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Christian RZ
91 abonnés
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2,0
Publiée le 27 avril 2025
Est-ce qu’on en sait plus sur les Femen? un peu… est-ce qu’on les comprend? un peu…est-ce qu’on se prend de sympathie pour leur cause? un peu… c’est beaucoup de peu qui font un film un peu intéressant mais assez vite lassant tant ses enjeux sont si rapidement et en fait dès le départ annihilés par une narration maladroite
Un film très dans l'ère du temps qui met en scène la pionnière du mouvement femen.
C'est très instructif, les actrices jouent très bien, la mise en scène est soignée et hormis pour le premier quart un peu ennuyant c'est un sans faute.
Transcendant! Je suis entré dans la salle l’esprit plutôt hostile à priori au vu de l’affiche - l’imposture ressenti qu’etait pour moi le phénomène médiatique Femen en France - mais je suis ressorti l’esprit élargi après une leçon de cinéma comme je n’en ai plus vu depuis un moment. Un film qui se pose des questions plutot que fournir de réponses simplistes clé en main pour les festivals européens. Car le sujet nest pas simple, et c’est culotté de la part de la réalisatrice de l‘avoir abordé : la fondatrice de Femen, une jeune femme peintre d’icônes orthodoxes! Cultivant un authentique rapport avec le divin ! Opposé au mariage, mais attiré par le sexe opposé ! Engagé dans une authentique lutte contre les injustices de son pays puisant son énergie dans le désespoir.
De nombreux éléments de réflexion suggérés pour mieux comprendre l’ambivalence mystérieuse de ce personnage tiraillée, et ce sous forme de narration episodique, dont la scène faisant référence à Nicolas Gogol (quelle est ta mission dans la vie) - très habilement situé dans un contexte cocasse - est peut-être parmi les plus importantes du film.
Sur le plan esthétique, une merveille. Visuellement quelque part entre la puissance tragique de la toile „jeune orpheline au cimetière“ de Delacroix et la quête du sublime dans „la grande belleza“. Jamais un exercice de style,au contraire toujours en appui d’un propos précis. Les multiples scènes ayant trait à l’eau, dans la piscine, en salle de bain, sous la pluie (et il flotte bcp dans ce film), sont à ce titre exceptionnels, l‘eau ne purifie pas, soulage peut être brièvement, et l’image transmet cela avec une force remarquable. Ce qui donne peut être un indice pour saisir le choix de la réalisatrice de commencer et finir le film sur le thème de la nuit de Kupala, cette grande fête slave de purification lorsqu‘ un immense feu est allumé. Enfin, le jeu d’acteur est pur et sans fard, la bande son intelligente, aui tel l’image appuie le propos de la scène, s’impose haut et fort quand il fait et s’efface lorsque le silence est plus éloquent.
Film un peu décousu avec des focus sur certaines dates puis des retour arrière, qui brouillent le message pour le spectateur. De beaux plans cependant et une interprétation pleine d'énergie et d'audace.
Ce film est époustouflant dans son écriture et dans le jeu des différents acteurs. On suit avec beaucoup d'émotion; un combat, une lutte, un espoir... Ce que je trouve très beau et très réussi, c'est qu'au delà du combat féministe que mène Ox, le film parvient à mettre l'accent sur le questionnement d'une existence dans toute sa complexité et ses paradoxes.
Le sujet m’a beaucoup intéressé, je ne connaissais pas la genèse des FEMEN, je trouve que c’est très bien filmé et les actrices sont top, je recommande j’ai peur qu’il ne reste pas longtemps à l’affiche alors que c’est vraiment un film à voir.
Un bon film dans l'ensemble malgré erreurs évitables comme les trops nombreuses dates au début du film qui s'entre saute entre peut vite perdre l'histoire du film. Trop de scènes de sx dans les relations hétéro d'oxana .Franchement j'ai trouvé sa dommage pour un film fé puis cela m'étonnerai que cela colle à la realité. spoiler: Grave fun l'anniversaire d'oxanna entre meufs à voir.
Attention film déconseiller aux plus jeunes. Demande une certaine maturité. Cadrage et décors impeccable mais le must du film c'est la géopolitique post effondrement de l'urss en 1991 que subie l'Ukraine,la Bielorussie et la Russie. On comprend mieux la guerre de Poutine qui dure depuis 2022.
Vive le corps de toutes les femmes!(Genre inclus)Merci aux FEMEN pour ce que vous avez lancé en Europe.
