L'Été dernier
Note moyenne
3,1
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237 critiques spectateurs

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No Quarter
No Quarter

9 abonnés 539 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 février 2024
L'histoire est assez banale mais son traitement est intéressant et surtout ses interprètes sont à la hauteur. Cependant il y a peu ou pas de surprises, pas de climax, des scènes de sexe assez édulcorées (les ados d'aujourd'hui ont accès à pléthore de sites pornos qui offrent moulte situations et scénarios...). On reste sur sa faim.
Luuuuuuuuc
Luuuuuuuuc

26 abonnés 855 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2024
« Aux assises, les victimes font souvent figure d’accusés. »

Catherine Breillat, vieille routière du bouillonnement cinématographique expérimental du début des années ’70 qui vit la libération des mœurs s’inscrire dans des œuvres plus ou moins ouvertement pornographiques, n’a jamais été considérée comme féministe et ne s’est jamais revendiquée comme telle même si les femmes et leur quête d’identité à travers désirs, plaisirs et questionnement du sentiment amoureux « idéaliste », comme elle le dit elle-même, sont au coeur de sa vaste et éclectique filmographie. Dans les faits, il lui arrive souvent de prendre des histoires d’objectivation du corps comme il en existe tant dans un cinéma qui a tant fait pour la culture du viol, et d’inverser les rôles. C’est encore le sujet de L’Été Dernier, adapté du film danois Dronningen (May el-Toukhy, 2019), où une grande avocate cinquantenaire spécialisée dans les affaires d’abus sexuels, Anne/Léa Drucker, tombe amoureuse de son beau-fils de 17 ans, Théo/Samuel Kircher quand ce dernier vient vivre chez son père, le mari d’Anne, donc.

Si on y ajoute le parfum de scandale qui a émaillé la carrière de Catherine Breillat (qu’on pense à Romance, 1999), on peut s’attendre à un film tendu, malaisant parfois, assumé toujours. Au début, on peine pourtant à s’accrocher réellement à une histoire prévisible et lente, ponctuée de gros plans certes perturbants dans leur quasi immobilité et des effeuillages de Léa Drucker qui assume apparemment sans peine l’évolution physique de la maturité et l’alcoolisme de son personnage, mais globalement clichés. L’interprétation est assez fade et parfois inaudible, sans relief, sans âme. La bande son est assez chaotique, ce qui fait même penser qu’il n’y en a quand retentit le générique de fin et la voix de Léo Ferré. Les quelques brefs morceaux qui apparaissent ici et là sont en réalité signés Kim Gordon, ancienne membre des Sonic Youth.

On se dit alors que L’Été Dernier aurait pu être un film sulfureux, à la manière de certaines œuvres de Michel Deville dans les années ’80, voire un manifeste il y a 40 ans, mais qui s’égrène, dans sa première heure toujours, à la façon d’un film bourgeois, pas inintéressant, loin de là, mais sans réelle originalité, parfois moralisateur, voire digne, à certains moments, d’un scénario pseudo-incestueux comme c’est la mode sur les sites porno populaires.

L’oeuvre rebondit pourtant dans la dernière demi-heure pour délivrer son véritable message, autrement plus corrosif et malsain que l’aventure qui le précède et le génère. Et c’est précisément là que se décline tout le talent de l’auteure qui ausculte alors au scalpel les émotions de ses personnages sur leurs visages abîmés. Le trait bourgeois ne servait qu’à mieux le disséquer pour en révéler sa part de non-dits et d’hypocrisies, comme autant de valeurs surannées.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 742 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 juin 2025
Portée par sa réalisation contemplative, "L'été Dernier" de Catherine Breillat est un bon film de l'année 2023. Malgré quelques lenteurs, le film prend une tournure assez intéressante, et tout ceci par la performance de Lea Drucker ainsi Samuel Kircher (qui est une révélation !).

Son rythme lent a l'avantage de donner de magnifique plans, accompagné d'une belle photographie.

