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wem
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4,0
Publiée le 20 septembre 2023
Une tragédie épurée, sèche, solaire, très bien jouée. Catherine Breillat n'arrondit pas les angles, et c'est tant mieux; ça permet d'avoir un film qui dérange, qui pose interroge.
Absolument abjecte. Un film malsain à un point incomparable. Des dialogues à vomir, des scènes insoutenables à regarder … un manifeste de l'inceste et de la pression sur la parole des victimes. Incompréhensible de voir des films pareils produits et distribués. Abjecte.
Un film qui surprend. C’est le retour de flamme d’une filmographie que l’on pensait éteinte. Catherine Breillat revient au cinéma dix ans après son dernier opus (Abus de faiblesse) et après bien des problèmes personnels (notamment de santé – elle est hémiplégique). C’est aussi un film qui se distingue nettement de ceux tournés durant la majeure partie de sa carrière (Romance, À ma sœur, Anatomie de l’enfer…). Plus classique, subtil et pudique, moins provoc’, outrancier et démonstratif. Si l’histoire (remake d’un film danois, Queen of Hearts) est une nouvelle fois relative à une forme de transgression (une histoire d’amour entre une femme et son beau-fils ado), l’approche est donc plus posée, plus sensible aux non-dits, bien que factuellement explicite. Toujours dérangeante, mais sans artillerie lourde. D’une grande précision en termes de dialogues, de progression dramatique et de mise en scène. À l’essentiel. Un essentiel qui va fouiller dans les zones d’ombre d’un personnage lumineux, là où s’opposent passion et raison. Dans des zones de monstrueuse beauté, jouissive et délétère. Dans cette approche, il est moins question de morale que de sphères intimes et sociales. À la clé, un beau portrait de femme, complexe et troublant, entre la tentation de la chute et l’esprit de conservation. Une femme tout en conflits intérieurs, tout en paradoxes et ambiguïtés (entre ses vies professionnelle et personnelle), dont les pulsions au présent sont comme les résonnances troublées d’un passé tourmenté, à peine mais suffisamment évoqué dans le film. À la clé, également, une critique feutrée de la bourgeoisie, carcan bien-pensant, hypocrite. « Normopathe », comme il est dit dans le film. Un univers du compromis, prêt à tout pour la préservation de ses contours et apparences, comme le suggère la dernière scène, sombre et brillante. Pour cette critique de la bourgeoisie, on songe à Chabrol et notamment à son film Juste avant la nuit. Concernant le personnage de Théo, on songe au Tadzio de Mort à Venise et au parfum d’amour vénéneux cher à Visconti. Beau tissu référentiel, déployé avec intelligence. Enfin, et surtout, on ne peut qu’être admiratif face à la prestation de Léa Drucker. La douceur et la tension. Le feu et la glace. D’une perfection fascinante.
Un film manquant de sensualité, peu esthétique et longuet malgré la qualité de l'interprétation de Léa Drucker, impeccable. La critique complète sur https://le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.com/2023/09/lete-dernier-de-catherine-breillat.html
Je suis sidérée... Ce film est d'un vide, MAIS D'UN VIDE. Ayant vu la bande-annonce avant d'aller voir le film, je peux vous assurer qu'il n'y a rien de plus que le scénario présenté durant celle-ci. Les personnages sont des clichés vus, revus et re-revus. Je pourrais vous citer au moins 5 autres films avec les mêmes personnages copiés-collés... L'histoire n'est même pas crédible. Qu'est-ce qu'une mère de famille accomplie de 50 ans voudrait faire avec un ado morveux qui crapote à longueur de journée et laisse ses caleçons et ses canettes de coca traîner sur le sol de sa chambre ? Les scènes de sexe sont longues, laides inintéressantes, répétitives et comblent un évident vide scénaristique. Passez votre chemin, ce film est sans intérêt et il n'y a pas de fin.
Un film bizarre, qui laisse , certes, une impression de déjà vue en terme d'histoire - effectivement, Phèdre à été écrit au 17ème siècle...- et en même temps, on est pris dans l'histoire amoureuse de ses 2 personnages principaux sans etre forcement mal à l'aise. Léa Drucker est supersonique, en total contre emploi de l'image qu'elle laisse à voir habituellement. Jeu d'actrice génial, filmé avec beaucoup de gros plans, notamment autour des regards. Un film de facture plutôt classique mais dans lequel on est plongé en attendant le dernier plan (meme si dernier rebondissement précèdent est un peu too much)
Léa Drucker signe ici en premier rôle un film assez esthétique, et surprenant, une belle prestation. Le spectateur rentre dans l’intimité de cette famille et tellement intime que ça en devient difficile à regarder, limite gênant, c’est sans doute ça aussi la force du film ! Un sujet déjà abordé par Cécile de France il y a peu avec « la passagère » avec une différence ultime : le côté vicieux de chacun, la loi de ce que l’ont veut avoir ou ne pas perdre dans la vie, intéressant et malaisant ! Fort !
