Très bon premier film d'Antoine Chevrollier, qui avait déjà fait ses preuves sur le Bureau des Légendes, et surtout sur sa réalisation parfaite de la série Oussekine, avec l'acteur fabuleux qu'est Sayyid El Alami. Sans jamais forcer ses intentions, sans nous assaillir de dialogues trop démonstratifs, le réalisateur dépeint les bouleversements existentiels des jeunes des années 2020, face à leurs choix et aux évolutions de leur monde.
Excellent film, bien mené, bien joué, bien filmé. J'ai été toralement emportée dans cette histoire d'adolescents qui passe de l'insouciance au drame. Très bon et une palme à Sayyid El Alami, extraordinaire de vérité. Quel regard !
Un premier film qui ne laisse pas indifférent, une bande son travaillée, un bon jeu d’acteurs. Quelques moments font basculer le spectateur dans une émotion particulière, c est un bon film qui questionne ! On pourra regretter un scénario un peu rapide dans la démonstration ne laissant pas le temps de s’imprégner des problématiques posées, de nombreux sujets plutôt lourds et importants sont aussi abordés, peut être aurait il fallu les limiter pour davantage imprimer le spectateur du sujet principal. Au demeurant c est réussi même si ce n est pas tout à fait parfait … on ne ressort pas indemne de ce récit particulièrement bien joué par sayyid el alamai qui est juste Remarquable !
Vu lors de la Semaine de la Critique à Cannes, et revu en avant-première à l'occasion du festival Télérama. L'adolescence, l'amitié, l'amour, le deuil... Le film est poignant et remue les tripes. Sayyid El Alami est lumineux, magnétique et son jeu est d'une justesse éclatante.
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3,5
Publiée le 9 juin 2025
Willy et Jojo sont fous de moto, une passion qui pourrait être leur porte de sortie afin de quitter leur coin paumé. Ils ont envie d'autres choses, d'être qui ils veulent et de s'affranchir des attentes à la fois sociales et familiales. La vie d'ailleurs, ils en ont un aperçu à travers le personnage de Marina qui critique la mentalité fermée de certaines personnes et qui se moque de ce qu'on dit d'elle. Si le secret dont il est question n'est pas une grande surprise, j'ai aimé la direction prise par l'histoire au sujet de la relation entre Willy et Jojo. Ce n'est pas une amitié qui est testée comme dans d'autres films, mais plutôt une preuve d'amitié et d'ouverture d'esprit. L'acceptation d'un côté, le rejet de l'autre au cœur d'une histoire qui capte avec sincérité et crédibilité les différents sentiments ressentis par les personnages dans un climat qui fait parfois froid dans le dos. L'impossible deuil, l'intolérance, le désir des enfants contre celui des parents, la masculinité toxique, "La Pampa" ne développe pas tout, mais Antoine Chevrollier signe un premier film touchant et percutant malgré une dernière partie qui semble de trop.
L’histoire de "La Pampa" suit Willy et Jojo, deux ados unis par l’amitié et la passion du motocross. Leur quotidien bascule lorsque Willy découvre le secret intime de Jojo, et que la communauté se révèle dans sa lourdeur : paternité oppressante, masculinité toxique, harcèlement à l’adolescence. Les deux comédiens crèvent l’écran : Sayyid El Alami, véritable révélation, incarne Willy avec une justesse rare, et Amaury Foucher capte l’attention dans un rôle plus en retrait, mais essentiel. Au fil de sa progression, "La Pampa" interroge la place des garçons dans une société patriarcale, la fragilité des liens, l’impact destructeur d’un secret. Un premier film sincère.
