L'Été dernier
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237 critiques spectateurs

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Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 septembre 2023
Anne est une avocate pénaliste redoutable. Elle vit avec Pierre, un chef d’entreprise avec qui ils ont adopté deux jeunes filles. Ce dernier voit l’arrivée sous leur toit de son fils Théo, adolescent nonchalant, tortueux, plein de candeur. Il va alors entame une relation interdite avec sa belle mère. Catherine Breillat filme l’interdit, l’insupportable et raconte le secret à travers cette relation, parsemée de jeux de pouvoirs, de duperies. Lea Drucker est diabolique, envoûtante, et capte notre attention durant tout le film. C’est malaisant, et somptueux à la fois.
Colleenette
Colleenette

2 abonnés 12 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 23 septembre 2023
Passez votre chemin .... film scandaleux ou une belle mère couche avec son beau fils ( relation donc incestueuse ) avec des scènes d'amour qui mettent mal à l'aise, un scénario vide tout comme la fin du film. Mis à part cela il ne se passe presque rien mise à part le chantage entre belle mère et beau fils pour révéler l'affaire du côté du beau fils et au contraire de ne pas la révéler du côté de la belle mère qui a bien plus à perdre ( pêle mèle son mariage avec le père, possiblement la garde de ses filles, sa maison et bien évidemment sa carrière d'avocate renommée aux affaires familiales ou elle s'occupe toute la journée de jeunes à problèmes ).

On se demande comment une telle histoire peut être crédible.
Flower 0478
Flower 0478

106 abonnés 440 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 septembre 2023
L'histoire est pas mal le père est sa femme qui accueil le fils de son mari et finalement elle se tape son fils dans le dos de son pauvre mari j'ai trouvé les scènes de sexe trop long voir parfois dérangeant le père décide de passer un tête à tête avec son fils pour lui prouver son affection et la le fils décide de tout raconter... Je découvre une Léa Drucker que j'aime bien comme actrice dans un rôle ici moins affectif je conseil d'aller voir quand même le film pour vous faire votre propre opinion.
Delphine Solange
Delphine Solange

15 abonnés 54 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 septembre 2023
Merci Catherine Breillat pour ce film remarquablement conduit, remarquablement joué (Léa Drucker: rhaaaaa lovely!). Étrange comme certains films sont si bien écrits que l'on croit immédiatement à ses personnages...
Quel suspense! Et, cerise sur le gâteau: quel savoureux coup de pied de l'âne à cette époque "normopathe" (merci aussi pour ce nouveau mot que je fais mien aujourd'hui). Pasolini aurait adoré.
JB D
JB D

9 abonnés 35 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 septembre 2023
Retour en fanfare de Catherine Breillat après le beau « Abus de faiblesse » il y a près de dix ans. Derrière l’apparente simplicité d’un drame bourgeois se noue un récit complexe sur le regard et l’emprise amoureuse, loin des colifichets chabroliens qui le menaçait. C’est que Anne, avocate de la défense des mineurs, va entamer une liaison avec le fils de son mari, un adolescent de 17 ans dans une jolie villa d’île-de-France.

En effet Breillat fait tableau dès qu’il s’agit de filmer le tabou moral et sexuel qu’elle entreprend de renverser avec une joie toute solaire, bien à l’encontre de son sujet et de ses lieux communs. Aucune épate formelle chez elle, mais une somme d’attentions et de petites broderies somptueuses (un mouvement d’appareil d’une bouleversante intelligence, un plan de visage renversé, une caméra qui se rapproche…) qui mettent à mal, et d’emblée, les lois apposées du regard sur l’inceste. En réalité, « L’été dernier » est avant tout un film d’une profonde ambiguïté parce qu’il est lumineux et caressant, plutôt que tragique et jugeant. C’est parce qu’un visage se défait que l’effet se joue, ou qu’un mot trop littéraire sort d’une diction où les fins de phrase retombent, que nos oreilles sortent du carcan du « film à sujet ». La morale, qui n’existe en fait pas chez elle et qui se fait la violation du droit de jouir, en fait les frais : formidable pouvoir qu’a Breillat de rendre plutôt aimable un personnage que l’on ne jugera pas plus haut que la taille des souffrances qui ne sont pas dites, mais subtilement distillées. La monstruosité, c’est ici d’abord la honte de la normalité et la perversion du mensonge qui transforme Anne en adulte démissionaire, irresponsable.