Un bon film
Alex Motamots
Alex Motamots

10 abonnés 387 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 février 2024
Un film un peu lent qui prend le temps de faire évoluer la relation entre les deux amants.
Des discussions très feutrées toujours avec un verre de vin à la main.
Un film très esthétique dans de beaux décors avec de beaux personnages stylés.
Des personnages au fort caractère qui m'ont posé question : amour ? emprise ?
Mais au delà de son caractère léché, ce film ne me restera pas longtemps en mémoire.
Chanblo
Chanblo

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 février 2024
Film un peu troublant , les scènes de sexe sont ! un peu gênantes ´, le père peu convainquant , Léa Drucker plutôt bonne . Relation entre la belle mère et son beau fils dérangeante , mais c’est le film ! ….
Guillaume LR
Guillaume LR

43 abonnés 157 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 février 2024
Une femme, avocate pour mineurs, commence une liaison avec le fils lui-même mineur de son mari.
Sujet délicat qui m’a profondément dérangé. Difficile de savoir la position de la réalisatrice face à ce sujet qui entraîne forcément des polémiques. Pourtant le rôle qu’elle donne au jeune acteur laisse entrevoir une fascination à mon sens malsaine. Longs plans fixes sur l’acteur qui ne cesse de minauder et de se pavaner torse nu et chemise ouverte, essayant de justifier l’attirance physique qu’il entraine. Difficile de croire que la réalisatrice elle-même à travers cadre n’est pas sensible aux charmes de son personnage. Le jeu de l’acteur n’est selon moi pas du tout à la hauteur d’un lolita boy que j’aurais aimé plus subtile. Léa Drucker fait le job avec brio, comme d’habitude, et son personnage exaspère très vite de tant de bipolarité. Olivier Rabourdin est très bien aussi et prend les coups de son personnage maltraité avec beaucoup de classe. Dur pour lui cette année entre L’autre Laurens et L’été dernier…). Autre personnage complètement sous exploité et mal écrit, celui de la sœur et confidente. Oubliée puis réintroduite dans une scène ridicule de distribution de cadeaux à noël. Catherine Breillat nous dit filmer l’ultra intimité, et pourtant même là elle échoue selon moi. Les plans de relations charnelles sont maladroits, et l’acte en lui-même peu représentatif de la passion sensée les dévorer. Sûrement d’ailleurs à cause du jeune âge de l’acteur, à peine majeur au moment du tournage.
Joël DI DOMIZIO
Joël DI DOMIZIO

16 abonnés 130 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 février 2024
​Retour de la sulfureuse Catherine Breillat qui n'avait pas tourné de films depuis 10 ans.
J'ai vu pratiquement tous ces films depuis "36 Fillette" sortie en 87, et j'aime bien le cinéma proposé par cette réalisatrice.
Il y a beaucoup d'ambiguïté dans ce dernier opus, et Léa Drucker s'avère magistrale dans un rôle très complexe.
Après l'apparition dans le paysage cinématographique de Paul Kircher (qui joue le personnage principal du Lycéen de Christophe Honoré), on découvre son frère Samuel dans ce film ! Deux talents en devenir !
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 février 2024
La contrainte d’un déni, les troubles du premier amour, sous le soleil estival Catherine Breillat effeuille « la fleur du mal » dans un champ d’interdits pour cette belle mère séduite par le fils de son mari. Dans un confort agréable , l’adolescent revendique son indépendance, en opposition à l’autorité paternelle. Sur cette opposition se construit une idylle inattendue entre le garçon et la jeune femme, lui follement amoureux, elle tout à fait séduite mais consciente des enjeux de leurs rapports. Il est difficile au spectateur d’échapper à la contrainte de cette histoire, que Catherine Breillat assume de manière délicate ( mise en scène posée, au plus près des visages, lumière rayonnante … ) dans un cadre à peine sulfureux, qui évoque l’inceste, mais prône le bel amour. La fusion est explosive raconte la cinéaste qui de la moralité rejette toute tension bourgeoise au profit d’un désordre amoureux dévastateur. Catherine Breillat dans la perfection de sa mise en scène bénéficie de partenaires de choix Léa Drucker sublimée, Samuel Kircher saisissant ( son premier rôle au cinéma ! ) , Olivier Rabourdin , affirmé !
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
jroux86
jroux86

