L'Été dernier
Note moyenne
3,1
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237 critiques spectateurs

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Michelp
Michelp

6 abonnés 12 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 19 octobre 2023
Un scénario écrit sur un post-it en 5 minutes et une après midi pour le tournage. Le plus long aura été de faire les courses pour acheter les bouteilles d'alcool. Sans intérêt
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 septembre 2023
Anne, la quarantaine, est une redoutable pénaliste, qui défend avec succès des mineurs dans des affaires scabreuses d’agressions sexuelles ou de violences familiales. Elle a épousée Pierre, un homme d’affaires installé, plus âgé qu’elle. Infertile, le couple a adopté deux fillettes indochinoises aujourd’hui âgées de six et sept ans. Pierre avait eu d’un premier lit un garçon, Théo, adolescent difficile, élevé jusqu’alors par sa mère à Genève, qui, pour changer de milieu, emménage avec eux. Les rapports entre Théo et sa belle-mère sont d’abord conflictuels avant de prendre un tour plus complice.

La bande-annonce – ah ! ces bandes-annonces et le reproche que je leur fais sempiternellement de trop en dire et le conseil, bienvenu, mais que je n’écoute pas, de ne pas les voir pour ne pas être influencé – de "L’Eté dernier" laisse augurer une histoire reposant sur un mystère. On y voit Pierre accuser Anne d’avoir une liaison avec Théo et Anne nier froidement. Anne a-t-elle ou pas couché avec son beau-fils ? Est-elle coupable de l’inceste – au sens des dispositions de l’art. 222-22-3 du code pénal – que son mari lui reproche ? Ou s’agit-il d’un mensonge fomenté par un adolescent mythomane pour discréditer sa belle-mère et monopoliser l’amour d’un père trop absent ?

Ces interrogations auraient parfaitement pu nourrir un film passionnant, terriblement dans l’air du temps, sur les violences intrafamiliales et la foi donnée à la parole de la victime.
Mais "L’Eté dernier" n’est pas ce film-là.
Dans ce film-ci, il n’y a pas place au doute : Anne couche avec Théo. Mais quand Théo la dénonce à son père, Anne n’a d’autre ressource, pour éviter l’explosion du couple qu’elle forme avec Pierre, de la famille qu’elle a patiemment construite avec leurs deux filles et que son beau-fils menace de détruire, de tout nier, quitte à broyer Théo.

Cette histoire-là a la dureté et la simplicité d’une nouvelle de Maupassant. Mais Catherine Breillat a le défaut de vouloir in extremis lui rajouter une ambiguïté, une subtilité qui, au lieu de l’enrichir, la surcharge. Sans sa dernière scène, "L’Eté dernier" aurait été saisissant. Avec elle, il est inutilement complexe.

Un mot encore sur Léa Drucker, une nouvelle venue dans le cinéma de Catherine Breillat. Elle joue à la perfection l’avocate brillante et intraitable, l’épouse prête à tout pour sauver son couple. Elle est en revanche moins convaincante quand elle fend l’armure. Elle manque de la sensualité, de la tendresse qui aurait rendu les scènes d’amour avec le jeune Samuel Kircher (frère cadet de Paul Kircher, et fils d’Irène Jacob) plus crédibles.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 septembre 2023
Présenté en compétition officielle à Cannes (2023), " l'été dernier" est reparti la corbeille vide.

Par delà, la trame principale ( une histoire à caractère incestueux- entre un fils et sa belle mère - dans la bourgeoisie de province), le dernier opus de Catherine Breillat est aussi une proposition de réflexion sur le couple, ses arrangements, ses accommodements, la part du mensonge ( ici il sert à sauver les apparences et son statut social) utilisé ici copieusement pour fuir une image de soi détestable.

Malheureusement, il aurait fallu un scénario beaucoup plus élaboré ( la problématique de l'inceste n'est pas traitée) et détaillé ( la psychologie des personnages n'est pas fouillée et ne dépasse pas -ou si peu- le stade purement descriptif), pour ( me) convaincre.

