L'idée du film est excellente à la base car oui, oui et oui et la réalisatrice l'a bien compris : "Mais après tout, les femmes se sont, au fil des siècles, grimées en homme pour être médecin, avocat, professeur, donc il est fort probable qu'un tel cas se soit présenté dans la réalité." Il va y avoir quelques twists qui n'en sont pas vraiment car trop évidents sur les grandes lignes mais, heureusement, les zones d'ombres restent passionnantes et les réflexions plus ou moins philosophiques et théologiques sont aussi pertinentes que nécessaires. On mettra d'abord un petit bémol sur la sous-intrigue du fils qui paraît superflue tant l'enquête principale de suffisait à elle-même, et dont l'issue est la plus limpide tandis que le curseur est poussé un peu trop loin vampirisant un peu l'intrigue principale. Néanmois, le jeune Maxime Bergeron est une jolie révélation et offre une vraie crédibilité notamment dans l'excellente scène du dîner. L'enquête est prenante et offre un prisme dense et inédit autour de la foi catholique et sur la place de la femme au sein même de l'Eglise du Vatican. En conclusion un film plein d'acuité, qui pointe du doigt la bêtise d'une institution arriérée qui est effectivement en train de mourir mais qui continue à se tirer des balles dans le pied. A conseiller. Site : Selenie.fr
Un excellent film qui traite avec délicatesse et subtilité un sujet encore tabou dans l'église. La bande son est remarquable ! (Comme par hasard, ceux qui n'ont pas aimé le film sont des hommes...)
Adaptation réussie du livre "des femmes en noir" d'A-E Lacassagne; Réalisation pleine de délicatesse, de belles ambiances et des dialogues justes, sans oublier quelques notes d'humour. Ce film ne laisse pas insensible, alimente réflexions et conversations avec les amis. Les personnages sont dirigés avec beaucoup de justesse, de sensibilité . Un film qu'on n'oubliera pas et qu'on a envie de recommander à ses proches
Magnifique ! Les thèmes abordés pourtant complexes, sont amenés avec humour, émotion et sérieux. Superbes plans tout au long du film. j’ai adoré l’interprétation de Catalifo, et une belle découverte avec le jeune Maxime Bergeron, touchant. Bravo et Merci à Virginie Sauveur, la classe !
Laissez-vous porter par ce film intelligent qui vous surprendra à bien des points de vue. Les sujets sont traités avec beaucoup de justesse et une atmosphère toute particulière. Madame Sauveur, pour votre premier film, je dis bravo et attends avec impatience le prochain.
Fabuleux ! Un très beau film qui pose de réelles questions sur la société et la place des femmes dans la religion catholique avec une belle photographie
Avec ces mots de l'évêque incarné brillamment par François Berléand, on comprend que l'on a affaire à un film qui, en plus de poser la question de la place des femmes, interroge une culture de la pudeur, du silence, voire du secret, qui sévit au sein de l'institution Église. Bien qu'elle m'ait captivé de bout en bout, il est possible pour d'autres de ne pas apprécier la trame principale qui est pour le moins assez invraisemblable. Mais cette façon de mener le film à la manière d'un "cold case" sert son dynamisme, de telle sorte que l'on ne s'ennuie jamais. Les dilemmes des personnages sont bien présentés. La beauté d'avoir la foi est mise en valeur, ainsi que la vie en communauté, sans minimiser pour autant les écueils de celle-ci. Au final, chacun étant enfermé dans son système ou dans sa manière d'appréhender la situation, personne n'est tout noir ni tout blanc (sauf leurs vêtements si on veut rigoler un peu....). N'est-ce pas le but du cinéma ? D'exposer la complexité de la pâte humaine, tiraillée entre les règles et le principe de réalité ? Rien que pour cela, ce film m'a beaucoup plu.
« Il n'y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu. » (Luc 12:2).