Alors qu’elle lui dit sa peur du vertige amoureux (qui n’est pas de tomber, mais d’avoir peur d’avoir envie de tomber), Anne se lance avec Théo dans un vaste programme d’auto-destruction que l’amour porté par ceux autour ne peut réfréner : une sorte de pathologie-poison où l’envie de vibrer enfin, de vivre libre de ses traumas anciens, donne au taureau la force de s’enfoncer ses propres cornes. Un petit peu comme les récits transgressifs de Bataille ou Oshima, Breillat partage le goût du risque et du seppuku, non par posture mais par intelligence de la position ; l’humanité que recelle cet amour pas bon est aussi une forme de menace qui s’étend à tous, une mauvaise herbe que l’on a peine à couper dans nos jardins intérieurs. Breillat met en scène la pulsion, et par là-même une humanité qui se débine dans la fange de ses propres mensonges honteux. Quand le secret commence à tout dévorer, on devine le personnage ne plus savoir qu’elle ment.

Il y a aussi l’art consommé de savoir filmer le sexe comme une splendeur à la fois engagée et distante, un moment qui se fait définitif dès que le chemin en est pris. On suit alors cette histoire belle et sordide comme une question sans réponse, un échec de la vie dans un court terme dont les conséquences ravageuses seront remises sous le tapis grâce à l’amour inattentif des hommes. L’alliance qui brille discrètement dans la nuit, beau détail littéraire sur lequel se referme le film, renonce à faire tomber le couperet sur son personnage, mais l’invite plutôt à continuer de tomber dans son mensonge, devenu norme et vérité.

Revient alors frontalement le génie de direction d’acteurs (Drucker, Kircher, Rabourdin, sont extraordinaires), l’écoute attentive aux choses de la vie qui irradient l’écran et le transfigure, des lignes de dialogue que peu de cinéastes français savent écrire et diriger avec une telle oreille, et cette nécessité de filmer ce qui se passe sur le visage de quelqu’un qui tombe, plutôt que de se complaire sur le choc à terre. C’est dans cet intervalle que Breillat s’affirme enfin comme une cinéaste de la sagesse, fusse-t-elle filmée dans les voiles de la subversion. Et bien sûr, c’est le visage de Tadzio qui revient en tête lorsque, prise dans les mensonges de la nuit, Anne ferme définitivement la porte et remonte dans le lit conjugal avec l’image d’un spectre qui aura changé sa vie. Comme chez Visconti, la beauté est une hantise qui a le pouvoir de tout détruire.
juste1zeste
juste1zeste

2 abonnés 61 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 septembre 2023
Tout cela est quand même bien prévisible. Et assez improbable (mention spéciale à la dernière scène), et puis les gros plans assez moches sur les rictus de jouissance (ou de douleur?) de Lea Drucker sont d'une longueur interminable!
Jipéhel
Jipéhel

37 abonnés 195 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 septembre 2023
Sans tabou

