A Normal Family
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Jeanlucchichery
Jeanlucchichery

30 abonnés 119 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juin 2025
Si vous voulez du suspens, de l’intrigue , vous allez être servis tant ce film est plein de rebondissements . Deux frères , l’un avocat matérialiste et l’autre chirurgien humaniste qu’ apriori, tout oppose vont se « retrouver « là où on ne les attend pas. Ce film traite aussi de la difficulté des rapports parents/enfants , du conflit des générations. Chacun des deux protagonistes va changer de rôle. Un film haletant .!!!!
Regine C.C
Regine C.C

46 abonnés 258 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 juin 2025
Inspiré d'un roman hollandais, ce film coréen pourrait être transpose à nombre de sociétés modernes actuelles où certains individus sont hyperinvestis et propulsés aux plus hauts postes dès le plus jeune âge. Le pendant de cette classe sociale hyper élitiste sont comme l'a si bien nommé Mr Macron "ceux qui ne sont rien".
Le fait divers traité par le film n'a donc finalement rien de très étonnant. Les extrêmes mènent souvent à d,'autres extrêmes auxquels on avait pas pensé.
Ce film est donc un véritable plaidoyer pour plus de justice sociale et repenser à une certaine humanité pas si ringarde que ça.
Max Tereygeol
Max Tereygeol

2 abonnés 13 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juin 2025
Film prenant, complexe, tendu et superbement interprété. On fleurte avec delectatiln entre le thriller et le film de psycho.
Theo
Theo

35 abonnés 1 074 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juin 2025
Il y a des films qui avancent comme des pas feutrés dans la neige : silencieux, élégants, et étrangement distants. A normal family appartient à cette catégorie. Inspiré du roman Le Dîner d’Herman Koch, le film sud-coréen de Hur Jin-ho, présenté en avant-première à Toronto en 2023, dissèque le vernis moral d’une famille brillante, respectable et, bien sûr, parfaitement fissurée. Ce n’est ni un drame explosif ni un thriller nerveux. C’est un film qui s’approche, regarde fixement, et repart — sans prendre le soin de répondre à toutes les questions qu’il pose.

spoiler: On y suit deux frères, un avocat prospère (Seol Kyung-gu) et un médecin respecté (Jang Dong-gun), mariés à deux femmes apparemment irréprochables (Soo-hyun et Kim Hee-ae), tous pris dans une spirale de malaise lorsqu’un acte de violence juvénile — impliquant leurs propres enfants — surgit à l’écran, sous forme de vidéo de surveillance. Ce n’est pas tant l’acte lui-même qui les déstabilise, mais l’écho qu’il fait résonner dans leur vie, dans leur statut, dans leur façade sociale méticuleusement bâtie.


Le film installe un climat d’ambiguïté morale avec finesse. Hur Jin-ho déploie son intrigue avec lenteur, presque à contresens des attentes modernes. Il ne cherche jamais la facilité : pas de grandes confrontations, pas de révélations fracassantes, mais une série de micro-déplacements intérieurs, des gestes étouffés, des décisions murmurées. La caméra observe tout avec distance, comme si elle refusait de juger. Ce refus de trancher est à la fois la grande force et la faiblesse frustrante du film.

On est saisi par la mise en scène, précise sans être ostentatoire, et par l’usage d’un cadre très maîtrisé — chaque pièce, chaque repas, chaque silence est porteur d’un malaise profond, sans qu’on sache exactement d’où il vient. La musique de Jo Seong-woo accompagne le récit avec une retenue bienvenue, jamais insistante. Le montage de Kim Hyung-joo, discret mais tendu, offre au film une respiration régulière, presque trop régulière parfois.

Les performances, elles, tiennent l’ensemble à bout de bras. Seol Kyung-gu parvient à incarner un homme en lutte avec son propre pragmatisme : il est charismatique, mais souvent distant, ce qui convient au personnage plus qu’au film. spoiler: Jang Dong-gun, quant à lui, surprend par sa douceur contenue, alors qu’il incarne un personnage moralement rigide, prêt à sacrifier l’équilibre familial sur l’autel de l’éthique.
Mais c’est Kim Hee-ae, dans le rôle de Yeon-gyeong, qui injecte la véritable tension : en elle, tout est non-dit, inquiétude sourde, intelligence bridée par la peur du chaos. Soo-hyun, dans un rôle plus discret, parvient tout de même à faire émerger une figure complexe, loin de la simple épouse de vitrine.

Et pourtant, malgré toutes ces qualités, une sensation étrange demeure : celle d’un film qui semble par moments manquer de vitalité. À trop vouloir tout contenir, A normal family finit par ralentir le rythme de sa propre tension. Le conflit central — moral, psychologique, familial — reste souvent suggéré plutôt qu’exploré de front. On aurait aimé que certains dialogues aillent plus loin, que certaines scènes fassent sauter le couvercle de cette cocotte sociale qui ne cesse de bouillir à feu doux. Le film choisit la retenue ; on aurait parfois préféré la fracture.

Ce qui empêche A normal family d’atteindre des sommets, ce n’est pas son ambition, mais une certaine prudence dans l'exécution. Il est maîtrisé, parfois admirablement, mais cette maîtrise devient aussi un carcan. On ressent l’intelligence de la mise en scène, la subtilité de l’écriture, la profondeur potentielle du propos… mais tout cela reste à la surface de l’eau, comme si l’œuvre n’osait jamais plonger dans la vraie noirceur qu’elle frôle pourtant constamment.

Il faut saluer le choix de la transposition culturelle. En Corée du Sud, où le poids de la réputation familiale est écrasant, où les apparences sont parfois plus importantes que les faits eux-mêmes, ce récit trouve un écho spécifique. spoiler: On y parle de justice, mais surtout de culpabilité sociale. On y montre des enfants délinquants, mais on interroge surtout les parents : leur lâcheté, leur orgueil, leur besoin de sauver la face — coûte que coûte.


A normal family n’est donc pas un coup de poing. C’est un reflet. Un reflet trouble, discret, lent, mais suffisamment bien réalisé pour laisser une empreinte. Pas une empreinte inoubliable, non. Une empreinte tiède, mais durable. Un film qui nous interroge doucement, mais ne nous secoue jamais. Et peut-être que c’est là toute son honnêteté : il ne se prend pas pour un grand film, et c’est pour cela qu’il mérite d’être vu. Parce qu’il ne crie jamais, mais il parle — et parfois, c’est suffisant.
Daniel Z
Daniel Z

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 juin 2025
Un très bon film qui interpelle, et qui fait réfléchir... un cas de conscience ! de bons acteurs, un scénario solide, un drame familial, un suspens insoutenable.. Un film qui mérite des récompenses dans les différents festivals.. malgré quelques séquences voolentes.
Colette Bergeron
Colette Bergeron

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 juin 2025
J'ai trouvé ce film très fort. Au début on a du mal à cerner les différents personnages, puis l'histoire devient plus claire.
Il y a tout un travail fait autour la mort volontaire ou involontaire (homme et gibier). Images très cohérentes entre elles.
La fin est surprenante mais logique si on se réfère aux dires de chaque personnage.
Thierry Lacroix
Thierry Lacroix

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 juin 2025
Film poignant et captivant, tenant en haleine du début à la fin. À voir absolument en famille pour partager une expérience unique !
Shawn Atreides
Shawn Atreides

35 abonnés 52 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 février 2026
Après la Norvège, changement de continent pour ce week-end !

Si certains sujets et ficelles deviennent désormais lisibles et attendus pour qui s’intéresse à ce cinéma, c’est incontestablement dans sa mise en œuvre qu'il se démarque et tire son épingle du jeu. Il y a vraiment cette chose qu’on ne peut retirer au cinéma sud-coréen : sa fougue.

J’aime particulièrement le malin plaisir qu’ont ces réalisateurs à mettre le doigt, non pas sur la plaie, mais dans la plaie, avec tout ce que cela implique d’avantages et de limites. On y perd parfois en finesse, mais cette perte est souvent compensée par une profondeur et une complexité des situations foncièrement justes.

Autre élément marquant ici : la densité des situations et des thématiques abordées. Tout s’enchaîne avec fluidité, si bien que je me demandais comment tout cela allait se conclure si vite… Heureux et surpris, j’ai réalisé que nous ne venions simplement de passer l'heure de film et qu'il restait encore 45 belles minutes à savourer.

Dans ce sac de nœuds qui navigue entre film de mœurs, satire sociale et thriller, tout y passe :

les rapports sociaux et familiaux,

le sentiment d’appartenance au sein du jeu social,

la (non) réalisation de soi...

Les regards portés, les tensions étouffées, les non-dits alimentent un récit où la chaîne de la violence, naviguant vicieusement du psychique au physique, est cruellement mise en lumière.

Même si certaines situations flirtent avec l’excès (très peu en réalité), j’ai apprécié le traitement plus naturaliste des personnages et des acteurs, loin du style parfois plus surligné d’un Bong Joon-ho ou Park Chan-wook.

Qu’ils continuent à oser s’aventurer ainsi dans ces zones floues et subversives : c’est là que leur cinéma prend toute sa valeur et sa singularité.
Lil Sprite
Lil Sprite

65 abonnés 757 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 juin 2025
A Normal Family est le nouveau film coup-de-poing venu de Corée du Sud. Remarquablement écrit et subtilement orchestré, ce thriller nous plonge au cœur d’une famille dont l’équilibre, déjà précaire, vacille peu à peu. Lorsque les comportements des enfants deviennent inquiétants, les tensions s’intensifient, les relations vont s'assombrir faisant voler en éclats les liens familiaux jusqu’à la déchirure finale.
Eric Dugelay
Eric Dugelay

8 abonnés 162 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 juin 2025
A Normal Family, film événement venu de Corée

