Wake Up Dead Man : Une histoire à couteaux tirés
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233 critiques spectateurs

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legend13
legend13

297 abonnés 1 100 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 décembre 2025
Décidément, rien n’arrête Rian Johnson dans la saga qu’il a lui-même initiée en 2019. Son imagination semble sans limites, au point qu’on a l’impression qu’il pourrait encore nous pondre une bonne dizaine d’affaires inédites sans jamais tourner en rond.

Avec Wake Up Dead Man, le cinéaste plonge l’exquis Benoît Blanc — toujours interprété par un Daniel Craig très en forme — dans une petite ville isolée, placée sous l’influence d’un prêtre tyrannique qui tient davantage du gourou que du véritable homme de Dieu. Un personnage glaçant, incarné avec brio par l’excellent Josh Brolin, qui fait ici franchement froid dans le dos. Sans surprise, l’assassinat de cet individu aussi inquiétant que détestable se retrouve au cœur de l’intrigue. Et c’est là que ce troisième film se distingue nettement de ses deux grands frères : la victime est une véritable pourriture, pour laquelle le spectateur ne ressent absolument aucune empathie.

Autre élément différenciant : Benoît Blanc ne fait son entrée dans le récit qu’au bout d’environ quarante minutes. Toute la première partie repose sur le personnage campé par Josh O’Connor, qui nous présente la bourgade, son histoire, le meurtre et la galerie de suspects potentiels. Une approche que j’ai trouvée très intéressante, et qui permet à Daniel Craig de faire une entrée aussi tardive que salvatrice, une fois tous les enjeux clairement posés.

Comme d’habitude, le casting est luxueux : Daniel Craig, Josh Brolin, Josh O’Connor, mais aussi Glenn Close, Jeremy Renner, Andrew Scott, Cailee Spaeny et Kerry Washington. Du très lourd, clairement. Et comme pour les deux précédents films, rien qu’en découvrant le casting — sans connaître l’intrigue — j’ai deviné quel acteur (ou actrice) était l’assassin. J’en suis assez fier, mais je ne révélerai évidemment rien ici.

Au final, je pense que ce troisième volet est celui que j’ai le plus apprécié. Que ce soit pour son ambiance gothique, son flirt assumé avec le film d’horreur par moments, ou encore pour sa résolution aussi improbable qu’imparable, Wake Up Dead Man s’impose comme une grande réussite à mes yeux.
Gérard Delteil
Gérard Delteil

263 abonnés 2 095 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 décembre 2025
Sans doute le meilleur des trois films de la franchise "A couteaux tirés" sortis jusqu'à présent. Et le plus original. Le scénario, inspiré semble-t-il d'une intrigue de John Dickson Carr, est sans doute tiré par les cheveux et peu crédible, mais c'est la galerie de personnages qui fait l'intérêt du film, son casting et son portrait d'un charlatan cynique comme les Etats unis en connaissent un paquet. Certes, la satire de la superstition religieuse est contrebalancée par la présence d'un jeune prêtre bien sympathique, mais elle reste savoureuse. Voilà qui nous sort un peu des conventions du genre whodunit.
xdepub
xdepub

11 abonnés 72 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 16 décembre 2025
Une véritable plaie. Autant le 1er opus était une merveille, le second décevant mais correctement ficelé, autant ce 3e opus n'est qu'un agglomérat de scènes incohérentes, de personnages caricaturaux et d'une intrigue complètement abracadabrantesque qui n'a de sens qu'entourés de fous.
Et Benoit Blanc ne sert à rien pendant tout le film, il est baladé de gauche à droite sans faire progresser l'intrigue d"un seul cheveu (comme dans le 2e opus, c'est son protégé qui fait tout le boulot), pour finalement nous révéler à la fin qu'il avait en vérité tout compris depuis le début, sans la moindre forme d'indice ou de preuve.
De la magie :
Les scénaristes ne se sont pas encombré d'une histoire, ils font de la magie du début à la fin, entre personnages hurlants et machiavéliques, personnages idiots et personnages incohérents entre 2 scènes, on a un cocktail pour un film complètement raté et si décevant qu'il achève pour moi une licence dont le 1er opus était pourtant bien fait.
LeChevalier B.
LeChevalier B.