Le film de Catherine Breillat, qui n’était pas revenue au cinéma depuis 2014, a été sans nul doute un des moments forts de la sélection de Cannes 2023. Un drame mâtiné de thriller de 104 minutes qui font évidemment beaucoup parler. Anne, avocate renommée, vit en harmonie avec son mari Pierre et leurs filles de 6 et 7 ans. Un jour, Théo, 17 ans, fils de Pierre d’un précédent mariage, emménage chez eux. Peu de temps après, il annonce à son père qu’il a une liaison avec Anne. Elle nie. On ne peut que regretter que ce pitch en dise beaucoup trop long. Mais, il n’empêche qu’on est quasi hypnotisé par cette histoire d’emprise amoureuse montrée frontalement et crûment par la réalisatrice de Romance, A ma sœur !, ou Abus de faiblesse. Sans doute le meilleur Breillat.
Voilà une cinéaste qui aime filmer le corps et le plaisir charnel… et il faut dire qu’elle le fit toujours très bien. Elle apprécie aussi les histoires scabreuses, sulfureuses, mais sait toujours éviter l’obscénité. Toujours sur le fil, mais rester en équilibre est tout un art, c’est ce lui de Catherine Breillat. Au-delà de la question de l’inceste – et encore le débat est-il ouvert -, ce qui l’a passionné avant tout c’est le mensonge proféré est la force de persuasion pour faire croire à l’incroyable. En vérité, cette histoire tient à la fois de l’univers de Bergman et de celui d’Hitchcock. L’intrigue est sombre et pourtant filmée de manière solaire. Un contraste qui amplifie sans doute encore la noirceur du propos. Ces visages et ces corps nus filmés au plus près font de Catherine Breillat, la réalisatrice des émotions. Certains trouveront la « morale » de ce film contestable, voire détestable, mais le politiquement incorrect a aussi ses charmes. Et ce film n’en manque pas. Et puis quel casting !!!
Léa Drucker écrase tout sur son passage. Glaçante ou brûlante de désir, elle éclabousse ce film de tout son talent. Le jeune Samuel Kircher, au charme absolu, - frère de Paul et fils de Jérôme et d’Irène Jacob… belle filiation ! – qui tenait déjà le rôle principal du dernier film de Christophe Honoré, a une belle carrière qui s’annonce devant lui. Ajoutons les prestations impeccables d’Olivier Rabourdin et de Clotilde Courau, et on aura une idée de l’excellent casting qui sert ce film maîtrisé dans l’écriture comme dans la réalisation. Un drame qui nous dit que toute la lumière du monde ne permettra jamais d’élucider l’opacité d’un être jusqu’à l’inoubliable dernier plan d’un film qui ne garde bien de porter un jugement. Chacun fera le reste du chemin.
Herve Antonetti
Herve Antonetti

4 abonnés 34 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 septembre 2023
Un scenario qui met mal à l'aise, des scènes qui trainent en longueur et une fin incompréhensible. Je n'arrive pas à comprendre comment une actrice comme Léa Drucker ai pu se perdre dans ce type de film .
Danygermaine
Danygermaine

47 abonnés 12 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 septembre 2023
Ce film parle de la relation incestueuse d'un homme couchant avec sa belle-fille de 17 ans. Ah non pardon, ce film parle de la relation fougueuse d'une femme couchant avec son beau-fils de 17 ans. Pour le reste : Léa Drucker est parfaite comme toujours. A part ça... la photographie est assez laide, les scènes de sexe sont longues et cadrées de manière insupportable, le jeune acteur tout en mollesse et en nonchalance n'a rien de séduisant. Seule la réplique finale remonte un poil le niveau. Pour moi c'est très raté, et surtout très malaisant.
Claude Myquel
Claude Myquel

16 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 septembre 2023
belles images belle lumière,belle musique bons acteurs mais on s'ennuie un peu et on n'arrive pas a croire auix personnages; gros plans dfe visages prolongés gratuitement jusqu'au malaise, présence des deux petites filles inutile et génante, on cherche le sentiment dans cette prédominance du physique en vain bravo pour la fin qui surprend heureusement
Blankovitch
Blankovitch

71 abonnés 262 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 septembre 2023
Je me demande en sortant quel était le sujet du film. Le consentement ? Les traumatismes ? L'ascension sociale ? Quoiqu'il en soit le film est moche en tant qu'objet de cinéma , la réalisation très poussive et maladroite, les dialogues sonnent souvent faux.
Le scénario est plutôt bon pourtant et oui Drucker et le jeune acteur font tout pour tenir le film. J'aurais été curieux de voir quel accueil le film aurait reçu si la belle-mère avait été un beau-père et si le beau-fils avait été une belle fille (comme dans beau-père avec Dewaere) .... Sans doute qu'aujourd'hui le film ne serait pas sorti.
Bref un film dispensable.
Clem Lepic
Clem Lepic

