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Philandrin
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5,0
Publiée le 3 février 2025
Dialogues et réalisation subtils, acteurs parfaits, photo et bande-son merveilleux, une architecture art-déco de rêve, beaucoup d'humanité, ce film est un régal du début jusqu'à la fin ainsi qu'une ode envers le cinéma !
Film magnifique. Olivia Colman est grandiose et tellement émouvante. L'histoire est toute simple dans un lieu simple et pourtant tant de thèmes majeurs sont évoqués avec intelligence : la magie du cinéma, la solitude, le racisme, la maladie mentale, le harcèlement, etc. Un bijou!
Dans ma tête Sam Mendes est un très bon réalisateur. Jarhead est un chef d'oeuvre et le reste de sa filmographie est très bon (je n'ai pas vu les James Bond). J'étais donc curieux de voir Empire of Light.
Vous l'avez vu à la note que je n'ai pas du tout aimé. Le film est plat et chiant à mourir. À l'image de la musique d'ascenseur qui passe tout le long du film. Plus insipide que cette musique ce n'est pas possible je crois. Au delà d'être nulle elle est beaucoup trop présente.
En fait le film se veut sobre et subtil mais il est tout le contraire. À l'image de cette scène où Olivia Colman croise comme par hasard Stephen en ville et se met à le suivre pour observer une scène d'agression raciste. Alors oui, le racisme c'est mal mais j'aimerai que le film fasse un petit effort pour délivrer son message subtilement.
D'ailleurs c'est quoi le message du film ? Ça parle de cinéma, de racisme, de patriarcat, de dépression. Ça met dans un même moule tous les pires trucs de ce monde, ça mélange et ça recrache, ça vomit son message. On dirait vraiment un film d'étudiant qui veut parler de tout mais qui veut se donner un côté retenu et subtil.
Le film décole lors de la scène de l'avant première où le personnage d'Olivia Colman est inquiétant parce qu'on sait qu'elle peut déraper à tout moment. Quand elle expose Colin Firth auprès de sa femme c'est assez jouissif. Mais bon le film retombe juste après dans ses travers et ne décollera plus jamais.
J'ai pas envie d'en parler plus longtemps, j'ai vraiment détesté le film. J'espère que c'est juste un passage à vide pour Sam Mendes. Mais son prochain projet de quatre films sur les Beetles me fait très peur...
Film ou le Real parait etre plus intéressé par la relation entre cette femme mûre, blanche, et cet homme noir, plus jeune, mettant le doigt sur le racisme quotidien et une relation triplement compliquée : le racisme qui oeuvrait il y a plus de 40 ans en Angleterre (et ailleurs...) et a, malheureusement et hideusement toujours cours aujourd'ui. Et sur la vie et la personnalité extrêmement complexe d'Hilary. Si le film est plaisant, il ne m'a pas emballé plus que ça, diffus, ni fait, ni à faire, l'hommage au 7ème art est trop diaphane, passablement nostalgique et quelque peu dépouillé, le traitement n'est jamais bouleversant et demeure plat ; cependant impossible de passer sous silence les prestations habitées et conjointes de Olivia Coleman et Micheal Ward .
Un film intimiste un peu longuet mais joliment mis en scène et superbement interprété par Olivia Coleman. Un film qui entend donner au cinéma son lustre d'antan, ode au septième art, et une comédie dramatique touchante.
Un très beau film sur le cinéma d'une époque du début des années 80 en Angleterre, mais pas que, il y a aussi comme sujet le racisme et les faiblesses de santé superbement mis en scène par Sam Mendes ! Déjà, des le début, l'envers du décor se situe dans un multiplexe Britannique qui ressemble beaucoup à celles des salles d'exploitations Françaises, salle de projection, Pop Corn, organisation des employés, de voir ça à l'écran magnifier par le cinéaste, c'est chouette. Ensuite, une relation entre une chef d'équipe avec un jeune homme noir, deux êtres humains qui s'aident et s'aiment, malgré le Hooliganisme et la santé fragile, une belle histoire nous est offerte. Sam Mendes signe la une magnifique réalisation avec Olivia Colman qui se distingue dans un projet d'ampleur avec brio à côté de son partenaire Michael Ward excellent et de bons seconds rôles dont on reconnaît Colin Firth. Superbe.
