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Sylvain Cotte
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4,5
Publiée le 17 avril 2025
Récit entrecoupé de flashbacks de la dernière journée d’Oxana, femme libre et héroïne féministe contemporaine, à l’origine du mouvement femen.
Un film d’une grande beauté esthétique, porté par une grande actrice, et une claque pour moi: politique, éthique, émotionnelle.
Il apporte des réflexions personnelle sur notre responsabilité en tant qu'hommes dans l'égalité hommes - femmes.
Et en tant que citoyen de ne pas nous être intéressés plus profondément à l'origine des femen, signe avant-coureur de la folie actuelle de Poutine / Trump / & Co.
Peu auraient été aussi légitimes que Charlène Favier pour s’attaquer à un monument tel qu’Oksana Chatchko, véritable fondatrice d’un mouvement tristement phagocyté. Pour comprendre Femen, il fallait revenir à la source. Et la source, c’est Oksana. Incroyable femme, aussi talentueuse et belle qu’inspirante, qui n’hésitait pas à s’incruster au G7 pour provoquer Poutine ou à retourner au combat au lendemain d’un kidnapping. Charlène Favier, dont on ne peut ni oublier le sublime Slalom, ni discuter l’engagement féministe, choisi de traiter de manière très factuelle, parfois distante, son personnage principal. Là où certains y verront une maladresse, j’y vois un hommage, respectueux et hautement pédagogique de ce que fut Femen, dans son Histoire, dans sa naissance, dans ses développements, dans sa récupération lors des épisodes parisiens. Oksana Chatchko, on pensait la connaître par coupure de presse ou extraits du JT, on l’avait admirée dans le documentaire du regretté documentariste suisse Alain Margot I am Femen, on l’avait croisée dans Appolonia Appolonia. On la découvre ici empreinte d’une fragilité magnifiquement incarnée par la jeune actrice ukrainienne Albina Korzh, qui semble partager avec la réalisatrice la même pudeur, le même respect pour cette icône absolue de l’époque. Albina Korzh a dû en manger des images d’archive pour s’approprier à ce point la force de ce que dégageait Oksana Chatchko. Son travail est saisissant de réalisme, jusqu’à la fusion. On retrouvera Charlène Favier dans des approches scénaristes plus tranchées dans ses prochains films. Pour l’heure il convient de la remercier d’avoir mis tant de respect et de pudeur dans l’élaboration d’un film qu’il FAUT voir pour réaliser quel monument d’intelligence nous avons laissé pourrir dans les rues de Paris, au titre d’un traitement des réfugiés qui ne nous honore pas. Un film important.
Je connaissais très peu les origines des FEMEN… et beaucoup mieux l’Ukraine et ses difficultés pour exister en tant que nation… Sujet très bien traité notamment sur l’ingéniosité des Ukrainiennes pour se faire entendre et que leur message passe aux informations. La répression brutale des gouvernements des pays de l’Est qui est très mal connue en Occident (même si les scènes de violences sont édulcorées). Un film d’auteur réussi sur une artiste et activiste méconnue chez nous… à voir absolument !!!
Ce film est un réel chef d’œuvre. À ne louper sous aucun prétexte. L’élégance et la pudeur de la scénariste sur un sujet difficile rend ce film incroyable. Allez le voir les yeux fermés!
Transcendant! Je suis entré dans la salle l’esprit plutôt hostile à priori au vu de l’affiche - l’imposture ressenti qu’etait pour moi le phénomène médiatique Femen en France - mais je suis ressorti l’esprit élargi après une leçon de cinéma comme je n’en ai plus vu depuis un moment. Un film qui se pose des questions plutot que fournir de réponses simplistes clé en main pour les festivals européens. Car le sujet nest pas simple, et c’est culotté de la part de la réalisatrice de l‘avoir abordé : la fondatrice de Femen, une jeune femme peintre d’icônes orthodoxes! Cultivant un authentique rapport avec le divin ! Opposé au mariage, mais attiré par le sexe opposé ! Engagé dans une authentique lutte contre les injustices de son pays puisant son énergie dans le désespoir.
