Vortex
Note moyenne
3,5
967 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

97 critiques spectateurs

5
16 critiques
4
39 critiques
3
16 critiques
2
14 critiques
1
5 critiques
0
7 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Guillaume.G
Guillaume.G

7 abonnés 830 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2026
Vortex de Gaspard Noé est intéressant par son histoire et la façon dont le film a été monté en solitaire screen du début à la fin. Le choix des acteurs ainsi que leur jeux sont excellent
CloakBack
CloakBack

6 abonnés 347 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 février 2026
Vortex impose une expérience frontale de la fin de vie, sans détour ni consolation. Un film austère et profondément humain, dont la rigueur m’a bouleversé malgré son exigence.

Il faut savoir qu’il marque un tournant dans le parcours de Gaspar Noe, qui adopte ici une mise en scène dépouillée, presque documentaire, loin de ses œuvres plus sensorielles et provocatrices. Tourné dans un véritable appartement parisien, avec deux caméras filmant simultanément dans un split screen quasi permanent, le film privilégie les plans longs et une captation brute, renforçant son ancrage réaliste et sa sensation de temps continu.

Le film aborde frontalement la maladie neurodégénérative, la perte progressive de repères et l’effacement de l’identité. La mémoire, pilier fragile de l’existence, se délite par petites ruptures quotidiennes. Vortex explore aussi l’usure du couple face au temps, la solitude à deux et l’impuissance du proche aidant. L’amour ne protège pas, il accompagne seulement.

En filigrane, le film interroge la dignité, la peur de l’institutionnalisation et la confrontation à l’irréversibilité. Le split screen matérialise la séparation progressive des trajectoires, même dans la proximité physique. Le temps devient une mécanique indifférente, et le quotidien répété révèle la brutalité discrète de la fin de vie. Le propos n’est jamais démonstratif, il s’impose par la constance du dispositif.

J’ai été profondément ému par Vortex. C’est un film dur et éprouvant, porté par une radicalité formelle maîtrisée et une cohérence esthétique rare. La naturalité du jeu, notamment celle de Dario Argento et Françoise Lebrun, donne une crédibilité bouleversante à l’ensemble. Le sens du réel, dans le décor comme dans la mise en scène du quotidien, ancre le film dans une matérialité presque oppressante. La maladie est montrée avec justesse, sans effet superflu.

Ses limites tiennent surtout à sa longueur et à son rythme très lent, qui peuvent peser malgré leur cohérence. L’expérience est éprouvante, le ton extrêmement sec, parfois presque trop. Mais cette austérité participe aussi de sa vérité.

Vortex s’impose comme une œuvre radicale et lucide, exigeante mais sincère, qui transforme la lenteur en geste de vérité. Un film difficile, mais rare par son honnêteté.
Alice Davis
Alice Davis

3 abonnés 3 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 octobre 2025
Les films de Gaspar Noé sont généralement très bons, certains sont même excellents (Love ou Climax), mais Vortex m’a assommée d’ennui.
Un film lourd, lénifiant, chiant…
Deux vieilles personnes que la maladie et l’âge finissent par séparer, alors qu’ils vivent toujours sous le même toit ; deux solitudes accentuées par la décrépitude… Était-il nécessaire de fabriquer un tel film sur un sujet déprimant déjà bien traité par Haneke il y a quelques années ?
J’ai tenu jusqu’au bout par respect pour ce réalisateur que j’admire habituellement mais j’ai perdu du temps…
Two Pice
Two Pice

