L'Été dernier
Note moyenne
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237 critiques spectateurs

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Michel C.

369 abonnés 1 798 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 septembre 2023
Dernier film de Catherine Breillat, subtil drame familial, offrant à Léa Drucker ( Anne ) un rôle d'une beauté et d'une intensité rare. Avec un décor luxueux et le charme d'une vie provinciale bourgeoise, la nouvelle cohabitation avec le fils de Pierre ( Olivier Rabourdin ) le jeune Théo, est très compliquée. Comme beaucoup d'ados, attaché à son smartphone, peu causant, et peu enclin au moindre effort. Léa Drucker met tout en oeuvre pour dérider Théo, de l'associer au bonheur familial incluant deux autres petites soeurs, au point d'en être débordée par ses pulsions. Toujours souriante, positive, aidante, Léa Drucker, donne le maximum pour tous, pour que tout s'emboîte parfaitement, que rien ne dépasse.... Notons sa soeur Mina interprétée par Clotilde Courau et la très belle prestation d'Olivier Rabourdin, sans doute dépassé, mais tellement amoureux d' Anne. Comédie intimiste remarquablement mise en scène, avec une photographie extraordinaire, y compris des visages, avec l'une des meilleures composition de Léa Drucker..... !!**
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 février 2024
Après dix ans d’absence, Catherine Breillat revient sur les écrans avec « L’Eté Dernier », l’histoire complexe d’un amour interdit. Si le film peut déranger certain-es, il en aucun cas, tel que présenté, sulfureux. Un très bon rôle pour Léa Drucker mais également d’Oliver Rabourdin et un premier pour le jeune et prometteur Samuel Kirchner.
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 869 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 octobre 2023
Catherine Breillat n’avait pas tourné depuis plusieurs années. Plus de dix ans même, c’était pour « Abus de faiblesse » en 2013 avec Isabelle Huppert. Elle fait son retour par la grande porte puisqu’elle a été sélectionnée en compétition officielle au dernier Festival de Cannes. Certes, « L’été dernier » est reparti bredouille mais son film était présenté un peu comme le film choc du festival, comme il y en a toujours un ou deux par cuvée. Cette année, l’autre candidat était « Club zéro » de l’autrichienne Jessica Hausner sur le sectarisme et l’anorexie. Et, visiblement, l’un comme l’autre n’a pas eu l’effet escompté. Ici, ce qui était censé diviser ou choquer a eu plutôt l’effet d’un pétard mouillé. En effet, la relation au cœur du film, celle d’un adolescent de dix-sept ans entamant une relation avec sa belle-mère d’une quarantaine d’année, est certes amorale et pénalement répréhensible mais bien plus acceptable aujourd’hui qu’il y a une ou deux décennies à l’heure des MILF ou des cougars. À ce titre - et c’est l’un de ses défauts - le film paraît tout de même un peu daté et dépassé. En voulant bousculer son public, il n’heurtera cependant que les âmes puritaines et les culs bénis. Les scènes de sexe par exemple sont présentes mais restent plutôt pudiques et le tout n’a rien de gênant. Ce côté suranné se retrouve également dans la mise en scène de la cinéaste septuagénaire. Entre les éclairages à l’ancienne, l’image légèrement granuleuse et la manière dont elle confectionne ses plans, son film semble sortir des années 90. Une époque où la cinéaste livrait des films sulfureux comme « Romance » avec Rocco Siffredi. Pas forcément dommageable à la qualité du film en lui-même, ce côté vieillot se ressent pourtant même dans le décorum de cette vieille demeure bourgeoise (oui encore une œuvre qui se situe chez les nantis de ce monde) au sein de laquelle la cinéaste à jeter son dévolu pour planter son action. Et cela est valable des objets s’y trouvant à la voiture du personnage principal.

La première partie se déroule sans heurts. On connaît le sujet et on sait que ce beau-fils nouvellement arrivé va faire tourner la tête (et les hormones) de sa belle-mère. La bascule de cette dernière s’opère de manière un peu trop rapide, comme s’il manquait une ou deux séquences de transition. Jusque-là, « L’été dernier » est plutôt programmatique. Même leurs ébats et leur relation interdite au milieu du film n’est pas si passionnelle et passionnante qu’attendue, certaines séquences s’étirant même trop longtemps et pour rien. Mais quand le secret est dévoilé, le film prend une direction inattendue et bien plus captivante. Léa Drucker, une nouvelle fois sensationnelle dans un rôle pas facile nous montre de nouveau toute l’étendue de son talent face au jeune Samuel Kircher, tout aussi bon acteur que son frangin (Paul Kircher, découvert dans « Le lycéen »). Néanmoins, on a un peu de mal à croire à son charme et à l’emprise sexuelle de son personnage sur celui de Drucker. Il aurait fallu un acteur peut-être un peu plus mature et viril pour davantage y croire. Entre deux, Olivier Rabourdin est également parfait. La dernière partie, entre surprises et non-dits, est donc la plus réussie. Cependant, « L’été dernier » demeure un peu décevant sur son versant sulfureux et il arrive aussi peut-être un peu trop tard. Il n’empêche, c’est une œuvre agréable et qui fait réfléchir sur ce qui est acceptable ou non. Et la toute fin, surprenante, ajoute une touche amorale du meilleur effet en plus de son scénario qui passe du prévisible à l’imprévisible de manière plaisante.

