Deux frères, un médecin et un avocat. L'un qui soigne par altruisme humanité, l'autre qui sans état d'âme met son talent au service de qui a les moyens. Deux visions du monde différentes. Au travers d'un fait divers où l'un soigne la victime et l'autre défend l'agresseur les deux frères se trouvent en confrontation philosophique.
Un film excellent où sur la thème évoqué plus haut le champ est augmenté par des rebondissements. le tout donne un film où l'on ne s'ennuie pas, ou l'on sourit par moment, où l'on réfléchit a d'autre. Bref du pur cinéma!
Ce film coréen fait doucement craqueler le vernis de la bonne conscience d’une famille de la bourgeoisie coréenne lorsqu’une affaire qui les implique explose médiatiquement. Le curseur moral glisse lentement et toute l’hypocrisie de la société coréenne est exposée avec délice grâce à une réalisation précise et subtilement sophistiquée mais surtout par le biais d’un scénario retors jouant habilement sur la notion de moralité ainsi que sur le regard que portent les parents sur leurs enfants. La mécanique est implacable jusqu’à dénouement final.
Un portrait familial grinçant qui prend pour cible deux foyers fraternels qui ne se supportent pas et désacralise l'idée que l'on pourrait se faire de la famille modèle lorsqu'un événement dramatique vient remettre en question un équilibre déjà bien précaire. Particulièrement bien écrite et portée par un casting très convaincant, cette chronique mordante de notre société aborde des sujets contemporains tels que la détestation entre deux frères aux convictions diamétralement opposées, la difficulté d'accepter une "pièce rapportée" suite à un remariage, la réussite sociale, la prise en charge des personnes âgées, mais aussi et surtout la violence juvénile qui agit comme un miroir impitoyable de notre société. Une jeunesse cynique qui se croit au-dessus de tout, la caméra de Jin-Ho Hur décortiquant avec férocité le regard horrifié avec lequel les adultes regardent aujourd’hui les enfants.
Une vision dévastatrice de la famille et de l’adolescence comme âge de la terreur qui fait irrémédiablement penser à l'excellente série française "Adolescence". Servi par une mise en scène élégante, un scénario malin bouleverse nos certitudes à grand renfort de retournements de situations et de virements d'opinions des personnages dont la droiture est mise à rude épreuve pour répondre à une question essentielle : jusqu'où sommes-nous prêts à aller et quelles limites sommes-nous enclins à franchir pour protéger nos enfants ? Dommage que l'issue de cette confrontation fraternelle ne parvienne pas à nous surprendre et nous laisse un peu sur notre faim (malgré les nombreuses scènes qui se déroulent autour d'un dîner).
Ce film est très intéressant car il amène inévitablement les spectateurs à se projeter pour se poser la question "Et moi ? Qu'aurais-je fait ?" L'intrigue, très bien construite et parfaitement mise-en-scène, soulève une question philosophique, celle de l'éthique individuelle face aux règles morales (et juridiques) collectives. L'intelligence du film est d'éviter le manichéisme en filmant les attermoiements et les évolutions des quatre personnages confrontés à leur responsabilité de citoyen. La réalisation est remarquable, avec des mouvements et placements de caméra qui participent à créer une atmosphère de plus en plus glauque. Un excellent thriller philosophique auquel on peut cependant adresser deux reproches : un regard sur la jeunesse actuelle un poil caricatural et réactionnaire et, dans le même esprit, un ultime switch scénaristique (la caméra dans la chambre) qui rend la conclusion du film moins subtile. Un bon moment de cinéma toutefois.
Dans cette famille coréenne un fils est un avocat qui ne s’embarrasse pas avec la morale et roule en Bentley et l’autre fils est un médecin qui a plus de valeurs que d’argent dans son portefeuille. Mais un événement dramatique va inverser la tectonique des plaques et créer un tsunami. La première scène est excellente, la dernière effarante et entre les deux Jin-Ho Hur déroule un thriller sociale de très haute volée. Cette famille qui est tout sauf normale est l’héroïne du meilleur film coréen depuis Parasite.