2 abonnés 25 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 août 2025
excellent film ! Une superbe réalisation de Noe qui sort de son registre de scénarios habituel
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 juin 2025
Le cinéma de Gaspar Noé accouche toujours d’œuvres atypiques et radicales. Avec « Vortex », sorti en 2021, il s’attaque au thème de la dégénérescence en fin de vie. Le sujet est évidemment complexe et nécessite une vraie implication de la part du spectateur. Le choix artistique du réalisateur est également audacieux. En utilisant la technique du split screen (l’image est divisée en deux), il met en scène le quotidien de ce couple âgé vivant dans le même appartement mais enfermé dans un isolement mental accablant. Les émotions ne sont pas visibles mais restent intérieures. Elles se caractérisent par des silences, des regards évasifs et de grands moments de solitude. Cette répétition narrative (certes indispensable pour l’immersion globale), finit par procurer de l’ennui. Bref, un film déstabilisant en raison de son naturalisme excessif dont les innombrables longueurs plombent le contenu.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mai 2025
Un film brut, rugueux, presque expérimental. Le sujet de l’ultra- vieillesse, de la fin de vie a déjà été traité, mais ici on est dans un rythme ralenti parfois très long mais sauvé par l’astuce technologique du « split screen », partage de l’image en deux. La majeure partie du film se passe dans l‘appartement biscornu, comme un labyrinthe, de ce vieux couple. Elle est une ancienne psychiatre de renom et lui un ancien cinéaste. Malheureusement elle est sérieusement atteinte d’Alzheimer, et lui a déjà eu plusieurs infarctus. Ils déambulent comme des zombies dans cet appartement : lever, lecture, cachets, toilettes, prise de médicaments, Il ne se passe pas grand-chose, mais la fragmentation des écrans permet de créer une sorte de dynamique, on passe de gauche à droite en attendant un peu d’action. Le fils, un ancien drogué, vient les visiter parfois, il essaye de les aider, d’organiser cette fin de vie, mais c’est bien trop compliqué, on est au bout de la vie, la situation est très dégradée.
Les acteurs sont formidables : Alex Lutz, la plus grosse révélation, qui est exceptionnel dans ce registre dramatique, où l’on retrouve vraiment la profondeur de son propre film en tant que réalisateur « Une nuit » , une merveille déjà, et bien sûr Françoise Lebrun ,icône du cultissime de la « Maman et la putain », grande actrice qui donne tout dans ce rôle extrêmement dur, et Dario Argento qui nous surprend par sa belle performance, très bon. Quelques scènes d’une violence psychologique terrible, comme l’écran partagé qui met en parallèle le fils replongeant dans le crack et la mère plongeant tous ses médicaments dans les toilettes déjà très sales, plein d’excréments. La déchéance, la mort est regardée bien en face, la tête haute. Très dur.
Très belles scènes de fondus au blanc, pour les transits vers l’au-delà. Le final est aussi très prenant, avec la projection des vies passées, des moments de joie et de bonheur d’il y a longtemps, un raccourci de la vie qui nous concerne tous. . Malgré de vraies longueurs, parfois un peu dures, voir soporifiques, le film possède une force exceptionnelle.
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mai 2025
Gaspard Noé filme ce couple avec un mélange d'empathie et d'anthropologie dans un forme à la fois documentaire et sensitive. Le procédé du split-screen permet de faire ressentir l'isolement et l'enfermement. C'est un spectacle un peu morbide, un peu lent mais souvent touchant. Voir ces deux personnages tenter encore de se comprendre, de s'aider quand tout autour de soi tend à disparaître. C'est un spectacle honnête, courageux sur la vieillesse, sur la disparition. Gaspard Noé grand ausculteur de la vie humaine, son essence et ses limites. Marquant, touchant
Jean G.
Jean G.

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 décembre 2024
C’est un film difficile par le désarroi qu’il suscite, parce qu’il agit comme un miroir sans faux-fuyants sur la thématique universelle de la décrépitude de notre enveloppe corporelle dont l’éventualité est souvent abordée par le déni. À travers elle, nous serons confrontés face à notre disparition, où sera emporté tout ce que nous avons été. En accompagnant deux êtres au passé à l’évidence riche vers leur départ final, le récit nous rappelle que la vie n’est qu’un passage, qu’elle reste éphémère et fragile. Bercée avec justesse par la chanson « Mon amie la rose » chantée par François Hardy, la trame narrative continue à nous habiter plusieurs jours après le visionnement. Ceci est la marque des grands films. Un film nécessaire pour ouvrir les yeux et nous rappeler à notre finitude. Bravo au réalisateur.
Marie Breton
Marie Breton

83 abonnés 266 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 janvier 2024
Voilà longtemps que "Vortex" traînait dans un coin dans ma tête sans que l'envie de le voir ne se manifeste vraiment.
J'avais de gros à priori :

Le sujet du film, d'abord.
La vieillesse, filmée de façon réaliste et trainante, ça ne me donnait pas envie. Je ne voyais d'ailleurs pas l'intérêt de filmer ainsi la vie à cet âge là, et soupçonnai presque Gaspar Noé d'avoir tenté de faire enfin un film que le monde du cinéma ne pourrait qu'acclamer.
Le second point était le choix d'un écran scindé en deux qui m'apparaissait comme un choix de réalisation pompeux probablement pensé afin de recueillir les éloges des critiques.

Gaspar Noé vient de me montrer sans arrogance aucune que j'avais tout faux.
Et j'ai bien fait de me forcer à le regarder. Je ne l'ai fait que parce que dans son œuvre, il réalisé selon moi deux chef d'œuvres avec "Irréversible" et "Love", et qu'on ne tourne pas le dos à un génie même si l'on n'aime pas le pitch ou que l'on n'a pas aimé toutes ses créations.

Si vous avez les mêmes appréhensions que moi, je vous conseille de les mettre de côté et de ne pas passer à côté d'un inoubliable moment de vie.
Loin de la lenteur tant redoutée, c'est une véritable tension qui se développe et s'étire, en forme de vortex, et à mesure que le film progresse, tension qui ne tient qu'au génie du réalisateur.

