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Catherine C.
13 abonnés
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4,0
Publiée le 3 juillet 2026
Très beau film sur le deuil, la culpabilité et la vie qui continue. Isabelle Huppert est éblouissante dans ce rôle très intériorisée face à sa conscience. Le film tourné au Japon permet de voir les différences entre les cultures orientales et occidentales. Les images sont très belles, au milieu des cerisiers en fleurs. Un très beau film qui ne plaira pas à tout le monde.
Beaucoup de poésie dans ce film assez atypique. Le voyage au Japon d’une écrivaine de renom venu présenter une nouvelle traduction de son livre culte. Un attachement au Japon qui commence grâce à son éditeur japonais très charismatique qui lui fait découvrir tous les aspects de la culture locale. Puis on bascule ensuite vers le fantastique, voire l’onirique avec des apparitions fantomatiques, de son mari pourtant décédé il y a longtemps. C’est très joliment filmé, rempli de poésie. Un peu light quand même et un peu lent. Le mélange de genre et de style n’est pas très convaincant . Excellente Isabelle Huppert , comme d’habitude qui tient le film sur ses épaules .
16 219 abonnés
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3,0
Publiée le 19 juin 2026
Toutes les traditions du Japon, de même que ses paysages et son climat, sont fait d'un surprenant mèlange, de douceur, de rêverie et de sèrènitè! Tournè entièrement au Japon, ce portrait de femme est bien placè pour aborder tous ces èlèments, rèvêlant l'importance sur la culture et le deuil dans le pays du soleil levant! Sidonie est une romancière qui n'ècrit plus depuis plusieurs annèes, hantèe par le fantôme de son dèfunt mari! Telle une prisonnière du passè, Sidonie San a peur de l'après, où les mots sont comme un ècho à son histoire qui recommence sans cesse! Tout y ètrange et mèlancolique avec une hèroïne qui se sent modifièe par ce qui l'entoure! Isabelle Huppert est comme d'habitude remarquable et la sensibilitè de la mise en scène n'est pas ètrangère à l'audace et à la cohèrence de cette oeuvre à part! A noter la très belle musique au piano...
J ai trouvé ce film d un ennui profond, il ne se passe pas grand chose. J ai trouvé Isabelle Huppert très froide et il y même des moments où elle joue très mal. Malheusement on ne comprend rien non plus à ce que dit l acteur japonais qui accompagne I. Huppert dans ce film long, lent et si peu expressif. Bref passez votre chemin.
Film qui se laisse regarder quand, comme moi, on ne connaît pas le Japon et quand on aime les sujets à forte connotation psychologique. Pour la découverte du Japon traditionnel tout y est : coutumes, maison de thé, jardins zens et cerisiers en fleurs : l’image d’Epinal donc qui plait sans piquer la curiosité Pour l’étude psy c’est le thème du deuil qui structure le film et qui est traité sous l’angle onirique bien en phase avec les images poétiques d’un Japon traditionnel . Le film est lent , jamais larmoyant et même drôle par le biais du choc des cultures et on s’amuse à voir Isabelle Huppert trottiner comme une geisha derrière son hôte éditeur. Tout est très convenu dans le passage du deuil au retour à la vie symbolisé par le Japon moderne et animé où Sidonie fait des emplettes. Bref un film esthétique intéressant mais jamais émouvant et une prestation comme détachée de la part d’Isabelle Huppert qui n’emporte pas notre adhésion, même si c’est le parti pris de la réalisation qui suggère plus qu’elle ne montre la relation amoureuse qui se noue entre les deux protagonistes à la façon d’un roman photos. ,
Sidonie au Japon s’attache à deux stéréotypes de la culture japonaise, à savoir d’une part le voyage spirituel au contact de la nature – la marche du récit consiste à soustraire la femme française à la grande ville pour lui faire découvrir une ruralité où se ressourcer – et d’autre part le film de fantômes, traité ici sous un angle naturaliste puisque spoiler: le spectre du mari disparu peuple des espaces banals, de l’escalier d’une librairie à la chambre d’hôtel. En cela, Élise Girard conçoit la désorientation géographique de Sidonie, mise à l’épreuve d’une culture complètement différente de la sienne, comme l’occasion d’un spoiler: deuil , plus encore d’un partage de solitude et de poésie liée à cette solitude au contact de Kenzo Mizoguchi, son éditeur japonais qui vit lui aussi spoiler: dans l’ombre d’une relation perdue, et qui porte le nom (certes commun) de l’artiste qu’il n’est pas . La réalisatrice s’inscrit ainsi dans une tradition française, de Valley of Love (Guillame Nicloux, 2015) à Voyage en Chine (Zoltan Mayer, 2015), tout en injectant dans le périple de ses personnages un décalage malicieux et ironique nécessaire à la (re)constitution d’une réalité en partage : parce que « le pays où nous vivons n’existe pas », il convient de le projeter sur l’extérieur de la même façon que les déplacements en taxi sont réalisés sur des faux fonds – technique évoquant le tournage en studio des films classiques – et que les apparitions d’Antoine Perceval se font par superposition d’images. Le dialogue avec l’au-delà et l’en deçà advient par les moyens du cinéma et de la littérature, acte de foi en la fiction pour prendre en charge une vérité. Une œuvre magnifique portée par des acteurs qui le sont tout autant.
