Note moyenne
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++
Scénario très aiguisé, malin ; Jeux des acteurs
+
Mise en place et déroulement très progressif de l’histoire, sans temps mort, bien que près de 2h ; Mise en scène globalement
-
Morale gênante ; Froideur de l’image de ce monde bourgeois aseptisé
Scénario très aiguisé, malin ; Jeux des acteurs
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Mise en place et déroulement très progressif de l’histoire, sans temps mort, bien que près de 2h ; Mise en scène globalement
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Morale gênante ; Froideur de l’image de ce monde bourgeois aseptisé
Un questionnement puissant sur les valeurs, comment elles sont bousculées dans des situations extrêmes. Un scénario avec une forte dramaturgie qui m'a fait penser à une tragédie grecque dans la façon de traiter des relations familiales complexes, les retournements de situation, le sujet de la culpabilité et de l'honneur. La force du film est d'y apporter une dimension très contemporaine avec des adolescents dissociés du réel, engloutis par une violence banalisée dans les réseaux et à l'école. Très bien interprété et réalisé.
Grâce à une écriture d'une incroyable justesse et à des acteurs très talentueux, on touchait presque à la perfection... jusqu'au dénouement final nous refusant la résolution du sujet. Une fin si abrupte et soudaine que c'en fut finalement décevant ! Il aurait fallu 10 minutes de plus et surtout assumer le propos avec courage. Dommage !
Vous êtes pour la peine de mort mais l'assassin c'est votre fils
Vous êtes contre mais la victime c'est votre fille
Les belles choses que l'on se raconte pour paraître, percutées par la vraie vie.
Du grand art.
Vous êtes contre mais la victime c'est votre fille
Les belles choses que l'on se raconte pour paraître, percutées par la vraie vie.
Du grand art.
Film relativement insipide, qui tourne autour du pot et qui est assez prévisible. Nous sommes plutôt sur du théâtre filmé à la sauce contemporaine grand public, à savoir des plans basiques et une colorimétrie fadasse, sans contraste, sans ombre. Bref, c'est ce qui est le moins rebutant pour le plus grand nombre, mais génial pour personne.
On veut plus de thriller Sud-Coréen en salle. Ça explose à peu près toutes les productions formatés américaines qui ont depuis longtemps oublié ce qu'est le cinéma.
C'est loin d'être parfait.
Pas toujours très subtile, un dernier acte assez prévisible, mais un ensemble qui fonctionne très bien, une réalisation élégante et rigoureuse comme nous y habituent les Coréens, des plan qui semblent directement piqués de Parasite (= magnifiques), des acteurs en constante justesse et une musique très Parasitesque, qui sublime le tout.
Drame familial sur ses disfonctionnements internes, dilemmes moraux, schéma de répétition de la violence et, forcément, drame social, A Normal Family est une preuve la la supériorité des Coréens quand il s'agit de faire du beau.
Regardez A Normal Family, comparé aux films aseptisés des studios américains, à ces fast Food ultra transformés du septième art, c'est vraiment excellent ! (Certes c'est du nivellement par le bas, mais c'est quand même super !)
C'est loin d'être parfait.
Pas toujours très subtile, un dernier acte assez prévisible, mais un ensemble qui fonctionne très bien, une réalisation élégante et rigoureuse comme nous y habituent les Coréens, des plan qui semblent directement piqués de Parasite (= magnifiques), des acteurs en constante justesse et une musique très Parasitesque, qui sublime le tout.
Drame familial sur ses disfonctionnements internes, dilemmes moraux, schéma de répétition de la violence et, forcément, drame social, A Normal Family est une preuve la la supériorité des Coréens quand il s'agit de faire du beau.
Regardez A Normal Family, comparé aux films aseptisés des studios américains, à ces fast Food ultra transformés du septième art, c'est vraiment excellent ! (Certes c'est du nivellement par le bas, mais c'est quand même super !)
Cette adaptation du roman néerlandais d’Herman Koch est une preuve implacable du savoir-faire sud-coréen en matière de septième art tant elle est maîtrisée de bout en bout. On remarquera également qu’une bonne partie des œuvres en provenance de ce pays lorgnent fortement sur le cinéma américain, témoignage éloquent que ce pays est un satellite culturel des États-Unis sur de nombreux plans, le cinéma en premier lieu. C’est bien simple si ce n’est quelques aspects des décors et le casting (et le jeu) asiatique, « A normal family » développe tous les atours du (bon) cinéma américain. Ici c’est dans le cadre d’un thriller mais cela se vérifie dans à peu près tous les genres, de l’horreur drame en passant par le film policier. Seule la comédie y échappe peut-être, l’humour étant quelque chose de plus difficile à exporter d’une culture à l’autre. En tout cas, voilà un long-métrage qui n’a rien à envier aux meilleurs suspenses américains ou européens. C’est magistralement maîtrisé et très captivant.
