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Film poignant et captivant, tenant en haleine du début à la fin. À voir absolument en famille pour partager une expérience unique !
Après la Norvège, changement de continent pour ce week-end !
Si certains sujets et ficelles deviennent désormais lisibles et attendus pour qui s’intéresse à ce cinéma, c’est incontestablement dans sa mise en œuvre qu'il se démarque et tire son épingle du jeu. Il y a vraiment cette chose qu’on ne peut retirer au cinéma sud-coréen : sa fougue.
J’aime particulièrement le malin plaisir qu’ont ces réalisateurs à mettre le doigt, non pas sur la plaie, mais dans la plaie, avec tout ce que cela implique d’avantages et de limites. On y perd parfois en finesse, mais cette perte est souvent compensée par une profondeur et une complexité des situations foncièrement justes.
Autre élément marquant ici : la densité des situations et des thématiques abordées. Tout s’enchaîne avec fluidité, si bien que je me demandais comment tout cela allait se conclure si vite… Heureux et surpris, j’ai réalisé que nous ne venions simplement de passer l'heure de film et qu'il restait encore 45 belles minutes à savourer.
Dans ce sac de nœuds qui navigue entre film de mœurs, satire sociale et thriller, tout y passe :
les rapports sociaux et familiaux,
le sentiment d’appartenance au sein du jeu social,
la (non) réalisation de soi...
Les regards portés, les tensions étouffées, les non-dits alimentent un récit où la chaîne de la violence, naviguant vicieusement du psychique au physique, est cruellement mise en lumière.
Même si certaines situations flirtent avec l’excès (très peu en réalité), j’ai apprécié le traitement plus naturaliste des personnages et des acteurs, loin du style parfois plus surligné d’un Bong Joon-ho ou Park Chan-wook.
Qu’ils continuent à oser s’aventurer ainsi dans ces zones floues et subversives : c’est là que leur cinéma prend toute sa valeur et sa singularité.
Si certains sujets et ficelles deviennent désormais lisibles et attendus pour qui s’intéresse à ce cinéma, c’est incontestablement dans sa mise en œuvre qu'il se démarque et tire son épingle du jeu. Il y a vraiment cette chose qu’on ne peut retirer au cinéma sud-coréen : sa fougue.
J’aime particulièrement le malin plaisir qu’ont ces réalisateurs à mettre le doigt, non pas sur la plaie, mais dans la plaie, avec tout ce que cela implique d’avantages et de limites. On y perd parfois en finesse, mais cette perte est souvent compensée par une profondeur et une complexité des situations foncièrement justes.
Autre élément marquant ici : la densité des situations et des thématiques abordées. Tout s’enchaîne avec fluidité, si bien que je me demandais comment tout cela allait se conclure si vite… Heureux et surpris, j’ai réalisé que nous ne venions simplement de passer l'heure de film et qu'il restait encore 45 belles minutes à savourer.
Dans ce sac de nœuds qui navigue entre film de mœurs, satire sociale et thriller, tout y passe :
les rapports sociaux et familiaux,
le sentiment d’appartenance au sein du jeu social,
la (non) réalisation de soi...
Les regards portés, les tensions étouffées, les non-dits alimentent un récit où la chaîne de la violence, naviguant vicieusement du psychique au physique, est cruellement mise en lumière.
Même si certaines situations flirtent avec l’excès (très peu en réalité), j’ai apprécié le traitement plus naturaliste des personnages et des acteurs, loin du style parfois plus surligné d’un Bong Joon-ho ou Park Chan-wook.
Qu’ils continuent à oser s’aventurer ainsi dans ces zones floues et subversives : c’est là que leur cinéma prend toute sa valeur et sa singularité.
A Normal Family est le nouveau film coup-de-poing venu de Corée du Sud. Remarquablement écrit et subtilement orchestré, ce thriller nous plonge au cœur d’une famille dont l’équilibre, déjà précaire, vacille peu à peu. Lorsque les comportements des enfants deviennent inquiétants, les tensions s’intensifient, les relations vont s'assombrir faisant voler en éclats les liens familiaux jusqu’à la déchirure finale.
