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Christian C.
10 abonnés
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2,0
Publiée le 17 février 2025
Très déçu par ce film plus proche du téléfilm que d'un film digne de ce nom. Seul le jeune Sayyid el Alami parvient à être émouvant . Cadrages, éclairages... médiocres. On attend la fin avec impatience!
Réalisation un peu sage. Interprétation convaincante. Sujet difficile traité avec un respect courageux pour tous les personnages. Le jeune cinéma français est prometteur.
L’idée de départ laissait entrevoir une œuvre prometteuse. Hélas, le résultat s’apparente davantage à un naufrage qu’à une traversée maîtrisée. L’invraisemblance psychologique des personnages plombe irrémédiablement le récit : du suicide à la mise en scène peu crédible au transfert d’intérêt – faut-il parler d’affection ? – du père vers l’ami de son fils, en passant par l’attitude déroutante du personnage interprété par Artus et plus encore celle de son épouse, tout sonne faux. La tentative de rédemption par la mort n’échappe pas non plus à cette mécanique artificielle. Voilà qu’un personnage jadis moqué, honni, devient soudain, par le simple effet de sa disparition, un héros unanimement pleuré – la scène de l’enterrement poussant cette idée jusqu’à l’excès.
Reste une séquence à sauver : la dernière scène de moto-cross, brillamment captée en go-pro. Mais un éclat, si réussi soit-il, ne saurait suffire à justifier l’ensemble. Quant aux dialogues adolescents, ils s’avèrent hermétiques à quiconque n’appartient pas à leur cercle, au point qu’une version sous-titrée serait presque à envisager… à moins que, comme on le soupçonne, leur contenu soit tout simplement vide de sens.
Enfin, que dire du recours abusif à la musique, dont le volume assourdissant tente vainement d’insuffler de l’émotion aux scènes dramatiques ? Cette surenchère sonore ne fait que souligner la pauvreté d’un scénario qui, en manque d’âme, cherche à compenser par l’artifice ce qu’il n’a su exprimer par l’écriture.
Ce jeune homme, dévasté par la mort de son père, c'est un (trop) bon samaritain qui ne dénonce personne, alors qu'il pourrait le faire pour s'innocenter, qui accepte de satisfaire aux souhaits de certains contre son gré... Trop gentil quoi. Une caméra trop mobile qui saoule , des plans trop rapprochés, jusqu'à en voir les pores de la peau, Le cameraman c'était un dermatologue ? Hé bien non : trop...c'est trop.
Un film avec quelques bons moments mais aussi des invraisemblances, qui m'a agacé avec sa banalisation de la consommation d'alcool, de canabis et de gaz hilarant. On ne peut pas dire que la plupart des adolescents du film donnent une image positive de la jeunesse de 2025...
Je me suis ennuyée jusqu'en milieu de film ensuite j'ai eu l'espoir qu'enfin j'allais accrochée mais non car rien est abouti, on sort avec un sentiment d'inachevé et quand même perturbé, dommage vraiment déçue je ne le conseille pas.
Déception complète de mon côté ! Là où vingt dieux m’a happé je ne suis jamais entré dans ce film. Une interprétation digne d’un téléfilm de bas niveau mis à part Damien Bonnard est d’un fade quand pas hors des clous : Sayid(dans le rôle de Walid) n’est pas du tout crédible quand il s’énerve, l’actrice qui joue sa mère fait limite amateur.
Gros point noir pour ma part sur le scénario : zéro surprise du vu et déjà vu, on commence à développer des thèmes qui pourraient être interessants mais qu’on ne fait qu’effleurer : la relation entre adulte et mineur (et oui la même avec une fille on ne trouverait pas ça « mignon »), ou encore la relation naissante entre Walid et Marina (seul rôle vraiment très bien joué). Le scénario commence des tas d’intrigues sans les finir (le fait d’avoir bossé sur des séries qui laissaient plus de temps de développer les arcs narratifs)
La musique (très importante pour moi) fait musique libre de droit ou achetée pas chère en lot et est hors propos (un thème aurait été bien dans Tchernobyl mais on est pas dans le même monde ici).
La seule chose que j’ai aimé est la réalisation.
Sans parler du côté mensonger niveau météo : on est censés être entre deux mois avant le bac au et le bac donc fin avril à fin juin : que du soleil et une moiteur ressentie due à la chaleur ! En Anjou ?!! Un rappel sur la météo depuis 1 an et demi ici ? ☁️ ️ ☁️ ️ ⛅️ ️ ☁️
Un film bouleversant. deux jeunes acteurs habités et totalement investis. Sayyid El Alami est absolument prodigieux et marque une nouvelle fois le cinéma français après son interprétation parfaite dans "Leurs enfants après eux" fin 2024. À voir absolument !!
Vu en avant-première. La bande annonce semblait prometteuse elle était finalement racoleuse. Trop superficiel, sujet mal cerné. Trop de recherches de l’émotion débouche sur du spectaculaire à bas prix. Bref je n’ai pas aimé. Sans prétendre détenir la vérité de ce film.
Ce drame intense raconte une amitié percutée par la masculinité toxique ambiante dans un village du Maine-et-Loire. Même si le basculement premier est assez attendu (pour qui a vu la bande-annonce), la réaction de Willy ne l'est pas (illustrée par une joli scène de dialogue entre les deux amis à propos du couple dont on vient de découvrir l'existence), et le film n'est pas programmatique, l'histoire prend des virages, effectue des changements de point de vues, nous entraîne dans des thématiques auxquels on ne s'attend pas, et réussi même à éviter les clichés, sur l'adolescence notamment. Passionnant!
