droit encore un huis-clos aussi cruel que magistral et à un comédien hors norme.
Denis Ménochet est décidément un acteur majuscule. Veule, violent, séducteur, amoureux fou, fragile, vulgaire ou raffiné, il peut et sait tout jouer avec une force de persuasion rare. Depardieu a un successeur. Isabelle Adjani, en diva cocaïnée, est parfaite. Tout comme le jeune Khalil Gharbia, que l’on découvre, Hanna Schygulla, une des muses de Fassbinder, Aminthe Audiard et surtout Stéfane Crépon hallucinant dans un rôle muet. Une distribution conçue comme une troupe de théâtre. Beaucoup de talents réunis. Comme on dit aujourd’hui avec un soupçon de pédantisme, voilà un « objet filmique » offert par un cinéaste décidément insaisissable.
Jean-Claude HUMBERT
Jean-Claude HUMBERT

2 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 août 2022
Peter dit à l’anglaise (comme Peter O´Toole), von prononcé à la française (comme dans Yvonne), un ça va t’être inattendu dans la bouche de quelqu’un qui s’exprime correctement, des Umlaut qu’on respecte, ou pas, l’arrivée de Hanna Schygulla apporte finalement cohérence et crédibilité.
Fanatoile
Fanatoile

19 abonnés 211 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 août 2022
Excellent film porté par Denis Ménochet, bluffant par son jeu passant en revue tous les sentiments humains, et Isabelle Adjani tout à fait différente de celle que l'on connait : sa voix beaucoup plus naturelle la rend vraiment plus accessible, crédible même si son rôle implique beaucoup de faux semblants. Ma séquence préférée est celle où Denis Ménochet, odieux avec son entourage, est comme un petit toutou face à Amir qui le manipule un maximum : on a vraiment envie de l'avertir que, même si l'amour fou nous prend, il ne faut pas se laisser "bouffer"
marc C.
marc C.

30 abonnés 96 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 août 2022
Excellent! Du grand François Ozon...
Beaucoup de subtilité et de cruauté aussi,les acteurs sont remarquables mention spéciale à l'interprète de Amir.
HomoLibris
HomoLibris

38 abonnés 135 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 août 2022
Grand retour inattendu de la fabuleuse Isabelle Adjani, toujours aussi talentueuse. Fantastique Denis Ménochet, à contre emploi dans une prestation osée, risquée, mais parfaitement réussie.
François Ozon s'est fait plaisir à sortir d'un placard un de ses fantômes d'adolescence ; il livre un huis-clos excessif et outré, filmé dans un décorum théâtral assumé, nimbé de couleurs criardes années 1970, pantalons pattes d'èph et kitch dégoulinant, qui tourne rapidement en rond dans un scénario se noyant, comme son héros, dans le gin tonic et la poudre à gogo. On retiendra le personnage de Karl (StefanCrepon), muet, soumis, presqu'un meuble, source d'un comique de situation qui nous sort un peu de notre torpeur. Un exercice de style réussi, mais pur exercice de style, stérile et ennuyeux, pour cinéphile en quête de naphtaline.
spoiler: Juste une grande question : que peut ressentir Denis Ménochet, excellent acteur au demeurant mais jusqu'alors (injustement) méconnu, quand il jette une réplique comme "Mais ferme ta gueule, espèce de conne !" droit à la face d'une star comme Isabelle Adjani ????
Spatatrac58
Spatatrac58

2 abonnés 10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 juillet 2022
Je comprends que les avis puissent être partagés sur ce film mais personnellement je suis totalement rentré dedans. Les images sont magnifiques, même si on n'est pas du tout dans le réalisme habituel des films français, et Denis Menochet libre une performance incroyable.
rvrichou
rvrichou

122 abonnés 598 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 juillet 2022
Un huis clos magistralement réalisé et interprété. Toutefois on s ennuie. L esthétique ne suffit pas. Plus décevant : malgré le talent des acteurs et une bande son choisie avec maestria, on ne ressent aucune émotion. Dommage !
Les choix de pauline
Les choix de pauline

163 abonnés 271 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 juillet 2022
Cela voudrait être une tragi-comédie excessive mais Ce film pêche par son manque de profondeur. Cela reste beaucoup trop dans l'hystérie et la bouffonnerie . Denis ménochet essaie de multiplier les registres d'émotion mais n'arrive pas à être vraiment touchant car les situations à jouer sont trop téléphonées . Isabelle Adjani s'amuse et on est content de la voir Mais sans plus. Dommage car j'aime beaucoup le cinéma d'ozon et je sais que ce film lui tient à cœur .
Jorik V