Très éloigné de 1917, précédent film du réalisateur, véritable tour de force de mise en scène et très démonstratif, je ne savais à quoi m'attendre en allant voir Empire of Light.
C'est tout d'abord la délicatesse du film qui m'a frappé. Chaque mouvement de caméra, chaque dialogue, chaque émotion, chaque note de musique...tout est traité avec beaucoup de sensibilité.
Olivia Colman est une fois de plus impressionnante. Pour cette composition, elle fait plus que jamais dans la dentelle, en interprétant ce personnage complexe, aux frontières de la folie, de manière incroyablement précise et nuancée. La nomination aux Oscar lui est injustement passée sous le nez.
Au delà d'un sens du cadrage et de la mise en scène impressionnants, le talent de Sam Mendes réside dans sa capacité à faire se rencontrer deux personnages, que sur le papier tout éloigne, et deux trames narratives très distinctes l'une de l'autre (la maladie mentale d'une part et la montée du racisme dans l'Angleterre de Thatcher de l'autre).
Ces sujets, d'une réalité crue, sont contrebalancés par le choix de planter le décor du film comme hors du Monde, dans ce cinéma somptueux (même jusque dans sa partie décrépite), dans lequel le temps semble s'être arrêté et où l'on se sent protégé de toute menace extérieure. Une protection malheureusement pas éternelle pour les deux personnages principaux, finalement rattrapés par leurs démons (intérieurs pour l'un ou extérieurs pour l'autre).
Pourquoi pas plus que 7,5/10 alors ? Peut être a cause d'une certaine naïveté qui se dégage de l'ensemble...
Empire of Light est un très bel hommage au Cinéma et à sa puissance salvatrice, que beaucoup de cinéphiles lui reconnaîtront ; un hommage certes moins démonstratif que Damien Chazelle avec Babylon, mais sans doute encore plus émouvant, au final.
Un beau film sur le rapprochement de deux êtres isolés, l’un à cause de sa santé mentale, l’autre à cause de sa couleur de peau. Rapprochement dans le cadre d’un « palais » du cinéma, d’une grandeur tournée vers le passé, et sur un front de mer baigné d’une lumière pâle, d’une tristesse pluvieuse. Cette chronique douce-amère charme par sa simplicité, sa délicatesse, sa tendresse. Décors superbes, réalisation soyeuse, interprétation émouvante (magnifique Olivia Colman). La photo de Roger Deakins saisit joliment des êtres un peu perdus dans un cadre large. L’ensemble est de facture très classique, sans pour autant aseptiser le drame. Une mélancolie sourde touche en profondeur. Petit regret côté thématique, où l’évocation du pouvoir du cinéma (émerveillement, consolation) et d’un certain rapport à la vie, au monde, via le cinéma, n’intervient que tardivement et de manière assez courte.
Le cadre de l'histoire , un cinéma dans les années 80, est déjà en soi une idée très sympa. On y ajoute la présence d'acteurs fabuleux, qui developpent une belle histoire d'amitié puis d'amour. C'est touchant, magnifiquement mise en scène .. Bref un film très agréable à découvrir ... Nouveau petit coup de coeur 2023
Après les Noces Rebelles, Skyfall et 1917, Sam Mendes éblouit encore les pupilles du spectateur avec cette mise en abyme (un film sur un cinéma) qui pourrait n'être qu'un film mineur à la photographie soignée, mais se révèle au fil de la bobine, un grand film. Grand, tant par l'interprétation (et Olivia Coleman est encore grandiose), que les images (tout le film est beau et certains plans sont même iconiques), le fond (le cinéma, le racisme, la résilience, la maladie, l'amour). À la fin, les yeux sont embués et le cœur serré, preuve que Sam Mendes a encore marqué l'esprit, et de la plus douce des manières.