On peut toutefois souligner la qualité de la mise en scène, la photo et les décors soignés.

L'interprétation de Olivier Rabourdin est formidable mais le reste du casting est ( à mes yeux) beaucoup moins raccord avec les personnages interprétés.
jroux86
jroux86

17 abonnés 47 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 février 2024
Si l’interprétation de Léa Drucker, aussi ambiguë qu’impressionnante d’autorité, mérite d’être saluée, il ne faudrait pas oublier la part de la mise en scène dans ce qui fait la réussite de ce film. La comédienne, qui campe ici un personnage de Phèdre moderne, a été particulièrement bien dirigée : la longueur de ses silences, laissant planer l’incertitude sur ses réactions ; la façon dont elle est installée à l’intérieur du cadre, souvent bien au centre dans une position de puissance ; ou au contraire lorsqu’elle n’y ait présente que partiellement, voire pas du tout, ce qui ne met que plus en valeur l’autorité de sa voix, la force de son argumentaire (elle est avocate, ça aide), les mots venant littéralement percuter les visages interdits des autres personnages, le beau-fils mais aussi le mari, filmés eux en gros plan. Tout cela est à mettre au crédit de Catherine Breillat, qui a su parfaitement jouer de la présence souveraine de son actrice pour distiller le trouble sur un sujet quand même assez risqué. Là aussi, sur la question du sujet traité - une relation incestueuse - tout est subtilement amené, sans effet de surdramatisation, comme par exemple dans la scène du premier baiser qui arrive tout à fait simplement. La passion entre le fils du mari et la belle-mère n’en est que plus crédible. Enfin, dernier point qui mérite d’être salué : le final, particulièrement réussi. Un fondu au noir absolument sublime sur lequel vient s’ajouter le non moins sublime "Vingt ans" de Léo Ferré, artiste sulfureux lui aussi et choix musical très judicieux de la part de la réalisatrice. Une musique, une image et un dernier éclat discret (mais pas innocent) de nature à imprimer durablement la rétine et l’esprit, venant clore un film qui aura réussi son pari : troubler.
Clem Lepic
Clem Lepic