« A normal family » avance ses pions petit à petit avec un sens du rythme et de la narration irréprochable. Chaque personnage est bien écrit et interprété avec une psychologie nuancée qui avance par à-coups au fur et à mesure que l’intrigue déroule son programme machiavélique. Et la tension et les rebondissements qui parcourent cette œuvre venimeuse pose beaucoup de questions morales. Et c’est là que le film brille, en bousculant nos convictions et en nous interrogeant sur notre propre morale à travers des dilemmes clivants. Doit-on se référer à la justice ? Qu’est-ce qu’on serait prêt à faire pour notre famille ? L’argent peut-il tout acheter ? Le film nous pousse aussi à réfléchir sur des aspects de notre société et des questionnements sociaux comme la décadence morale et intellectuelle de la jeunesse. Bref, à ce niveau, le film est florissant de thématiques fortes et sérieuses admirablement bien développées et traitées.
On s’immerge donc dans ce thriller psychologique avec beaucoup de plaisir en dépit de la monstruosité morale qui nous est présentée. La jeunesse est dépeinte comme impitoyable, sans aucune boussole morale. Et la mise en scène de Jin-ho Hur est au diapason, glacée et stylisée. S’il est un reproche que l’on pourrait faire au film, c’est peut-être la manière presque trop assurée dont il manie ses effets et joue avec ses personnages. Tout semble tellement bien huilé que « A normal family » apparaît un peu roublard et trop sûr de lui. Mais on ne boudera pas notre plaisir pour autant car le maestria formelle et narrative est au rendez-vous, sans fausse note, ni baisse de rythme. Et on regarde cette famille guindée s’auto-détruire avec un plaisir quasiment misanthrope, surtout que le quatuor d’acteurs principaux est irréprochable.
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
« A normal family » avance ses pions petit à petit avec un sens du rythme et de la narration irréprochable. Chaque personnage est bien écrit et interprété avec une psychologie nuancée qui avance par à-coups au fur et à mesure que l’intrigue déroule son programme machiavélique. Et la tension et les rebondissements qui parcourent cette œuvre venimeuse pose beaucoup de questions morales. Et c’est là que le film brille, en bousculant nos convictions et en nous interrogeant sur notre propre morale à travers des dilemmes clivants. Doit-on se référer à la justice ? Qu’est-ce qu’on serait prêt à faire pour notre famille ? L’argent peut-il tout acheter ? Le film nous pousse aussi à réfléchir sur des aspects de notre société et des questionnements sociaux comme la décadence morale et intellectuelle de la jeunesse. Bref, à ce niveau, le film est florissant de thématiques fortes et sérieuses admirablement bien développées et traitées.
On s’immerge donc dans ce thriller psychologique avec beaucoup de plaisir en dépit de la monstruosité morale qui nous est présentée. La jeunesse est dépeinte comme impitoyable, sans aucune boussole morale. Et la mise en scène de Jin-ho Hur est au diapason, glacée et stylisée. S’il est un reproche que l’on pourrait faire au film, c’est peut-être la manière presque trop assurée dont il manie ses effets et joue avec ses personnages. Tout semble tellement bien huilé que « A normal family » apparaît un peu roublard et trop sûr de lui. Mais on ne boudera pas notre plaisir pour autant car le maestria formelle et narrative est au rendez-vous, sans fausse note, ni baisse de rythme. Et on regarde cette famille guindée s’auto-détruire avec un plaisir quasiment misanthrope, surtout que le quatuor d’acteurs principaux est irréprochable.
