Note moyenne
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4102 notes
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Comme souvent, tout y est: les interprètes, les dialogues, la photo mais, là encore, comme souvent, l'intrigue et le dénouement sont invraisemblables.
Si la série reste bonne, cet opus est moins bien joué que les précédents. Surtout Blanc qui est aussi pompeux que lassant.
Un bon scénario avec beaucoup d'auto-dérision, sans plus.
Un bon scénario avec beaucoup d'auto-dérision, sans plus.
Un excellent film, on y retrouve l'ambiance d'un de ces petits romans de milieu de sériel où Holmes ou Poirot demeurent en retrait comme un bon personnage secondaire. On s'éloigne un peu de l'effet de genre appuyé voire presque forcé du whodunit, comme on trouvait dans Knives out, pour se rapprocher un peu d'un Nom de la Rose.
L'esprit du roman à mystère est là, mais c'en est un bon roman avant d'en être un bon mystère.
Le mystère d'ailleurs, une chambre jaune classique, y sert surtout de prétexte aux tourments de Jud notre curé attitré.
Comme dans le deux, on est sur un film teinté par son époque et ses émois politiques. Dans ce cadre, spoiler: le film amène un début de réflexion sur la place modeste de l'Église et de la foi dans l'époque moderne, et son détournement par ceux attirés par un profit personnel.
Un bon film et un bon moyen de rythmer et faire respirer la saga avant d'autres futures histoires de notre détective, avec cette fois une prochaine histoire très probablement davantage centrée sur le whodunit moderne.
L'esprit du roman à mystère est là, mais c'en est un bon roman avant d'en être un bon mystère.
Le mystère d'ailleurs, une chambre jaune classique, y sert surtout de prétexte aux tourments de Jud notre curé attitré.
Comme dans le deux, on est sur un film teinté par son époque et ses émois politiques. Dans ce cadre, spoiler: le film amène un début de réflexion sur la place modeste de l'Église et de la foi dans l'époque moderne, et son détournement par ceux attirés par un profit personnel.
Un bon film et un bon moyen de rythmer et faire respirer la saga avant d'autres futures histoires de notre détective, avec cette fois une prochaine histoire très probablement davantage centrée sur le whodunit moderne.
Il y a dans ce troisième chapitre des enquêtes de Benoit Blanc un parfum d’ambition folle, presque suicidaire : transposer les codes du polar à énigme dans les arcanes moites d’une foi en ruine, y insuffler la théâtralité d’un drame gothique à la Poe, et saupoudrer le tout d’un commentaire discret mais tenace sur la religion, le pardon, et les faux miracles. Rian Johnson ose. Mais tout ce qu’on ose n’est pas toujours en pleine maîtrise.
À première vue, le film frappe par sa singularité. Le décor d’église désaffectée, la figure d’un prêtre ex-boxeur rongé par la culpabilité, spoiler: un meurtre au cœur du Vendredi saint, un corps qui ressuscite, un jardinier crucifié, un diamant avalé
: tout est là pour convoquer le sublime. Et parfois, ça fonctionne. Les décors sont envoûtants, l’atmosphère profondément étrange, la partition de Nathan Johnson pleine de retenue liturgique et de tension rampante. La photo de Steve Yedlin, comme toujours, est d'une élégance inquiétante : lumière filtrée, vitraux fracturés, symétries ecclésiales qui enferment les personnages dans leurs dilemmes moraux.
Mais cette beauté plastique entre trop souvent en collision avec une écriture qui se disperse. Le script semble vouloir tout embrasser à la fois : thriller religieux, méditation sur la foi, drame psychologique, satire du pouvoir spirituel, comédie d’énigme classique… Trop de fils sont tirés, certains cassent. Le récit peine à trouver un équilibre entre la finesse d’une révélation progressive et la lourdeur explicative d’un troisième acte surchargé. spoiler: La densité du dénouement – empoisonnements inversés, double faux cadavre, testament muet d’un diamant ingéré – fascine autant qu’elle fatigue.
L’accumulation finit par éroder l’impact.
Le casting, pourtant, est remarquable. Josh O’Connor s’impose comme une révélation dans la franchise. Son Jud Duplenticy est à la fois brut et habité, vacillant entre colère rentrée et humilité retrouvée. Il donne une humanité désarmante à un personnage qui aurait pu n’être qu’un cliché de rédemption. Glenn Close, bien que trop peu présente à l’écran, imprime sa marque avec autorité. Mila Kunis campe une policière plus sensible qu’il n’y paraît, même si son rôle reste sous-exploité. Quant à Daniel Craig, il choisit ici le retrait : Blanc n’est plus le centre du monde, mais un passeur, un témoin – presque un croyant qui doute. Ce choix de retenue, bien qu’artistiquement cohérent, laisse parfois le spectateur sur sa faim. L’esprit de jeu qui animait les volets précédents s’efface devant une gravité presque cérébrale.