63 abonnés 364 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 septembre 2023
J'ai bien aimé ce film, qui fait réfléchir et ouvre plein de pistes d'analyses.
Léa Drucker aurait dû indiquer, en tant qu'adulte/parent, à Théo la limite à ne pas franchir, comme à un enfant, mais elle se laisse entraîner par sa jeunesse, sa tête d'ange. Sauf qu'il est encore mineur (17 ans, même si sa maturité sexuelle est clairement atteinte, il a d'ailleurs des relations sexuelles assumées avec des filles de son âge), et qu'il est le fils de son mari. Alors qu'elle demande à ce que la première fois ne récidive pas, Léa Drucker n'arrive pas à se passer du sexe de Theo. On assiste d'ailleurs à des scènes de cul qu'on a rarement vues aussi longues à l'écran.
Quand elle décide de mettre un terme à la relation, Théo le prend très mal.
Si Theo a un côté manipulateur ayant le but de faire du mal à son père, Léa Drucker a un pouvoir destructeur :
-sur Theo qui apparemment eprouve de vrais sentiments et est pris pour un menteur par son père,
-sur son mari, qui se doute de la violente et amorale vérité (notamment au dernier plan où elle a tardé à remonter et elle revient glacée dans le lit),
-et sur elle-même parce qu'elle risque de ne plus pouvoir exercer sa profession d'avocate et elle se fait la frayeur de faire exploser sa famille à laquelle elle tient tant.
Des trouvailles :
-le passage sur le vertige,
-la théorie des normopathes,
-Léa Drucker qui fait balancer son talon dans son dos, allongée, tel le dar d'un scorpion, prêt à tuer sa victime.
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 octobre 2023
La sulfureuse réalisatrice Catherine Breillat met ici en scène un amour interdit entre un jeune de 17 ans (Samuel Kircher, frère de Paul) et sa belle-mère (Léa Drucker) dans un milieu bourgeois au coeur de l'été. La tension sexuelle est suggérée plus que montrée dans l'ensemble. Par contre, la pression autour de ce que l'on peut qualifier de relation incestueuse monte crescendo avec un chantage affectif étouffant, mais mettant bien en avant les enjeux. La réussite de ce film repose beaucoup sur l'absence de jugement, ce flou qui laisse au spectateur le choix de choisir son camp (ou pas...). Une oeuvre à la fois dérangeante mais bouleversante grâce en partie à Léa Drucker, sublime dans ce rôle.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 25 février 2024
Breillat fait du Breillat, sulfureux, transgressif, sexualisé outrancièrement, depuis "Romance" où elle m'a dégoûté profondément, je n'ai plus regardé ses films. Là, j'ai fait l'effort, je voulais voir si elle avait été capable de s'auto analyser, de se remettre en question mais force est de constater que non, aucunement. J'ai ressenti le même malaise, la même gêne et je n'ai pas suivi Léa Drucker dans son choix d'accepter ce rôle dérangeant. Elle a ici démontré une impudeur extroardinaire et les scènes de sexe avec un ado sont limite insupportables, pour moi mais aussi pour ses proches que j'imagine choqués ou prévenus de pas aller voir ce film, le baiser plein de bave avec le gamin donne envie de vomir. Evidemment, elle raconte avoir demandé à ce que les scènes de sexe soient bien encadrées et non improvisées mais il lui a fallu pouvoir les tourner et assumer leur retentissement envers sa famille dont elle porte le célèbre patronyme. Pourquoi a-t-elle accepté ce rôle ? J'aimerais avoir une réponse par curiosité.
J'attache beaucoup d'importance à la pudeur et la décence, là tout est écroulé mais c'est sans surprise.
JRG
JRG

9 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 20 septembre 2023
Absolument abjecte.
Un film malsain à un point incomparable. Des dialogues à vomir, des scènes insoutenables à regarder … un manifeste de l'inceste et de la pression sur la parole des victimes. Incompréhensible de voir des films pareils produits et distribués. Abjecte.
Klaus
Klaus

3 abonnés 32 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 septembre 2023
Quel intérêt ? Une histoire pas très originale, un environnement bourgeois dont on apprend rien, et un personnage principal dont les tourments sont faiblement rendus. Bref, on s'ennuie terriblement
Ufuk K

617 abonnés 1 721 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 septembre 2023
"L'été dernier" en compétition cette année au festival de Cannes est un drame romantique avec des qualités. En effet la réalisatrice Catherine Breillat livre un récit tabou sur l'amour entre un jeune homme et sa belle-mère, même si l'ensemble manque de profondeur et parfois tombe dans la caricature, saluons la performance de Léa Drucker dans un rôle difficile et surtout du jeune Samuel Kircher très crédible dans son rôle, dans un film qui interroge le spectateur sur le sentiment d'haine et d'amour, sur le consentement, sur l'amour et sur le déni.
vincorporated
vincorporated

44 abonnés 48 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 septembre 2023
Mission accomplie pour ce film dont la bande annonce laissait espérer une précision chirurgicale. Samuel Kircher, Olivier Rabourdin et surtout Léa Drucker proposent des prestations de très haut niveau sur ce thème peu évident (je reste plus réservé sur le rôle de Clotilde Courau). On se délectera ainsi, avec une certaine culpabilité, des regards à double niveau de lecture de Léa Drucker dans la dernière partie du film, à la fois glaciaux et brûlants. La réalisation est à l'avenant, avec des plans longs et des mouvements contenus afin de laisser tout l'écrin et l'espace nécessaire pour mettre en valeur chaque émotion des visages.
Fred DUBRAY
Fred DUBRAY