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Une famille normale (avec quelques spécificités coréennes), titre faussement ironique car terriblement pertinent. Une aïeule qui peut (littéralement) cracher sur sa belle-fille car son âge lui garantit le respect. Des gens hyper-connectés qui ne partagent ni sentiments ni confidences. Des donneurs de leçon qui oublient tout principe moral quand il s'agit d'eux ou de leurs enfants. Des parents abjecte qui croient prouver leur valeur en se disant prêts à tout pour protéger leur fils. De jeunes gens dépourvus d'humanité, d'empathie, de courage qui se dédouanent de leurs actes. Des adolescents cruels qui harcèlent par plaisir ou par désoeuvrement. Une pièce rapportée dédaignée qui pourtant porte un regard lucide sur la situation et sur ses protagonistes. Dans une mise en scène aussi froide que les coeurs et aussi sévère que les stratégies de défense, la narration crée une atmosphère de malaise par sa cynique vérité sur la nature humaine et la prime au mal. Implacable jusqu'au final atroce.
Un tableau intéressant de la société coréenne à travers le destin de deux familles apparentées de la classe moyenne supérieure. Derrière une façade brillante, la désintégration gagne. Culte de l’argent, américanisation, violences, individualisme, darwinisme social, la Corée du Sud, et notamment les jeunes générations, paie très cher la grande transformation de ces cinquante dernières années. Le film dépeint très bien ces évolutions, mais sombre hélas dans la caricature en ces derniers instants. Il mérite toutefois d’être vu car il permet de comprendre pourquoi, malgré la réussite économique, l’avenir est sombre au vu de l’effondrement démographique incroyable que connaît la Corée.
Un film à la construction intéressante, bien réalisé et interprété. Adapté d'un roman à succès que je n'avais pas lu avant de voir le film ("Le Dîner" de l'écrivain néerlandais Herman Koch)
Il change un peu des thrillers coréens habituels... Il s'agit plutôt d'un film psychologique, avec une certaine tension maintenue tout au long du récit. Petit résumé sans spoil : 2 frères que tout oppose en apparence, vont se retrouver en face de choix moraux cornéliens qui vont les contraindre à remettre en question leurs valeurs profondes.
Le film est bien rythmé, je n'ai pas ressenti de longueur excessive, et je n'ai pas éprouvé d'ennui (ce qui est déjà pas mal par les temps qui courent).
Je n'ai pas non plus eu l'impression de revoir un film déjà vu d'un point de vue scénaristique. L'idée de départ est bienvenue et le scénario se montre crédible. Mais on reste loin des sommets du cinéma coréen que sont "Memories of murder" ou "Old Boy", deux chef d'œuvres du cinéma à voir absolument. Si vous vous attendez à ce niveau, vous serez déçu.
Ici, nous sommes dans quelque chose de plus convenu sur la forme et sur le fond, même si le scénario reste intéressant et plutôt bien écrit (je ne m'emballerai pas à ce sujet comme certains critiques).
Le jeu des acteurs est très bon, rien à redire là dessus. Les personnages sont crédibles et leurs dialogues créent une réelle tension à l'écran, notamment durant les réunions de famille au restaurant, lieu central du film.
Le film aborde des thèmes classiques comme la famille, l'éthique, l'ambition, la cruauté humaine (notamment celle des adolescents) et les systèmes de valeurs propres à chacun. Les personnages sont mis à l'épreuve de manière radicale en se retrouvant face à des dilemmes moraux de poids. Et inévitablement, on vient à se poser la question " quel choix je ferais à leur place ?"... Le procédé est efficace et tout ce qui semble manichéen en début de film n'est plus si simple à mesure que l'histoire progresse.
J'ai apprécié mon moment passé en salle même si j'ai vu arriver le "twist" final bien à l'avance...
Un film à voir, plutôt bon, mais pas non plus inoubliable.
Le cinéma coréen a quand même fait beaucoup mieux. Il manque ce petit quelque chose au scénario et à la réalisation pour vous emporter complètement et se rapprocher des sommets.
Il change un peu des thrillers coréens habituels... Il s'agit plutôt d'un film psychologique, avec une certaine tension maintenue tout au long du récit. Petit résumé sans spoil : 2 frères que tout oppose en apparence, vont se retrouver en face de choix moraux cornéliens qui vont les contraindre à remettre en question leurs valeurs profondes.
Le film est bien rythmé, je n'ai pas ressenti de longueur excessive, et je n'ai pas éprouvé d'ennui (ce qui est déjà pas mal par les temps qui courent).
Je n'ai pas non plus eu l'impression de revoir un film déjà vu d'un point de vue scénaristique. L'idée de départ est bienvenue et le scénario se montre crédible. Mais on reste loin des sommets du cinéma coréen que sont "Memories of murder" ou "Old Boy", deux chef d'œuvres du cinéma à voir absolument. Si vous vous attendez à ce niveau, vous serez déçu.