Il y a toujours un avant et un après lorsqu'on visionne ce qui deviendra pour nous un chef d'œuvre.
Je suis dans le juste après, encore un peu trop étourdie pour comprendre ce qu'on vient de me faire comprendre (la répétition de ce verbe est intentionnelle bien que probablement causée par la stupéfaction dans laquelle je me trouve.).

À voir, absolument, tant que le temps fait encore assez barrière avec la mort qui nous attend plus tard.
Dx M.
Dx M.

87 abonnés 823 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 novembre 2023
Je n ai vraiment pas accroché... Film ultra déprimant... Nous pousse parfois au suicide pour en finir une fois pour toute... On suit la vie d un couple sénile et moribond en train de vivre ces dernières heures... Le split de l'écran m a plus ennuyé qu'autre chose... Pour ma part Amour ou The Father qui aborde aussi le thème de la vieillesse sont largement supérieurs... Trop long trop chiant... Vers le milieu du film j avais juste envie que les 2 protagonistes crèvent...
Stéphane R
Stéphane R

28 abonnés 482 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 novembre 2023
avec Noé, on a toujours un dispositif. Très intelligente utilisation du split screen, réfléchie et non en simple gadget.
Pas le feel good movie de la décennie, sans doute un peu trop long, mais une œuvre immersive sur la fin douloureuse de la vie
SAVONAC
SAVONAC

4 abonnés 93 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 septembre 2024
Gaspar Noé ne filme pas pour passer le temps. Ce "Vortex" ne déroge pas à la règle qu'il s'est fixée. Et c'est une réussite. Un vieux couple: lui metteur en scène, toujours en activité, du moins dans sa tête, elle, déjà partie, éloignée, sans mémoire, sans conscience.
Le film contient une idée de mise en scène étonnante et parfaitement adaptée au sujet: le split-screen, écran coupé en 2, spoiler: montrant, la plupart du temps, les deux protagonistes séparément, chacun vivant sa vie, si l'on peut dire... Car la vie sur ses derniers développements n'est guère joyeuse.
Des petits pas pour une petite vie.
Ce pourrait être ennuyeux mais c'est poignant.
Seuls personnages vivants, le fils, Alex Lutz (excellent) et le petit fils un enfant inconscient bien sûr, venus rendre visite occasionnellement aux deux grands parents.
Les deux acteurs du couple sont impressionnants, parfois impressionnants de vide: Françoise Lebrun et Dario Argento, le maître italien. Ils sont parfaits l'un et et l'autre, bouleversants, pathétiques.
C'est un bien beau film M. Noé, ni trop, ni pas assez, peut-être un tout petit peu trop long pour une histoire minimaliste. Mais la longueur, parfois la lenteur du film s'accorde bien avec le sujet.
Quentin.D
Quentin.D

4 abonnés 8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 septembre 2023
Excellent Gaspard Noé. Le film est profond et très bien joué par l'intégralité des acteurs. J'ai vraiment adoré
Maxime Stonem
Maxime Stonem

27 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 août 2023
Un film très touchant, digne d'un chef d'œuvre. Gaspar Noe établit une magnifique thèse de la mort et de la spiritualité et ne nous déçoit pas.
Dik ap Prale
Dik ap Prale

296 abonnés 3 072 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 juillet 2023
Une expérience cinématographique incontournable qui ose un procédé largement étudié outre-atlantique. On pense bien évidemment à Brian De Palma, Mike Figgis et son célèbre Timecode; Norman Jewison et L'affaire Thomas Crown; Les exemples sont soudainement bousculés mais on ne peut oublier la série 24H Chrono avant de comprendre que finalement à part d'en parodier le style façon Grand Détournement l'écran divisé reste avant tout un exercice très Américain, pour stimuler le regard et la compréhension du spectateur, se jouer de son attention dans des espaces différents rassemblés à l'instant t;
Rassembler.. non pas diviser tel que le figure ici Gaspard Noé. Vortex est une nouvelle expérience dans la filmographie du réalisateur controversé qui tend vers un sujet plus universel avec un Vortex plutôt apaisé, tourbillonnant lentement vers une dégénérescence du corps et de l'esprit.
Tout ceci interpelle, résonnant comme une curiosité morbide partagée avec d'autres. Un homme dans un dernier élan face à ses devoirs conjugaux tandis que sa femme sombre dans la maladie d'Alzheimer ; Lui, l'homme qui a souvent fuit le domicile conjugal, contraint d'être présent une dernière fois; Un Vortex qui conduit tout ce petit monde vers une finalité désillusoire. À voir pour la forme plus que le fond.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse