La Pampa
Note moyenne
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423 critiques spectateurs

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Gentilbordelais

402 abonnés 3 540 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 juin 2025
Bien écrite, cette chronique raconte à la fois une belle amitié et ce qui peut-être la difficulté du passage de la période adolescence, notamment dans un milieu rural où les vieux principes sont tenaces. Bien qu'il manque d'un certain rebond dans l'histoire, ce drame est sincère et S. El Ayami, la révélation, est d'une grande justesse.
Sylvain P

387 abonnés 1 429 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 février 2025
La Pampa est avant tout une formidable histoire d'amitié entre un jeune homme timide et ouvert d'esprit et son pote dont il découvre l'homosexualité. Le tout se déroule dans un environnement viriliste toxique, et en prime dans le domaine de la moto. Loin de se contenter d'en faire un melo attendu, Antoine Chevrollier en fait une tragédie moderne. Si la fin en queue de poisson est décevante, les croquis d'une belle galerie de personnages, tous aussi toxiques les uns que les autres, sont réussis.
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 830 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 février 2025
Sur le papier le film d’Antoine Chevrollier n’a absolument rien pour me plaire. Et au vu des premières minutes, je craignais le pire : des gamins de province jouent avec leur testostérone et leur moto, tout en buvant des bières et en draguant (mal) les filles. En fait, je vais être honnête, pour moi le film met un temps fou à devenir intéressant. Et c’est clairement son seul véritable défaut, il est infiniment long à offrir en fin une vraie dramaturgie. Pourtant, techniquement il a plein de qualité, il est bien filmé, accompagné d’une musique sympa et bien utilisée. Les scènes de moto cross sont plutôt bien filmées, notamment sur la fin (en caméra embarqué) c’est très efficace. Pourtant, filmer le sport au cinéma c’est toujours compliqué. Il y a de jolies scènes, en utilisant le flou et un changeant la focale qui sont bien amenées. Dans sa forme, le film est soigné et il n’y a rien à redire. Seulement voilà, pendant une heure, on verra surtout deux gamins de province draguer les filles, sécher les cours, se chamailler avec leurs parents, explorer un hôpital abandonné, squatter une piscine municipale en pleine nuit, boire, fumer et même prendre du gaz hilarant. Même si toute cette première heure sert à poser des personnages, à explorer leur complexité, il ne s’y passe clairement pas grand-chose. spoiler: Tout juste apprend-on le secret de Jojo, on l’apprend en même temps que son ami Willy et on se doute que c’est par là que le drame va arriver.
Le scénario tourne donc un petit peu à vide jusqu’au moment où tout bascule. Là, le film devient fort, pertinent, bouleversant même. C’est dans ces dernières 45 minutes que la vraie dramaturgie fonctionne enfin. A partir de là, il n’y a plus rien à redire, tout est douloureusement crédible, tout est finement écrit, finement interprété. « La Pampa » donne une certaine vision d’une petite ville de province, plus éloignée des clichés (très) énervants de certains autres films qui l’on précédé. Dans « La Pampa », on n’a pas 30 ans de retard sur la grande ville ; spoiler: enfin, sur certains aspects un peu quand même...
Ce film est avant tout un film sur l’amitié et d’une certaine façon, spoiler: sur la loyauté. Car Willy, bien que perturbé par le secret de son ami Jojo, ne le laisse par tomber, prends à son compte même une partie de sa souffrance lorsque les évènements vont se précipiter. On aurait pu craindre l’inverse, on l’a déjà vu dans d’autres films du même genre, mais là non. Or, il faut une vraie force de caractère à ce gamin de 18 ans pour résister et rester loyal à l’amitié qu’il a juré à son ami d’enfance, il y a quelque chose d’infiniment touchant dans cette fidélité envers et contre tous (les autres)
. Et puis, pour le personnage de Willy, il s’agit aussi d’autre chose, d’émancipation. spoiler: Réussir son bac, prendre sa vie en main, ne plus subir l’influence du père de Jojo, l’influence de la petite ville, prendre son destin en main, le sien, pas celui de son défunt père (omniprésent par ailleurs, et dont le souvenir empêche clairement le jeune homme d’avancer), pas celui de Jojo, le sien et seulement le sien
. Au sein du casting, tous les rôles (même les seconds rôles) sans exceptions sont écrits, complexes, plein de forces et de faiblesses, jamais manichéens, jamais caricaturaux. Ce n’est pas souvent qu’un scénario offre à ses comédiens, tous ses comédiens, des petites partitions si fines à interpréter. Au sein du casting, je trouve que trois s’en sorte encore mieux que les autres. D’abord Sayyid El Alami dans le rôle de Willy, qui écrase un peu son coéquipier Amaury Foucher. Toujours à fleur de peau mais jamais dans l’excès, il joue au funambule pendant tout le film et est carrément parfait dans la dernière demi-heure. Ensuite Damien Bonnard dans le rôle difficile, peu sympathique de David, père omniprésent et directif de Jojo. Cet homme entier, incapable de compliment, de nuance, qui probablement ressasse une carrière sportive manquée, spoiler: va payer cher son attitude. Et même là, lorsqu’il aura payé l’addition, il continue à ne pas comprendre, à ne pas vouloir comprendre. Lui, dans le rôle du gars qui essaie de s’acheter une bonne conscience à bas prix, il se pose là !
Damien Bonnard est formidable de justesse et de nuance. Et puis Artus, totalement à contre emploi, est bluffant dans un rôle encore plus difficile, un rôle d’homme spoiler: tiraillé, profondément malheureux, et d’une lâcheté douloureusement crédible.
« La Pampa » est un film sur lequel, honnêtement il est difficile d’avoir un avis tranché, rarement un film m’aura paru aussi coupé en deux morceaux si inégaux. Incroyablement long et même un peu creux pendant une heure, formidablement dense et fort pendant 45 minutes.
Julien Loeki
Julien Loeki