Cette adaptation du roman néerlandais d’Herman Koch est une preuve implacable du savoir-faire sud-coréen en matière de septième art tant elle est maîtrisée de bout en bout. On remarquera également qu’une bonne partie des œuvres en provenance de ce pays lorgnent fortement sur le cinéma américain, témoignage éloquent que ce pays est un satellite culturel des États-Unis sur de nombreux plans, le cinéma en premier lieu. C’est bien simple si ce n’est quelques aspects des décors et le casting (et le jeu) asiatique, « A normal family » développe tous les atours du (bon) cinéma américain. Ici c’est dans le cadre d’un thriller mais cela se vérifie dans à peu près tous les genres, de l’horreur drame en passant par le film policier. Seule la comédie y échappe peut-être, l’humour étant quelque chose de plus difficile à exporter d’une culture à l’autre. En tout cas, voilà un long-métrage qui n’a rien à envier aux meilleurs suspenses américains ou européens. C’est magistralement maîtrisé et très captivant.
« A normal family » avance ses pions petit à petit avec un sens du rythme et de la narration irréprochable. Chaque personnage est bien écrit et interprété avec une psychologie nuancée qui avance par à-coups au fur et à mesure que l’intrigue déroule son programme machiavélique. Et la tension et les rebondissements qui parcourent cette œuvre venimeuse pose beaucoup de questions morales. Et c’est là que le film brille, en bousculant nos convictions et en nous interrogeant sur notre propre morale à travers des dilemmes clivants. Doit-on se référer à la justice ? Qu’est-ce qu’on serait prêt à faire pour notre famille ? L’argent peut-il tout acheter ? Le film nous pousse aussi à réfléchir sur des aspects de notre société et des questionnements sociaux comme la décadence morale et intellectuelle de la jeunesse. Bref, à ce niveau, le film est florissant de thématiques fortes et sérieuses admirablement bien développées et traitées.
On s’immerge donc dans ce thriller psychologique avec beaucoup de plaisir en dépit de la monstruosité morale qui nous est présentée. La jeunesse est dépeinte comme impitoyable, sans aucune boussole morale. Et la mise en scène de Jin-ho Hur est au diapason, glacée et stylisée. S’il est un reproche que l’on pourrait faire au film, c’est peut-être la manière presque trop assurée dont il manie ses effets et joue avec ses personnages. Tout semble tellement bien huilé que « A normal family » apparaît un peu roublard et trop sûr de lui. Mais on ne boudera pas notre plaisir pour autant car le maestria formelle et narrative est au rendez-vous, sans fausse note, ni baisse de rythme. Et on regarde cette famille guindée s’auto-détruire avec un plaisir quasiment misanthrope, surtout que le quatuor d’acteurs principaux est irréprochable.
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En Corée du Sud de nos jours. Le film commence brutalement avec un tragique accident dans Séoul. Une famille aisée se trouve liée à cet accident : le fils aîné, chirurgien ; le plus jeune fils, avocat. Le chirurgien est marié et père d’un adolescent perturbé. Ils hébergent et prennent soin de la grand-mère démente. L’avocat est remarié à une jeune femme. Il a une fille adolescente d’un premier mariage et un bébé avec sa nouvelle femme. Rapidement le film change de direction et Hur Jin-Ho se centre sur les deux adolescents et les liens familiaux, jusqu’à leur rupture.
« A normal familiy » bénéficie d’une réalisation impeccable, au rythme soutenu et haletant, décortiquant les rapports familiaux dans des décors luxueux, restaurant autour de mets savoureux ou appartements. Le spectateur suit aussi l’histoire en milieu hospitalier, en prison ou dans les rues de Séoul.
La question du mal et de la violence est récurrente dans le cinéma Sud-Coréen : ici les constats sont effrayants et ne laissent personne indemne. On cherche en vain à comprendre comment la famille « normale » en apparence en est arrivée là, les causes sont multiples et explorées de façon implacable, avec une grande finesse par le réalisateur.
J’ai trouvé ce film vraiment excellent de bout en bout, glaçant, posant les bonnes questions.
Le portrait saisissant d une société où les valeur morales élémentaires sont percutées par l’égoïsme, l’indifférence et la lâcheté crasse des uns et des autres, et où la jeune génération , totalement désinhibée et en perte de repères, tient la pompon de l’immoralité
On est rarement déçu avec les films sud-coréens. La preuve encore avec ce percutant A normal family, une satire sociale, qui met en scène deux frères et leurs épouses respectives.
