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Julien C.
39 abonnés
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4,5
Publiée le 28 janvier 2025
Vu en avant-première à Lyon (Comoedia) en présence du réalisateur et de l’acteur principal, éblouissant. Un très beau film sur une réalité sociale assez originale - le motocross et son univers viriliste dans un monde rural que le réalisateur connaît bien pour y avoir grandi. Le film sonne très juste d’un bout à l’autre, parfaitement écrit et maîtrisé, Vive le cinéma français de cette qualité !
Mais qu'est-ce qu'il arrive dernièrement au cinéma français, qui délaisse enfin ses intrigues parisiennes pour s'intéresser de plus en plus souvent à la ruralité et, en particulier, à sa jeunesse, qui rêve le plus souvent d'ailleurs ? Antoine Chevrollier a choisi son village natal du Maine-et-Loire et les plaines environnantes, avec ses paysages au milieu desquels coule la Loire en majesté. Si La Pampa ne se hisse pas au niveau de Vingt Dieux, sur les plans narratif et esthétique, le film possède une belle énergie et un regard affûté, en ne donnant pas la place centrale au personnage qui fait bouger l'histoire dans tous les sens, de l'héroïque au tragique, mais à celui qui est davantage dans l'ombre, comme témoin de la violence ambiante qui discrimine et comme ami qui ne juge pas et condamne encore moins. Par ce biais, le film semble parfois hésitant dans ses prémices mais parvient sur la longueur à imposer sa vision d'un monde encore encalminé dans ses vieux préjugés, notamment ceux liés à la masculinité. Le naturalisme trop sage du long métrage en restreint un peu l'impact mais sans entamer l'épaisseur du sujet. L'univers très viril du motocross sert d'appui à un récit dont les embardées émeuvent et où l'interprétation subtile de Sayyid el Alami permet de ramener un peu de douceur et d'empathie.
Vu en avant 1ere à Nancy en compagnie du réalisateur. Superbe film. Les 2 jeunes protagonistes sont vraiment bons et Artus surprenant. Je souhaite à tout le monde d'avoir un pote comme Willy toujours present et sans jugement même si la vie lui a également jouait de mauvais tours !
Le film est porté de bout en bout par la superbe interprétation de Sayyid ed Alami qui arrive à maintenir l’attention malgré un scénario, qui pour moi. débute réellement lors du drame de son ami. Malgré une tension palpable en seconde partie, je n’ai pas ressenti d’analyse franche de la situation au vu des personnages. Une petite déception.
Du très bon cinéma où les acteurs notamment les plus jeunes font une performance remarquable. L’histoire est bien ficelée, une réflexion intéressante sur plusieurs sujets tel que l’amitié, l’homosexualité en milieu rural, le monde de la moto, des familles recomposées. Une mise en scène et des dialogues qui font mouche. Une bonne dose d’émotion aussi qui rend l’ensemble particulièrement intéressant à suivre. À ne pas manquer
Excellent film, la réalisation est impeccable. Les thèmes abordés sont traités avec profondeur et finesse. On voit évoluer ce jeune adulte de façon progressive et avec maturité. Saisissant
"La Pampa" acclamé par la critique, remarqué dans des nombreux festivals, est un drame social pertinent. Le réalisateur Antoine Chevrollier présente un long-métrage prometteur qui aborde des thèmes tels que l'homophobie, l'adolescence en milieu rural, le deuil et le harcèlement scolaire. Le film se distingue par des séquences mémorables et un casting de qualité, à l'exception d'Artus que j'ai trouvé peu crédible. Une mention spéciale pour le jeune Sayyid El Alami, qui brille dans son interprétation. Néanmoins, il est regrettable que le scénario tombe parfois dans des facilités, car cela aurait pu donner lieu à un excellent film.
Un beau film. Il y a beaucoup de thèmes dans la pampa, peu être un peu trop, au risque d'être survolés. La dernière partie plus lente m'a laissé un sentiment assez confus et un goût d'inachevé.
Voilà (selon moi) un nouvel exemple de ce cinéma français qui ne me séduit pas. Filmé caméra à l'épaule, sans dialogue écrit, reposant sur un scénario qui se résume en une ligne : le rejet parental ( blessure émotionnelle majeure) et ses conséquences tragiques.