157 abonnés 54 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 juin 2024
"La Pampa" sera donc ma seule incursion au Champs-Élysées Film Festival cette année, l'événement ayant de plus en plus de succès, je me suis fait refouler d'une séance de "I Saw The TV Glow" dans le même cinéma : le Lincoln. Très bon choix évidemment avec ces deux nouvelles recrues en têtes d'affiche, secondées par les plus chevronnés Damien Bonnard et Artus, qui casse ici son image sympathique. Coup de coeur de la semaine, même si La Pampa, tourné à Longué-Jumelles dans le Maine-et-Loire, ne sortira qu'en février 2025, officiellement pour avoir une chance d'exister après les grosses sorties commerciales de la fin d'année. On lui souhaite le meilleur !
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 226 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2025
ce premier film sur l adolescence qui embrasse différents sujets fait preuve d une belle dextérité dans son scenario et possède une intensité dramatique grâce à une mise en scène forte et inspirée. A signaler aussi une bande son prenante et une interprétation formidable, dominée par deux jeunes comédiens, impressionnant de vérité dans des rôles tout en finesse et en complexité.
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

102 abonnés 221 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 février 2025
Avec "La Pampa", Antoine Chevrollier signe un film brûlant sur l’amitié, la masculinité et le poids du deuil, porté par une mise en scène précise et habitée. Sayyid El Alami y livre une performance magnétique, confirmant qu’il est un talent à suivre de près. Entre tensions souterraines et éclats d’émotion, le film capte avec justesse ces liens fragiles qui unissent et opposent les hommes. Un premier long-métrage maîtrisé, à la fois sensible et percutant.
darkfish
darkfish

62 abonnés 77 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 février 2025
J'aime :
- Sayyid El Alami et Damien Bonnard
- le traitement "hors des sentiers battus" d'un sujet de société
- la vision nuancée de l'humain
- la rédemption