Les dialogues, eux, oscillent. Certains sont brillants, ciselés avec l’ironie raffinée qui fait la marque de Johnson. D’autres tombent dans une grandiloquence théâtrale qui alourdit le rythme. spoiler: La mise en scène de la fausse résurrection, par exemple, est à la fois visuellement inspirée et dramatiquement excessive
: elle aurait gagné à plus de sobriété pour renforcer sa portée symbolique.
En définitive, Wake up dead man - Une histoire à couteaux tirés est un film profondément intéressant. Il cherche à s’élever au-dessus de son propre genre, à poser de vraies questions – sur le péché, la vérité, le sacrifice, la manipulation de la foi. Il y parvient parfois, dans des fulgurances de mise en scène ou de silence. Mais il trébuche aussi sur son propre dispositif, trop complexe, trop chargé, trop ambitieux pour tenir en tension l’ensemble de ses niveaux de lecture.
C’est une œuvre élégante, audacieuse, souvent belle, parfois émouvante, mais qui laisse aussi un certain goût d’inachevé. Une étape intrigante dans l’évolution de la saga Benoit Blanc, qui mériterait d’être suivie d’un épisode plus épuré, plus resserré. Celui-ci, à force de viser haut, n’atterrit jamais tout à fait là où il voudrait.
À première vue, le film frappe par sa singularité. Le décor d’église désaffectée, la figure d’un prêtre ex-boxeur rongé par la culpabilité, spoiler: un meurtre au cœur du Vendredi saint, un corps qui ressuscite, un jardinier crucifié, un diamant avalé
: tout est là pour convoquer le sublime. Et parfois, ça fonctionne. Les décors sont envoûtants, l’atmosphère profondément étrange, la partition de Nathan Johnson pleine de retenue liturgique et de tension rampante. La photo de Steve Yedlin, comme toujours, est d'une élégance inquiétante : lumière filtrée, vitraux fracturés, symétries ecclésiales qui enferment les personnages dans leurs dilemmes moraux.
Mais cette beauté plastique entre trop souvent en collision avec une écriture qui se disperse. Le script semble vouloir tout embrasser à la fois : thriller religieux, méditation sur la foi, drame psychologique, satire du pouvoir spirituel, comédie d’énigme classique… Trop de fils sont tirés, certains cassent. Le récit peine à trouver un équilibre entre la finesse d’une révélation progressive et la lourdeur explicative d’un troisième acte surchargé. spoiler: La densité du dénouement – empoisonnements inversés, double faux cadavre, testament muet d’un diamant ingéré – fascine autant qu’elle fatigue.
L’accumulation finit par éroder l’impact.
Le casting, pourtant, est remarquable. Josh O’Connor s’impose comme une révélation dans la franchise. Son Jud Duplenticy est à la fois brut et habité, vacillant entre colère rentrée et humilité retrouvée. Il donne une humanité désarmante à un personnage qui aurait pu n’être qu’un cliché de rédemption. Glenn Close, bien que trop peu présente à l’écran, imprime sa marque avec autorité. Mila Kunis campe une policière plus sensible qu’il n’y paraît, même si son rôle reste sous-exploité. Quant à Daniel Craig, il choisit ici le retrait : Blanc n’est plus le centre du monde, mais un passeur, un témoin – presque un croyant qui doute. Ce choix de retenue, bien qu’artistiquement cohérent, laisse parfois le spectateur sur sa faim. L’esprit de jeu qui animait les volets précédents s’efface devant une gravité presque cérébrale.
Les dialogues, eux, oscillent. Certains sont brillants, ciselés avec l’ironie raffinée qui fait la marque de Johnson. D’autres tombent dans une grandiloquence théâtrale qui alourdit le rythme. spoiler: La mise en scène de la fausse résurrection, par exemple, est à la fois visuellement inspirée et dramatiquement excessive
: elle aurait gagné à plus de sobriété pour renforcer sa portée symbolique.
En définitive, Wake up dead man - Une histoire à couteaux tirés est un film profondément intéressant. Il cherche à s’élever au-dessus de son propre genre, à poser de vraies questions – sur le péché, la vérité, le sacrifice, la manipulation de la foi. Il y parvient parfois, dans des fulgurances de mise en scène ou de silence. Mais il trébuche aussi sur son propre dispositif, trop complexe, trop chargé, trop ambitieux pour tenir en tension l’ensemble de ses niveaux de lecture.
C’est une œuvre élégante, audacieuse, souvent belle, parfois émouvante, mais qui laisse aussi un certain goût d’inachevé. Une étape intrigante dans l’évolution de la saga Benoit Blanc, qui mériterait d’être suivie d’un épisode plus épuré, plus resserré. Celui-ci, à force de viser haut, n’atterrit jamais tout à fait là où il voudrait.
Très rare d’avoir de bonne production Netflix ( surtout pour des longs métrages). Pas besoin d’avoir vue les autres films, chacun d’eux a une histoire différente.
J’avais vu les 2 premiers films qui étaient corrects mais sans plus et j’avais decidé que je n’en verrais pas un troisième.
