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sameplayerparis
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4,0
Publiée le 18 février 2025
Après un démarrage un peu laborieux, le film devient vraiment prenant avec des acteurs de talent et un scénario qui ne tombe pas dans les facilités. On aurait quand même apprécié que les dialogues soient plus intelligibles.
Un film qui remue votre coeur, vos intestins, votre estomac. Un film qui fait sourire, puis pleurer, pour de nouveau sourire ensuite. Antoine Chevrollier réalise avec La Pampa une belle pièce qui respecte les codes de notre époque sans trop les prononcer/caricaturer. Je dis ça surtout pour les dialogues du film que j'ai trouvé très justes et équilibrés, notamment pendant les conversations entre les jeunes qui la plupart du temps sont difficiles a retranscrire a l'écran de manière naturelle, et ici c'est vraiment réussi ! Sayyid Al Alami est un acteur remarquable qui excelle pour transmettre des émotions dans son jeu parlé/non parlé. Une sensibilité de dingue se dégage de lui et nous emplit de compassion tout le long du film. Les autres acteurs qui l'entourent font également la part belle du film, mais c'est vraiment lui qui transporte l'oeuvre selon moi. J'ai également beaucoup aimé la mise a l'image du monde de la motocross, ce qui donne des plans magnifiques autant au niveau visuel qu'auditif. Et quand on mêle ceci à la dimension humaniste que transmet le film, ça donne un grand moment de cinéma qui justifie le succès du film.
Un film à sensations fortes, portés par ses jeunes acteurs. Sayyid El Alami, est impressionnant par la maturité de son jeu. Une petite réserve pour Damien Bonnard, habituellement très incarné qui semble cette fois à coté de son rôle. Un grand film au sujet atypique qui cueille son spectateur à rebrousse-poil et le touche par l’universalité des sentiments qu’il déploie.
Dès les premières secondes on est attrapé dans cette histoire d'amitié à travers le milieu de la moto cross. Un drame poignant où la performance des acteurs apporte une sensorialité et une épaisseur dans les relations entre ces personnages. Un premier film très prometteur.
La Pampa c'est avant tout l'histoire de la fidélité en amitié entre deux ados, qui se déroule dans le milieu plus que macho du Moto-cross. C'est presque un film de sociologie, qui décortique aussi les relations entre l'ado qui habite Angers ( Marina) et ceux qui sont restés dans leur petit monde à la campagne. On plonge dans le petit monde du Motocross dans un petit village de campagne, c'est une première !
La Pampa est un film d'Antoine Chevrollier, avec Sayyid El Alami, Amaury Foucher, Damien Bonnard et Artus. Il a été nommé à la Semaine de la Critique au Festival de Cannes 2024.
A quelques semaines de l'été, à Longué, village d'Anjou, Jojo (Amaury Foucher) et Willy (Sayyid El Alami) sont meilleurs amis : ils sont inséparables, à l'image de leurs tatouages complémentaires sur l'avant-bras. Jojo aspire à devenir champion de France de moto-cross, avec l'aide de Willy à la mécanique - qui doit en parallèle passer le bac - de son père (Damien Bonnard) et de son entraîneur (Artus). La Pampa, c'est le nom du lieu où il s'entraîne.
La scène d'ouverture donne le ton par son intensité : Jojo défie ses amis de traverser à moto la route nationale, avec son trafic très dense, en prenant de l'élan et sans jamais freiner. On fait donc immédiatement la connaissance de Jojo, un vrai casse-cou, accro à l'adrénaline ! Et on perçoit aussi que Willy fait une confiance aveugle en son ami, qu'il le suivrait partout sans hésiter. Leur amitié se ressent de façon palpable à l'image, grâce à une réelle complicité entre les deux acteurs.
Mais une révélation va bouleverser leurs vies...
Antoine Chevrollier signe avec La Pampa son premier long métrage, après la réalisation d'épisodes de séries remarquées et primées (Baron noir, Le bureau des légendes). Il est également co-scénariste du film, avec Bérénice Bocquillon et Faïza Guène.
Après le rôle remarqué de Hacine dans Leurs enfants après eux des frères Boukherma, Sayyid El Alami tient ici le rôle principal. Il y est formidable, son jeu est subtil, il joue une variété d'émotions en déployant une palette riche. Dans ce rôle dramatique, il apporte un peu de magie et de légèreté quand il danse furtivement dans un bar sur une chanson de Véronique Sanson ou quand il sourit et que tout son visage, voire tout son être, s'illuminent. Il avait déjà travaillé avec le metteur en scène sur la série Oussekine. Le train constitue à deux reprises dans La Pampa un espoir pour lui de s'évader de cette zone enclavée, de fuir les équipements municipaux désaffectés et laissés à l'abandon, et d'expérimenter de nouvelles aventures.