L’un est un avocat réputé, l’autre, un chirurgien consciencieux. Mais à cause de leurs enfants, l’apparente harmonie qui régnait au sein de cette famille de la bonne société sud-coréennes, va imploser.
Même s’il n’a pas encore le talent de son compatriote Bong Joon-ho, le réalisateur Jin-Ho Hur démontre avec ce thriller familial, inspiré d’un roman déjà porté trois fois l’écran, qu’il est loin d’être un manchot en termes de mise en scène.
Pendant 1h50, il nous tient en haleine avec un scénario diablement bien ficelé, montrant comment cette famille qui a tout pour être heureuse va se désagréger sous les yeux du spectateur, totalement captivé par les ressorts dramatiques de ce thriller psychologique ultra efficace.
Un film, qui pose des questions morales, qui est à la fois un drame, un thriller (avec des accents de comédie par moment), et aussi un portrait assez caustique de la société coréenne comme le sont les films de Bong Joon-ho. A voir absolument
Un thriller familial et moral au scénario bien ficelé, qui gravite autour des problèmes de conscience. Dans les deux sens du terme : avoir conscience de la valeur et de la gravité de nos actes, passés ou présents, et prendre des décisions en suivant -ou non- de ce que notre conscience nous dicte. Dans la situation vécue par les personnages, ces questions deviennent vertigineuses et le cinéaste pose aussi celle de notre rapport à la réalité, en montrant comment nous sommes tentés de la triturer pour qu’elle soit conforme à ce que l’on souhaite. Des thèmes universels, bien qu’ils soient clairement situés dans l’espace (la haute société Coréenne avec ses ambitions et ses codes) et dans le temps (le monde d’aujourd‘hui où la communication est en premier lieu technologique (téléphone portables, vidéos, réseaux sociaux, internet). Avec un tel matériau, le film aurait pu être un très grand film, mais il souffre d’un manque de de subtilité et de finesse qui nuit à sa puissance et d’une mise en scène plutôt convenue, qui ne transcende pas les moments primordiaux.
A Séoul, de nos jours, un « thriller » à ambition psychologique voire sociétale dans une famille huppée confrontée des évènements dramatiques. Le film est mené sur un rythme très soutenu, il est mis en scène avec élégance mais il mêle trop de thématiques (les rivalités entre frères, l’incommunicabilité entre les parents et les enfants, l’absence de repères des adolescents, la toute-puissance de l’argent, le harcellement scolaire, etc.) qu’il traite à coups de rebondissements trop fréquents, de figures caricaturales et de facilités narratives. Il finit par tourner à l’incohérence. Certaines scènes sont très fortes, d’autres très surprenantes mais le film est affaibli par les surenchères de son scénario, illustrées par une fin lourdingue. Dommage, ce film qui est de bonne facture et dont les acteurs sont excellents aurait pu être un « grand film ».
« Violence adolescente et plus » Il faut passer au-delà des excès coréens (violence verbale gutturale…) de ce film coréen ! Il aborde en effet un sujet tellement d’actualité de la fascination et de l’insensibilité de certains jeunes sur la violence dont ils se repaissent, de l’influence des réseaux sociaux. Cela parle aussi du rôle des parents qui veulent protéger leurs enfants, mais jusqu’où? Tout cela sur fond de dissonance familiale. Un film puissant. Sur un sujet très actuel. Et des revirements inattendus !!!
Un film coréen de bonne facture qui aborde plusieurs sujets (insensibilité de certains jeunes par rapport a la violence, responsabilité parentale suite a un délit grave commis par l’un de ses enfants…), mais dont le traitement est parfois inégal, et qui est sans doute un peu trop long. Le trait est à certains moments un peu forcé, et le revirement d’attitude de certains personnages n’est pas toujours totalement crédible. Cela reste cependant un divertissement appréciable même si une fois de plus les critiques s’emballent un peu…
Très bon. Il faut accepter le jeu parfois plus outré des acteurs coréens. Le film met parfaitement en scène le dilemme moral au centre du récit et c'est passionnant.