17 abonnés 47 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 février 2024
Si l’interprétation de Léa Drucker, aussi ambiguë qu’impressionnante d’autorité, mérite d’être saluée, il ne faudrait pas oublier la part de la mise en scène dans ce qui fait la réussite de ce film. La comédienne, qui campe ici un personnage de Phèdre moderne, a été particulièrement bien dirigée : la longueur de ses silences, laissant planer l’incertitude sur ses réactions ; la façon dont elle est installée à l’intérieur du cadre, souvent bien au centre dans une position de puissance ; ou au contraire lorsqu’elle n’y ait présente que partiellement, voire pas du tout, ce qui ne met que plus en valeur l’autorité de sa voix, la force de son argumentaire (elle est avocate, ça aide), les mots venant littéralement percuter les visages interdits des autres personnages, le beau-fils mais aussi le mari, filmés eux en gros plan. Tout cela est à mettre au crédit de Catherine Breillat, qui a su parfaitement jouer de la présence souveraine de son actrice pour distiller le trouble sur un sujet quand même assez risqué. Là aussi, sur la question du sujet traité - une relation incestueuse - tout est subtilement amené, sans effet de surdramatisation, comme par exemple dans la scène du premier baiser qui arrive tout à fait simplement. La passion entre le fils du mari et la belle-mère n’en est que plus crédible. Enfin, dernier point qui mérite d’être salué : le final, particulièrement réussi. Un fondu au noir absolument sublime sur lequel vient s’ajouter le non moins sublime "Vingt ans" de Léo Ferré, artiste sulfureux lui aussi et choix musical très judicieux de la part de la réalisatrice. Une musique, une image et un dernier éclat discret (mais pas innocent) de nature à imprimer durablement la rétine et l’esprit, venant clore un film qui aura réussi son pari : troubler.
clement22
clement22

5 abonnés 25 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 janvier 2024
Une tension magistrale menée d'une main de maître du début à la fin. On en n'attendait pas moins de Catherine Breillat. Impressionnant.
Jeanne
Jeanne

2 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 janvier 2024
Mise à part le couple, les acteurs ne sont pas bons
Le rythme est lent et ennuyant
Le film ne prend pas
Le scénario aurait pu être intéressant
C’est dommage
CREOTIVEMEDIA
CREOTIVEMEDIA

109 abonnés 297 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 janvier 2024
Le cinéma français voit le retour tant attendu de la réalisatrice Catherine Breillat avec son 15ème long-métrage, "L'Été dernier". Après une décennie d'absence, Breillat revient avec une œuvre cinématographique percutante, abordant avec subtilité le thème de l'amour interdit au sein d'un contexte bourgeois.

Le film met en scène Anne, une avocate renommée, interprétée de manière magistrale par Léa Drucker, aux côtés de son mari Pierre et de leurs deux jeunes filles. L'intrigue prend un tournant inattendu lorsque Théo, le fils rebelle de Pierre issu d'un mariage précédent, emménage chez eux. Ce choix narratif donne naissance à une histoire d'amour complexe et délicate, faisant écho aux tabous de la société.

Léa Drucker offre une performance exceptionnelle en incarnant Anne, une personnalité troublante qui se trouve au cœur de cette histoire. Sa capacité à exprimer la complexité émotionnelle du personnage contribue à la richesse du film. Samuel Kircher, dans le rôle de l'adolescent rebelle Théo, se révèle être une nouvelle étoile montante du cinéma français. Son interprétation captivante réveille le goût de la liberté et de la jeunesse chez la femme mûre, créant une dynamique fascinante entre les personnages.

Le traitement de l'amour interdit par Breillat est salué par la critique. Les médias affirment que la réalisatrice "déniche le beau dans l'impur", soulignant ainsi sa capacité à explorer des thèmes délicats avec grâce et sophistication. L'Obs qualifie le film de "choc" tandis que Le Canard Enchaîné le décrit comme un "superbe film d'amour ravageur".