1 367 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 juillet 2022
François Ozon a semble-t-il voulu se faire une petite récréation avec ce « Peter von Kant » qui lui ressemble beaucoup mais qui intéressera certainement un nombre de spectateurs très limité et probablement les seuls adeptes d’un certain fétichisme artistique. Plus de vingt ans après l’incandescent et bien plus réussi « Gouttes d’eau sur pierres brûlantes », il adapte non pas une pièce de son idole, le regretté réalisateur allemand Rainer Werner Fassbinder, mais organise un remake coloré de l’un de ses films « Les larmes de Petra von Kant ». Le très prolifique réalisateur, qui a plus de vingt ans de carrière derrière lui déjà et autant de films, semble amorcer un creux après le décevant « Tout s’est bien passé » alors qu’une demi-douzaine de très bons films les avait précédés dont « Jeune et jolie » ou « Grâce à Dieu » et surtout le sublime « Été 85 » il y a deux ans. Mais on lui pardonne, cette petite récréation qui absorbe la plupart de obsessions et thèmes fétiches a, semble-t-il, du lui faire le plus grand bien. Il lâche les fauves et nous convie à un huis-clos décomplexé sur les aléas du désir et la possession de l’être aimé. Dans un décorum très théâtral assumé, pétri de couleurs criardes propres aux années 70, on assiste à un huis-clos quelque peu excessif en plusieurs actes qui passionnera les afficionados d’un cinéma suranné et maniéré mais en énervera pas mal d’autres. Voire pire, il les désintéressera, tant les dialogues et les situations pourront sembler outrées et absurdes pour une bonne partie du public.

La première séquence fait même très peur. Denis Ménochet est en totale roue libre et les répliques qu’ils débitent semblent bien trop écrites pour le grand écran et faire réalistes. Son échange avec Adjani en total numéro d’auto-dérision frôle la catastrophe. Puis, tout se met petit à petit en place, et l’acteur semble prendre ses marques et nous livre une prestation osée, risquée mais gargantuesque du meilleur effet. Encore un acteur français découvert sur le tard qui se bonifie et nous étonne de film en film (rappelons-nous de son immense composition dans le tout aussi monstrueux « Jusqu’à la garde »). Le reste du casting suit le mouvement, le décor est kitsch et bien optimisé mais toutes ces tirades sur l’amour et ses vicissitudes peuvent sembler triviales et vaines. En revanche, on apprécie le personnage de Karl totalement muet et source d’un certain comique de situation appréciable. Il y a également certains sujets abordés ou des situations qui mettent en avant la toxicité de certaines relations et sentiments plutôt bien vues mais cela ne fait pas un film. Ozon nous convie à une œuvre musée, une œuvre de cinéphiles, un pur exercice de style finalement plutôt stérile et qui ne marquera clairement pas sa carrière ni sa filmographie. « Peter von Kant » se laisse regarder plus par plaisir coupable et pour son côté théâtre à l’ancienne qui fonctionne comme une Madeleine de Proust que comme un véritable objet de cinéma. Pour amateurs avertis.

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anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 25 juillet 2022
Que dire ?
Si le but de ce film était de ne transmettre aucune émotion et de déployer tous les clichés de l'artiste torture en mal d'inspiration et se créant un amour torturé pour se faire pygmalion... Alors il est réussi.
On comprend bien l'hommage qui a été recherché, mais on ne comprend pas le rendu final qui en vient à détester le réalisateur.
Le personnage de Karl, seul personnage complexe, nous a permis tout de même de débattre après la séance.
Chatcaliban
Chatcaliban

47 abonnés 133 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 juillet 2022
Encore un Ozon raté. Si Menochet joue bien, le film n'apporte pas grand chose sur l'envie de connaître la vie de cinéaste allemand. Son histoire d'amour n'a rien de palpitante et les acteurs ne sont pas beaux. Curieux que Ozon soit à ce point éloigné de ce qu'il a fait de bien il y a longtemps.
anne S.
anne S.

2 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 juillet 2022
J'ai été séduite par la beauté des images et le magnifique jeu de Stefan Crepon. Par contre, le côté trop théâtral de Denis Menochet a fait que je ne suis pas rentrée dans le film...
Raphaël Bardazunsky
Raphaël Bardazunsky

5 abonnés 2 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 août 2022
Ma sœur m'a forcé à aller le voir, moi qui ne cède jamais à aucun de ses caprices, j'aurais dû suivre mon instinct ! Tout commence en 1972, en République Fédérale d'Allemagne, alors sous contrôle soviétique, où Denis Ménochet (45 ans), né à Enghien-les-Bains, dans le Val-d'Oise, campe un cinéaste lamentable, PETER VON KANT, qui passe le plus clair de son temps à gémir ! N'étant jamais content, du fait que ses amants le trompent de manière sempiternelle, il finit par devenir agressif envers sa propre mère, une allemande jouée par une polonaise, la différence d'accent se fait entendre, à croire que plus aucun acteur germanophone ne souhaite tourner avec Ozon, depuis Frantz, et on peut les comprendre ! De plus, il maltraite son domestique, et lui ne dit rien ! Pas réaliste, le film se veut un portrait au scalpel du milieu bohème allemand, à la Rainer Fassbinder ! En plus des erreurs historiques nombreuses (faux drapeaux, inventions de faits historiques, mauvais costumes), Ménochet joue comme un pied ; normal c'est un footballeur ! Le pire film qu'Ozon ait réalisé, après Compartiment n°6. Je me suis même fâché avec ma sœur, qui avait adoré, elle a dû me (Michèle) rembours(i)er, afin que je m'achète un Cauet Burger.
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