Note moyenne
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C'est avec subtilité que les personnages sont présentés et l'intrigue nous laisse découvrir en fur et à mesure le caractère de chacun dans leur psychologie et dans le drame humain. C'est vraiment un film à voir.
Du trash, du clash, des renversements de situations un peu artificiels. Beaucoup de choses semblent exagérées ou peu crédibles. ça se laisse voir, c'est bien filmé et joué mais je ne me suis attachée à aucun personnage car au final, aucun n'est construit pour susciter de la sympathie. Film misanthrope
Ok, je n'ai pas tellement senti la lourdeur dans le déroulé. Peut-être parce que je suis un ancien habitué des drama. Je comprends la satire de la société mais qu'est-ce que la fin est frustrante.
Film très intéressant sur les rapports entre parents et enfants et les difficultés à voir autre chose que ses propres problèmes... Ce serait intéressant de savoir si cela a fait réfléchir en Corée...
Deux familles dirigés par des pères aux valeurs morales opposées. L'un avocat ambitieux et riches, l'autre médecin prônant la rectitude et le don de soi. Peut-on rester sur la droite ligne de ses valeurs quelque soit les circonstances de la vie? Ces valeurs seront soumises à dures épreuves avec maestria. Une sorte de regard posé sur une société qui prône l'individualisme, dans laquelle les repères traditionnels semblent ébranlés. Une mise en scène efficace qui sait tenir en haleine
Là où le cinéaste occidental, disons européen souvent n’ose pas vraiment montrer avec pugnacité la cruauté de nos vies soit disant «normales», le cinéaste coréen lui y va franchement, sans complexe et avec un indéniable talent. Cela produit des scènes souvent quelque peu «border line », mais c’est incroyablement efficace et cela n’empêche ni la délicatesse, ni la poésie. Un très bon film.
excellent film, qui fait réfléchir sur la notion de bien de mal, notamment quand cela touche sa propre famille. un régal du début à la fin.
Waouh la claque!! Prenant du début à la fin. Des réflexions intenses sur la morale (le bien / le mal sans tomber dans le manichéisme), la famille avec les respect des anciens et la protection des descendants, les valeurs humaines... Une réalisation percutante (gros plans sur les visages par exemple) révèle une interprétation parfaite des acteurs coréens. Fantastique !
Excellent film, dès le début, véritable coup de poing, nous voilà immergés dans un pays, une ville, une famille .L'image est belle, les personnages complexes et tourmentés évoluent, figés dans leurs certitudes puis emportés par les doutes, l'angoisse ou la culpabilité . Un bémol pour la fin que j'aurais préférée
spoiler:
moins tragique! spoiler:
moins tragique! spoiler:
Si vous voulez du suspens, de l’intrigue , vous allez être servis tant ce film est plein de rebondissements . Deux frères , l’un avocat matérialiste et l’autre chirurgien humaniste qu’ apriori, tout oppose vont se « retrouver « là où on ne les attend pas. Ce film traite aussi de la difficulté des rapports parents/enfants , du conflit des générations. Chacun des deux protagonistes va changer de rôle. Un film haletant .!!!!
Inspiré d'un roman hollandais, ce film coréen pourrait être transpose à nombre de sociétés modernes actuelles où certains individus sont hyperinvestis et propulsés aux plus hauts postes dès le plus jeune âge. Le pendant de cette classe sociale hyper élitiste sont comme l'a si bien nommé Mr Macron "ceux qui ne sont rien".
Le fait divers traité par le film n'a donc finalement rien de très étonnant. Les extrêmes mènent souvent à d,'autres extrêmes auxquels on avait pas pensé.
Ce film est donc un véritable plaidoyer pour plus de justice sociale et repenser à une certaine humanité pas si ringarde que ça.
Le fait divers traité par le film n'a donc finalement rien de très étonnant. Les extrêmes mènent souvent à d,'autres extrêmes auxquels on avait pas pensé.
Ce film est donc un véritable plaidoyer pour plus de justice sociale et repenser à une certaine humanité pas si ringarde que ça.
Film prenant, complexe, tendu et superbement interprété. On fleurte avec delectatiln entre le thriller et le film de psycho.