A Normal Family, film événement venu de Corée
A Normal Family est quasiment un chef d’œuvre. Quasiment car il me reste toujours un fond d’optimisme. Certaines scènes ne sont-elles pas irréalistes qui campent des ados coréens éduqués bourgeoisement épris d’un voyeurisme et d’une vulgarité confondants ? Chef d’œuvre tout de même car le réalisateur Jin-Ho Hur, peu connu de ce côté-ci de la planète, a été aidé par six magnifiques acteurs qui ont parfaitement joué leur partition à partir d’une histoire ancienne. Le scénario a été confié à Park Eun-kyo qui est également le scénariste de Bong Joon-ho, réalisateur, lui, très célèbre (même si Mother sur lequel ils ont collaboré a fait moins d’étincelles que Parasite). La lointaine genèse de A Normal Family se situe dans un fait divers réel, l'assassinat à Barcelone d'une SDF par des ados qui avait inspiré le roman du Néerlandais Herman Koch Le Dîner, ensuite adapté au théâtre puis, depuis 2013, trois fois au cinéma . Dans la bonne société sud-coréenne de Jin-Ho Hur, les valeurs de la joint family et du confucianisme sont mortes et enterrées. Pas de place pour la morale, même son plus valeureux défenseur craque sous la pression du qu’en dira-t-on et d’un panurgisme confinant à la vulgarité. Le film parlera non seulement aux Coréens mais à nous aussi, Français parfois trop sûrs de notre capacité à résister aux assauts de la compromission.
A Normal Family est quasiment un chef d’œuvre. Quasiment car il me reste toujours un fond d’optimisme. Certaines scènes ne sont-elles pas irréalistes qui campent des ados coréens éduqués bourgeoisement épris d’un voyeurisme et d’une vulgarité confondants ? Chef d’œuvre tout de même car le réalisateur Jin-Ho Hur, peu connu de ce côté-ci de la planète, a été aidé par six magnifiques acteurs qui ont parfaitement joué leur partition à partir d’une histoire ancienne. Le scénario a été confié à Park Eun-kyo qui est également le scénariste de Bong Joon-ho, réalisateur, lui, très célèbre (même si Mother sur lequel ils ont collaboré a fait moins d’étincelles que Parasite). La lointaine genèse de A Normal Family se situe dans un fait divers réel, l'assassinat à Barcelone d'une SDF par des ados qui avait inspiré le roman du Néerlandais Herman Koch Le Dîner, ensuite adapté au théâtre puis, depuis 2013, trois fois au cinéma . Dans la bonne société sud-coréenne de Jin-Ho Hur, les valeurs de la joint family et du confucianisme sont mortes et enterrées. Pas de place pour la morale, même son plus valeureux défenseur craque sous la pression du qu’en dira-t-on et d’un panurgisme confinant à la vulgarité. Le film parlera non seulement aux Coréens mais à nous aussi, Français parfois trop sûrs de notre capacité à résister aux assauts de la compromission.
Un thriller familial glaçant qui nous interroge et nous percute ! Un des meilleurs films de ces derniers temps
Un excellent film coréen avec une histoire universelle, qui pourrait être un film européen ou Américain. Il est très accessible par rapport à d'autres asiatiques. Les deux comédiens principaux sont excellents et donnent de l'épaisseur à leurs personnages. Un des meilleurs films de 2025. On ne l'oublie pas aussitôt vu contrairement à de nombreux autres films.
A Séoul, de nos jours, un « thriller » à ambition psychologique voire sociétale dans une famille huppée confrontée des évènements dramatiques. Le film est mené sur un rythme très soutenu, il est mis en scène avec élégance mais il mêle trop de thématiques (les rivalités entre frères, l’incommunicabilité entre les parents et les enfants, l’absence de repères des adolescents, la toute-puissance de l’argent, le harcellement scolaire, etc.) qu’il traite à coups de rebondissements trop fréquents, de figures caricaturales et de facilités narratives. Il finit par tourner à l’incohérence. Certaines scènes sont très fortes, d’autres très surprenantes mais le film est affaibli par les surenchères de son scénario, illustrées par une fin lourdingue. Dommage, ce film qui est de bonne facture et dont les acteurs sont excellents aurait pu être un « grand film ».
Les films Coréens (du sud bien entendu) qui arrivent jusqu’à nos écrans reposent en général sur le registre social et sociétal. Ce qui n’est pas démenti ici. Une société dont, au travers de l’intrigue, il faut gratter le vernis. C’est ce qui va se dérouler dans ce drame ayant, sur le plan narratif, des aspects de thriller. Au départ, deux frères accomplissant l’un et l’autre avec brillant et aisance leurs destins professionnels. L’un dans la médecine avec la vocation de sauver des gens avant de gagner de l’argent (le niveau de vie laisse quand même entendre qu’il en gagne) dans un système de santé dont le spectateur d’ici se doutera bien qu’il ne repose pas sur la carte Vitale. L’autre, avocat brillant, capable moyennant honoraires en rapport de déqualifier juridiquement les accusations criminelles de ses riches clients. Même si c’est immoral de faire dire aux faits le contraire de qu’ils affirment, après tout c’est la Loi qui est ainsi faite. Les caractères et les destins de ces deux frères les amènent à s’opposer mais entretenir et respecter le ferment familial en Corée c’est sacré. C’est justement la famille (leurs enfants respectifs) qui va les mettre dans l’embarras à cause de leurs frasques. Une famille normale (pour cette image de la Corée et de sa classe sociale dirigeante) confrontée aux problèmes de parents comme ça peut arriver à tout un chacun (pas seulement en Corée). Avec les questions de moralité, de devoir, de respect des valeurs que ça pose. Le film social et sociétal Coréen par excellence. « Nouvelle pépite » nous est-il précisé sur l’affiche pour ne pas avoir à en douter.
