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Jackpopopote
30 abonnés
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3,5
Publiée le 25 mars 2025
Tragique ! Film bouleversant du début à la fin qui captive le spectateur à travers des événements singuliers. Mention pour l’ensemble du casting qui contribue largement à la réussite du film. À voir
Désolant de voir un film aussi niais sur l'homophobie. Les habitants de Longué ne sont pas des arriérés et ces clichés datent d'une autre époque. Sujet intéressant qui méritait davantage de finesse et de subtilité.
Le film débute, et l’on pourrait croire à une énième déclinaison de l’obsession actuelle du cinéma français : filmer les jeunes de province (L’amour Ouf, Vingt Dieux, Jouer avec le feu, Chiens de la casse, Leurs enfants après eux…). Mais très vite la justesse de l’écriture autant que la force du propos nous emportent. Tour à tour ode à l’amitié et dénonciation de l’homophobie, ce premier long-métrage est une franche réussite. Portée par l’excellent Sayyid El Alami, lequel avait déjà tendance à éclipser Paul Kircher dans l’adaptation réussie du Goncourt de Nicolas Mathieu, l’œuvre fait aussi la part belle à ses seconds rôles (Artus, Léonie Dahan-Lamort). Épatant !
J'ai adoré les jeunes comédiens et l'image du film, l'ambiance de la Pampa, mais l'histoire d'homosexualité non assumée déjà vue de très nombreuses fois ne m'a pas semblé traitée de manière très interessante et les personnages des parents m'ont moins emballé que ceux des jeunes. Ca reste un beau film.
Un sujet maintes fois abordé, sans regard supplémentaire pour en faire quelque chose d'original... alors on ajoute de la vulgarité et des scènes explicites pour faire vrai, pour un résultat paresseux et inutilement cruel.
Magistral, du début jusqu'à la fin. Comment on vit dans cette belle France des régions, une richesse que le reste du monde nous envie :) On vit le nez dans le guidon, au sens propre et au sens figuré, en transmettant l'amour du circuit de génération en génération. Mais y a-t-il une autre occupation digne de ce nom en province? Le récit des destins, le récit d'une jeunesse, le récit de cette France à 2 heures de Paris en TGV. Et, finalement, un récit universel où le tragique et la nostalgie sont omniprésents , tout comme la lueur d'espoir et la promesse de bonheur.. Que ce soit la Loire, la Volga ou le Gange... qui s'écoule doucement, comme le temps de nos vie avant que tout n'implose. La barbarie de l'intolérance n'épargnera personne. Pas d'inquiétude, les grandes décisions sont prises, maman nous dépose à la gare et on prendra le train pour Paris où tout sera différent. Il faut partir d'ici pour grandir et apprendre à être soi-même Quel film !!! Et la magie du cinéma dont on sent bien la présence dans ce drame dans la pampa, allez, le dernier baiser et le train part dans deux minutes...
Décidément, depuis "chien de la casse", en passant par "vingt dieu" et dans une moindre mesure "leurs enfants après eux", le cinéma est bien inspiré de s'intéresser à cette jeunesse de la France rurale. Il en sort des films d'une grande justesse. Celui-ci est particulièrement bouleversant. Sayyid el Alami est un jeune acteur lumineux et Amaury Fouchet lui donne parfaitement la réplique. Côté "adultes", Damien Bonnard, est parfait en père bourrin obsédé par les courses de motocross et Arthus, dans un rôle difficile à contre-emploi est étonnant. La mise en scène, fluide et inspirée sert à merveille cette histoire profonde, qui remue le coeur.
La Pampa, 1er film cinéma d'Antoine Chevrollier, à qui l'on doit entre autre les séries Oussekine, Bureau des légendes et Baron noir est une réussite tant par l'histoire remuante, le contexte et l'environnement dépeints que par le personnage principal Willy incarné par le talent pur @sayyidalami qui porte à lui tout seul le film ! Artus détonne aussi dans ce registre qui permet d'apprécier la force de son jeu (même si tous les rôles secondaires sont géniaux). Sans trop dévoiler de l'histoire qui mérite d'être découverte, on rêve tous d'être ou d'avoir un ami fiable comme Willy ❤️
Premier film qui surprend par la qualité de son écriture et la maturité de ses dialogues. Remarquablement interprété, le film suit le parcours d'individus à l'écart des grands axes, abandonnés dans leurs campagnes, où le projet d'une course de moto-cross semble plus important que tout. Les jeunes, eux, se rattachent à ce qu'ils peuvent pour envisager l'avenir : un départ certain après la course ou le bac, les études dans une école d'art de la préfecture voisine... Rythmée par une tension permanente, sourde et inéluctable, l'oeuvre - comme d'autres sorties récemment ("Vingt-Dieux") - en dit beaucoup sur la France rurale et ses laissés pour compte.
