Je viens tout juste de voir Fast and Furious de Rob Cohen, et même si le film a clairement marqué son époque, je reste un peu mitigé. L’ambiance début 2000 est assez savoureuse, avec ses voitures tunées, ses chemises trop larges, et sa bande-son bien sentie. Il y a un vrai plaisir coupable à plonger dans cet univers ultra stylisé où la vitesse est une religion. On sent que le film ne cherche pas la subtilité, mais plutôt à en mettre plein les yeux (et il y parvient plutôt bien).
L’histoire, quant à elle, est assez convenue : un flic infiltré dans un milieu underground qui finit par s’attacher à ceux qu’il doit faire tomber. Rien de bien nouveau, mais ça fonctionne grâce à une certaine alchimie entre les personnages, notamment entre Paul Walker et Vin Diesel. Ce dernier impose déjà une vraie présence, même si ses dialogues sont parfois un peu clichés. Paul Walker, de son côté, joue un personnage sympathique, même si un peu lisse. C’est peut-être ce qui m’a le plus freiné dans mon enthousiasme : j’aurais aimé plus de nuances, plus de profondeur.
Là où le film réussit bien, c’est dans l’action. Les courses sont bien filmées, dynamiques, et même si certains effets ont un peu vieilli, il y a une vraie énergie dans la mise en scène. On sent que le réalisateur veut nous faire vibrer à chaque virage, à chaque accélération. Et il y parvient, du moins sur le moment. Après coup, il ne reste pas grand-chose à se mettre sous la dent, mais le divertissement est assuré.
En résumé, Fast and Furious est un bon film pop-corn, typique de son époque, avec ce qu’il faut d’adrénaline et d’excès. Ce n’est pas un chef-d’œuvre, mais c’est un divertissement honnête. Je comprends pourquoi il a lancé une franchise aussi durable, même si, personnellement, je le considère surtout comme un point de départ sympathique, sans plus. Ma note de 3/5 me semble juste : correct, agréable, mais pas inoubliable.