1 abonné 16 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 décembre 2025
Très bon divertissement
Très beau plateau et Daniel Craig (vieillissant) n’est pas le meilleur
Le scénario est vraiment dans l’esprit (complexe) des autres à couteaux tirés ; je me risquerai à dire que cet opus est même le meilleur
Lulufurtive
Lulufurtive

27 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 décembre 2025
Déçue ! Bon, le revival de l'Eglise, pourquoi pas... mais là, tout tourne autour de la religion et j'ai trouvé ça excessif. spoiler: L'histoire du diamant est totalement invraisemblable.
Beaucoup de personnages secondaires intéressants mais qui faute d'être exploités restent caricaturaux. Daniel Craig en fait des tonnes et le résultat est very, very old style, voire poussiéreux, avec une intro qui dure très, très longtemps. Au niveau rythme, on se croirait revenus dans une série B des seventies. Seul le prêtre, touchant et convaincant, tire son épingle du jeu.
Ciné-13
Ciné-13

186 abonnés 1 457 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 décembre 2025
Whodunit très alambiqué : trop de tortueux tue l’attention ! CRAIG surjoue l’astuce, BROLIN surjoue le divin, O’CONNOR surjoue la candeur, CLOSE surjoue l’hystérie, et RENNER surjoue la balourdise.
Résurrection fait ménage avec confessions : avouer en confession pardonnera…
Indigeste pour moi car tellement artificiellement manipulateur !
Cynd
Cynd

4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 décembre 2025
Excellent ! A la hauteur du 1er opus (le deuxième était moins bon bien que je l'apprécie). Je salue le scénario brillant, le jeu des acteurs, la réalisation toujours impeccable. On en redemande !
Thibaud Il Capitano
Thibaud Il Capitano

12 abonnés 237 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 décembre 2025
Benoît Blanc, troisième épisode ! Cette fois-ci, il vient à la rescousse d'un jeune prêtre accusé du meurtre d'un confrère, meurtre à priori parfait puisque commis en huis clos...
Rian Johnson essaie de reprendre la même recette que pour les opus précédents (j'en profite pour préciser que ceux-ci ne m'ont pas subjugué, à la rigueur j'ai plutôt apprécié "Glass Onion") sans pour autant faire véritablement mouche. Mais le problème est qu' il y a toujours quelques touches d'humour bienvenues mais elles sont rares, une réalisation toujours plate (dont le sommet est le rayon de lumière frappant un personnage ayant une révélation) et que la plupart des personnages hauts en couleur de l'intrigue ne sont finalement que des figurants qui ne servent à rien en dépit de talents certains (comme Cailee Spaeny ou Andrew Scott).... et je ne suis toujours pas fan du Daniel Craig qui cabotine mais ça, ce sont mes propres goûts !
A noter aussi que le film est particulièrement dérangeant dans son sous texte religieux et blasphématoire, du comportement de son clergé à des scènes relativement choquantes (je pense notamment à spoiler: une figurine du Christ brutalement mise en pièces)
et je suis pourtant loin d'être un fervent catholique... Je trouve ça bien trop facile à notre époque.
L'intérêt du film se trouve finalement dans l'affaire criminelle en question, un huis clos inspirée d'une oeuvre mythique de Dickson Carr abondamment citée, et je la trouve réussie, de ses prémices à sa résolution.
Bref une quatrième aventure du détective estampillé Netflix ne serait pas une nouvelle qui bouleverserait mon appétit cinématographique !
eldarkstone

306 abonnés 2 445 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 décembre 2025
Quel plaisir de retrouver Daniel Craig dans son célèbre rôle de détective, avec un scénario des plus complet et satirique, et des personnages toutes et tous aussi fun et incroyable ! Un Polar humorisquement prenant et digne de ses prédécesseurs !
Fiers R.
Fiers R.

210 abonnés 928 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 décembre 2025
Depuis une petite dizaine d’années, le genre du whodunit est de retour. Vous savez ces films où un crime a eu lieu, souvent en lieu clos, et où un détective enquête pour savoir qui est l’assassin et quel est son mobile parmi une tripotée de suspects. Et il y a surtout deux sagas qui ont incarné cette renaissance contemporaine : celle de Benoît Blanc avec « À couteaux tirés », dont voici le troisième volet, et celle d’Hercule Poirot tiré des œuvres d’Agatha Christie détérées par Kenneth Branagh. Et il est amusant de constater que les trois opus de ces deux sagas ont suivi dans le même ordre une certaine tonalité. Il y a d’abord une ambiance british pour les premiers que sont « Le Crime de l’Orient-Express » et « À couteaux tirés », un cadre exotique pour les seconds intitulés « Mort sur le Nil » et « Glass Onion » et, enfin, une inspiration gothique et presque fantastique pour « Mystère à Venise » et ce « Wake up Dead Man ». Si la saga portée par Daniel Craig a eu plus de louanges et de succès que celle de Branagh (qu’il porte devant et derrière la caméra), elle n’en était pas moins plaisante.