La pampa est une belle surprise cinématographique. Antoine Chevrollier avait déjà montré ses talents de réalisateur dans la série "Oussekine". Il confirme avec ce film rural, au coeur du petit monde du moto-cross, où virilité et homosexualité ont grand peine à se croiser. C'est bien filmé, bien monté, bien rythmé et les jeunes acteurs - Sayyid el Alami et Amaury Fouchet - sont très justes. Peut-être le film se perd un peu à vouloir traiter trop de thèmes à la fois mais le spectateur passe un bon moment de cinéma. Réussi.
Un film que j’ai bien aimé pour l’intensité du jeu des deux jeunes acteurs, pour le non-dit qui évite la lourdinguerie qui pourrait vite etre presente. J’ai apprécié aussi le regard sur ce « milieu » social et géographique qui n’est pas une entomologie parisienne. Bref un film agréable.
Une histoire bien menée, intense et du motocross. L'Univers des villes n'est pas le même en rural, on y vit la vie no bla bla. De lourds préjugés subsistent, masculinisme débile souvent. L'Amitié indéfectible des 2 jeunes amis porte le film dans cet entourage malsain, banal, dur. Une bonne idée de l'évolution possible de la société, des sociétés...
C’est l’histoire de deux potes, l’un est concurrent en moto cross, sur le point de gagner le championnat, l’autre est son mécanicien. Mais il y a aussi le père de l’un, la mère de l’autre et puis l'entraîneur, et une possible copine du mécanicien. Vie tranquille, mais quand un secret va être révélé, tout ce petit monde va être sérieusement bouleversé.
Je l’ai vu un lundi soir dans mon cinéma de quartier. Une quinzaine de personnes dans la salle. J'ai été attiré par les bonnes critiques (250 sur 330 avaient mis la note de 4 ou de 5, seulement 7 la note de 1 ou 2) et la note allociné (4,1 sur plus de 2000 notes données). Je ne connaissais pas trop l’histoire.
Je dois dire que j’ai été un peu déçu. Déçu par certains aspects du scénario pas totalement crédibles -spoiler: je pense notamment au fait que le personnage de Teddy, celui incarné par Artus, qui est à l’origine du drame, reste pote avec le copain et le père - et d’autres aspects où il y a trop de longueurs et des ellipses mal choisies. Déçu par la bande son que j’ai trouvé peu appropriée, lourdingue à outrance, dérangeante. Déçu un peu par certaines prises de vues, trop caméra au poingt, des angles parfois mal inspirés, caméra embarquée à certains moments, inutilement. Déçu parfois par les décors spoiler: - la belle ville d’Angers qui n’est pas montrée, le train intercités pris au hasard, autres - . Certes, on n’est pas à Hollywood.
Mais il y a plein de trucs bien ; même si le Motocross n’est pas mon truc, je trouve que c’est une excellente idée de faire ce genre de film sur ce monde-là, car cela renforce le drame. Je trouve que les interprétations sont très bien. Sayyid El Alami joue de manière admirable, une révélation en ce qui me concerne, je ne le connaissais pas. Damien Bonnard en père maladroit, obsédé de moto cross, et Artus en copain chelou sont très bien aussi.
Ce film traite de plein de sujets. Peut-être trop. L’homophobie bien sûr, mais aussi la maladresse de la paternité, être orphelin, la reconstruction du ménage quand on est veuve, les relations entre ados, les relations ados/parents, et même la drague chez les jeunes. Perso, j’aurais probablement préféré un seul sujet et le traiter plus en profondeur, j’aurais préféré un film qui dénonce plus.
Ce film est violent. On sort avec un sentiment de bouleversement. Une envie de rester silencieux, de laisser les images décanter, mais en même temps, ce film fait réfléchir, donne envie de débattre. Dès la première scène - spoiler: la traversée de la route nationale sans s’arréter au stop - on comprend que ce sera violent - spoiler: et la scène du suicide est d’une violence rare.
Finalement, j’ai du mal à le noter. En sortant, j’aurais dit MOYEN, mais le lendemain, j’aurais pensé avoir été trop sévère. Je vais mettre 4 et dire que c’est TRÈS BIEN. Pour peu, je pourrais dire que c’est EXCELLENT. Je vous invite à aller le voir, mais ATTENTION, on ne rigole pas.