Fast & Furious – Quand la vitesse remplace le cerveau
Toretto règne sur les rues de Los Angeles comme un seigneur de guerre vrombissant, ses voitures tunées comme des armures de chevaliers modernes prêtes à te gifler à 250 km/h. Paul Walker débarque, sourire Colgate en avant, pour infiltrer la bande et choper les vilains qui braquent des semi-remorques. Mais à la place, il tombe amoureux de la vitesse et de la bromance avec Vin Diesel, ce chauve charismatique qui fait passer les moteurs avant les neurones. En gros, c’est Point Break avec des jantes chromées et des néons bleus sous le capot.
Les dialogues ? Un mélange entre un manuel de mécanique auto et une punchline d’ados de la zone. Les persos secondaires ? Aussi profonds qu’un flaque d’huile. Mais honnêtement, t’es pas là pour entendre Socrate philosopher sur le turbo-compresseur. T’es là pour voir des courses folles où les mecs changent de vitesse 14 fois sur 200 mètres, défiant la physique avec le sourire en coin. Et ça, le film le fait bien.
Vin Diesel, c’est comme un tank : lent, puissant, et impossible à arrêter une fois lancé. Le mec dégage plus de présence avec trois grognements qu’un monologue de Shakespeare. Son Dom Toretto, c’est un mélange de guerrier de Mad Max et de grand frère toxique qui t’apprend à régler ta bagnole mais te fout dans des embrouilles à mort.
Walker, c’est l’agent infiltré qui passe du flic propre au type qui pourrait te voler ta copine et ta voiture dans la même soirée. Son problème ? La loyauté : un jour flic, le lendemain dans le garage de Dom à boire des bières tièdes en mode "family forever". Mais bon, il faut avouer qu’avec ce charme, il aurait pu infiltrer n’importe quel gang et se faire adopter comme un labrador.
Soyons honnêtes, la seule chose qu’on retiendra de Fast & Furious, ce sont les bagnoles. Des Civic modifiées aux Muscle Cars, chaque scène est un hommage à la surenchère mécanique. Même si les plans défiant les lois de Newton te font lever les yeux au ciel, c’est beau à voir, un peu comme une explosion de feux d’artifice cheap à la kermesse du quartier.
Fast & Furious ne prétend pas être autre chose qu’un défouloir motorisé. Si t’espères un drame introspectif, retourne voir un Bergman. Ici, on appuie sur l’accélérateur, on esquive les flics et on ne freine jamais. Ça pue l’essence, les vestes en cuir et les dialogues de beauf, mais bizarrement, c’est jouissif.
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