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Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 novembre 2023
Remake d’un film danois jamais distribué en France, L’été dernier raconte l’histoire passionnelle et interdite entre une cinquantenaire et son beau-fils de 17 ans, incarnés par les formidables Léa Drucker et Samuel Kircher. Superbement mis en scène par une Catherine Breillat toujours autant attirée par les récits sulfureux, après 10 ans d’absence derrière la caméra, L’été dernier nous embarque plan après plan dans une histoire d’amour vertigineuse et venimeuse, et met en lumière les sombres stratégies mises en places par les uns et les autres pour préserver les apparences d’un ménage bourgeois. Un très beau film, à la fois sombre et solaire, qui serait, disons-le, autrement plus problématique si les rôles et les âges des deux protagonistes étaient inversés.
Min S
Min S

68 abonnés 473 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 avril 2024
Quel surprise ce film, les comportements incompréhensibles des parents. Les non dits, les ponches malsains et la faiblesse. Un cocktail d’émotions assuré
Kat's eyes
Kat's eyes

67 abonnés 543 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 septembre 2023
Malgré une large promotion, je n'ai pas été convaincue par ce film. Rien à redire sur la distribution, les acteurs sont plutôt bons. En revanche, la réalisation impressionniste et le scénario amoral ont beau racoler le spectateur, Catherine Breillat échoue là où Anne Fontaine réussissait haut la main dans Perfect Mothers : à rendre toute cette histoire simplement crédible. Filmer en gros plans des visages ahanant ne suffit pas pour qu'on croit aux émotions des personnages, tout ça est bien irréaliste et ennuyeux.
Pierre L.
Pierre L.

54 abonnés 137 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 septembre 2023
Superbe intrigue amoureuse qui se dénoue Dans sa 2 eme partie et là on voit tout le talent de Léa drucker.des lenteurs dans la 1ere partie. Très bons interprètes.on passe un réel bon moment.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 août 2025
C. Breillat est un nom qui ne m'est pas inconnu mais encore une fois, je ne connais pas sa filmographie. Ce film qui met en scène un amour entre un ado et une adulte ne correspond pas vraiment à une idée de départ très originale mais ce film est bien fait, il est émouvant et nous porte jusqu'au bout. L. Drucker et S. Kircher, accompagné de O. Rabourdin et C. Courau forme le quatuor de ce film. On évolue ici dans un monde bourgeois où l'alcool coule à flot et les emplois du temps semblent être modifiables à la guise de chacun. La réalisatrice explore les rapports dans les familles recomposées mais aussi les relations parents-enfants. C'est complexe et simple à la fois.
Guillaume LR
Guillaume LR

43 abonnés 157 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 février 2024
Une femme, avocate pour mineurs, commence une liaison avec le fils lui-même mineur de son mari.
Sujet délicat qui m’a profondément dérangé. Difficile de savoir la position de la réalisatrice face à ce sujet qui entraîne forcément des polémiques. Pourtant le rôle qu’elle donne au jeune acteur laisse entrevoir une fascination à mon sens malsaine. Longs plans fixes sur l’acteur qui ne cesse de minauder et de se pavaner torse nu et chemise ouverte, essayant de justifier l’attirance physique qu’il entraine. Difficile de croire que la réalisatrice elle-même à travers cadre n’est pas sensible aux charmes de son personnage. Le jeu de l’acteur n’est selon moi pas du tout à la hauteur d’un lolita boy que j’aurais aimé plus subtile. Léa Drucker fait le job avec brio, comme d’habitude, et son personnage exaspère très vite de tant de bipolarité. Olivier Rabourdin est très bien aussi et prend les coups de son personnage maltraité avec beaucoup de classe. Dur pour lui cette année entre L’autre Laurens et L’été dernier…). Autre personnage complètement sous exploité et mal écrit, celui de la sœur et confidente. Oubliée puis réintroduite dans une scène ridicule de distribution de cadeaux à noël. Catherine Breillat nous dit filmer l’ultra intimité, et pourtant même là elle échoue selon moi. Les plans de relations charnelles sont maladroits, et l’acte en lui-même peu représentatif de la passion sensée les dévorer. Sûrement d’ailleurs à cause du jeune âge de l’acteur, à peine majeur au moment du tournage.
BLS Moviedebrief
BLS Moviedebrief

