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Petiot L
43 abonnés
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2,5
Publiée le 21 avril 2022
Bon j'adore les film de ce réalisateur. Films très provocateurs avec beaucoup de drogue et de réalisme. Juste ici c'est long et chiant. Mais ce film devait être fait. C'est important. Bien vu. Mais trop réaliste pour moi.
Gaspar Noé confirme sa radicalité avec cette œuvre plus proche du "Jeanne Dielman" d'Akerman que d'"Amour" d'Haneke, auquel son thème du naufrage de la vieillesse fait songer. Le double écran n'est pas qu'un effet de style et contribue au pouvoir de fascination. Mais on pourra rester également extérieur à cet objet rigoureux mais dépourvu de toute émotion.
Très bon film, beau, touchant, triste. Un film radicalement différent des précédents longs métrages de Monsieur Noé. Il fait documentaire, les acteurs jouent à la perfection.
Très difficile de noter Vortex parce que je me suis souvent ennuyé pendant ce film long et lent mais je l'ai paradoxalement beaucoup aimé. L'originalité et la justesse de la mise en scène ainsi que le très bon trio d'acteur y sont pour beaucoup. La lenteur du film permet de s'immiscer dans une fin de vie dépeinte purement et crûment. Quand les lumières se rallument enfin, le rêve se termine et la vie reprend son cours.
Avec Vortex, Noé radicalise sa démarche de cinéaste en filmant, entièrement en split screen, les derniers instants d'un couple confronté à leur propre dégénérescence. Sur un sujet proche d'Amour de Haneke Noé livre son oeuvre la plus sensible et poignante. Comme pour Irréversible, le temps détruit tout et l'appartement labyrinthique et surchargé enferment encore davantage ses personnages enfermés dans leurs propres douleurs. Vortex est lent, peut-être trop, radical dans sa démarche et si le jeu de Dario Argento manque parfois de justesse, sa partenaire Françoise Lebrun est exceptionnelle. Elle incarne avec une maîtrise remarquable un personnage qui perd l'esprit mais aussi le langage. Vortex est terrible parce qu'il n'autorise rien, ni espoir ni transcendance. Cesr aussi un film sur la mort du cinéma, le personnage d'Argento ne pouvant se résoudra à ne pas terminer son livre sur le rêve et le cinéma. Si le cinéma est un rêve, le film vire au cauchemar et la fin d'une violence psychologique redoutable clôt une oeuvre qui, malgré certains partis pris contestables, marquent le spectateur. Très dur mais beau.
C'était la conclusion (bizarre) de Irréversible. Il détruit au moins cette famille dont chaque membre semble désemparé devant la maladie et la sénilité. En abordant des thèmes aussi durs, Noé fait preuve d'une sensibilité insoupçonnée. Son style est bien là : split screen, plans-séquences, "clignements" etc. Mais l'approche de son sujet est différente, elle génère beaucoup plus d'empathie pour les personnages que dans ses précédents films. S'il garde un côté frontal, ce n'est plus pour dégoûter le spectateur des bas-fonds de Paris mais pour mettre à nu des personnages qui se dégradent et donc nous présenter des situations gênantes, taboues, tristes...
Je ne peux conclure ce texte sans évoquer le casting. Le jeu de ce trio magnifique paraît tellement naturel que ça en devient troublant. Une belle réussite en somme !
"Vortex" assez bien accueilli par la critique est un drame qui dégage une puissance émotionnelle forte . En effet le réalisateur Gaspar Noé habitué à nous proposer des œuvres chocs nous revient dans un film plus doux mais toujours aussi frontal, nous y suivons le déclin lent et vertigineux d'un couple âgé et de leurs fils avec des acteurs en états de grâce et authentique (Dario Argento,Françoise Lebrun et Alex Lutz) dans un film à la fois lumineux et mortuaire qui laisse ko le spectateur.