J'aime pas :
- la quasi absence de catharsis
- le decrescendo scénaristique en milieu de film
- le jeu d'acteur un peu inégal
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 février 2025
Premier long-métrage réalisé par Antoine Chevrollier (après des épisodes du "Baron Noir" et la création de la série "Oussekine") et sorti tout récemment, est bien inégal mais tout de même réussi - enfin dans l'ensemble. Les sorties françaises se divisent toujours en deux catégories : d'un côté, les films grand publics, c'est-à-dire les blockbusters et les grosses comédies et puis de l'autre, les films d'auteur. Quel que soit leur pays d'origine d'ailleurs. Et pour cette semaine, ce film était le plus attendu de la partie indé (quoiqu'il y a tout de même aussi "Maria") mais il doit en même temps faire face aux grosses sorties comme "Paddington" mais surtout "Les Tuche". Certes, ça ne vise pas le même public mais la concurrence est dure ! Bref, tout ça pour dire qu'il va falloir qu'il tire son épingle du jeu pour gagner en spectateurs et ainsi en visibilité. Et malheureusement, ce n'est pas vraiment le cas. Pour remettre du contexte, nous suivons ici deux amis d'enfance, Jojo et Willy, qui participent à des courses de motocross. Tout va bien dans le meilleur des mondes jusqu'à ce que Willy apprenne que sa maison, ayant appartenue à son père décédé, risque d'être vendue mais surtout jusqu'à ce qu'il découvre le secret de Jojo qui va complètement faire basculer le film du simple teen movie au drame. Et le secret de Jojo, bin il est assez prévisible. Et c'est un peu ça le problème du film : tout y est relativement prévisible. Le réalisateur prend une recette qui fonctionne en ce moment dans le cinéma français, c'est-à-dire la jeunesse adolescente, y met beaucoup d'homophobie (que très peu subtile d'ailleurs mais on y reviendra) et surtout beaucoup de drame avec un passage à l'âge adulte très compliqué chez Willy. Ce dernier doit en effet soutenir son ami, qui se trouve être dans une phase de plus en plus difficile et doit surtout apprendre à faire le deuil de son père et à accepter que sa mère puisse refaire sa vie. Le tout représenté - en gros - par une maison remplie de souvenirs qui empêchent le personnage d'avancer. Et puis, plus simplement et comme dans tous teen movies, il va également découvrir son corps, sa sexualité et ses envies grâce à une ancienne amie (même si cette partie est plus que survolée). Mais dans tout ça, on a également Jojo qui lui aussi a des problèmes et si ceux de Willy sont traités avec une subtilité relative, ceux de Jojo sont très stéréotypés. Effectivement, l'homosexualité en campagne, c'est assez peu abordé par le cinéma mais du coup, le film tombe immédiatement dans les clichés de l'homophobie qui peut régner dans ce genre de territoires ruraux. C'est en partie vrai, c'est clair que l'homophobie est encore bien présente mais elle l'est tout autant dans les grandes villes et puis bon, on a déjà vu ces thématiques traitées de cette manière mille fois quoi. Alors oui, ce n'est pas parce-que ça a déjà été fait qu'il ne faut pas le refaire, d'autant plus lorsque ça touche des sujets aussi importants, mais seulement, mettez y un peu plus d'originalité ! Ici, c'est plat, prévisible et sans finesse. Et puis, plus simplement encore, les parcours de Jojo et de Willy semblent ne jamais s'entrecroiser. On a alors l'impression d'avoir presque deux intrigues dans un même film, l'une étant beaucoup plus survolée que l'autre. Concernant le casting, je dois bien avouer que j'en suis assez surpris puisque Sayyid El Alami (déjà dans "Oussekine") et Amaury Foucher délivrent de très bonnes prestations, tout comme, entre autres, Artus d'ailleurs, sortant de sa zone de confort. Si "La Pampa" n'est donc pas mauvais, bien au contraire même, il peine à captiver de part son problème d'intrigues et puis également de rythme, très mou par moments.
garnierix

306 abonnés 593 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 février 2025
La musique de la bande-son du film est remarquable. Les accompagnements musicaux collent avec les événements d'une part, et d'autre part ils sont bons. Jusqu'au dernier, qui est une chanson de Shannon Wright de 2019 (These Present Arms), tellement envoûtant, tellement dans le sens des choses qui se terminent, pour renaître après. Après "la pampa"...

Quelque chose d'autre est remarquable, toujours concernant la bande-son, mais moins flatteur... Les dialogues sont trop souvent inaudibles. Ce n'est pas nouveau dès qu'un film français met en scène des jeunes : le film les laisse parler comme ils parlent entre eux aujourd'hui, alors qu'on n'est pas dans un documentaire (on est dans ce qu'on appelle "un film"). Ce défaut est inacceptable. Pire, la génération d'après (leurs parents) est également presque aussi souvent inaudible !