Avec "L'Été dernier", Catherine Breillat prouve une fois de plus son talent en tant que cinéaste accomplie, offrant au public une expérience cinématographique inoubliable, marquée par des performances éblouissantes et une exploration audacieuse des frontières de l'amour.
Pseudofile
Pseudofile

14 abonnés 507 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 janvier 2024
Que dire de ce film qui nous raconte une histoire sexuelle et/ou amoureuse entre un adolescent tellement cliché qu'il en est insipide et sa belle-mère qui l'est un peu moins mais dont le parler croque bien l'univers de la bobeaufitude. Rien à reprocher à l'actorat qui incarne bien les divers personnages, même les deux petites filles qui jouent le rôle des adoptées, sortent agréablement de l'ordinaire de ce que jouent généralement les enfants de cet âge. Dommage que le seul personnage qui m'aie semblé intéressant dans le film - à savoir, le mari de la soeur de l'avocate - ne fasse pas partie de l'intrigue. De fait c'est la non-histoire de ce film qui est gênante. C'est totalement vide. Ca veut parler d'inceste, mais il n'y a aucune filiation entre un ado et sa belle-mère, de plus la majorité sexuelle e France est à à 15 ans hors il en a 17. On se retrouve donc dans les faits avec un simple scénario de tromperie d'une homme par son fils avec une femme qui n'est pas la mère de ce fils.
Pas de quoi hurler "c'est très grave" comme le confrère avocat le fait dans le film, cela ne concerne que le domaine privé de trois protagonistes. D'ailleurs comment ce jeune homme paye ses frais d'avocats sans piocher dans les poches de Papa qui pour le coup serait informé de ce qui se trame. Et les détails intimes dont le fils aurait prétendument parlé pour prouver ses dires, et bien ils sont évincés du scénario en une espèce de tire-bouchon final, final qui donne l'impression que la réalisatrice ne savait pas comment terminer son film. Film qui donne en permanence un aspect artificiel des comportements et des situations. Sans parler de certaines langueurs dans les plans. Les scènes de copulation sont longues et sans imagination, idem pour les plans - souvent gros - nous montrant des gens pris dans leurs pensées; ça dure...
Je finirai par un détail qui montre le niveau de superficialité de l'ensemble
Comment expliquer qu'une femme avocate et donc supposée responsable choisisse de rouler dans une voiture de passionné comme le cabriolet de collection qu'elle conduit plutôt que dans une stannah comme son mari, dans laquelle elle pourrait installer des sièges-enfant à l'arrière. Et que lorsque qu'elle a un accident par sa seule faute, n'est perturbée ni par le fait qu'elle aie abîmé la voiture (qui est un véhicule plaisir je précise, en total décalage avec le rendu du personnage qui ne témoigne d'aucune passion) ni par celui que ses deux filles non attachées auraient pu être projetées hors du véhicule qui plus est décapoté. Elle le mentionne à peine et cela n'émeut pas davantage le mari. Un piètre film en somme, mais bien joué.
elriad

518 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 janvier 2024
Hormis la prestation saluée à juste titre de Léa Drucker, ce film au scénario ennuyeux, ampoulé et artificiel, manque de coffre et de passion malgré ses scènes de sexe qui semblent posées pour noyer la vacuité du rapport entre cette femme inconsciente et cet ado narcissique et manipulateur.
A l'arrivée, le film de Catherine Breillat manque de modernité, comme un ersatz d'un film de Rohmer qui aurait vieilli, avec le temps.
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 janvier 2024
On franchit toutes les étapes au long de ce film à la fois très énervant et magnifique.
Catherine Breillat nous montre avec beaucoup de subtilité la montée du désir charnel (amoureux ?) chez la femme, ici une bourgeoise de province saisie par une débauche bovaryenne et dont l'objet, incestueux, est le fils adolescent de son mari. L'affreux jeune homme que le spectateur ne peut que détester devient peu à peu une victime aimable.
Bref, on navigue entre un sentiment de malaise face à une liaison interdite et une obligation de respect envers une attirance amoureuse qui dépasse toutes les frontières.
Interprétation de haut niveau.
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