33 abonnés 302 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 octobre 2023
On est bien emmené dans la progression du désir jusqu'au basculement. Les scènes sensuelles sont joliment filmées et interprétées, au plus près et sans voyeurisme si ce n'est le plaisir féminin. La manipulation du mari par sa femme est bien amenée. L’ado (Samuel Kircher) tient bien son rôle. Un certain rebondissement à la fin est peu crédible. Les intonations de Lea Drucker sont parfois un peu récitées.
Pourquoi Y Aller:
Pour les bonnes raisons ci-dessus.
On est vraiment immergés dans cette famille et ce qui s'y passe, incluant les deux petites filles adoptées par ces parents plutôt agés mais qui font beaucoup pour elles.
L'image est très belle
Pourquoi ne pas Y Aller
Si on trouve le sujet malsain
On a un peu de mal à croire au twist final même s'il était probablement nécessaire à parfaire la copie sulfureuse
Stéphane R
Stéphane R

28 abonnés 486 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mai 2024
Vraiment pas feel good. Mais belle approche sans jugement sur des personnages qui s'enfoncent, qui se frôlent, qui s'abîment
Choupi C.
Choupi C.

27 abonnés 356 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 avril 2024
Film Très dérangeant et pesant naturellement mais reste toutefois très bien joué par Léa drucker surtout...
Pierre Phdb
Pierre Phdb

24 abonnés 297 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 septembre 2023
Un sujet intéressant une réalisation a l'ancienne.

L'intrusion d'un beau fils, mouton noir dans une famille recomposée. Une relation amoureuse un peu perverse. Un excellent sujet donc très intéressant. Mais une réalisation datée l'impression de voir une réalisation datée, des années quatre vingt.

Pouvait beaucoup mieux faire...
Fanny F
Fanny F

23 abonnés 102 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mars 2024
J’ai trouvé ce film très bon au début, la découverte du contexte et la découverte des deux personnages principaux. Un personnage très égoïste bien joué par Léa Drucker et un jeune garçon un peu perdu qui souhaite seulement qu’on lui laisse une place et qu’on le considère comme un adulte. Par contre, au fil du film, des scènes sont inutilement longues, le vin et les scènes de sexe avec des gros plans maladroits. Le père qui se perd dans ses jugements alors que c’est tellement flagrant. Et la fin complètement incompréhensible, on a l’impression de revenir au milieu du film, sans dénouement.
Pseudofile
Pseudofile

14 abonnés 507 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 janvier 2024
Que dire de ce film qui nous raconte une histoire sexuelle et/ou amoureuse entre un adolescent tellement cliché qu'il en est insipide et sa belle-mère qui l'est un peu moins mais dont le parler croque bien l'univers de la bobeaufitude. Rien à reprocher à l'actorat qui incarne bien les divers personnages, même les deux petites filles qui jouent le rôle des adoptées, sortent agréablement de l'ordinaire de ce que jouent généralement les enfants de cet âge. Dommage que le seul personnage qui m'aie semblé intéressant dans le film - à savoir, le mari de la soeur de l'avocate - ne fasse pas partie de l'intrigue. De fait c'est la non-histoire de ce film qui est gênante. C'est totalement vide. Ca veut parler d'inceste, mais il n'y a aucune filiation entre un ado et sa belle-mère, de plus la majorité sexuelle e France est à à 15 ans hors il en a 17. On se retrouve donc dans les faits avec un simple scénario de tromperie d'une homme par son fils avec une femme qui n'est pas la mère de ce fils.
Pas de quoi hurler "c'est très grave" comme le confrère avocat le fait dans le film, cela ne concerne que le domaine privé de trois protagonistes. D'ailleurs comment ce jeune homme paye ses frais d'avocats sans piocher dans les poches de Papa qui pour le coup serait informé de ce qui se trame. Et les détails intimes dont le fils aurait prétendument parlé pour prouver ses dires, et bien ils sont évincés du scénario en une espèce de tire-bouchon final, final qui donne l'impression que la réalisatrice ne savait pas comment terminer son film. Film qui donne en permanence un aspect artificiel des comportements et des situations. Sans parler de certaines langueurs dans les plans. Les scènes de copulation sont longues et sans imagination, idem pour les plans - souvent gros - nous montrant des gens pris dans leurs pensées; ça dure...
Je finirai par un détail qui montre le niveau de superficialité de l'ensemble
Comment expliquer qu'une femme avocate et donc supposée responsable choisisse de rouler dans une voiture de passionné comme le cabriolet de collection qu'elle conduit plutôt que dans une stannah comme son mari, dans laquelle elle pourrait installer des sièges-enfant à l'arrière. Et que lorsque qu'elle a un accident par sa seule faute, n'est perturbée ni par le fait qu'elle aie abîmé la voiture (qui est un véhicule plaisir je précise, en total décalage avec le rendu du personnage qui ne témoigne d'aucune passion) ni par celui que ses deux filles non attachées auraient pu être projetées hors du véhicule qui plus est décapoté. Elle le mentionne à peine et cela n'émeut pas davantage le mari. Un piètre film en somme, mais bien joué.
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