Ce film d’animation français racontant les aventures de Linda, une jeune fille vivant avec sa mère un peu dépressive est haut en couleur et semble avoir été fait avec de la peinture à l’eau, ce qui donne un style totalement singulier mais pas désagréable à regarder. Ce qui est agréable également c’est le rythme effréné de ce métrage, ses protagonistes sympathiques, notamment les seconds rôles croustillants voire hystériques pour certains. Il est toutefois dommage d'avoir voulu ponctuer le récit de chansons dont l’interprétation laisse parfois à désirer, sauf pour la chanson finale, brillamment interprétée par Juliette Armanet. Un dessin animé vraiment surprenant qui gagne à être vu par toute la famille car il traite du deuil d'une façon tout à fait singulière !
Vu deux fois ! D’abord avec une enfant (de 5 ans) et sans enfant: aussi parfait la deuxième fois. Un dessin paraissant flou mais très précis, des dialogues pleins de réparties comiques avec la voix d’Esteban pour jouer un poulet (flic) tendre et naïf, des chansons originales pour parler de tout ce qui préoccupe les parents: dormir, grandir, apprendre, etc. Vous aurez tous envie d’aider vos enfants à croire à ce qu’ils n’ont jamais voulu croire !
Une petite aventure légère et efficace qui nous fait sourire de temps en temps. L'histoire est bien rythmée et possède une intrigue cohérente. Les choix artistiques sont intéressants et originaux, ce qui apporte une touche unique au film. Un film d'animation agréable qui mérite d'être vu.
Le graphisme original devient vite pénible, les dialogues sonnent faux à cause de leur rythme, le scenario n'est pas passionnant. Vu avant les César je n'ai pas compris les récompenses.
Une petite aventure légère et efficace qui nous fait sourire de temps en temps. L'histoire est bien rythmée et possède une intrigue cohérente. Les choix artistiques sont intéressants et originaux, ce qui apporte une touche unique au film. Un film d'animation agréable qui mérite d'être vu.
On retrouve, dans ‘Linda veut du poulet’, la touche graphique si particulière de Sébastien Laudenbach, déjà présente dans ‘La jeune fille sans mains’, son premier long-métrage, avec ses personnages et ses décors plus esquissés que dessinés mais le résultat semble ici plus moderne et plus dynamique. Prenant pour point de départ une idée un peu absurde (une mère de famille doit à tout prix préparer un poulet aux poivrons à sa fille, alors que tout est fermé), le scénario multiplie les péripéties picaresques et les rencontres farfelues (mention spéciale à l’agent de police doublé par Estéban) sans jamais reprendre son souffle, ou laisser au spectateur le temps de reprendre le sien, au point que les choix visuels qui pouvaient interloquer (chaque personnage a une sorte de pastille “code-couleur” qui le recouvre, sans que ce soit vraiment explicable) passent comme une lettre à la poste. Malgré la bonne humeur générale du projet, ‘Linda veut du poulet’ ne stagne pas au niveau du simple cartoon pétaradant. Il offre un regard poétique et plus juste que la moyenne sur une journée d’enfance, avec des adultes qui peuvent être injustes et méchants quand ils sont épuisés et des enfants en proie à une colère irrépressible pour ce qui semble n’être que de petites choses sans importance. C’est également un monde dans lequel on laisse brûler les repas au four au risque d’incendier toute la cité, dans lequel on perd les petits frères dans les supérettes et, surtout, dans lequel la réalité, qu’elle prenne la forme d’un deuil, de la présence policière ou d’une grève générale pour le pouvoir d’achat, n’est pas aux abonnés absents. Dans un dessin animé qui s’adresse aux enfants, je me dis qu’il y a toujours quelque chose à gagner à représenter la réalité comme elle est, et pas comme dans un Disney.
Que ce soit par son esthétique ou son histoire, Linda veut du poulet ne plaira pas a tout le monde. A titre personnel, le simplisme des dessins et la caractérisation sommaire des personnages me semble rédhibitoire pour un public adulte, et abêtissant pour les enfants.
Un film d’animation qui sort des sentiers battues tant par son dessin étonnant, un peu surprenant par son côté peinture minimaliste que par son scénario fantaisiste enchaînant les scènes caucases autour de thème pas toujours faciles comme le deuil ou les relations mère-fille.