De Sam Mendes (2023). La magie du cinéma sublimée. Pour tout passionné des salles obscures et pour tous ceux qui ont connu (avant la généralisation des multiplex) les grandes salles façon ''théâtre art déco'', le nouveau film de Sam Mendes se déguste comme une petite friandise sucrée salée. On sent à toutes les images , l'amour du 7 nième art et plus encore n notamment le décorum qui existait lors de certaines projections. C'est à la fois certes un hommage au cinéma et tout ce qu'apporte cet art au monde et à l'humanité . Du rêve , des émotions et le l'émerveillement . Olivia Colman est particulièrement inspirée et merveilleuse dans son rôle . Comme auss iMicheal Ward, Colin Firth.
A Margate, ville balnéaire du sud-est de l’Angleterre, au début des années 80, la rencontre de deux employés d’un cinéma de la grande époque, vaste, majestueux mais en déclin. Elle, Hillary (Olivia Colman), d’âge mûr, célibataire, dépressive, lui, Stephen (Micheal Ward), jeune, beau, prometteur mais en butte au racisme omniprésent dans la société anglaise des années Thatcher. Ils vont rapidement s’apprécier et se rassurer mutuellement. Simultanément, les hauts et les bas de la vie sociale et du microcosme de leur cinéma les affectent. La photographie du film est superbe, les plans de la ville balnéaire vue du balcon du cinéma, la journée à la plage des deux employés, les scènes de foule sont remarquablement rendus et nous donnent envie de visiter Margate. Le film est profond, tant dans l’intimité des deux personnages que plus largement dans le traitement des relents racistes de la société anglaise et dans l’observation de la souffrance liée à la dépression. Sam Mendes fait naître des émotions intenses. Olivia Colman n’a jamais été aussi impressionnante, Micheal Ward est éblouissant, les seconds rôles sont épatants. Excellent film.
Belle reconstitution du début des années 80 lors de la période « Thatchérienne » que propose le réalisateur Sam Mendes. La nostalgie habite ce film qui se déroule dans une petite station balnéaire britannique nous fait découvrir la vie d’une femme fragile qui reprend vie lorsque, dans le cinéma dans lequel elle travaille, arrive un nouvel employé noir. En décrivant la vie de ce beau cinéma, on n’échappe pas à l’ambiance de l’époque, entre autres les manifestations de skinhead violentes et racistes. Je retiens les performances de l’actrice principale Olivia Colman, et celle de l’acteur Micheal Ward qui réussissent à servir leurs rôles avec subtilité. Les seconds rôles ne sont pas à négliger, principalement Toby Jones, qui interprète un projectionniste nous donnant une leçon de cinéma qui restera dans les annales. Je ne peux m’empêcher de penser à deux films qui rendent hommage à la grande période du cinéma que sont « Cinéma Paradisio » d’ Giuseppe Tornatore et le moins connu « Splendor » d’Ettore Scola
Mes amis, je vous écrit en direct de cet endroit qui m’est si cher, la salle de cinéma. Quelle chance inouïe nous avons de pourvoir vivre de tel moment de beauté à travers ces faisceaux de lumière. Surtout en ce moment. Je vous le répète, rarement j’ai vu autant de potentiel à l’affiche. Empire of the light. Dans un decors de cinéma anglais des années 80, on observe un moment de vie d’une femme et d’un jeune homme. Je ne vous en direz pas plus. Le cinéma est sacré et il est utilisé avec justesse et amour dans ce film pas grandiose certes mais touché par des émotions fortes. Des émotions et s’avader. Que demandez de plus dans cette salle si obscure.