On est bien emmené dans la progression du désir jusqu'au basculement. Les scènes sensuelles sont joliment filmées et interprétées, au plus près et sans voyeurisme si ce n'est le plaisir féminin. La manipulation du mari par sa femme est bien amenée. L’ado (Samuel Kircher) tient bien son rôle. Un certain rebondissement à la fin est peu crédible. Les intonations de Lea Drucker sont parfois un peu récitées. Pourquoi Y Aller: Pour les bonnes raisons ci-dessus. On est vraiment immergés dans cette famille et ce qui s'y passe, incluant les deux petites filles adoptées par ces parents plutôt agés mais qui font beaucoup pour elles. L'image est très belle Pourquoi ne pas Y Aller Si on trouve le sujet malsain On a un peu de mal à croire au twist final même s'il était probablement nécessaire à parfaire la copie sulfureuse
L’Eté dernier contient dans son titre l’idée de fatalité, l’adjectif dernier signifiant moins ici « de l’an passé » qu’« ultime » : soit l’échauffement des corps et des cœurs ouvre sur l’achèvement de l’innocence d’une part, celle d’un adolescent confronté à la brutalité et à la complexité des sentiments, et sur le pas de côté occasionnel d’une avocate spécialisée dans la protection de l’enfance d’autre part, qui voit sa vie rangée et ses convictions voler en éclats. Le film veille à rendre naturelle et spontanée cette relation interdite, choisissant le schéma de la recomposition familiale comme le faisait le mythe antique de Phèdre, une belle-mère amoureuse de son beau-fils – à la différence près que leur passion est réciproque et consentie – pour mieux représenter avec beauté le besoin d’étreindre l’autre ; dès lors, nous spectateurs acceptons une telle union, nous nous y identifions sans scandale aucun, ce qui en soi relève du scandale ! En choisissant une représentante de la loi que ses fonctions auraient dû écarter de telles pratiques, Catherine Breillat montre que les êtres ne sont pas faits de lois mais de chair et de désirs ; elle compose une œuvre à contre-courant des préoccupations actuelles en interrogeant la valeur des normes sociales et des textes de loi, perçus tout à la fois comme des garanties offrant protection et encadrement aux victimes – le cas de l’adolescente éloignée de son père – et comme des remparts à l’épanouissement plein et entier du cœur humain, qui conduisent les partenaires à se comporter en monstres. En effet, nulle victime ici, nulle rupture de consentement, mais la lutte entre deux êtres qui se déplace depuis l’opposition de caractères vers la passion tumultueuse et insatiable, lutte qui semble inhérente à la nature humaine (voir à ce titre le silence d’Anne sur son passé). La cinéaste se saisit d’un microcosme bourgeois, cible habituelle des films de Chabrol notamment, pour mieux le révéler dans son mélange de conventions et de marques sincères d’attachement, en témoigne la séquence intime entre Anne et son mari. Ce que l’on retient, à la sortie de L’Eté dernier, est la complexité du cœur humain. Breillat refuse de juger ses personnages et d’en faire des criminels : elle les suit sans complaisance dans leurs ébats ouvrant sur des débats moraux qui découlent moins des individus que de la société normative qui les gouverne. Sa pudeur à l’image surprend, constitue sa plus grande force en ce qu’elle permet une douceur synonyme d’harmonie (temporaire) dans une relation jugée incestueuse et dans un monde sinon chaotique. Un immense long métrage porté par de remarquables comédiens.
Ennuyeux, prévisible, rempli de clichés. Cerise sur le gâteau si je puis dire, quelques orgasmes interminables de Léa Drucker. De bons acteurs ne suffisent jamais à faire un bon film. Dommage
Superbe intrigue amoureuse qui se dénoue Dans sa 2 eme partie et là on voit tout le talent de Léa drucker.des lenteurs dans la 1ere partie. Très bons interprètes.on passe un réel bon moment.
Pas crédible du tout, autant les personnages que l'histoire. Et les scènes de sexe (beaucoup à mon goût) sont sans passion et sans désir, aucun sentiment ne s'en dégage... Dommage!