D’abord attiré par Karin Viard, qui déçoit rarement, et par le sujet. Etant non croyant, je suis tout de même attiré voir fasciné par tout le décorum des religions, surtout la catholique, dans laquelle j’ai baigné enfant (en vain donc.)… Cela commence plutôt bien ici. Une entame intrigante, une mise en place des personnages sans perte de temps. Le tout glisse immanquablement vers un académisme un peu suranné (surtout pour un premier film). La mise en scène est vraiment trop sage et le propos finit par être sans surprise. L’intrigue se scinde en deux, avec d’un côté l’enquête sur l’identité du prêtre décédé et de l’autre la vie privée de l’héroïne. Viard est donc comme (presque) toujours impeccable et on a plaisir à retrouver (enfin) Nicolas Cazalé au cinéma. Seul grosse faute de casting, on ne croit pas du tout à François Berléand en évêque qui fait du yoga ! Bref pas un chef d’œuvre que ce premier film de Virginie Sauveur mais cela se laisse regarder sans problème et j’ai plutôt apprécié.
Une histoire originale, pas banale, bien filmée. Karine Viard est comme presque toujours parfaite, son personnage est à la fois fort dans le professionnel et fragile dans la vie privée...un film très français.
A travers un scénario truculent et délicat, l’exploration du monde catholique à laquelle nous invite Viriginie Sauveur est à la fois nouvelle et sans concession. Et c’est là que MAGNIFICAT prend sa pleine force, parce que le film interroge sur la place des femmes dans une société où le pouvoir et son exercice est jusqu’alors réservé aux hommes. Ce film est nécessaire à plus d’un titre. Parce que c’est un premier long métrage et qu’il est porté par une réalisatrice. Parce que c’est une histoire d’émancipation conduite par un personnage féminin de 55 ans. Parce que ce film dénonce l’invisibilisation des femmes dans toute société patriarcale.
Un film beaucoup plutot audacieux dans son propos que j'avais imaginé. Le sujet, la place de la femme dans l'eglise, et notamment pourquoi pas une femme prêtre est plutot culotté dans cette période frileuse un peu coincée ou tout est tres vite sujet à polémique et a la censure. Une tres bonne surprise donc. Viard, Berleand et Catalifo sont excellents comme d'habitude.
Le premier long métrage de Virginie Sauveur évoque un scandale, celui provoqué par la levée du corps d'un prêtre qui se révèle être une femme. Librement adapté du roman "Des femmes en noir", d'Anne-Isabelle Lacassagne, ce film serpente dans les couloirs dune institution par certains aspects secrète, l'Église.
Que dire de ce film si ce n'est que j'ai eu une très bonne surprise en le visionnant. D'abord, il s'agit d'une histoire originale, peu traitée au cinéma, un film conduit comme une enquête, menée à travers les dédales d'un pouvoir resté puissant. Ensuite, c'est un film superbement mis en images et interprété par un casting très à son œuvre, Karin Viard en tête, convaincante dans le rôle de cette femme, dont on découvre, au fil de l'histoire, les propres secrets. François Berléand est lui aussi très à son aise dans le rôle de l'évêque et les seconds rôles sont tout aussi excellents, notamment le jeune Maxime Bergeron, qui joue Thomas, le fils de l'héroïne et qui se révèle prometteur dans le rôle tourmenté de cet ado à la recherche d'un père dont sa mère refuse de lui dévoiler l'identité. Et puis, l'air de rien, ce film pose de sérieuses questions de fond au sujet de l'Eglise catholique, sur l'ordination des femmes prêtres ou encore le mariage des prêtres. Le Chrétien que je suis est favorable à cette évolution de l'Eglise, qui doit s'inscrire dans son époque, comme l'ont fait d'autres religieux, surtout à une époque où les vocations sont en baisse. En bref, c'est un film dont l'histoire est tenue de bout en bout, au ton convaincant et bien servi par des acteurs et une réalisation impeccables et dont vous ne sortirez pas sans vous poser quelques questions et sans vous dire que vous avez assistez là à une belle réussite du cinéma français.