Et puis voyant les excellents commentaires , disant que celui ci était de loin le mieux des 3, je suis encore une fois tombé dans le panneau de critiques très exagérément positives (cela devient une mauvaise habitude qui se répète trop souvent…)
Une intrigue abracadabrante qui n’a guère de sens, des longueurs a n’en plus finir pour ce film de 2h30 dont rien ne justifie cette durée excessive, bref pas terrible du tout, et cette fois c’est sur je n’en verrais pas un autre …
Quant aux critiques, une fois de plus j’avoue mon incompréhension devant ce torrent d’éloges pour un film aussi peu inspiré…
Et puis voyant les excellents commentaires , disant que celui ci était de loin le mieux des 3, je suis encore une fois tombé dans le panneau de critiques très exagérément positives (cela devient une mauvaise habitude qui se répète trop souvent…)
Une intrigue abracadabrante qui n’a guère de sens, des longueurs a n’en plus finir pour ce film de 2h30 dont rien ne justifie cette durée excessive, bref pas terrible du tout, et cette fois c’est sur je n’en verrais pas un autre …
Quant aux critiques, une fois de plus j’avoue mon incompréhension devant ce torrent d’éloges pour un film aussi peu inspiré…
Film très bien écrit, pas d'incohérences, du suspens, de très bons acteurs, les amateurs de bonnes enquêtes et d'Agatha Christi vont adorer.
Pour le 3ème volet il est super bien réussi. Ça met du temps à démarrer on se demande même s il y aura un crime . Daniel Graig Glenn Close etc..les autres acteurs sont excellents. Un plaisir à regarder. Vivement le 4ème...
Incroyable à quel point chaque rôle est joué par un acteur connu voire très connu. c'est un défilé.
tout ça pour ça, j'ai trouvé ce film juste pas mal, un peu trop long pour moi
tout ça pour ça, j'ai trouvé ce film juste pas mal, un peu trop long pour moi
Un scénario des plus machiavéliques, un casting de haute volée, une ambiance sombre et inquiétante, des rebondissements, une petite dose d'humour ; tous ces ingrédients font de ce film un excellent divertissement, habilement écrit et réalisé avec talent. Belle photographie et très bonne mise en scène.
Un peu long au démarrage, mais l'histoire se suit avec attention et les rebondissements dans l'intrigue permettent de maintenir l'intérêt. Une atmosphère très différente des deux films précédents, mais toujours portée par un excellent casting.
Rian Johnson et Daniel Craig sont de retour pour nous livrer une nouvelle aventure de Benoit Blanc, cet Hercule Poirot américain du 21e siècle. Petite déception : l'intrigue relève plus de l'enquête classique que du whodunit. La liste des suspects crédible est en fait très réduite, ce qui enlève une partie du jeu de devinettes qui fait le charme des whodunit. Heureusement, plusieurs mystères sont imbriqués, ce qui aide à maintenir l'intérêt et la tension malgré un film assez long et bavard. Concernant le casting, Daniel Craig est un peu en retrait par rapport aux volets précédents. Josh O'Connor est mis en avant mais j'ai trouvé fade son personnage de jeune prêtre idéaliste. Josh Brolin m'a plus marqué en prédicateur trumpiste. Pour finir ce film m'a donné l'impression d'être très américano-centré, avec une insistance sur la piété un peu lourdingue. Pour résumer : "pas mal mais."
Juste bien car j'ai trouvé l'introduction du film plutôt très longue. A mon sens, la mise en place de l'intrigue telle qu'elle est faite n'arrive pas à passionner. Évidemment le dénouement est intéressant. Le casting reste extra, mais le film est beaucoup trop long !
Long, torturé, c'est bien joué mais l'intrigue est vraiment tirée par les cheveux ... dommage car il y avait un vrai potentiel avec ce casting de luxe.
Avec Wake Up Dead Man, Rian Johnson signe un troisième volet particulièrement inspiré, qui surpasse largement le deuxième film et confirme la solidité de cette saga moderne du whodunit. L’enquête est brillamment construite, prenant le temps d’installer ses enjeux avant de multiplier les fausses pistes avec une grande intelligence narrative. Daniel Craig est toujours aussi savoureux dans la peau de Benoit Blanc, et son duo avec Josh O’Connor fonctionne à merveille, apportant autant d’humour que d’émotion. Le casting, une fois encore impressionnant, est parfaitement dirigé, chacun trouvant sa place sans jamais voler la vedette à l’intrigue principale. L’atmosphère est marquée, presque gothique par moments, soutenue par des décors soignés et une musique frissonnante qui renforce le mystère. La mise en scène se veut inventive, accompagnée d’une photographie élégante et mémorable. L’humour est bien dosé, jamais lourd ni cliché, même si certaines scènes auraient gagné à être légèrement resserrées. Le dénouement, fascinant et cohérent, vient conclure un film généreux, malin et pleinement maîtrisé.
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