Une sorte de course à l’échalote!!!! Toute la ville est conviée à la quête sans fin du poulet tant rêvé !!!! Le graphisme étonnant et original s’adapte bien à ce rythme survolté mais l’histoire qui était au début amusante devient fastidieuse à la fin lors de la grande « baston générale ». On a envie de savoir comment ça finit, mais le DA tire en longueur…
Le scénario de "Linda veut du poulet !" peut paraitre mince et faiblard. Et pourtant, l'histoire est pleine d'humour et de tendresse. Et ceci malgré la gravité du sujet de base (le deuil et l'oubli). Il suffit de se laisser embarquer et on ne peut qu'être séduit par l'enchaînement des situations cocasses et par la galerie de personnages. La beauté des dessins, colorés et personnels, fait le reste.
Folle embardée à travers la ville et la campagne, ou les péripéties d’un poulet en goguette que l’on ne sait pas comment tuer, alors qu’il est prévu de le manger avec des poivrons. Au passage ce poulet a été volé dans un poulailler pendant que les propriétaires participaient à la grève générale. La police poursuit la maman voleuse et sa petite fille qui veut manger du poulet. Sur cette trame un brin surréaliste , Chiara Malta et Sébastien Laudenbach reviennent toujours les pieds sur terre pour animer de manière peu conventionnelle ( dans le style et l’écriture ) la vie d’une petite fille en ébullition. Du désordre familial à la solidarité enfantine, c’est un joyeux capharnaüm où l’on se perd avec bonheur, avec toujours en filigrane , toujours le souvenir de ce papa qui savait si bien cuisiner le poulet aux poivrons. AVIS BONUS Divers, courts, instructifs ( le son, surprenant ) , magnifiques Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Linda a huit ans. Depuis la mort de son père, Paulette, sa mère, l’élève seule. Injustement punie par elle qui, pour se faire pardonner, lui promet de lui passer tous ses désirs, Linda réclame un poulet aux poivrons, souvenir nostalgique de la cuisine que lui mitonnait son père. Mais c’est la grève générale et tous les magasins sont fermés. Pour trouver un poulet, Paulette et Linda se lancent dans une folle odyssée.
Le pitch comme le titre de "Linda veut du poulet !" pourraient dissuader bien des adultes d’aller voir ce film d’animation que le festival Télérama a eu la pertinence de reprogrammer en début d’année pour ceux qui, comme moi, en avaient raté la sortie en octobre dernier. Ils auraient bien tort de rater ce petit bijou, cristal du long métrage au dernier festival d’Annecy.
Co-réalisé par Sébastien Laudenbach, qui avait signé "La Jeune Fille sans mains", "Linda veut du poulet !" en a la même délicatesse de traits, la même gracieuse esthétique, pleine de couleurs et d’énergie. J’ai eu la chance d’entendre sa co-réalisatrice, l’italienne Chiara Malta, venue présenter son film aux dimanches de l’ACID. Elle en parle avec autant d’intelligence que de sensibilité. Linda… est un film pour enfants qui traite de sujets graves. Le deuil : il faut ne pas avoir de cœur pour ne pas verser une larme sur le chagrin de Linda et de Paulette. Le vivre-ensemble : la cité HLM où se déroule l’action (sommes-nous près de Paris ou en province ?) ressemble à un petit village chaleureux dont tous les personnages se tiennent les coudes jusqu’au joyeux sabbat final.
Entrecoupé de séquences musicales dispensables, "Linda…" est joué par de vrais acteurs dont on reconnaît les voix, Clotilde Hesme, Laetitia Dosch et surtout Esteban à la diction inimitable. C’est un spectacle drôle, tendre, attachant, qui plaira aux grands comme aux petits, à ne pas manquer.
Quel est le public ciblé? Pour les enfants certainement pas : tout est irrévérencieux (tante colérique, Linda désobéissante, des gros mots, papa mort, policiers ridicules). Pour les adultes certainement pas : des chansonnettes enfantines, des dessins crayonnés approximatifs, des situations farfelues,.. Le film a gagné le César du meilleur film d'animation au lieu de récompenser par exemple l'admirable "Interdit aux chiens et aux Italiens" d'Ughetto!