63 abonnés 364 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 septembre 2023
J'ai bien aimé ce film, qui fait réfléchir et ouvre plein de pistes d'analyses.
Léa Drucker aurait dû indiquer, en tant qu'adulte/parent, à Théo la limite à ne pas franchir, comme à un enfant, mais elle se laisse entraîner par sa jeunesse, sa tête d'ange. Sauf qu'il est encore mineur (17 ans, même si sa maturité sexuelle est clairement atteinte, il a d'ailleurs des relations sexuelles assumées avec des filles de son âge), et qu'il est le fils de son mari. Alors qu'elle demande à ce que la première fois ne récidive pas, Léa Drucker n'arrive pas à se passer du sexe de Theo. On assiste d'ailleurs à des scènes de cul qu'on a rarement vues aussi longues à l'écran.
Quand elle décide de mettre un terme à la relation, Théo le prend très mal.
Si Theo a un côté manipulateur ayant le but de faire du mal à son père, Léa Drucker a un pouvoir destructeur :
-sur Theo qui apparemment eprouve de vrais sentiments et est pris pour un menteur par son père,
-sur son mari, qui se doute de la violente et amorale vérité (notamment au dernier plan où elle a tardé à remonter et elle revient glacée dans le lit),
-et sur elle-même parce qu'elle risque de ne plus pouvoir exercer sa profession d'avocate et elle se fait la frayeur de faire exploser sa famille à laquelle elle tient tant.
Des trouvailles :
-le passage sur le vertige,
-la théorie des normopathes,
-Léa Drucker qui fait balancer son talon dans son dos, allongée, tel le dar d'un scorpion, prêt à tuer sa victime.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 568 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 septembre 2023
Ai vu le dernier film de Catherine Breillat, "L'été dernier". J'avais adoré "Romance" et "A ma soeur". Avant tout Catherine Breillat est une très grande réalisatrice. Pas un cadre qui ne soit composé et mis en lumière avec le soin le plus extrême, pas une scène qui ne soit chorégraphiée avec art et fluidité au millimètre près. Tout est pensé, justifié pour donner le plus de vie et de naturel possible. Catherine Breillat est également une directrice d'acteurs hors pair. Elle sait transcender l'amateur dont c'est le premier film et faire totalement oublier l'actrice connue derrière son personnage. Théo 16 ans, dont les parents sont divorcés depuis sa petite enfance, vient passer l'été chez son père et sa femme Anne. Théo est insalissable, peu aimable, arrogant, frondeur, manipulateur, à fleur de peau et attendrissant tout de même. Anne dont la plus grande peur est la chute sociale va tomber sous le charme de cet ange de la jeunesse. Lea Drucker une fois de plus est impériale et sait donner toute une palette de nuances subtiles et variées à l'ambiguïté. Immense incarnation. Samuel Kirchner dont c'est le premier film est époustouflant d'autant plus que sa partition est très variée et difficile. "L'été dernier" enchaine des scènes magnifiques d'intensité avec des facilités et des incohérences de scénario qui sortent le spectateur du film. A plusieurs reprises alors que j'étais totalement aspiré par la tension et le propos du film, j'en suis sorti brutalement en me disant que cette scène, cette réplique, ce choix dramatique... était totalement impossible, qu'il n'était absolument pas logique et ne fonctionnait pas avec la psychologie du personnage tel qu'il nous était proposé. Et c'est vraiment dommage, car "L'été dernier" avait tout pour être une immense film. Il en reste un vrai objet superlatif cinématographique mais avec un scénario qui n'est plus tout à fait de son époque et qui fait parfois la part belle aux commodités.
wem
wem

21 abonnés 34 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 septembre 2023
Une tragédie épurée, sèche, solaire, très bien jouée. Catherine Breillat n'arrondit pas les angles, et c'est tant mieux; ça permet d'avoir un film qui dérange, qui pose interroge.
JRG
JRG

9 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 20 septembre 2023
Absolument abjecte.
Un film malsain à un point incomparable. Des dialogues à vomir, des scènes insoutenables à regarder … un manifeste de l'inceste et de la pression sur la parole des victimes. Incompréhensible de voir des films pareils produits et distribués. Abjecte.
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