Il y a des films qui avancent comme des pas feutrés dans la neige : silencieux, élégants, et étrangement distants. A normal family appartient à cette catégorie. Inspiré du roman Le Dîner d’Herman Koch, le film sud-coréen de Hur Jin-ho, présenté en avant-première à Toronto en 2023, dissèque le vernis moral d’une famille brillante, respectable et, bien sûr, parfaitement fissurée. Ce n’est ni un drame explosif ni un thriller nerveux. C’est un film qui s’approche, regarde fixement, et repart — sans prendre le soin de répondre à toutes les questions qu’il pose.
spoiler: On y suit deux frères, un avocat prospère (Seol Kyung-gu) et un médecin respecté (Jang Dong-gun), mariés à deux femmes apparemment irréprochables (Soo-hyun et Kim Hee-ae), tous pris dans une spirale de malaise lorsqu’un acte de violence juvénile — impliquant leurs propres enfants — surgit à l’écran, sous forme de vidéo de surveillance. Ce n’est pas tant l’acte lui-même qui les déstabilise, mais l’écho qu’il fait résonner dans leur vie, dans leur statut, dans leur façade sociale méticuleusement bâtie.
Le film installe un climat d’ambiguïté morale avec finesse. Hur Jin-ho déploie son intrigue avec lenteur, presque à contresens des attentes modernes. Il ne cherche jamais la facilité : pas de grandes confrontations, pas de révélations fracassantes, mais une série de micro-déplacements intérieurs, des gestes étouffés, des décisions murmurées. La caméra observe tout avec distance, comme si elle refusait de juger. Ce refus de trancher est à la fois la grande force et la faiblesse frustrante du film.
On est saisi par la mise en scène, précise sans être ostentatoire, et par l’usage d’un cadre très maîtrisé — chaque pièce, chaque repas, chaque silence est porteur d’un malaise profond, sans qu’on sache exactement d’où il vient. La musique de Jo Seong-woo accompagne le récit avec une retenue bienvenue, jamais insistante. Le montage de Kim Hyung-joo, discret mais tendu, offre au film une respiration régulière, presque trop régulière parfois.
Les performances, elles, tiennent l’ensemble à bout de bras. Seol Kyung-gu parvient à incarner un homme en lutte avec son propre pragmatisme : il est charismatique, mais souvent distant, ce qui convient au personnage plus qu’au film. spoiler: Jang Dong-gun, quant à lui, surprend par sa douceur contenue, alors qu’il incarne un personnage moralement rigide, prêt à sacrifier l’équilibre familial sur l’autel de l’éthique.
Mais c’est Kim Hee-ae, dans le rôle de Yeon-gyeong, qui injecte la véritable tension : en elle, tout est non-dit, inquiétude sourde, intelligence bridée par la peur du chaos. Soo-hyun, dans un rôle plus discret, parvient tout de même à faire émerger une figure complexe, loin de la simple épouse de vitrine.
Et pourtant, malgré toutes ces qualités, une sensation étrange demeure : celle d’un film qui semble par moments manquer de vitalité. À trop vouloir tout contenir, A normal family finit par ralentir le rythme de sa propre tension. Le conflit central — moral, psychologique, familial — reste souvent suggéré plutôt qu’exploré de front. On aurait aimé que certains dialogues aillent plus loin, que certaines scènes fassent sauter le couvercle de cette cocotte sociale qui ne cesse de bouillir à feu doux. Le film choisit la retenue ; on aurait parfois préféré la fracture.
Ce qui empêche A normal family d’atteindre des sommets, ce n’est pas son ambition, mais une certaine prudence dans l'exécution. Il est maîtrisé, parfois admirablement, mais cette maîtrise devient aussi un carcan. On ressent l’intelligence de la mise en scène, la subtilité de l’écriture, la profondeur potentielle du propos… mais tout cela reste à la surface de l’eau, comme si l’œuvre n’osait jamais plonger dans la vraie noirceur qu’elle frôle pourtant constamment.
Il faut saluer le choix de la transposition culturelle. En Corée du Sud, où le poids de la réputation familiale est écrasant, où les apparences sont parfois plus importantes que les faits eux-mêmes, ce récit trouve un écho spécifique. spoiler: On y parle de justice, mais surtout de culpabilité sociale. On y montre des enfants délinquants, mais on interroge surtout les parents : leur lâcheté, leur orgueil, leur besoin de sauver la face — coûte que coûte.
A normal family n’est donc pas un coup de poing. C’est un reflet. Un reflet trouble, discret, lent, mais suffisamment bien réalisé pour laisser une empreinte. Pas une empreinte inoubliable, non. Une empreinte tiède, mais durable. Un film qui nous interroge doucement, mais ne nous secoue jamais. Et peut-être que c’est là toute son honnêteté : il ne se prend pas pour un grand film, et c’est pour cela qu’il mérite d’être vu. Parce qu’il ne crie jamais, mais il parle — et parfois, c’est suffisant.
spoiler: On y suit deux frères, un avocat prospère (Seol Kyung-gu) et un médecin respecté (Jang Dong-gun), mariés à deux femmes apparemment irréprochables (Soo-hyun et Kim Hee-ae), tous pris dans une spirale de malaise lorsqu’un acte de violence juvénile — impliquant leurs propres enfants — surgit à l’écran, sous forme de vidéo de surveillance. Ce n’est pas tant l’acte lui-même qui les déstabilise, mais l’écho qu’il fait résonner dans leur vie, dans leur statut, dans leur façade sociale méticuleusement bâtie.