J’y vois un film sur un héros à vif et écorché par la vie. Son ami, son père, ses douleurs profondes qu’il doit gérer à son âge. L’insouciance ne l’aide pas à s’évader. C’est pas mal
J'ai tardé à aller voir ce film car, comme on dit, je ne le sentais pas trop. Pendant une heure, j'ai vraiment cru que mon a priori était tout à fait fondé. La dernière demi-heure a toutefois quelque peu modifié mon jugement ! Très souvent, lorsqu'il m'arrive de traverser des quartiers ou des villages et que je vois des jeunes, principalement de sexe masculin, glander sur leurs deux roues à moteur, je me demande de quoi est faite leur vie qui m'apparait comme étant totalement vide et sans intérêt. Tourné à Longué, village d'origine du réalisateur situé à 50 kilomètres à l'est d'Angers, Le film répond partiellement à cette question. Les 10 premières minutes nous présentent un concentré de bêtise masculine, le genre de scène où on ressent de la honte de faire partie d'une telle engeance. Il faut dire qu'on voit par la suite qu'ils ont de qui tenir, le principal père qu'on découvre s’avérant guère plus évolué que son fils, voire même moins évolué sur certains points. Heureusement que la gente féminine est là pour remonter le niveau. Comme il est dit dans le synopsis, on a donc 2 amis d'enfance, Willy et Jojo, tous deux passionnés par le motocross, mais dont l'un d'eux, Jojo cache un secret dont la découverte va initier un très gros désordre. Dans la conduite du récit et dans la mise en scène, le film a des qualités et des défauts : il y a parfois un manque de crédibilité, il y a une qualité de montage qui fait qu'on arrive à ne pas décrocher. Il y a surtout beaucoup de qualité dans l'interprétation : surtout, côté masculin, Sayyid El Alami, dans le rôle de Willy, et Damien Bonnard dans le rôle de David, le père de Jojo ; côté féminin, Florence Janas qui joue Séverine, la mère de Willy, et Léonie Dahan-Lamort, excellente, qui joue Marina, laquelle a très bien compris qu'il n'y avait pas grand chose à attendre des mecs de son village et qui est partie à Angers pour poursuivre ses études.
Je m’attendais à rien de particulier mais j’ai beaucoup aimé les acteurs, jeunes et moins jeunes, connus et inconnus, expérimentés ou non, formant un mélange singulier qui fait toute l’ambiance de ce teen movie abordant les thèmes du deuil, de l’émancipation et de la masculinité sur un fond de moto cross boueux. D’une belle justesse, tendre et bouleversée.
Un film humain, juste et touchant sur l'adolescence, l'homophobie, le deuil... Le jeune Sayyid El Alami est impressionnant de justesse, parvenant parfaitement à faire comprendre et ressentir tout ce qui peut se passer dans la tête de son personnage.
Un vrai coup de cœur pour ce premier film parfaitement maitrisé et qui m'a longtemps poursuivi après le générique de fin. Les mentalités entre les grandes métropoles et les villages ruraux est bien différente et il reste un long chemin à faire pour les faire évoluer vers plus de tolérance. Les jeunes acteurs sont justes, avec une mention spéciale pour l'interprétation incroyable du jeune Sayyid El Alami, qui est bluffant de sincérité tout au long du métrage. Un réalisateur à suivre de près et un jeune acteur à la carrière prometteuse dans ce film dur et bouleversant.
Pour son premier long métrage, Antoine Chevrollier assure avec ce drame poignant qui touche au cœur et met le doigt où ça fait mal. Le très bon casting joue juste, on y croit et on est happé par cette histoire aussi actuelle que difficile. On s’attache ou non à certains personnages mais une chose est certaine, ils ne nous laissent pas de marbre. La mise en place prend son temps, le milieu de métrage prend aux tripes mais la fin s’étire un peu en longueur malheureusement et facilite le décrochage car on y croit un peu moins. C’est un beau film au final, utile et qui met en lumière les mœurs de petits villages dont on ne parle que trop peu. À voir.
La fin d'un monde qui laissera (peut-être) la place à un autre. L'histoire d'une amitié forte face à la révélation d'un secret bien gardé, là où réputation et virilité ont leur importance. L'histoire d'une course qui ne se terminera pas de la manière dont on le pense.
Un premier long bien interprété et mis en scène, nous parlant notamment des relation père-fils, du travail sur le passé/présent et le deuil, et de cette envie d'ailleurs.
Un film qui aurait peut-être mérité un scénario plus solide et impactant, qui manque ici de liant et veut traiter un peu trop de sujets en même temps, ce qui vient diluer en partie l'émotion/tension qui se dégage de celui-ci.