Ukraine 2008, la jeune Oxana rejoint un groupe d'amies. Ensemble, elles décident de multiplier les actions, les slogans peints sur le corps et les couronnes de fleurs dans les cheveux, contre un gouvernement arbitraire te corrompu. Leur combat conduit bientôt à la naissance d'un mouvement féministe radical connu dans le monde entier : Les Femen.
En Ukraine quand on né femme, on a deux choix possible, soit on se marie, soit on se prostitue ! Ces jeunes filles là, n'acceptent ni l'un, ni l'autre, elles revendiquent leur droit à la liberté de leur corps et de leur esprit. Femmes soyez soumises à vos maris, comme votre foi l'est au Seigneur. C'est cette saloperie de patriarcat que la fougue de leur jeunesse veut faire voler en éclat. L'Ukraine n'est pas un bordel, dénoncent ces jeunes femmes qui voient leur pays devenir un attraction mondiale pour le tourisme du sexe. Oxana qui gagne sa vie en peignant des icônes religieuses, veut combattre les injustices sociales, le droit des femmes, dénoncer les mensonges gouvernementaux. L'art sera rébellion. Les Femen naissent de cette rébellion avec pour emblème suprême : La Femme. Leurs seins seront leurs armes. Montrer impudiquement leurs poitrines objets sexuels par excellence, pour les transformer en objets de contestation. Démonstratives, provocantes, la répression envers leur mouvement va se durcir. Les séjours en prisons se multiplient, les polices des pays de l'Est sont de moins en moins tolérantes et les interpellations de plus en plus violentes. Elles demandent l'asile politique en France. A paris, elles retrouvent Inna qui les a abandonné et a repris le mouvement en son nom et sous son autorité sous le nom de Femen France. Oxana ne se reconnaît plus dans cette parodie folklorique contestataire. Réfugiée politique, sextrémiste, exclue, rejetée, elle une artiste, mais aussi un cas social. Une anonyme, pauvre et apatride, brisée par sa révolution manquée. Oxana Chatchko s'est donné la mort le 23 juillet 2018. Elle avait 31 ans.