3084 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
236 critiques spectateurs
5
34 critiques
4
131 critiques
3
62 critiques
2
8 critiques
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
alchimissste
14 abonnés
611 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 31 juillet 2026
A Normal Family, réalisé par le cinéaste de Parasite, propose une nouvelle fable sociale autour d'une question universelle : jusqu'où peut-on aller pour protéger ses enfants, même lorsque cela implique de renier ses propres valeurs ? J'ai beaucoup apprécié la maîtrise du jeu des acteurs, tout en retenue, ainsi que le suspense qui ne cesse de monter au fil des nombreux retournements de situation. Le film ouvre également un débat passionnant sur les « enfants rois » et les dérives d'une éducation où tout semble leur être permis. Surtout, le réalisateur reste fidèle à ce qui fait sa signature : une critique sociale acérée et un final aussi spectaculaire qu'explosif, qui laisse une forte impression. Un film rare, d'un très bon niveau, qui mérite sans hésiter ma note de 15/20
Herman Koch avec son livre Le Dîner, à livré matière à de nombreux cinéaste. Il faut dire que le livre osculte les paradoxes des sociétés modernes, entre injonctions aux bonheur, vernis social, et jeunesse désorientée et cynique. Il montre la prédominance de l'image sur la responsabilité. Le film est bien mis en scène pour montrer la brillance apparente de ces vies, donne parfois le vertige par ses enjeux, mais est parfois prisonnier de ses canevas. Malgré ses changements de perspective, il manque un peu de subtilité, et est un peu froid.
Au départ on pense avoir à faire à une sorte de fait divers réaliste et dramatique, mais à la moitié du film (en tout cas pour moi) on comprends qu'il s'agit plutôt d'une fable philosophique et morale, dont l'histoire, à la manière d'une tragédie, est un véhicule pour faire réfléchir sur des aspects de la vie très profonds. Le film est très bien réalisé pour ça. Les thèmes évoqués sont la moralité, l'amour, le sacrifice, le bien et le mal, les liens familiaux, ou faut-il protéger à tout prix ses enfants de leurs erreurs et est-ce une bonne chose pour eux, ou bien faut-il les laisser en assumer les conséquences aussi dures, déchirantes et impitoyables soient-elles dans l'espoir d'une repentance sincère ? Dans ce film le curser est poussé à son maximum, mais il fait bien réfléchir. En dehors de cela, c'est bien joué et bien réalisé, même si l'ensemble peine un peu à décoller et nous laisse envahir légèrement par l'ennui.
Encore un drame sud-coréen très bien pensé ! Ça débute doucement avec une présentation des personnages et la mise en place du sujet, c’est presque ennuyant d’ailleurs avant que les enjeux n’apparaissent petit à petit. Sur le fond ce n’est pas sans rappeler Parasite avec cette lutte des classes mais le cœur du sujet est finalement un peu ailleurs. Jin Ho-Hur va surtout s’amuser à disséquer la jeunesse d’aujourd’hui, abreuvée d’écrans, d’images, de vidéos et de violence normalisée. Une fois que l’on a compris où allait le réalisateur, on est plus qu’accroché et le constat est sans équivoque … Au delà du fond, c’est bien écrit, bien mis en scène et plutôt bien joué même si le sur-jeu se fait ressentir à plusieurs reprises. A Normal Family est un film fort, assez inattendu et qui finit par prendre aux tripes, je recommande !
Un bon thriller avec de très bons acteurs. L’ambiance est adaptée car très froide et détachée, ce qui met aussi le spectateur dans l’attente. Très bien réalisé et très bien filmé, les plans sont originaux.
L’histoire de A Normal Family est intéressante sur le papier, avec l’idée d’une famille qui se déchire et des choix moraux autour de l’éducation et des enfants. On suit bien la montée des tensions et la situation de départ accroche plutôt.
Cependant, j’ai été un peu dérangé par le jeu des acteurs et surtout les dialogues, que j’ai trouvés parfois trop simples ou pas assez profonds. Du coup, je ne suis jamais vraiment entré dans le film.
Au final, on voit surtout une famille se désagréger à cause d’enfants mal éduqués, mais sans parvenir à créer un réel attachement aux personnages. Je suis resté assez en dehors de l’histoire tout du long.
En Corée du sud, on suit 2 familles dont les pères de famille sont frères. L’un est un médecin en hôpital, qui gagne moyennement sa vie mais qui fait son travail par conviction et altruisme. L’autre est un avocat calculateur qui ne croit qu’en la valeur de l’argent et s’est remarié avec une femme plus jeune. Ils ont chacun un enfant, qu’ils élèvent différemment. Alors que les deux familles sont confrontées à un évènement qui perturbe leur quotidien et met à mal leurs valeurs, les langues se délient et les comportements changent. Adaptation du roman néerlandais Le diner d’Herman Koch, sorti en 2009, le film, critique de la société, est très réussi. Comme dans une pièce de théâtre, il montre les rapports entre les quatre personnages principaux. Il dénonce aussi le manque de moralité de la société et comment les jeunes sont en perte de repères et de compréhension du monde (est-ce que l’éducation est fautive ?).