"Vortex" est un film qui prend le contre-pied total et figure comme un intrus parmi la filmographie de Gaspar Noé , le mot intrus aurait tout aussi bien put être employé dans sont sens positif , mais malheureusement ce n'est pas le cas ici . Le métrage à tout de même pour lui la force d'abordé des sujets tabous et non moins intéressants , tels que : la maladie , la drogue , la sénescence , la mort . autours de se couple âgées gagné par la maladie et qui vivent leurs derniers jours dans leur appartement à l'instar d'un film comme " Amour " de Michael Haneke qui figure parmi les films favoris de Gaspar Noé et qui donc à du grandement inspiré de par son histoire et sa mise en scène ce Vortex ( même si ce dernier et évidemment en dessous du film de l'Autrichien ) Je crois que ce qui le trahi le plus , c'est véritablement son rythme . Vortex est lent , plat et ne décolle à aucun moment , L'émotion qu'il est sensé suscité ne s'est que trop peu manifesté en moi . Je lui imaginais au moins une apothéose final , qui n’est malheureusement restée qu’au stade d’imagination . Et malgré une photographie soigné , des couleur et des plans qui ont du sens , se fameux écran divisé en deux qui nous permet de voir une même scène sous de différents angles , un décore réaliste ( je pense même que certains objets qui peuplent l'appartement appartiennent réellement aux deux protagoniste ) certains détails aurait pu tout de même être évités ( comme l'équipe du film qui s'affiche de manière bien visible sur la vitrine d'un magasin par exemple ) ce qui me fait me dire que le film sent bien trop l'amateurisme comparé à un " Enter the Void " qui certes ne répondais pas au même besoins en terme d'images mais ont voit en tous cas avec Vortex que le budget injecté n'était pas de trop et que c’était sûrement une volonté artistique qui n’aurait pas eus lieu d’être .
L'ont peut aisément faire tout de même le constat que Noé à voulut tenté quelque chose , quelque chose de plus mature sortis des ses carcans cinématographiques habituelles , s'éloignant des lumières et cuts épileptiques , des mouvements de caméra à tout va , et de bien des éléments qui faisait sa signature . Ce film aurait put être un petit joyau , une petite pépite de bouleversement , mais il n'a pas eus l'effet escompté .
Un film qui fait mal... Sans provocation mais sans concessions. Bien sûr j'ai pensé à The Father et Amour... Mais le registre est différent. Plus encré dans la tristesse de la réalité. On est presque dans du documentaire. La déchéance est montrée dans toute sa terrible cruauté mais sans exagérations. "On est bien peu de chose" nous dit en introduction la chanson de Françoise Hardy, et tout le film nous le démontre... La maladie, la vieillesse, la détresse, la tendresse, l'isolement, le désespoir, l'inexorable... Tout est là, plus que palpable, montré sans fards. Jusqu'à la disparition totale. Que restera-t-il de nous : Rien ! Un appartement vide ! Et c'est tellement vrai...
A fuir. Est ce une mauvaise blague . Heureusement que j'ai ma carte abonnement car exceptionnellement je mets 0.5 étoiles . Du jamais vu pour moi.
J'ai quitté la salle au bout de 30 minutes.
Comment voulez vous accrocher des spectateurs avec 0 dialogue pendant les trente première minutes. Et avec bien sûr aucune musique . Quitte à bien ennuyer le spectateur autant le faire jusqu'au bout
On voit le quotidien de deux personnes âgées faire leurs vies mais sans aucun intérêt. Sujet mal traité.
Film d'art et d'essai ok sur le principe. Mais respectez quand même le spectateur qui est venu pour se divertir. Soit vous faites un vrai film soit un documentaire mais faut choisir. Clairement c'est raté désolé.
