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2,5
Publiée le 19 août 2025
« L'art, c'est la révolution. » "Oxana" revient sur l'histoire de l'activiste Oxana Chatchko au cours d'une décennie, de la création du mouvement des Femen en Ukraine jusqu'à sa vie à Paris en passant bien sûr par les nombreuses actions du groupe. Une manière de donner un nom à ces femmes, car si on connaît le groupe, c'est moins le cas des différents membres. Pour ma part, en tout cas... On découvre une jeune artiste courageuse motivée par l'envie de changer le monde en luttant pour le droit des femmes et contre la prostitution, la corruption et la dictature. La nudité comme arme, mais leur manière de faire ne plaît pas à tout le monde, et chaque action est suivie d'intimidations parfois très violentes à leur encontre. Si ça fait parfois un peu trop "liste de moments à raconter", tout ce qui les place au cœur de leur mouvement est quand même réussi et immersif entre les actions et les moments de sororité. C'est ensuite que ça se gâte et je ne peux que penser à la question de la journaliste dans le film : « Que reste-t-il à une guerrière quand on la prive de son combat ? » Toute la deuxième partie à un gros problème de rythme et ne semble pas savoir où se situer. Sans forcément expliquer son geste, ça manque vraiment de ressenti. Il y a du désarroi et de la mélancolie, mais ça devient languissant comme si Charlène Favier ne savait pas comment conclure. "Oxana" est donc un film frustrant et surtout un biopic beaucoup trop superficiel à mon goût.
Un chef d œuvre ! A travers ce film nous rencontrons l âme d' Oxana ,son combat ,son courage, sa pureté. De plus, l esthétique du film,sa photographie, ses couleurs, sa lumière sont d une beauté à couper le souffle !
Un film qui m'a beaucoup apprit sur le mouvement femen au travers l'histoire de Oxana Chatchko magistralement interprétée par l'actrice Albina Korzh. Ce film raconte l'histoire de ce mouvement au travers le parcours d'une de ses fondatrices et insiste sur les revendications politiques liées a l'air Poutine. Très bien fait et réaliser surtout pour les reconstitutions de la répression policière dans les pays de l'est.
Pourquoi les réalisateurs modernes se croient-ils obligés de ne pas raconter une biographie de façon linéaire et d'embrouiller le spectateur en, mélangeant les époques ? La vie de Oksana Chatchko était suffisamment riche (artiste peintre, co-fondatrice des femens, anarchiste, résistante aux dictatures en Ukraine, en Biélorussie, en Russie, réfugiée politique en France ) et l'époque assez compliquée. Je conseille de lire la biographie de Oksana Chatchko avant d'aller voir le film. Dommage que ce biopic ne soit pas à la hauteur de son sujet.
Oxana de Charlène Favier : un film coup de coeur ❤️ ! Pour le message, pour l'émotion, pour la photographie. Pour l'incroyable photo' ! Superbe travail d'Eric Dumont. La musique de Delphine Malaussena apporte un parfait relief à l'image. Les plans sont un régal. Et si le montage mélangeant deux temporalités est un classique, il relève de l'évidence et de la maitrise de l'intention. Si t'es rebelle, écorché ou photographe, fonce ! Les 3 ?.. tu attends quoi !?
Entre l’Ukraine et la France, Oxana créé avec d’autres militantes féministes un mouvement d’activisme pour lutter contre la dictature et le patriarcat. C’est la naissance des FEMEN. Un peu brouillon, le film a du mal à convaincre…
Un biopic consacré au parcours d’Oksana Chatchko ? A priori, ça ne nous parle pas beaucoup. C’est pourtant le sujet du film de Charlène Favier, qui s’est fait connaître en 2020 avec Slalom. Le pitch nous en dit plus sur ces 103 minutes : Ukraine, 2008. La jeune Oxana et son groupe d’amies multiplient les actions, slogans peints sur le corps et couronnes de fleurs dans les cheveux, contre un gouvernement arbitraire et corrompu. C’est la naissance d'un des mouvements les plus importants du XXIe siècle : FEMEN. Réfugiée politique, artiste, activiste, Oxana franchira les frontières et militera sans relâche pour les droits des femmes et la liberté, jusqu'à risquer sa propre vie. Un personnage hors norme qui aura suscité bien des polémiques. Une femme dont la pensée profonde se résumait dans la formule : Sans combat, il n’y a plus de vie. Ce biopic dramatique revient sur le parcours d’Oksana Chatchko, révolutionnaire et militante ukrainienne, décédée à Montrouge le 23 juillet 2018, à l’âge de 31 ans. Passionnée par l’art, elle a utilisé son corps à des fins politiques afin de faire passer différents messages autour de la précarité, du féminisme, du consumérisme ou encore de la corruption. La cinéaste réinvente le dernier jour de la vie de son héroïne, entre révolte et désespoir. Le film se partage donc entre ce dernier jour et le passé, pendant lequel on assiste à la création des FEMEN et leurs premières actions. Si la partie « historique » est haletante et passionnante, je n’en dirais pas autant de cette ultime journée toute en états d’âme et en outrances en tous genres. Car, le scénario a chargé la mule en voulant résumer de saynète en saynète, l’ensemble des activités d’Oxana à Paris en forme de requiem pour une guerrière. La jeune comédienne ukrainienne Albina Korzh crève l’écran qu’elle ne quitte d’ailleurs jamais. Elle incarne avec fougue l’âme rebelle et anarchiste de son personnage historique. Elle est parfaitement entourée par Maryna Koshkina, Lada Korovai, Oksana Zdahnova et la française Noée Abita – qui avait été l’héroïne du 1er film de cette cinéaste -. Je sais que le biopic déstructuré est très tendance en ce moment, mais ici, la seconde partie parisienne se disperse trop dans son méli-mélo de flash-back pour être convaincante.
Cette histoire inspirée de la pionnière du mouvement féminin Femen est plus sage que je l'aurai imaginé.
On suit ses débuts en Ukraine, l'évolution de ses convictions au fil du temps jusqu'à ce que le mouvement s'étende à l'Europe.
Le récit se focalise sur la vie d'Oxana et notamment sa relation avec la religion qui est étonnante et décalée. Ce côté du récit est la partie réussie mais le scénario effleure une ambiguïté de l'héroïne qui aurait été passionnante si elle avait été plus exploitée.
Je pensais que le film sera davantage axé sur ses actions militantes, j'ai trouvé que le film survolait les moments forts des mouvements clés c'est dommage. Pour moi, c'est plus un film sur la lutte intérieure de cette femme que sur ses luttes militantes. J'ai été déroutée et je n'ai pas réussi à être prise par l'histoire.
Au final, je suis restée sur ma faim, j'ai trouvé le film très classique dans son scénario et dans le traitement du récit.
Par contre, l'actrice principale est très convaincante mais il m'a manqué un truc en plus.
Quelle beauté, et quel charme ! L’actrice principale crève l’écran, et l’ensemble du casting est performant. Dans cette Ukraine à régime autoritaire, on découvre la naissance des FEMEN, et notre savoir s’étend. La partie à Paris est moins captivante que le tout qui se passe avant, et le montage fait un peu mal à la tête avec une vingtaine de retours dans le passé.
Un film coup de poing marqué par l'interprétation bluffante de son actrice principale; cela change des formats américains. Je recommande fortement d'aller le voir.
Je sors de la séance et je suis stupéfait. Un très beau film, magistralement filmé avec des acteurs incroyables. Bon, il y a des raccourcis sur sa vie, notamment à Paris mais ce n'est pas une véritable biographie. Du coup, c'est plus que ça, une invitation à la création d'oxana. Merci
Film/docu très interessant, l'actrice ukrainienne joue très bien son rôle, ce film touchant nous permet de comprendre mieux la naissance de ce mouvement et d'en connaitre davantage Oxana semblait être une personne assez depressive malgre tout, je ne pense pas que ce soit dû à la prise en main du mouvement par sa comparse Inna, je ne comprend pas pourquoi elle n'a pas voulu continuer le mouvement malgré tout! En tout cas ces filles ont eut plus de couilles que n'importe quel politique!
Film sur le mouvement FEMEN créé en 2008 en réaction au tourisme sexuel orchestré par le pouvoir politique russe. C'est une histoire de haut et de bas, la mise à nu et l'outrage du haut pour manifester contre l'outrage "dissimulé" du bas, en l'occurrence la prostitution à une échelle assez massive de jeunes ukrainiennes. Dans un pays totalitaire, on se bat comme on peut. Même si certains ont trouvé que le film manquait de "vigueur", il a le mérite d'aborder ce sujet d'une extrême gravité, qui se termine rarement bien. D'ailleurs, le parallèle avec la révolution française est clairement fait dans le film. Scenario un peu brouillon, mise en scène satisfaisante, bon jeu des acteurs et surtout musique, très à propos, le tout en faisant un film à voir, à n'en pas douter.
Oxana est l’une des fondatrices des FEMEN dont Irina, arrivée plus tard, récupérera la couronne. Au départ l’idée est une révolution anti-patriarcale, bien avant metoo, puis le mouvement s’internationalise et se politise. Après Slalom Charlène Favier filme à nouveau une femme exemplaire mais semble comme intimidée par son icône qui à force d’en peindre pendant sa jeunesse artistique a fini par en devenir une elle-même.