Un portrait familial grinçant qui prend pour cible deux foyers fraternels qui ne se supportent pas et désacralise l'idée que l'on pourrait se faire de la famille modèle lorsqu'un événement dramatique vient remettre en question un équilibre déjà bien précaire. Particulièrement bien écrite et portée par un casting très convaincant, cette chronique mordante de notre société aborde des sujets contemporains tels que la détestation entre deux frères aux convictions diamétralement opposées, la difficulté d'accepter une "pièce rapportée" suite à un remariage, la réussite sociale, la prise en charge des personnes âgées, mais aussi et surtout la violence juvénile qui agit comme un miroir impitoyable de notre société. Une jeunesse cynique qui se croit au-dessus de tout, la caméra de Jin-Ho Hur décortiquant avec férocité le regard horrifié avec lequel les adultes regardent aujourd’hui les enfants.
Une vision dévastatrice de la famille et de l’adolescence comme âge de la terreur qui fait irrémédiablement penser à l'excellente série française "Adolescence". Servi par une mise en scène élégante, un scénario malin bouleverse nos certitudes à grand renfort de retournements de situations et de virements d'opinions des personnages dont la droiture est mise à rude épreuve pour répondre à une question essentielle : jusqu'où sommes-nous prêts à aller et quelles limites sommes-nous enclins à franchir pour protéger nos enfants ? Dommage que l'issue de cette confrontation fraternelle ne parvienne pas à nous surprendre et nous laisse un peu sur notre faim (malgré les nombreuses scènes qui se déroulent autour d'un dîner).
Très bon. Il faut accepter le jeu parfois plus outré des acteurs coréens. Le film met parfaitement en scène le dilemme moral au centre du récit et c'est passionnant.
A normal family réussi son intrigue notamment grâce à un final assez spectaculaire. Le film interroge sur la "droiture" de ses personnages au moment d'une épreuve familiale difficile, en l'occurrencespoiler: l'homicide volontaire d'un SDF par les enfants des principaux protagonistes . Le contexte est caricatural, un avocat vénal d'un côté, frère d'un chirurgien chrétien et sauveur de vie de l'autre, (le film en fait d'ailleurs son autocritique lors d'un échange entre les deux personnages). Face au drame qui les lie, les réactions des deux frères spoiler: sont assez attendues, jusqu'à la fin du film, où rongé par la culpabilité et l'absence d'émotion et même de repentance de sa fille, l'avocat prend la décision de livrer les deux adolescents à la police . Le film traîne à faire évoluer les réactions de ses protagonistes, en soit logique face à leur environnement et leurs idées. Le final est assez spectaculaire, mais peu réaliste lorsque les personnages découvrent que leurs enfants spoiler: "kiffent" revoir la vidéo de leur assassinat, et se moquent d'avoir manipulé émotionnellement leurs parents. De fait, les adolescents paraissent bien plus pour des monstres sans culpabilité, que de jeunes qui auraient perdu un temps l'esprit après une fête alcoolisée et l'éventuelle agression du SDF .
Voici un film coréen dont le point de départ est un dilemme moral qu'on croirait issu du cinéma iranien, tellement il fait penser aux films de Farhadi, de Rasoulof ou de Roustaee.
Deux couples découvrent par hasard que leurs enfants respectifs ont commis un crime. Que faire ? Faut il les dénoncer à la police ?
Sur ce postulat intéressant, le cinéaste Hur Jin-Ho, peu connu en France, dresse un tableau d'une grande causticité, qui met en scène de nombreux travers de la société coréenne : la conformité sociale, l'exigence excessive vis à vis des enfants, la place des femmes.
Il dessine aussi des personnages aux contours psychologiques très différents, dont la confrontation induit des tensions qui nourrissent la progression dramaturgique du film, jusqu'à un final qui nous prend subtilement par surprise.
Malgré une certaine artificialité, dûe à la fois aux choix du réalisateur et à la nature même de la société coréenne, j'ai eu du plaisir à suivre cette histoire délicieusement cruelle.
Beaucoup de thèmes passionnants abordés dans ce film percutant : l'éthique familiale, la solidarité, l'amour (in)conditionnel des parents, le sens des responsabilités, la banalisation et l'impunité de la violence par la jeunesse
Une famille normale… qui sort de l’ordinaire. Au cœur de l’histoire, deux familles liées par le sang : l’un est médecin et sauve des vies, l’autre est avocat et défend ceux qui en prennent. Tous deux se retrouvent confrontés à un dilemme commun : la vie a-t-elle un prix, et l’argent peut-il être à la hauteur de la punition ? Je recommande ce film, qui sait garder le spectateur en haleine jusqu’au bout.