Amaury Foucher incarne Jojo. C'est son premier rôle au cinéma, il a une vraie présence, une gueule que l'on remarque et que l'on retient.
Artus a perdu beaucoup de poids pour ce rôle. Il avait été casté sur la série Le bureau des légendes par le réalisateur qui souhaitait le voir ici dans un rôle de taiseux à contre-emploi.
Il y a beaucoup de testostérone dans ce film ! Le casting masculin est crédible et investi, à l'instar de Mathieu Demy dans le rôle du beau-père de Willy. Il subsiste peu de personnages féminins : - deux figures maternelles, celle de Willy (Florence Janas), en conflit ouvert avec lui, et celle de Jojo, plus absente - la petite sœur de Willy, très mâture pour son âge - Marina (Léonie Dahan-Lamort), une étudiante en Beaux-Arts à Angers qui revient chez son père pour quelques jours - la femme du personnage incarné par Artus.
Ce film traite de nombreux thèmes : l'amitié entre hommes, le manque d'un père disparu, le déni... et d'autres (sans trop dévoiler), toujours sans superficialité.
La musique des frères Galperine se fait hypnotique et angoissante lors de la dernière course de moto.
Je déplore parfois une mauvaise articulation de certains (jeunes) acteurs et/ou une mauvaise prise de son, qui m'a fait rater certains dialogues.
Comme m'a dit mon voisin à la fin de la projection : "On a déjà vu plus gai !". Je suis d'accord, mais c'est également juste et sonne vrai. C'est un film très actuel, qui va droit au but, très dense, sans temps mort, et qui surprend parfois par sa brutalité. C'est un premier film en forme de coup de poing maîtrisé qui touche en plein cœur.
Lire mes avis ciné dans mon blog : https://popcornexposetcompagnie.blogspot.com/2025/02/la-pampa.html
Tragique ! Film bouleversant du début à la fin qui captive le spectateur à travers des événements singuliers. Mention pour l’ensemble du casting qui contribue largement à la réussite du film. À voir
Une claque que ce film. Une claque que ce jeune acteur Sayyid El Alami qui est formidable de vérité. Artus y tient un role à contre emploi avec brio. L'homosexualité en milieux rural est à mille lieux des soirées dans le marais. Je n'ai pas mis 5 car cela me fait un peu mal de ne voir que des films ou il y a un gay doit être en l'occasion il l'est.
Ce film est très réussi tant par son écriture, sa réalisation que par l'interprétation de ses acteurs. on reste accroché jusqu'à la fin. Un très bon film dramatique sur le thème de l'amitié sur fond de drame social, maintenant rien de bien nouveau mais salutations car il faut reconnaître que sa mise en scène ainsi que les performances des acteurs nous emporte et nous bouleverse par ses émotions. C'est ce que je recherche lorsque je regarde un bon film.
La pampa est une belle surprise cinématographique. Antoine Chevrollier avait déjà montré ses talents de réalisateur dans la série "Oussekine". Il confirme avec ce film rural, au coeur du petit monde du moto-cross, où virilité et homosexualité ont grand peine à se croiser. C'est bien filmé, bien monté, bien rythmé et les jeunes acteurs - Sayyid el Alami et Amaury Fouchet - sont très justes. Peut-être le film se perd un peu à vouloir traiter trop de thèmes à la fois mais le spectateur passe un bon moment de cinéma. Réussi.
Premier long-métrage d’Antoine Chevrollier, qui s’est forgé un réputation solide en tant que réalisateur et scénariste de séries (Baron noir, Le bureau des légendes, Oussekine), La Pampa nous plonge dans l’atmosphère d’une petite ville du Maine-et-Loire, celle-ci même où le cinéaste a grandi. À travers une histoire d’amitié entre deux enfants du pays qui évoluent dans le milieu du moto-cross, le film interroge avec finesse le rapport à la masculinité, aux minorités, à l’ouverture aux autres, à la culpabilité, à la reconstruction personnelle après un drame intime. Porté par d’excellents acteurs (Sayyid El Alami, Amaury Foucher, Damien Bonnard, mais aussi Artus dans un rôle à contre-emploi – l’une des meilleures idées du casting), le long-métrage installe son intrigue, avant un premier coup de théâtre qui entraîne une séquence d’une trentaine de minutes qui compte parmi les plus bouleversantes et les plus palpitantes récemment vues au cinéma. Après un second coup de théâtre, le film nous embarque dans une dernière partie toujours aussi émouvante mais un peu plus maladroite et un brin incohérente, qui parvient néanmoins à maintenir un niveau d’intensité impressionnant. Puissant et incarné.
Intéressant jusqu'à la dernière image et surtout porté par des jeunes comédiens engagés dans leurs rôles. Ça fait vraiment plaisir cette implication dans le paysage cinématographique français. Une belle trouvaille.