Il faut une sacrée assurance à Elise Girard pour proposer ce film étrange, dans lequel il ne se passe pas grand-chose et qui ne propose finalement que la juxtaposition de deux paysages désolés : celui extérieur d'un Japon comme déserté et celui intérieur, composé par une Isabelle Huppert endeuillée plus huppertienne que jamais.
De cette confrontation, dans laquelle l'acteur Tsuyoshi Inara semble faire partie du paysage, il ressort un sentiment de douce morbidité : le mort s'efface progressivement dans une jolie mise en scène, pour que la vie se ré-immisce dans la vie de Sidonie.
Tout cela est mené tambour mollissant, si je puis dire, dans des Limbes grisâtres, hall d'aéroport désert, hôtels tout droit sortis de Shining, séances de dédicaces diaphanes et interviews irréelles.
Sidonie au Japon est beau parce qu'imparfaitement lugubre. Malgré tous ses efforts pour amener la désespérance à un point d'incandescence, il parvient à nous émouvoir par la seule force de la mise en scène.
Un beau film sur une femme qui fait son deuil au Japon. Le jeu d'Isabelle Huppert pourrait paraître plat mais elle exprime en fait le manque de goût de vivre de cette femme qu'elle finira par retrouver, notamment grâce au Japon ou le surréel peut encore exister. Un mélange des cultures, des images très belles du Japon (pour ceux qui y sont sont allés notamment). On peut aimer ou détester.
Sidonie est une auteure très connue qui se rend au Japon pour la première fois à l’occasion de la sortie d’un de ses livres. Ce film aborde la question du deuil mais aussi la différence culturelle entre les pays. C’est brillamment joué par Isabelle Huppert.
un film léger et subtil comme le vent qui agite les branches fleuries des arbres...et la mort qui prend la forme de l'être aimé qui s'évapore devant le retour de la vie...la photographie est particulièrement réussie et brillamment accompagnée par un thème musical au piano, une musique simple et belle, comme le film , les acteurs sont à leur place dans cette ode poétique.
Ma femme m’a proposé ce film, je n’ai pas souhaité savoir quel en était le sujet. J’aime bien découvrir et me laisser emporter sans être influencé par un pré-thème, une Bande annonce ou encore une affiche.
Ce film est un mélange de styles dont je n’arrive pas à trouver la justification. C’est long, c’est lent, c’est faussement poétique à mon sens, cela se voudrait profond. De belles images du japon, c’est bien, mais lorsque je vais au cinema, j’aime que l’on me raconte une histoire originale avec un ou plusieurs fils conducteurs. Là c’est d’une platitude…c’est terriblement convenu. Les incrustations sont déplorables, parfois le texte est comme recité. Nous sommes dans une suite d'essais techniques et conceptuels dont le lien ne se trouve pas Plusieurs sujets de fond comme la mort, la résilience sont abordés, là encore, un parti pris très conventionnel. Mais quel ennui! Dommage !
Le Japon, dans son plus bel environnement, Huppert va crescendo et se libère peu à peu grâce a la compagnie de son éditeur japonais qui lui fait visiter des lieux inoubliables pour ceux qui connaissent le Japon. Et pour les autres, peut-être une envie d’y aller, les histoires de fantômes, de traditions, des scènes assez drôles aussi. Plein de poésie j’ai vraiment beaucoup aimé je le conseille vivement
Je reviens tout juste du Japon et je peux mesurer combien le ton et l'ambiance qu'Elise Girard pose sur cette fable poétique sonnent complétement juste. Évidemment, les règles sociales et ce rapport que les Japonais entretiennent avec les esprits vont paraître extravagants voire ineptes à ceux qui sont hermétiques à la culture japonaise. Le duo Tsuyoshi Ihara (le guide japonais tout en élégance, en "force tranquille" et en sagesse) / Isabelle Hubert (qui a toujours cette sobriété de jeu discret et efficace) fonctionne à merveille. Le film est tourné en pleine saison des sakuras et les images ne sont pas des images de carte postale, ce sont simplement des images du Japon ordinaire, donc magnifiques. Le décalage entre nos cultures donnent aussi lieu à des petites séquences drôles. Même s'il y a quelques petites longueurs (notamment entre l'écrivaine Sidonie Perceval et le fantôme de son mari disparu), "Sidonie au Japon" reste un très joli film d'auteur et surtout bravo à Tsuyoshi Ihara qui ne parle pas un mot de français !
J'ai hésité longtemps avant d'aller voir ce film et je dois reconnaître que j'avais eu tort. Non pas que le film soit un chef d'œuvre, mais ça reste un film qui sait mélanger cocasserie et sentiments amoureux avec finesse et douceur, le sentiment qui persiste pour un être qui est décédé et celui qui commence à naître pour un autre alors qu'on ne s'y attendait pas. L'inégale Isabelle Huppert s'y montre vraiment à son avantage ainsi que le comédien japonais Tsuyoshi Ihara. Cerise () sur le gâteau : la Directrice de la photographie Céline Bozon nous fait cadeau de belles images du Japon.
Un petit bonbon ce film : simple, avec philosophie, humour et beauté du relationnel humain. J'ai beaucoup aimé, ça a été mené avec goût sans en faire trop ni trop peu... Je suis conquise. une trentenaire ☺️
Un film intimiste, bourré de charme, elise girard nous fait découvrir certes un Japon de carte postale dont on observe la beauté de ce pays. Isabelle Huppert est très émouvante en écrivaine, qui depuis la mort brutale de son mari, n a plus édité un seul livre. Elle est sollicite par un obscur éditeur nippon, pour faire des dédicaces de ses livres à succès. Cette rencontre va être déterminante et lui prouver qu il y a une autre vie à découvrir même quand on vit un drame. La raison de la bascule du personnage joue par Isabelle Huppert est du à la présence du fantôme de son mari, dans un japon ancré dans des croyances métaphysiques ou l esprit d une personne ayant quitter son enveloppe charnel suite à un décès mais n arrivr pas a monter au ciel a cause des regrets,chagrins et colères toujours présents. Bref un film attachant et parfois drôle, qui mérite a être vu.
Pour moi, c'est un mauvais film : trop d'affeteries. Il n'y a que des plans larges lors des dialogues, avec les personnages secondaires. C'est un choix un peu trop systématique de la réalisatrice : Gros plans sur Isabelle Huppert, ce qui donne la désagréable impression qu'elle rentabilise son actrice principale au lieu de servir l'histoire, et plans larges pour tout le reste. Les autres personnages deviennent secondaires comme le décor pourtant très beau. Mon moment préféré : les cerisiers en fleurs. La nature japonaise est si belle.
Un mélange raté de Intermezzo et de Mrs Muir. La sauce ne prend pas. La scène d’amour est insupportable de niaiserie. ´je te connais’, ´non je te reconnais’. On attend la fin prévisible. Seul intérêt la peinture du Japon.
Film contemplatif sur la difficulté de faire son deuil. La représentation de la retenue des sentiments des japonais et le dépaysement du voyage permettent à l’héroïne de ressentir les siens, d’extérioriser son chagrin au point de se le représenter par un fantôme. Tout en mélancolie douce et presque joyeuse par moments, le parcours de l’héroïne est tout de même un peu ennuyeux. Isabelle huppert est plus fantomatique que le revenant. Le Japon est étonnamment désert. Un film zen.