A Normal Family est quasiment un chef d’œuvre. Quasiment car il me reste toujours un fond d’optimisme. Certaines scènes ne sont-elles pas irréalistes qui campent des ados coréens éduqués bourgeoisement épris d’un voyeurisme et d’une vulgarité confondants ? Chef d’œuvre tout de même car le réalisateur Jin-Ho Hur, peu connu de ce côté-ci de la planète, a été aidé par six magnifiques acteurs qui ont parfaitement joué leur partition à partir d’une histoire ancienne. Le scénario a été confié à Park Eun-kyo qui est également le scénariste de Bong Joon-ho, réalisateur, lui, très célèbre (même si Mother sur lequel ils ont collaboré a fait moins d’étincelles que Parasite). La lointaine genèse de A Normal Family se situe dans un fait divers réel, l'assassinat à Barcelone d'une SDF par des ados qui avait inspiré le roman du Néerlandais Herman Koch Le Dîner, ensuite adapté au théâtre puis, depuis 2013, trois fois au cinéma . Dans la bonne société sud-coréenne de Jin-Ho Hur, les valeurs de la joint family et du confucianisme sont mortes et enterrées. Pas de place pour la morale, même son plus valeureux défenseur craque sous la pression du qu’en dira-t-on et d’un panurgisme confinant à la vulgarité. Le film parlera non seulement aux Coréens mais à nous aussi, Français parfois trop sûrs de notre capacité à résister aux assauts de la compromission.
Virginie M.
Virginie M.

2 abonnés 19 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 juin 2025
Un thriller familial glaçant qui nous interroge et nous percute ! Un des meilleurs films de ces derniers temps
Gregory S
Gregory S

55 abonnés 765 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2026
Un excellent film coréen avec une histoire universelle, qui pourrait être un film européen ou Américain. Il est très accessible par rapport à d'autres asiatiques. Les deux comédiens principaux sont excellents et donnent de l'épaisseur à leurs personnages. Un des meilleurs films de 2025. On ne l'oublie pas aussitôt vu contrairement à de nombreux autres films.
Goéland
Goéland

39 abonnés 199 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 juin 2025
A Séoul, de nos jours, un « thriller » à ambition psychologique voire sociétale dans une famille huppée confrontée des évènements dramatiques. Le film est mené sur un rythme très soutenu, il est mis en scène avec élégance mais il mêle trop de thématiques (les rivalités entre frères, l’incommunicabilité entre les parents et les enfants, l’absence de repères des adolescents, la toute-puissance de l’argent, le harcellement scolaire, etc.) qu’il traite à coups de rebondissements trop fréquents, de figures caricaturales et de facilités narratives. Il finit par tourner à l’incohérence. Certaines scènes sont très fortes, d’autres très surprenantes mais le film est affaibli par les surenchères de son scénario, illustrées par une fin lourdingue. Dommage, ce film qui est de bonne facture et dont les acteurs sont excellents aurait pu être un « grand film ».
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 juin 2025
Les films Coréens (du sud bien entendu) qui arrivent jusqu’à nos écrans reposent en général sur le registre social et sociétal. Ce qui n’est pas démenti ici. Une société dont, au travers de l’intrigue, il faut gratter le vernis. C’est ce qui va se dérouler dans ce drame ayant, sur le plan narratif, des aspects de thriller. Au départ, deux frères accomplissant l’un et l’autre avec brillant et aisance leurs destins professionnels. L’un dans la médecine avec la vocation de sauver des gens avant de gagner de l’argent (le niveau de vie laisse quand même entendre qu’il en gagne) dans un système de santé dont le spectateur d’ici se doutera bien qu’il ne repose pas sur la carte Vitale. L’autre, avocat brillant, capable moyennant honoraires en rapport de déqualifier juridiquement les accusations criminelles de ses riches clients. Même si c’est immoral de faire dire aux faits le contraire de qu’ils affirment, après tout c’est la Loi qui est ainsi faite. Les caractères et les destins de ces deux frères les amènent à s’opposer mais entretenir et respecter le ferment familial en Corée c’est sacré. C’est justement la famille (leurs enfants respectifs) qui va les mettre dans l’embarras à cause de leurs frasques. Une famille normale (pour cette image de la Corée et de sa classe sociale dirigeante) confrontée aux problèmes de parents comme ça peut arriver à tout un chacun (pas seulement en Corée). Avec les questions de moralité, de devoir, de respect des valeurs que ça pose. Le film social et sociétal Coréen par excellence. « Nouvelle pépite » nous est-il précisé sur l’affiche pour ne pas avoir à en douter.
Gilles-Henri L.
Gilles-Henri L.

2 abonnés 51 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 juin 2025
J'ai aimé ce film qui montre plein de choses sur la société coréenne (la course à la réussite matérielle, la pression sur les enfants scolarisés pour réussir) et qui pose une question de fond : peut-on protéger des enfants envers et contre tout, quand on est parent ? Le film est une forme de satire sociale filmée avec brio. Je recommande.
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