Sidonie arrive au Japon pour la réédition de son premier livre. Bien qu’elle ne donne plus d’interview et semble avoir laissé de côté sa plume, elle n’a pu résister à la jolie lettre envoyée par son éditeur japonais. Elle accepte de se confronter de nouveau à un public, dans un pays dont elle n’a pas les codes. Au ryokan où elle loge, la présence de son défunt mari, parachève son déséquilibre.
Nous spectateurs assistons aux maladresses de cette femme qui doit continuellement se réinventer dans ce quotidien qui lui fait perdre pieds. Cette parenthèse japonaise devient alors en parallèle de sa propre existence, un moyen de se réapproprier sa propre vie. Nous ne sommes pas ici Lost in Translation, mais plutôt Finding yourself on a trip.
Il est préférable voir nécessaire pour apprécier ce film d’aimer voire jouer Isabelle Huppert, elle est de tous les plans. Sidonie San est habitée par l’actrice française, à moins que ça ne soit l’inverse. Il faut aimer ce détachement qu’elle cultive pour se laisser enchanter par le comique de situations. Sidonie accepte de ne pas tout comprendre, et nous la suivons ravis dans ses déambulations. Très urbaine, elle n’en demeure pas moins très désorientée au pays du soleil levant. Pays où on ne regarde pas les gens dans les yeux et où on ne dit pas qu’on veut faire l’amour, on le fait…
Le film est davantage une comédie poetico-philosophique qu’un mélodrame. La superstition nous dirait de Sidonie San qu’elle est un vrai chat noir, tant elle a pu s’attirer de drames personnels. La culture nippone la déstabilise mais lui offre une seconde chance. C’est beau à voir, tout comme ces plans fixes dont l’image au grain épais sur la peau d’Isabelle, véritables arrêts sur images de plans séquences qu’on nous laissera imaginer, cette peau de rousse si singulière. L’actrice vieillissante donne parfaitement le change à cette belle histoire dont nous sortons ravis. Comme dans un roman photo, les travellings en voiture viennent isoler les deux comparses dans un cocon protecteur d’un extérieur enchanteur et déstabilisant.
En sortant de salles, nous n'avons qu'une envie, celle de se télétransporter pour se perdre nous aussi dans ce Japon fascinant, et faire durer encore le plaisir de ce film enchanteur.
Sidonie au Japon (France All. Japon – 1h36) de Elise Girard avec Isabelle Huppert, Tsuyoshi Ihara, August Diehl...
Au-delà de l'ennui abyssal que suscite ce film, je n'ai jamais vu un film sur le Japon aussi ridicule. Alors que le pays, surpeuplé, grouille de monde partout, le film nous montre un Japon qui n'existe pas : un aéroport vide à l'arrivée et au départ, un carrefour avec très peu de piétons, un cimetière vide, un Shankansen vide... Et je ne parle pas des personnages irréalistes, à l'instar de ce douanier inquisiteur à l'aéroport. spoiler: Quant au fantôme du mari, on atteint le summum du ridicule : il est évanescent et ne peut toucher aucun objet mais il peut s'assoir sur un lit.
Un des films les plus lents, les plus mous, les plus ridicules, les plus vides qu'il m'ait été donné de regarder. Avec en prime la bobo parisienne Isabelle Huppert que je trouve de plus en plus insupportable et qui semble se complaire dans des rôles fades et insipides, limite niaiseux
Film minimaliste qui ravira les contemplatifs, C'est une poèsie faite aux sentiments, mais dans la retenue, la délicatesse et une sensibilité loin de toute effusion. L'accès aux sentiments est facilité par la lenteur des prises de vue, les paysages et le jeu des acteurs qui, pour Isabelle Hupper ne se departit pas pour autant de son franc parler. La nostalgie n'y est jamais pesante et si l'issue de la rencontre des 2 principaux protagonistes se laisse rapidement deviner, leur histoire se déroule d'inatendus en surprises avec parfois une brin dhumour sous couvert d'un un lyrisme parfois teinté d'une subtile étrangeté. Ce film est destiné me semble-t-il aux contemplatif(ve)s, aux introverti, il est à éviter aux passionnés d'action, de modernisme, aux chercheurs de sensations fortes etc. ...
Petite romance gentillette. Sidonie est bien choisi comme prénom. C’est une femme toute timide et réservée qui semble avoir trouvé son nouvel amant. L’histoire est d’une banalité confondante hormis le fait qu’elle attend que son mari la libère de son amour. C’est éventuellement ça qui est joli avec la poésie japonaise de la nature.