Nb: Je recommande fortement de s'instruire sur le sujet avant de voir le film .Cela facilitera sa compréhension.
J'ai adoré ce film tant pour le sujet abordé que pour sa beauté! N'hésitez pas, vous ne serez pas déçu! L'histoire d'Oxana est dure et son combat est malheureusement toujours d'actualité.
Ce film est un réel chef d’œuvre. À ne louper sous aucun prétexte. L’élégance et la pudeur de la scénariste sur un sujet difficile rend ce film incroyable. Allez le voir les yeux fermés!
Construit sur une photographie superbe (sublimant l’art, l’artiste Oxana et sa sensibilité) le film montre admirablement la genèse et l’histoire des Femen. Ce phénomène societal n’a malheureusement pas eu un développement heureux mais ce réalisme amplifie l’impact du scénario. Les flashbacks sont quelquefois assez déroutants et les démonstrations des Femen ne sont pas suffisamment appuyées à mon avis.
Oksana Chatchko (1987-2018) fut l’une des trois cofondatrices du mouvement Femen. Elle grandit dans une petite ville ukrainienne. Passionnée d’art, elle se consacre à la réalisation d’icônes à côté de ses études à la faculté de philosophie. C’est alors qu’elle rencontre deux jeunes femmes de son âge et fonde le mouvement Femen. Chatchko en inspire l’esthétique : buste nu, slogan peint à même le corps. Le mouvement mène des opérations coup de poing en Ukraine, en Biélorussie – où elles sont torturées par la police – et en Russie – où elles manifestent contre Poutine le jour de l’élection présidentielle. Les Femen quittent l’Ukraine pour la France où elles obtiennent l’asile politique. Elles se divisent bientôt, Oksana Chatchko critiquant le virage autoritaire et fashion tendance pris par le mouvement sous l’impulsion d’Irina Chevtchenko.
Oxana est le troisième film de Charlène Favier. On avait beaucoup aimé son premier, "Slalom", sur l’emprise exercée par un entraîneur de ski sur une jeune sportive de compétition. Noée Abita y jouait le rôle principal. Elle a un petit rôle dans "Oxana", celui d’Apolonia Sokol, qui héberge Oksana à son arrivée en France dans une communauté d’artistes dans le dix-huitième arrondissement. D’ailleurs qui a vu le récent documentaire consacré à cette jeune artiste surdouée, "Apolonia, Apolonia", se souvient qu’y apparaissait en arrière-plan le personnage d’Oksana.
Oxana" a une qualité incontestable : nous raconter, avec une grande fidélité, l’histoire du mouvement des Femen, sa naissance, sa célébrité grandissante, son expatriation en France, ses tiraillements…. Inna Chevtchenko, sa figure emblématique, dont on apprend qu’elle n’a pas participé à la création du mouvement mais l’a rejoint plus tard pour en accaparer la direction, en prend pour son grade. Je me suis demandé comment elle avait réagi à cette version des faits et si elle avait saisi la justice pour la faire interdire.
On s’interroge en regardant "Oxana" sur la valeur ajoutée de la fiction sur le documentaire. Ce que le film nous raconte des Femen, un documentaire – tel que celui tourné en 2014 par le réalisateur suisse Alain Margot "Je suis Femen" – l’aurait aussi bien voire mieux raconté. L’intérêt de la fiction est du côté de son personnage principal et du portrait incandescent qu’elle en fait. Oksana est une jeune femme ardente et entière. Pénétrée de religion, elle veut entrer dans les ordres gamine et en est dissuadée par un pope qui lui conseille de développer ses talents artistiques et de peindre des icônes. Le féminisme est pour elle une autre religion à laquelle elle se consacre à corps perdu.
Le défaut hélas d’"Oxana" est que cette incandescence, selon moi, fait long feu. L’actrice qui l’incarne a beau payer de sa personne, son interprétation m’a semblé bien fade. Je n’ai pas vibré, je n’ai pas trouvé touchante cette figure qui avait vocation à l’être.
Je connaissais très peu les origines des FEMEN… et beaucoup mieux l’Ukraine et ses difficultés pour exister en tant que nation… Sujet très bien traité notamment sur l’ingéniosité des Ukrainiennes pour se faire entendre et que leur message passe aux informations. La répression brutale des gouvernements des pays de l’Est qui est très mal connue en Occident (même si les scènes de violences sont édulcorées). Un film d’auteur réussi sur une artiste et activiste méconnue chez nous… à voir absolument !!!