Ici, nous sommes dans quelque chose de plus convenu sur la forme et sur le fond, même si le scénario reste intéressant et plutôt bien écrit (je ne m'emballerai pas à ce sujet comme certains critiques).
Le jeu des acteurs est très bon, rien à redire là dessus. Les personnages sont crédibles et leurs dialogues créent une réelle tension à l'écran, notamment durant les réunions de famille au restaurant, lieu central du film.
Le film aborde des thèmes classiques comme la famille, l'éthique, l'ambition, la cruauté humaine (notamment celle des adolescents) et les systèmes de valeurs propres à chacun. Les personnages sont mis à l'épreuve de manière radicale en se retrouvant face à des dilemmes moraux de poids. Et inévitablement, on vient à se poser la question " quel choix je ferais à leur place ?"... Le procédé est efficace et tout ce qui semble manichéen en début de film n'est plus si simple à mesure que l'histoire progresse.
J'ai apprécié mon moment passé en salle même si j'ai vu arriver le "twist" final bien à l'avance...
Un film à voir, plutôt bon, mais pas non plus inoubliable.
Le cinéma coréen a quand même fait beaucoup mieux. Il manque ce petit quelque chose au scénario et à la réalisation pour vous emporter complètement et se rapprocher des sommets.
Très bon film, je le recommande mais tellement, c'est un film à voir ABSOLUMENT! Les rebondissements sont inattendus et le film est tellement bien fait! quand on sort de la séance, on est heureux et boulversé.
A Normal Family est un drame familial. En effet, nous nous immisçons dans une famille pleine de tensions : deux frères, Jae-wan, un avocat vénal et riche, et Jae-gyu, un médecin plus modeste. Cette différence pose d’emblée le dilemme morale entre les deux, présente dès l’introduction : lors d’un accident, une petite fille blessée va être soignée par Jae-gyu, tandis que le conducteur responsable de l’accident va être défendu par Jae-wan.
De l’autre côté, la femme de Jae-gyu, Yeon-kyeong, nourrit également des différends et de la jalousie envers Ji-soo pour sa jeunesse, la femme remariée de Jae-wan, qui a un nourrisson. Les enfants respectifs de la famille, tous deux lycéens, s’entendent bien et passent beaucoup de temps ensemble : Si-ho, le fils de Jae-gyu et Yeon-kyeong, est un adolescent introverti, tandis que Hye-yoon, la fille de Jae-wan, est la leader et s’apprête à entrer à Cambridge et entretient des tensions avec sa belle-mère. En bref, les relations entre les personnages sont déjà pleines de divisions, auxquelles vient s’ajouter la mère des deux frères, atteinte d’Alzheimer. Une réunion a d’ailleurs lieu entre les deux couples pour discuter de son cas, dans un restaurant chic, à une table isolée. Mais le débat va très vite dévier et mettre en lumière les différents conflits entre les couples. Plusieurs autres réunions au même endroit vont se répéter, instaurant une sorte de rituel.
Pendant ce temps, les enfants, déjà montrés comme ayant une curiosité morbide en regardant des vidéos violentes et polémiques, se retrouvent à leur tour impliqués dans une vidéo où ils tabassent un SDF, le laissant entre la vie et la mort. Le doute subsiste spoiler: au début, mais il est vite dissipé au vu des vêtements portés et des conseils juridiques douteux que Hye-yoon demande à son père. Le film bascule alors, et la question morale devient le centre du récit. Les parents hésitent entre les dénoncer ou les protéger. D’un côté, Jae-gyu, fidèle à ses principes de médecin, veut que les enfants se rendent et conduit son fils au commissariat, avant de se rétracter, convaincu par sa femme, qui défend leur fils depuis le début. Le cheminement de Jae-wan est inverse : il veut d’abord protéger les enfants, mais sa femme Ji-soo va le raisonner en lui montrant des preuves accablantes de leur absence de remords, notamment un enregistrement du babyphone où on les entend dire clairement qu’ils pourraient recommencer. Cependant, alors qu’il n’y a plus aucun doute sur leur culpabilité, Jae-gyu fait marche arrière, aveuglé par la manipulation de son fils, prétendant regretter son acte. Tous les personnages sont d’ailleurs difficiles à cerner, parfois odieux, mais restent attachants malgré tout. Pour conclure, le film s’achève sur une nouvelle réunion, cette fois-ci tournant au drame : Jae-gyu renverse Jae-wan en voiture sur la chaussée , parfait exemple de « fusil de Tchekhov », après plusieurs évocations de cette situation et de ses implications juridiques.
