Mis devant le fait accompli par son épouse, John est bien obligé d'admettre qu'il a pris quelques libertés avec les liens sacrés de leur mariage en fricotant avec une de ses étudiantes. Tout penaud, il accepte de se rendre avec sa femme et sa fille dans une belle demeure isolée en Louisiane pour se recentrer sur sa famille. Là-bas, à l'occasion de quelques emplettes, lui et sa fille font la rencontre d'Isaac et de son grand-père, deux locaux aux comportements des plus étranges...
Comme "American Refugee" sorti également sur Epix un mois 0plus tard, "A House on the Bayou" est une énième production Blumhouse mineure dont la firme s'est poliment débarrassée sur une plateforme de streaming (si le film s'était déroulé à l'occasion d'une date festive, nul doute qu'ils l'auraient intégré à leur série de téléfilms "Into the Dark" où il aurait eu parfaitement sa place). Bien moins profond que cette part d'Amérique aux relents toujours délicieusement mystiques où il choisit de se situer, le long-métrage d'Alex McAuley s'apparente globalement à une fable conservatrice assez convenue -en gros un violent retour de bâton matiné de surnaturel et de puritanisme pour punir les destructeurs de certaines valeurs- mais qui a justement le mérite de s'appuyer sur l'atmosphère si particulière de son cadre fantasmagorique (avec en plus un côté old school privilégiant l'étrange à un trop-plein explicatif) pour maintenir le trouble autour des deux parasites ayant jeté leur dévolu sur cette famille en difficulté. À son meilleur, le film réussit à nous embarquer dans la montée en puissance de sa confrontation en malmenant régulièrement le spectre de la rationalité par l'apparente omniscience de ces plus que curieux "autochtones" (la première moitié fonctionne plutôt bien en ce sens), puis il choisit d'installer le doute sur notre manière d'appréhender les protagonistes et leurs objectifs. Pour ce faire, "A House on a Bayou" a recours à un rebondissement majeur, plutôt efficace en termes de surprise mais qui, hélas, tient d'un effet de manche éphémère (surtout là pour justifier une punition proportionnelle en somme) et, surtout, briseur d'une ambiance que le film va ensuite finalement chercher à reconstruire par tous les moyens sans parvenir à en retrouver le pleine puissance. Dès lors, faute d'avoir quelque chose à développer en plus sur le fond ou sur la forme (seules les toutes dernières minutes nous ramèneront au plus près de ses lisières étranges les plus attractives), "A House on the Bayou" patinera péniblement encore et toujours autour des mêmes éléments pour atteindre la durée d'un long-métrage là où, de toute évidence, il n'avait pas assez de carburant scénaristique fourni en vue de tenir la distance.
En définitive, on a encore le sentiment d'avoir assisté à un film dont le récit aurait peut-être eu plus de potentiel en s'inscrivant dans les limites de durée d'un sketch/épisode au sein d'une quelconque anthologie car, ici, "A House in the Bayou" dilue ses aspects les plus prometteurs dans un format long faisant présager son oubli immédiat avant même sa conclusion.
Je suis complètement et agréablement surpris par ce film!! Ils ont tout donné et nous ont tenus, moi et mon coucou, en haleines tout le long de ce carnage. J’ai adoré et je recommande, je songe à aller faire un séjour au bayou avec un ami spoiler: lol on verra bien si je croise isaac et son grand père
Bon thriller avec une ambiance pesante, dans un style "déjà-vu" de la famille séquestrée, ici dans une demeure dans le bayou. J'aurais préféré une fin conventionnelle plutôt que mystérieuse, mais j'ai passé un bon moment.
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3,0
Publiée le 5 novembre 2022
« Quand un homme commet une faute, il ouvre une porte. Certains font entrer le diable. D'autres, non. » Après avoir appris la liaison de son mari, Jessica décide de lui pardonner et lui impose certaines règles pour sauver leur mariage et cela commence par des vacances en famille avec leur fille dans une grande maison au fin fond de la Louisiane. Ils reçoivent très vite la visite de leurs voisins les plus "proches" pour un repas qui va prendre une tournure très étrange. Isaac et son grand-père ont vraiment tout du péquenaud local inquiétant surtout Isaac qui est glauque à souhait. L'ambiance devient très vite tendue et malsaine avec des personnages confrontés à des dilemmes moraux. Le film a un côté pièce de théâtre avec ce quasi-huis clos dans la maison et comprend également de nombreux symboles religieux. On est jamais dans l'horreur pure, mais c'est un thriller sur fond de home invasion qui fonctionne plutôt pas mal principalement pour son ambiance glauque et ses personnages inquiétants.
Une Maison dans le Bayou est l’exemple parfait d’une bonne idée gâchée par une exécution ratée. L’histoire ne tient pas la route, le scénario manque cruellement de consistance malgré quelques rebondissements intéressants. Le jeu des acteurs est peu convaincant, et la réalisation, sans profondeur, n’apporte rien de plus. En résumé, un film décevant, avec quelques bonnes intentions noyées dans un ensemble mal abouti.
Enfoncés dans le Bayou une famille en crise essaye de retrouver du sens. Elle fait la rencontre avec un binôme improbable. Est il maléfique ? Même si il existe des faiblesses dans le jeu des acteurs, des dialogues et un scénario également peu crédibles, ça se laisse regarder. Il y a un bout d intrigue qui peut nous maintenir jusqu'à la fin. Cette fin reste un peu décevante quand même.
Ça va, ça se regarde sans plus. Un peu de suspense quand même. Dans le doublage français, j’ai pas aimé la voix degueulasse de l’adolescente. Dans le casting des voix, ils n’ont trouvé que cette voix? Elle gâche tout. Ensuite j’ai pas aimé les éternels yeux pleureurs de l’actrice principale. Sinon ça va, c’est passable.