De nombreux éléments de réflexion suggérés pour mieux comprendre l’ambivalence mystérieuse de ce personnage tiraillée, et ce sous forme de narration episodique, dont la scène faisant référence à Nicolas Gogol (quelle est ta mission dans la vie) - très habilement situé dans un contexte cocasse - est peut-être parmi les plus importantes du film.
Sur le plan esthétique, une merveille. Visuellement quelque part entre la puissance tragique de la toile „jeune orpheline au cimetière“ de Delacroix et la quête du sublime dans „la grande belleza“. Jamais un exercice de style,au contraire toujours en appui d’un propos précis. Les multiples scènes ayant trait à l’eau, dans la piscine, en salle de bain, sous la pluie (et il flotte bcp dans ce film), sont à ce titre exceptionnels, l‘eau ne purifie pas, soulage peut être brièvement, et l’image transmet cela avec une force remarquable. Ce qui donne peut être un indice pour saisir le choix de la réalisatrice de commencer et finir le film sur le thème de la nuit de Kupala, cette grande fête slave de purification lorsqu‘ un immense feu est allumé. Enfin, le jeu d’acteur est pur et sans fard, la bande son intelligente, aui tel l’image appuie le propos de la scène, s’impose haut et fort quand il fait et s’efface lorsque le silence est plus éloquent.
Le film capte avec force la révolte comme moteur vital, mêlant engagement politique, fragilité intime et fièvre des corps dans une mise en scène stylisée et parfois onirique. Cette approche donne naissance à une œuvre habitée, où l’émotion et la colère circulent avec une réelle puissance. Mais la construction narrative éclatée et une certaine hésitation entre biopic politique et portrait intérieur empêchent de pleinement saisir la complexité de l’héroïne, laissant un sentiment d’inachèvement malgré l’évidence de son potentiel.
Film vu en avant-première. La réalisation est superbe, avec des plans magnifiques et un esthétisme à la fois propre et singulier à la réalisatrice. L'actrice ukrainienne Albina Korzh, remarquable, incarne Oksana Chatchko avec une justesse impressionnante qui bouleverse et permet de découvrir le parcours de cette jeune femme — activiste, féministe et artiste — dont l'engagement et la passion résonnent profondément.
Si Slalom était remarquable, Oksana est tout simplement magnifique.
Un chef d œuvre ! A travers ce film nous rencontrons l âme d' Oxana ,son combat ,son courage, sa pureté. De plus, l esthétique du film,sa photographie, ses couleurs, sa lumière sont d une beauté à couper le souffle !
Je sors de la séance et je suis stupéfait. Un très beau film, magistralement filmé avec des acteurs incroyables. Bon, il y a des raccourcis sur sa vie, notamment à Paris mais ce n'est pas une véritable biographie. Du coup, c'est plus que ça, une invitation à la création d'oxana. Merci
Le sujet m’a beaucoup intéressé, je ne connaissais pas la genèse des FEMEN, je trouve que c’est très bien filmé et les actrices sont top, je recommande j’ai peur qu’il ne reste pas longtemps à l’affiche alors que c’est vraiment un film à voir.
J'ai adoré ce film tant pour le sujet abordé que pour sa beauté! N'hésitez pas, vous ne serez pas déçu! L'histoire d'Oxana est dure et son combat est malheureusement toujours d'actualité.
Film/docu très interessant, l'actrice ukrainienne joue très bien son rôle, ce film touchant nous permet de comprendre mieux la naissance de ce mouvement et d'en connaitre davantage Oxana semblait être une personne assez depressive malgre tout, je ne pense pas que ce soit dû à la prise en main du mouvement par sa comparse Inna, je ne comprend pas pourquoi elle n'a pas voulu continuer le mouvement malgré tout! En tout cas ces filles ont eut plus de couilles que n'importe quel politique!