Le drame se conclut donc en tragédie pour cette famille désormais détruite.
De l’autre côté, la femme de Jae-gyu, Yeon-kyeong, nourrit également des différends et de la jalousie envers Ji-soo pour sa jeunesse, la femme remariée de Jae-wan, qui a un nourrisson. Les enfants respectifs de la famille, tous deux lycéens, s’entendent bien et passent beaucoup de temps ensemble : Si-ho, le fils de Jae-gyu et Yeon-kyeong, est un adolescent introverti, tandis que Hye-yoon, la fille de Jae-wan, est la leader et s’apprête à entrer à Cambridge et entretient des tensions avec sa belle-mère. En bref, les relations entre les personnages sont déjà pleines de divisions, auxquelles vient s’ajouter la mère des deux frères, atteinte d’Alzheimer. Une réunion a d’ailleurs lieu entre les deux couples pour discuter de son cas, dans un restaurant chic, à une table isolée. Mais le débat va très vite dévier et mettre en lumière les différents conflits entre les couples. Plusieurs autres réunions au même endroit vont se répéter, instaurant une sorte de rituel.
Pendant ce temps, les enfants, déjà montrés comme ayant une curiosité morbide en regardant des vidéos violentes et polémiques, se retrouvent à leur tour impliqués dans une vidéo où ils tabassent un SDF, le laissant entre la vie et la mort. Le doute subsiste spoiler: au début, mais il est vite dissipé au vu des vêtements portés et des conseils juridiques douteux que Hye-yoon demande à son père. Le film bascule alors, et la question morale devient le centre du récit. Les parents hésitent entre les dénoncer ou les protéger. D’un côté, Jae-gyu, fidèle à ses principes de médecin, veut que les enfants se rendent et conduit son fils au commissariat, avant de se rétracter, convaincu par sa femme, qui défend leur fils depuis le début. Le cheminement de Jae-wan est inverse : il veut d’abord protéger les enfants, mais sa femme Ji-soo va le raisonner en lui montrant des preuves accablantes de leur absence de remords, notamment un enregistrement du babyphone où on les entend dire clairement qu’ils pourraient recommencer. Cependant, alors qu’il n’y a plus aucun doute sur leur culpabilité, Jae-gyu fait marche arrière, aveuglé par la manipulation de son fils, prétendant regretter son acte. Tous les personnages sont d’ailleurs difficiles à cerner, parfois odieux, mais restent attachants malgré tout. Pour conclure, le film s’achève sur une nouvelle réunion, cette fois-ci tournant au drame : Jae-gyu renverse Jae-wan en voiture sur la chaussée , parfait exemple de « fusil de Tchekhov », après plusieurs évocations de cette situation et de ses implications juridiques.
Le drame se conclut donc en tragédie pour cette famille désormais détruite.
C'est pour voir des films de cette qualité, que je veux aller au cinéma.
Que dire.... si ce n'est la claque. Un film qui vous fera réfléchir. A voir absolument !!!!
Que dire.... si ce n'est la claque. Un film qui vous fera réfléchir. A voir absolument !!!!
La morale et les apparences fortement chahutées. Luxe, confort et volupté, bonheur, plaisirs, le tout vole en éclats pour deux couples presque parfaits aux yeux de la société, la bonne société … Deux frères en haut de l’échelle sociale affrontent un dilemme familial aigu, au moment où leurs progénitures se retrouvent sous les feux encore discrets de l’actualité. Si les apparences sont encore sauves, aidée par une mise en scène faussement tranquille, mais tellement suggestive, le mal est fait. Il envenime peu à peu les relations entre les familles, qui évoluent de manière très particulière, et parfois à l’encontre de leurs premiers élans. Les mentalités évoluent, et diffèrent au grè des circonstances Ce qui donne le ton d’une comédie dramatique passionnelle, et permet aux comédiens et comédiennes une part d’interprétation sans faille. AVIS BONUS Un petit making of avec le point de vue de l'équipe
Pour en savoir plus :
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Une belle claque à la sauce coréenne. Tout est parfait, de la mise en scène du montage, de la photographie au jeu des actrices et acteurs. J’aurais dû lire « le dîner » avant mais bon, ça sera après
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