Noé est un cinéaste de l'expérience et du sensoriel, et c'est pour ça que je l'aime (et continuerai à l'aimer). Son procédé du split-screen qu'il maîtrise ici à la perfection permet au spectateur de réaliser son propre "rêve dans le rêve" et certaines images évoquent mème Bill Viola. Si je souscris totalement à sa vision du couple qui n'est qu'une addition de deux solitudes le naturalisme du film, sa longueur et son improvisation revendiquée m'ont totalement ennuyé, perdu. Et "scusi" maestro Argento j'ai eu des fois du mal à vous comprendre. La fin est superbe et nous renvoie à une douleur qu'on a connu ou que nous connaîtrons un jour mais la vision de ce film reste aussi éprouvante que la dégénérescence qui nous attend tous.
« La vie est une courte fête qui se termine bientôt »
Gaspard Noé réalise un long-métrage en apparence antinomique à sa filmographie, mais qui sera finalement son film le plus violent.
Les deux pontes du cinéma européen, Dario Argento et Françoise Lebrun, incarnent avec justesse un couple de septuagénaires dont l’amour et la vie toute entière se délitent avec l’âge et l’apparition de la démence. Leur fils, joué par l’orléanais Alex Lutz, est aspiré dans ce huis clos où il tentera de rassembler et d’aider ses parents.
La séance commence, un silence s’impose immédiatement dans la salle, et après une première demi-heure poussive, les scènes s’enchaînent avant de terminer sur un magnifique final tant émotionnel que visuel.
Le splitscreen comme choix de réalisation permet de matérialiser cette perdition avec la vie à deux et le monde réel, tout en dynamisant le film. Gaspard Noe nous montre encore une fois ses talents de mise en scène. Le réalisateur franco-argentin fait taire les critiques sur son cinéma qui est parfois qualifié de trop dystopique, choquant et gore en nous apportant un film sur un thème émouvant, la fin de vie, sujet qui n’en demeure pas moins très violent.
Un beau film à voir si l’on est prêt à dépasser ses premières minutes assez lentes.
Probablement un chef d’oeuvre, le chef d’oeuvre de Gaspar Noé. Délaissant la provocation et le sulfureux, Noé filme dans sa réalité la plus crue la déchéance d’un couple âgé liée à la maladie et à la vieillesse. Nul sensiblerie, nul pathos mais un réalisme assumé servi par une écriture cinématographique d’une rare inventivité. L’écran est en quasi-permanence partagé. Ce qui paraîtrait long et lourd dans un plan unique prend ici une autre dimension, presqu’une autre vie, encore que cette vie soit peuplée du seul dérisoire d’un quotidien abîmé où chacun des deux protagonistes en est réduit à vivre sa solitude de son côté, sous le même toit. Tout est juste dans ce film, même s’il ne faut surtout pas aller le voir si l’on a des tendances dépressives. L’épouse incarnée par Françoise Lebrun vit dans son monde, avec de rares moments de lucidité, dans une sérénité qui n’est probablement qu’apparente. Lui vit dans ses souvenirs, dans la brillance intellectuelle de son passé, réduit à écrire sur le papier quelques idées d’une affligeante banalité. Son « rêve dans le rêve » n’est là que pour lui montrer qu’il ne rêve plus, ce qu’il n’est plus en mesure de percevoir, figé entre ses piles de livres qui encombrent le moindre espace de l’appartement, qui ne sont plus ouverts depuis longtemps et qui ne le seront jamais plus. Le personnage du fils, drogué qui a toutes les difficultés à se maintenir à flots et pour essayer de soutenir ses parents, est joué par un Alex Lutz remarquable dans un rôle particulièrement difficile. Le diaporama final sur l’appartement qui se vide est terrible, c’est une mise en perspective effrayante sur le peu de choses que nous sommes, comme le chante en introduction du film l’encore toute jeune Françoise Hardy, sublime beauté dans cet univers où, à l’image de la rose qu’elle évoque, tout va se dégrader et se fondre, ce que symbolisera une image qui en quelques secondes va perdre toute couleur et tout relief. On sort groggy de ce film. Pour qui voudra un jour filmer la déchéance liée à la maladie d’Alzheimer, il y aura un avant et un après Gaspar Noé.