La très grande et belle force de La Pampa réside dans son approche lumineuse de sujets graves, de son refus de toute complaisance dans la détresse humaine au profit d’une immersion épurée et simple dans le quotidien des êtres qui vivent et animent ce terrain de moto-cross présent dès le titre et porté par différents espaces environnant (la buvette, la piscine) et diverses pièces de vêtements (t-shirt bleu, combinaison multicolore). La métaphore de la tapisserie de l’Apocalypse, exposée à Angers, définit cet espace sportif comme une jungle où les relations entre les participants sont biaisées et invalidées par une réalité intérieure que le long métrage sonde avec délicatesse : spoiler: l’entraîneur cache un secret inavouable qui menace sa famille et sa réputation, le père manque à ses devoirs pour se faire coach vampirique, le champion doit subir la passion du premier et les frustrations du second dans un cercle infernal duquel il sera rejeté parce que sa différence à lui se révèle publiquement là où celle des autres demeure tue. Le filmage en go-pro de la dernière course figure ce chaos d’intérêts et de sentiments contradictoires au sein d’un milieu masculin où les bécanes rutilantes participent à la construction d’une virilité de substitution – nous observions déjà cette mise en abyme dans Spetters de Paul Verhoeven, sorti en 1980. La douceur affichée résulte alors du choix d’une focalisation principale reposant non pas sur la victime mais sur son ami, décentrement narratif à valeur d’universalité, décentrage thématique qui intègre une réflexion plus vaste sur la filiation et sur la destinée familiale : le terrain de moto-cross s’avère être d’autant plus démoniaque qu’il empêche la renaissance de Willy en le subordonnant, encore et encore, à l’ombre spoiler: d’un père absent, irremplaçable en dépit des tentatives de la mère et de David . La camera obscura réalisée par Marina renvoie à cette vie intérieure singulière nécessaire à l’émancipation, à la « révélation » d’une Apocalypse qui se trouve forcément ailleurs, hors du village, en direction peut-être de la grande ville. Le train pour espérer l’atteindre. Une œuvre subtile, magnifiquement mise en scène et interprétée.
Waouh...quelle claque! Au volant de sa Motocross, Jojo est un trompe-la-mort comme l'atteste la scène d'ouverture du film. Willy, son mécanicien et inséparable ami va alors découvrir un secret qui va changer la vie de tous. "La Pampa" est avant tout la révélation d'un acteur, Sayyid El Alami. Il dégage un charisme renversant au milieu de ce village paumé où les rumeurs vont bon train et où la virilité est au centre des conversations de ces jeunes désoeuvrés. Pour compléter ce casting parfait, on retrouve Damien Bonard, père et entraîneur exalté, ainsi que Artus dans un rôle à contre-emploi. Un mélange de violence et de tendresse tout simplement bouleversant. Mon coup de coeur de l'année 2025 (pour l'nstant).
Antoine Chevrollier écrit et réalise ici son 1er film. Mais il a fait ses gammes à lé télé en réalisant des épisodes du Bureau des Légendes et de Baron noir… des références. Willy et Jojo, deux ados inséparables, passent leur temps à chasser l’ennui dans un petit village au cœur de la France. Ils se sont fait une promesse : ils partiront bientôt pour la ville. Mais Jojo cache un secret. Et quand tout le village le découvre, les rêves et les familles des deux amis volent en éclat. Comment singulariser un propos qu’on a déjà vu cent fois : le coming-of-age ou la masculinité toxique ? Ces 103 minutes tentent d’y répondre avec talent, sobriété et pudeur. Une belle réussite ! Même si l’action est située dans son village natal en Anjou, le cinéaste insiste pour dire que son film n’est pas autobiographique. La fameuse « pampa » du titre existe réellement près de là. Le choix du moto-cross n’est pas anodin, car c’est un sport très testostéroné ; aux codes souvent masculinistes, pratiqué par des hommes de classe moyenne ou des prolétaires et où se confondent la mécanique et la musique forte. Mais on ne saurait oublier l’excellente musique originale des frères Gaspérine. La métaphore autour de la fin d’un monde est ici amplifiée habilement par la scène devant la Tapisserie de l’Apocalypse exposée à Angers. On suit les efforts désordonnés et souvent maladroits d’une jeunesse qui a beaucoup de mal à se construire, entravée qu’elle est par le déterminisme social, l’environnement familial, le poids des stéréotypes et une violence sourde. On n’est ici pas si loin des jeunes personnages de l’excellent Vingt Dieux¸ même si les problématiques et le cadre de vie sont différents. Un 1er film bourré de qualités. Sayyid El Alami crevait déjà l’écran dans Leurs enfants après eux. Il récidive avec une prestation +++. Un de nos jeunes acteurs à suivre de très près. Amaury Foucher est un inconnu, mais sa forte présence fait de lui une belle découverte. Ils sont très bien entourés par Damien Bonnard, Artus, - complètement à contre-emploi -, Florence Janas, Léonie Dahan-Lamort, - elle aussi promet beaucoup -, et Mathieu Demy. Beau scénario, facture classique mais, au bout du compte, beaucoup de finesse, de justesse et d’émotions pures. Très, très prometteur !
Très convenu, le film reprend tous les codes des drames sociaux, ruraux et homosexuels sans jamais les renverser. La description de la masculinité toxique rurale est univoque et sans nuances. S’il fait mourir ou rentrer dans le placard ses personnages homosexuels, le personnage principal (gentil hétérosexuel) s’en sort lui, pour sa part, et grandit et s’émancipe : belle morale ! Reste quelques idées de mise en scène et une très belle amitié.