Heureusement, on s'y fait, on se fie aux images, aux situations et aux quelques borborygmes qui font sens. On s'y fait parce que le film est bon, il est bien interprété, bien filmé, et il fait naître quantité d'émotions du début à la fin. Bon parce qu'il cherche l'adhésion ou la répulsion du spectateur sur des sujets simples de notre quotidien aujourd'hui : le drame du deuil, les mystères de l'homosexualité, la bêtise du groupe, le suivisme du jeune, sa témérité aussi, les parents abrutis, le harcèlement...

Des sujets simples tous sortis du même creuset, qui font la force et l'unité du film (un village de la France profonde). Pas des sujets intellos. Marina, la copine de Willy (Léonie Dahan-Lamort), reçue comme un OVNI par ce monde, est le seul personnage du film vraiment rebelle, synonyme d'espoir, et c'est une femme. C'est elle qui rappelle (devant la tapisserie d'Angers) que l'apocalypse n'est pas la fin du monde, mais la fin d'un monde, étymologiquement la révélation. On remarque d'ailleurs que c'est le seul personnage / acteur parfaitement audible !

A.G.
DaeHanMinGuk
DaeHanMinGuk

231 abonnés 2 457 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 juin 2025
Ce premier film d’Antoine Chevrollier a du fond : les bouleversements de l’adolescence, le sport, la camaraderie et les attirances sexuelles, le harcèlement et le rejet de l’autre. Beaucoup de sujets très bien traités, très bien filmés et très bien interprétés.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 février 2025
Dans la France des campagnes deux copains inséparables consacrent leurs temps libres à la pratique du motocross. Encouragés par un entraineur ou un père très masculinistes. Mais quand un secret est révélé tout éclate. Film sensible sur ces zones loin des villes où la quiétude de vivre est parfois mariée à l’intolérance.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 février 2025
Excellent premier Long-Métrage d'Antoine Chevrollier bouleversant du début à la fin où les normes et stéréotypes néfastes de la Masculinité sont au coeur du film autour d’un duo fort de deux jeunes acteurs épatant , Sayyid El Alami et Amaury Foucher !
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 février 2025
Un film intéressant bien joué sur la jeunesse a la campagne pas tres futee manipulée et exploitee sans s'en rendre compte par des adultes pour le sexe ou le gain d'une course par procuration. Le tout baigné de pseudo virilité a base de bière au goulot, de mepris des femmes ou de moto cross
Charles-Maxime
Charles-Maxime

62 abonnés 58 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 février 2025
Une nouvelle pépite à petit budget que seul le cinéma français peut nous offrir. Avec peu, on peut faire beaucoup : c’est le sens de « La Pampa » qui aborde beaucoup de sujets en seulement 1h40 tels que la virilité, l’homosexualité et sa part obscure l’homophobie, la recherche de soi mais surtout et principalement c’est un film sur l’amitié. Tout cela au cœur de la ruralité. Les quatre acteurs principaux sont au top, on redécouvre Sayyid El Alami et on découvre Amaury Foucher. On les reverra à n’en pas douter… Foncez, le cinéma français mérite d’être regardé et mis en lumière.
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)

42 abonnés 145 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 février 2025
La pampa, c’est le terrain de moto-cross où passent leur temps Jojo et Willy, deux ados qui partagent une passion commune pour leurs bécanes. D’un côté, Jojo pilote, coaché par un père à fond derrière son fils, et de l’autre, Willy, se montre plus cérébral et plus axé sur la mécanique. Mais lorsque Willy découvre le secret de son ami, les choses vont sensiblement évoluer, et pas dans le bon sens...

C’est au coeur de la campagne du Maine-et-Loire, du côté d'Angers, qu’Antoine Chevrollier a posé sa caméra pour raconter cette histoire, inspirée de son adolescence.
Comme pour le très surcoté Vingt Dieux, La pampa est une chronique sur l’adolescence et ses tourments, montrant des jeunes vivant dans un monde attaché à ses principes et à ses codes sociaux. Gare à ceux ou celles qui sortent du cadre...

Avec des dialogues à l’économie, le film raconte aussi les rapports entre parents et enfants, le difficile passage de l’adolescence à l’âge d’adulte. Dommage par moment que le scénario s'égare un peu et ne soit pas exempt de maladresses, avec aussi une mise en scène manquant de puissance... contrairement aux motos.
Heureusement, les acteurs sont plutôt bons dans l’ensemble avec un Damien Bonnard assez effrayant dans le rôle du père obsédé par la réussite de son fils.
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