J'ai aimé ce film qui montre plein de choses sur la société coréenne (la course à la réussite matérielle, la pression sur les enfants scolarisés pour réussir) et qui pose une question de fond : peut-on protéger des enfants envers et contre tout, quand on est parent ? Le film est une forme de satire sociale filmée avec brio. Je recommande.
Plongés au cœur d’une famille bourgeoise sud-coréenne, on assiste à une mécanique implacable : deux frères – un avocat au cynisme froid, un chirurgien guidé par ses idéaux – voient leurs repères s’effriter quand leurs enfants commettent un acte violent. Jin‑Ho Hur manie avec finesse un scénario retors, tissant un portrait sans concession d’une jeunesse décomplexée et d’une famille parfaite en façade. À la manière d’"Adolescence", la violence juvénile devient un miroir dérangeant de notre société. Sobre, tendu, ce drame dénonce l’éthique éclatée d’une génération, et malmène l’image lisse de la cellule familiale. Une vraie claque.
On ne peut pas s'empêcher de se demander que ferait on pour nos enfants. Et, est-ce que tout ce qu'on fait pour les protéger est dans leur intérêt, où il y a une plus grande partie d'égoïsme et de honte? Même si on a les idées claires, pendant ce film on n'arrête pas de se questionner, de changer de perspective... excellent drame familial
"A normal family" est un film efficace où la tension ne retombe jamais. Nous démarrons avec une histoire qui se révèle secondaire par rapport à l'intrigue principale qui arrive un peu plus tard mais le film dans sa globalité décrit très bien la complexité des relations familiales, des relations parent-enfant et surtout la remise en question continuelle des valeurs de chacun. Nous pensons tous être capable "d'enterrer un cadavre" si quelqu'un qu'on aime nous le demandait mais la réalité des conséquences et les limites éthiques s'avèrent souvent bien compliquées à gérer. Est-ce l'amour ou l'éthique qui prime ? Personne n'a la réponse mais "a normal family" a le mérite de poser efficacement la question. A voir !
Un nouveau film coréen percutant et efficace !
On suit ces deux frères que tout oppose qui se confrontent à un dilemne sur l'avenir de leur famille respective.
On est en tension tout au long du récit et on s'interroge en permanence sur ce qu'on ferait à la place des protagonistes.
C'est un film qui fait nous questionner sur nos théories morales. On les pense ancrées dans nos principes d'éducation mais on se rend vite compte qu'elle sautent une fois que ça nous touche au plus profond.
Le fil de nos idéaux est perturbé lorsqu'il faut l'appliquer à nos propres vies et le récit nous incite à repousser nos propres limites morales.
J'ai plongé immédiatement dans l'histoire et, même si j'ai trouvé que le milieu du film était un peu long et m'a laissé dans un moment de flottement, la fin m'a fait revenir dans le film car elle est brutale, percutante et m'a laissé sans voix.
Un film qui ne peut pas laisser indifférent et qui nous hante après la séance.
On suit ces deux frères que tout oppose qui se confrontent à un dilemne sur l'avenir de leur famille respective.
On est en tension tout au long du récit et on s'interroge en permanence sur ce qu'on ferait à la place des protagonistes.
C'est un film qui fait nous questionner sur nos théories morales. On les pense ancrées dans nos principes d'éducation mais on se rend vite compte qu'elle sautent une fois que ça nous touche au plus profond.
Le fil de nos idéaux est perturbé lorsqu'il faut l'appliquer à nos propres vies et le récit nous incite à repousser nos propres limites morales.
J'ai plongé immédiatement dans l'histoire et, même si j'ai trouvé que le milieu du film était un peu long et m'a laissé dans un moment de flottement, la fin m'a fait revenir dans le film car elle est brutale, percutante et m'a laissé sans voix.
Un film qui ne peut pas laisser indifférent et qui nous hante après la séance.
Un film sur les maux actuels des sociétés dites "modernes" et en particulier sur le mal-être de la jeunesse, Coréenne au cas particulier, sur fond de société patriarcale. Rejet du système, rejet des parents, absence de cadre et limite.
Les rôles sont brillamment interprétés, l'histoire est solide, la mise en scène parfaite. J'ai vraiment apprécié, spoiler: sauf la fin qui achève la dernière étincelle d'espoir.
Les rôles sont brillamment interprétés, l'histoire est solide, la mise en scène parfaite. J'ai vraiment apprécié, spoiler: sauf la fin qui achève la dernière étincelle d'espoir.
Aussi puissant que Parasite. A voir absolument, un chef d'oeuvre rare. Époustouflant !
spoiler:
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