Ici, le film flirte allègrement avec les récits à la lisière du fantastique rendus célèbres par Edgar Allan Poe. Et la mise en scène encore une fois très élégante de Rian Johnson magnifie ce choix artistique avec quelques très belles séquences d’inspiration néo-gothique où les morts se réveillent et l’ambiance lugubre prévaut. Le décor de cette église perdue dans la forêt ainsi que la foi et la religion en caution thématique nourrissent encore plus cette direction maitrisée et source de fulgurances esthétiques (les séquences avec cet homme à la lampe dans les bois par exemple). Encore une fois, les aventures de Benoît Blanc sont très agréables à regarder et Johnson se renouvelle après l’île grecque de « Glass Onion » et son décor futuriste. D’ailleurs, on peut également louer l’opus le plus riche thématiquement puisqu’après les milliardaires de la tech dans ce dernier, le script étrille ici la politique et la religion et les discours dangereux qui peuvent en émaner. Le prêtre incarné par Josh Brolin qui harangue les foules peut être interprêté comme un certain président polémique... Bien vu. Cependant, les dialogues sur le sujet sont parfois excessivement verbeux et les échanges trop longs, faisant perdre un peu de rythme à l’intrigue.

D’ailleurs, le scénario de ce « Wake up Dead Man » est encore une fois tortueux à souhait, fidèle à l’esprit de la saga. On sait que les révélations sont souvent surprenantes et totalement imprévisibles, en plus d’être impossibles à deviner mais là c’est le pompon! C’est d’ailleurs peut-être un peu le talon d’Achille du long-métrage. Le dénouement en plusieurs couches de cette nouvelle enquête est tarabiscoté comme jamais. Voire complètement improbable, ce qui entache un peu notre adhésion finale au long-métrage. On compense ce défaut avec un casting une nouvelle fois incroyable et parfaitement utilisé (sauf peut-être Mila Kunis et Andrew Scott, moins bien lotis) où brille l’excellent Josh O’Connor en prêtre moderne. Il n’empêche si on prend une nouvelle fois plaisir avec cette troisième affaire pour Benoît Blanc, la plus réussie demeure « Glass Onion ». Ce qui ne nous empêche pas d’attendre une quatrième aventure avec impatience!

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Alex Motamots
Alex Motamots

11 abonnés 409 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 décembre 2025
Que ce téléfilm est long...
Je gardai un souvenir des précédents opus d'histoires qui se déroulaient plus rapidement.
Les suspects ne m'ont pas paru crédible ; le mort en fait trop (mais c'est son personnage) et l'enquêteur Blanc m'a paru dépassé par les événements.
Seul le jeune prêtre a trouvé grâce à mes yeux.
Pas le meilleur de la série : je me suis ennuyée.
Philippe CAILLAT
Philippe CAILLAT

2 abonnés 42 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 décembre 2025
Comme souvent, tout y est: les interprètes, les dialogues, la photo mais, là encore, comme souvent, l'intrigue et le dénouement sont invraisemblables.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 15 décembre 2025
Si la série reste bonne, cet opus est moins bien joué que les précédents. Surtout Blanc qui est aussi pompeux que lassant.
Un bon scénario avec beaucoup d'auto-dérision, sans plus.
Anselme Flint
Anselme Flint

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 décembre 2025
Un excellent film, on y retrouve l'ambiance d'un de ces petits romans de milieu de sériel où Holmes ou Poirot demeurent en retrait comme un bon personnage secondaire. On s'éloigne un peu de l'effet de genre appuyé voire presque forcé du whodunit, comme on trouvait dans Knives out, pour se rapprocher un peu d'un Nom de la Rose.
L'esprit du roman à mystère est là, mais c'en est un bon roman avant d'en être un bon mystère.
Le mystère d'ailleurs, une chambre jaune classique, y sert surtout de prétexte aux tourments de Jud notre curé attitré.
Comme dans le deux, on est sur un film teinté par son époque et ses émois politiques. Dans ce cadre, spoiler: le film amène un début de réflexion sur la place modeste de l'Église et de la foi dans l'époque moderne, et son détournement par ceux attirés par un profit personnel.


