Le terme qui revient le plus dans les critiques de ce film que j'ai lues est "glaçant" Et effectivement il est difficile d'en trouver un plus juste tant cette évaporation des valeurs morales, ces adolescents cyniques et inconscients, ces parents démissionnaires et lâches glacent le sang, d'autant plus qu'ils font fortement écho à notre société actuelle et pas seulement coréenne ! (le film est d'ailleurs basé sur un roman néerlandais) C'est mis en scène, filmé, interprété avec virtuosité. Les scènes d'ouverture et de fin, qui se font écho sont très fortes Je déplorerais cependant un "ventre mou" vers la moitié du film, qui selon moi aurait gagné en force à être un peu resserré
Excellents drame familial et thriller. Très bon jeu d’acteurs. Scénario bien ficelé. Un drame qui se fait poser la question : qu’est qu’on aurait fait à leur place ?!
Bon film sur les dérives de la jeunesse actuelle accro aux smartphone et sans empathie envers autrui, satire sociale, pouvoir de l'argent. Très beau casting
Un jeu de massacre, des dilemmes moraux indécidables, et le portrait impitoyable de l'adolescence à la dérive. Donc du très lourd. Une mère démente, deux frères rivaux, tels Caïn et Abel - le fils préféré, riche avocat matérialiste, le plus jeune, chirurgien humaniste au passé humanitaire – leurs épouses qui se détestent, leurs enfants hors d’atteinte. Jusques là ça va ou ça pourrait aller. Mais la tragédie s’enclenche. L’émotion a été absente pour moi tout au long des 2h de film, en dehors de la scène d'ouverture, bluffante, et vers la fin, spoiler: lors d’une scène de repas glaçante autour d’un téléphone portable.
La raison en est sans doute une esthétique parfaite qui finit par nuire au film, une avalanche de complexité, un parti pris de longueur, avec des personnages et des conflits plus théoriques que réellement incarnés, une théâtralité exacerbée.spoiler: Et la fin, d’inspiration biblique, n’est pas en phase avec le reste.
L'ambition du scénario et la tenue de l'ensemble font attendre de plus grands films de ce cinéaste à suivre.
Autopsie d'une explosion familiale qui vire au drame dans la société coréenne moderne. Une famille aisée semblable à bien d'autres ailleurs, soucieuse de l'éducation et de l'avenir des enfants où les adultes travaillent beaucoup et les adolescents sont livrés à eux-mêmes dans un monde numérique qui trompe l'ennui. Lorsque l'impensable se produit (un acte criminel), les parents se déchirent sur la suite à donner : la dénonciation ou le silence ? Film percutant qui fait écho à bien des dysfonctionnements actuels de notre société dans laquelle les jeunes ne sont plus contrôlés, ne supportent plus les frustrations et peuvent parfois devenir violents.
A Normal Family est quasiment un chef d’œuvre. Quasiment car il me reste toujours un fond d’optimisme. Certaines scènes ne sont-elles pas irréalistes qui campent des ados coréens éduqués bourgeoisement épris d’un voyeurisme et d’une vulgarité confondants ? Chef d’œuvre tout de même car le réalisateur Jin-Ho Hur, peu connu de ce côté-ci de la planète, a été aidé par six magnifiques acteurs qui ont parfaitement joué leur partition à partir d’une histoire ancienne. Le scénario a été confié à Park Eun-kyo qui est également le scénariste de Bong Joon-ho, réalisateur, lui, très célèbre (même si Mother sur lequel ils ont collaboré a fait moins d’étincelles que Parasite). La lointaine genèse de A Normal Family se situe dans un fait divers réel, l'assassinat à Barcelone d'une SDF par des ados qui avait inspiré le roman du Néerlandais Herman Koch Le Dîner, ensuite adapté au théâtre puis, depuis 2013, trois fois au cinéma . Dans la bonne société sud-coréenne de Jin-Ho Hur, les valeurs de la joint family et du confucianisme sont mortes et enterrées. Pas de place pour la morale, même son plus valeureux défenseur craque sous la pression du qu’en dira-t-on et d’un panurgisme confinant à la vulgarité. Le film parlera non seulement aux Coréens mais à nous aussi, Français parfois trop sûrs de notre capacité à résister aux assauts de la compromission.
Une belle claque à la sauce coréenne. Tout est parfait, de la mise en scène du montage, de la photographie au jeu des actrices et acteurs. J’aurais dû lire « le dîner » avant mais bon, ça sera après
Un film prenant par son dilemme central qui nous questionne tout autant que les deux protagonistes que tout oppose, tant que ça en devient finalement le veritable sujet du film. Si la tension monte crescendo, j'ai trouvé pour ma part que quelques facilités avaient été trouvées notamment lors du dénouement final quelque peu prévisible. Je finirai par souligner l'évolution des personnages qui certes peut s'expliquer mais a suscité également des débats au vu du questionnement sur le réalisme d'un tel changement.
Un très bon film un peu lent à démarrer, mais qui au fil de son parcours m’a saisi par son poids sur le sujet (Harcèlements et conséquences d’une jeunesse lobotomisée aux streams, scrolls ect...). Digne d’un C Sautet en son temps. Le film ne fait aucun cadeau à cette famille, comme l’en atteste le livre de "Le Diner". Hur Jin-HO réalise là un film maîtriser comme à son habitude spoiler: avec un twist saisissant.
A normal family est un film glaçant qui se passe en Corée mais présente des signes universels : la violence adolescente, les liens fraternels (plutôt mauvais dans le film), l’opposition des 2 frères entre affairisme et idéalisme, jusqu’où peut aller un père et une mère pour sauver son enfant. Beaucoup de questions, une fin grandiose, une mise en scène digne de Parasite, autre chef d’œuvre coréen. Courez voir ce film passé un peu inaperçu. Un chef d’œuvre.