Le film installe un climat d’ambiguïté morale avec finesse. Hur Jin-ho déploie son intrigue avec lenteur, presque à contresens des attentes modernes. Il ne cherche jamais la facilité : pas de grandes confrontations, pas de révélations fracassantes, mais une série de micro-déplacements intérieurs, des gestes étouffés, des décisions murmurées. La caméra observe tout avec distance, comme si elle refusait de juger. Ce refus de trancher est à la fois la grande force et la faiblesse frustrante du film.
On est saisi par la mise en scène, précise sans être ostentatoire, et par l’usage d’un cadre très maîtrisé — chaque pièce, chaque repas, chaque silence est porteur d’un malaise profond, sans qu’on sache exactement d’où il vient. La musique de Jo Seong-woo accompagne le récit avec une retenue bienvenue, jamais insistante. Le montage de Kim Hyung-joo, discret mais tendu, offre au film une respiration régulière, presque trop régulière parfois.
Les performances, elles, tiennent l’ensemble à bout de bras. Seol Kyung-gu parvient à incarner un homme en lutte avec son propre pragmatisme : il est charismatique, mais souvent distant, ce qui convient au personnage plus qu’au film. spoiler: Jang Dong-gun, quant à lui, surprend par sa douceur contenue, alors qu’il incarne un personnage moralement rigide, prêt à sacrifier l’équilibre familial sur l’autel de l’éthique.
Mais c’est Kim Hee-ae, dans le rôle de Yeon-gyeong, qui injecte la véritable tension : en elle, tout est non-dit, inquiétude sourde, intelligence bridée par la peur du chaos. Soo-hyun, dans un rôle plus discret, parvient tout de même à faire émerger une figure complexe, loin de la simple épouse de vitrine.
Et pourtant, malgré toutes ces qualités, une sensation étrange demeure : celle d’un film qui semble par moments manquer de vitalité. À trop vouloir tout contenir, A normal family finit par ralentir le rythme de sa propre tension. Le conflit central — moral, psychologique, familial — reste souvent suggéré plutôt qu’exploré de front. On aurait aimé que certains dialogues aillent plus loin, que certaines scènes fassent sauter le couvercle de cette cocotte sociale qui ne cesse de bouillir à feu doux. Le film choisit la retenue ; on aurait parfois préféré la fracture.
Ce qui empêche A normal family d’atteindre des sommets, ce n’est pas son ambition, mais une certaine prudence dans l'exécution. Il est maîtrisé, parfois admirablement, mais cette maîtrise devient aussi un carcan. On ressent l’intelligence de la mise en scène, la subtilité de l’écriture, la profondeur potentielle du propos… mais tout cela reste à la surface de l’eau, comme si l’œuvre n’osait jamais plonger dans la vraie noirceur qu’elle frôle pourtant constamment.
Il faut saluer le choix de la transposition culturelle. En Corée du Sud, où le poids de la réputation familiale est écrasant, où les apparences sont parfois plus importantes que les faits eux-mêmes, ce récit trouve un écho spécifique. spoiler: On y parle de justice, mais surtout de culpabilité sociale. On y montre des enfants délinquants, mais on interroge surtout les parents : leur lâcheté, leur orgueil, leur besoin de sauver la face — coûte que coûte.
A normal family n’est donc pas un coup de poing. C’est un reflet. Un reflet trouble, discret, lent, mais suffisamment bien réalisé pour laisser une empreinte. Pas une empreinte inoubliable, non. Une empreinte tiède, mais durable. Un film qui nous interroge doucement, mais ne nous secoue jamais. Et peut-être que c’est là toute son honnêteté : il ne se prend pas pour un grand film, et c’est pour cela qu’il mérite d’être vu. Parce qu’il ne crie jamais, mais il parle — et parfois, c’est suffisant.
Un très bon film qui interpelle, et qui fait réfléchir... un cas de conscience ! de bons acteurs, un scénario solide, un drame familial, un suspens insoutenable.. Un film qui mérite des récompenses dans les différents festivals.. malgré quelques séquences voolentes.
J'ai trouvé ce film très fort. Au début on a du mal à cerner les différents personnages, puis l'histoire devient plus claire.
Il y a tout un travail fait autour la mort volontaire ou involontaire (homme et gibier). Images très cohérentes entre elles.
La fin est surprenante mais logique si on se réfère aux dires de chaque personnage.
Il y a tout un travail fait autour la mort volontaire ou involontaire (homme et gibier). Images très cohérentes entre elles.
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