Malheureusement, la suite de scènes sans aucun intérêt se succèdent les unes aux autres ( il y en a tout de même quelques unes par ci par là qui retiennent le regard ) pour un résultat vraiment pas formidable.
La critique que j'ai entendue au masque et la plume, qui prétendait qu'on avait affaire avec " la pampa" à un des meilleurs films de l'année m'a incité à le voir.
Autant dire que je suis à mille lieues de partager ce point de vue.
v'est un film qui aborde plusieurs problémaytiques autour de l'homosexualité: sa place dans le mileu sportif viril le déni de l'homme marié qui rejette ses attirances homosexuelles le harcèlement après un outing le rejet des parents. Ce film est dynamique, tyrannique, sensible et est une bonne base à l'organisation de débats. De plus, il touche un public ado en voie de construction, de ereébellion contre l'ordre établi. Fortr ezt prenant du bébut à la fin. Le sul bémol que je vois: la placeaccordée d l'homme marié dans la tragédie finale, assez déplacée.
Eu la chance de voir le film lors d’une projection de festival. Un film bouleversant sur l’amitié, le passage à l’âge adulte, le rapport à la famille. la toxicité masculine et la violence dans les territoires ruraux. Un petit bijou. mention spéciale aux deux jeunes acteurs - Sayyid El Alami est magnétique et Amaury Foucher incandescent - et à la bande originale qui rajoute encore un peu de fièvre. Très bonne surprise aussi de voir Artus à total contre-emploi. On le savait déjà très bon comédien dans Le Bureau des Légendes, il démontre à nouveau tout son talent dans un répertoire dramatique.
La Pampa ne se contente pas d’être un beau film ; c’est une œuvre qui bouleverse, qui remue, qui nous fait réfléchir . C’est le genre de film qui reste en tête, qui invite à la discussion et qui nous rappelle pourquoi on aime le cinéma. De la réalisation aux performances des acteurs, tout est maîtrisé à la perfection. Si vous cherchez une œuvre forte, sincère et percutante, ne passez pas à côté de ce film.
Récit reposant sur l’amitié et un univers de compétition sportive, le moto-cross sur un terrain vague (c’est ça la pampa évoquée ? même pas sûr) mais j’avoue que n’ai pas trop capté quoi que ce soit. Rien n’est réellement narré de manière explicite. Comme si c’était à moi, le spectateur, de discerner la profondeur ( ?) du propos. Je m’en suis trouvé rapidement lassé et ceci d’autant plus que les personnages principaux sont plutôt taciturnes. Note en rapport. Trop sévère sans doute si j'en juge par la note moyenne et les critiques en rapport qui caracolent en tête. On va dire que c'est moi qui n’ai pas pigé ou n’ai pas été suffisamment attentif. Ça arrive…
Premier film cinéma pour Antoine Chevrollier. Une chronique amère et cruelle de l’homophobie latente qui règne encore malheureusement de nos jours. Entre absence du père, passage à l’âge adulte, masculinité toxique de l’entourage et autre amitié fusionnelle, les convictions de Willy sont ébranlées le jour où il tombe sur une scène qu’il ne devait pas voir. Le tout est mis en scène et écrit avec beaucoup de tact, de sincérité et de simplicité. On a même parfois l’impression d’être devant un documentaire. Le réalisateur a tourné dans son propre village en Anjou et La Pampa existe vraiment. Le scénario (qui n’est pas autobiographique mais s’inspire de sa jeunesse), d’une belle sobriété, m’a rappelé quelques souvenirs personnels et sportifs (même s’il ne s’agit pas de moto). Les personnages sont parfaitement dessinés et impeccablement interprétés. Découvert dans l’excellent (et oublié des César, Leurs enfants après eux), Sayyid El Alami crève l’écran. Il est de presque toutes les scènes et porte tout le film sur ses épaules. A ses côtés, Amaury Foucher, dont c’est le premier film, est tout aussi convaincant. Comme sont les plus chevronnés Damien Bonnard ou Artus, étonnant dans un rôle dramatique en total contre emploi. Le suspens, l’émotion et le drame foncent sur nous à cent à l’heure pour un dénouement enfin apaisé. Au final, voilà donc un premier long métrage sobre, dur et émouvant, qui, personnellement m’a beaucoup touché. Une vraie bonne et grande surprise. Puissant et bouleversant.