Un bon film et un bon moyen de rythmer et faire respirer la saga avant d'autres futures histoires de notre détective, avec cette fois une prochaine histoire très probablement davantage centrée sur le whodunit moderne.
Theo
Theo

44 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 décembre 2025
Il y a dans ce troisième chapitre des enquêtes de Benoit Blanc un parfum d’ambition folle, presque suicidaire : transposer les codes du polar à énigme dans les arcanes moites d’une foi en ruine, y insuffler la théâtralité d’un drame gothique à la Poe, et saupoudrer le tout d’un commentaire discret mais tenace sur la religion, le pardon, et les faux miracles. Rian Johnson ose. Mais tout ce qu’on ose n’est pas toujours en pleine maîtrise.

À première vue, le film frappe par sa singularité. Le décor d’église désaffectée, la figure d’un prêtre ex-boxeur rongé par la culpabilité, spoiler: un meurtre au cœur du Vendredi saint, un corps qui ressuscite, un jardinier crucifié, un diamant avalé
: tout est là pour convoquer le sublime. Et parfois, ça fonctionne. Les décors sont envoûtants, l’atmosphère profondément étrange, la partition de Nathan Johnson pleine de retenue liturgique et de tension rampante. La photo de Steve Yedlin, comme toujours, est d'une élégance inquiétante : lumière filtrée, vitraux fracturés, symétries ecclésiales qui enferment les personnages dans leurs dilemmes moraux.

Mais cette beauté plastique entre trop souvent en collision avec une écriture qui se disperse. Le script semble vouloir tout embrasser à la fois : thriller religieux, méditation sur la foi, drame psychologique, satire du pouvoir spirituel, comédie d’énigme classique… Trop de fils sont tirés, certains cassent. Le récit peine à trouver un équilibre entre la finesse d’une révélation progressive et la lourdeur explicative d’un troisième acte surchargé. spoiler: La densité du dénouement – empoisonnements inversés, double faux cadavre, testament muet d’un diamant ingéré – fascine autant qu’elle fatigue.
L’accumulation finit par éroder l’impact.

Le casting, pourtant, est remarquable. Josh O’Connor s’impose comme une révélation dans la franchise. Son Jud Duplenticy est à la fois brut et habité, vacillant entre colère rentrée et humilité retrouvée. Il donne une humanité désarmante à un personnage qui aurait pu n’être qu’un cliché de rédemption. Glenn Close, bien que trop peu présente à l’écran, imprime sa marque avec autorité. Mila Kunis campe une policière plus sensible qu’il n’y paraît, même si son rôle reste sous-exploité. Quant à Daniel Craig, il choisit ici le retrait : Blanc n’est plus le centre du monde, mais un passeur, un témoin – presque un croyant qui doute. Ce choix de retenue, bien qu’artistiquement cohérent, laisse parfois le spectateur sur sa faim. L’esprit de jeu qui animait les volets précédents s’efface devant une gravité presque cérébrale.

Les dialogues, eux, oscillent. Certains sont brillants, ciselés avec l’ironie raffinée qui fait la marque de Johnson. D’autres tombent dans une grandiloquence théâtrale qui alourdit le rythme. spoiler: La mise en scène de la fausse résurrection, par exemple, est à la fois visuellement inspirée et dramatiquement excessive
: elle aurait gagné à plus de sobriété pour renforcer sa portée symbolique.

En définitive, Wake up dead man - Une histoire à couteaux tirés est un film profondément intéressant. Il cherche à s’élever au-dessus de son propre genre, à poser de vraies questions – sur le péché, la vérité, le sacrifice, la manipulation de la foi. Il y parvient parfois, dans des fulgurances de mise en scène ou de silence. Mais il trébuche aussi sur son propre dispositif, trop complexe, trop chargé, trop ambitieux pour tenir en tension l’ensemble de ses niveaux de lecture.

C’est une œuvre élégante, audacieuse, souvent belle, parfois émouvante, mais qui laisse aussi un certain goût d’inachevé. Une étape intrigante dans l’évolution de la saga Benoit Blanc, qui mériterait d’être suivie d’un épisode plus épuré, plus resserré. Celui-ci, à force de viser haut, n’atterrit jamais tout à fait là où il voudrait.
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