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 25 février 2024
Un film que l'on pourrait juger indécent, et je pèse mes mots. L'apologie du mensonge et de la perversion. S'il y a un message, il n'est même pas flou, il est inexistant. Juste une femme égoïste, sans empathie, menteuse, perverse qui abuse, sans limite, de l'immaturité d'un ado, un gamin quoi et qui finit par prendre tous ceux qui l'entoure pour des cons. Bref, ça vole pas haut ! Et les scènes interminables incestueuses, quel intérêt ?
éloge de la débauche, du vice... vulgaire, grossier...
Catherine Breillat devrait changer de métier...
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 septembre 2023
Anne, avocate spécialisée en droits de l’enfance, est mariée avec Pierre, un homme d’affaire. Comme ce couple n’a pas pu avoir d’enfant, Anne et Pierre ont adopté deux petites filles venant de Corée, Angela et Serena. D’un premier mariage, Pierre est le père de Théo, un adolescent qui a maintenant 17 ans, une véritable tête à claques qui vivait à Genève avec sa mère, laquelle, n’arrivant plus à le supporter, l’a gentiment expédié chez son père. Comme de bien entendu, Théo, à peine arrivé, se montre particulièrement odieux avec toute la maisonnée et ne fait rien pour s’intégrer. A partir de là, plus besoin de vous en dire davantage : vous avez déjà vu pas mal de films, vous connaissez sans doute Catherine Breillat, au moins de réputation, vous avez donc déjà deviné ce qui va se passer entre Anne et Théo même si cela va se faire au prix d’un changement particulièrement brutal et, de ce fait, peu compréhensible, dans le comportement de Théo et, surtout, de Anne. Finalement, à part la belle photographie de Jeanne Lapoirie, qui, reconnaissons le, sait mettre des corps dénudés en valeur, le seul intérêt du film, c’est dans la façon dont Pierre va encaisser le coup qu’on peut le trouver. Critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-express-lete-dernier/
Olivier B.
Olivier B.

25 abonnés 105 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 septembre 2023
On m’avait pourtant formellement déconseillé d’aller voir un film de Catherine Breilhat… J’ai craqué pour Léa Drucker et Olivier Rabourdin, intrigué aussi par le thème. Mais la réalisatrice semble être parti dans un délire obsessionnel et sexuel avec l’ado de 17 ans qui en voudrait au corps d’une femme de la cinquantaine… Un fantasme ? J’ai tout ressenti : violence, arrogance, vulgarité, grossièreté dans la conduite du sujet et jusqu’à la fin dans l’écœurement… Plus jamais je n’irai voir un de ses films…
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 31 mai 2023
"Les fleurs ont éclos, le soleil est de retour, c’est la même chose chaque année. L’Été dernier ne fait pas exception en matière de sentiments, s’il en existe bel et bien dans cet outrageux nanar en compétition."

"Catherine Breillat revient de loin, neuf ans sans réalisation, pour porter une caméra trop lourde pour elle et se rabat inévitablement sur une expérience singulière du visionnage du film danois Dronnigen (Queen of Hearts) de May el-Toukhy. L’autrice d’Une vieille maîtresse et de La Belle endormie connaît davantage Un moment d’égarement (2015) qu’un grand élan révélateur dans le remake qu’elle conçoit. L’amour toxique et interdit entre une mère et son beau-fils sont des sujets légitimes, mais ce qui transparaît dans ce film est tout à fait grotesque, au point de rire jaune dans les scènes de haute tension, mais de maigre sensation."

"L’Été dernier ne fait pas que décevoir par son expressionnisme malsain, quand bien même on écarte tout jugement de cette relation incestueuse. Là où le bât blesse, c’est dans ce refus de confronter l’amour et le désir des protagonistes, simplement consommés dans un élan juvénile, de manière gratuite et artificielle. On se lève alors rapidement et on prie pour qu’une telle infamie ne déborde pas davantage de la salle de projection."

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