Le voyage au Japon, pour les âmes occidentales perturbées, est souvent source de dépaysement, d'étonnement et pourquoi pas de renouveau. De ce point de vue, le Japon possède un bel avantage sur la Chine, la Corée et surtout l'Inde, aux contrastes trop violents. Sidonie au Japon ne trompe pas sur la marchandise escomptée, tout y est luxe, calme et presque volupté. Et élégance, aussi, grâce à une mise en scène aérienne et les somptueux paysages du Kansai (les biches du parc de Nara sont fidèles au poste). Le Japon est le pays des fantômes mais celui qui intervient dans le film est heureusement bien moins vindicatif que les ectoplasmes que l'on aperçoit le plus souvent dans les longs-métrages nippons. Sidonie au Japon est relaxant comme un bon massage et ses pointes d'humour, dues au décalage des mœurs de là-bas par rapport à ici, ne sont pas négligeables. Reste que le film patine quelque peu dans sa dernière ligne droite, n'ayant plus alors à nous proposer qu'une conclusion romantique qui évite quand même de peu une certaine mièvrerie. Isabelle Huppert et Tsuyoshi Ihara s'imposent dans une économie d'expression qui sied bien au ton général du film, en tous cas dans ses meilleurs moments : gracieux et vaporeux.
Pomme, la dentellière de Pascal Lainé, a rencontré le bon garçon. Elle est devenue écrivain. L'ombre de son premier roman la porte au Japon. "Sidonie au Japon", d'Élise Girard (scénario co-écrit avec la regrettée Hélène Fillières), est un film d'une douce et envoûtante (et drôle) étrangeté, qui invite à croire au Japon. Servi par une Isabelle Huppert en état de grâce.
Le joli récit du processus de deuil et de reconstruction d'une femme écrivain, en déplacement au pays du Soleil-levant.
L'on est tout d'abord surpris par le rythme du film. Tout en délicatesse et non dénué de poésie, ce dernier n'hésite pas à prendre son temps, à travers des scènes soit contemplatives soit très peu dialoguées. Charmés également par la tendresse et la simplicité avec lesquelles est abordée cette histoire de "fantôme".
Néanmoins, le film n'est pas vraiment arrivé à me toucher, sauf peut-être lorsqu'il déroule un très joli thème musical joué au piano lors des moments de rapprochements entre l'héroïne et son éditeur, dans le taxi. Pour le reste, la mise en scène m'a paru installer trop de distance pour traiter d'un sujet aussi intime et a laissé s'installer chez moi une certaine forme d'ennui.
Il est également assez frappant de constater à quel point, depuis quelques années, et sans doute le rôle qui lui valut son dernier César, dans "Elle", Isabelle Huppert semble jouer de façon (trop ?) distanciée les personnages qu'elle interprète. Si l'on continue de retrouver ici certains tics de jeu désinvoltes qui font quelque peu perdre au film de sa puissance émotionnelle, la façon dont elle se laisse filmer, sans fards, ainsi que la sincérité de sa composition nous permettent d'entre apercevoir de nouveau la grande actrice.
Les tentatives d'humour, souvent aux dépends des japonais et de leurs us et coutumes, n'ont pas fonctionné sur moi non plus, même si c'est aussi à ces changements de ton, souvent inattendus, que le film doit en partie son charme.
Pour finir, l'Histoire ne dira jamais si c'est pour toutes ces raisons que je ne suis jamais parvenu à vraiment rentrer dans le film ou si c'est à cause de ce spectateur dans la salle qui a passé la séance à enfouir sa main dans son profond et étroit sachet en plastique de pop-corn, littéralement toutes les cinq secondes...
Ghost in translation ! Laissez partir vos morts et laissez-vous emporter dans ce doux conte ouaté. Un très bon moment à condition d'aimer Huppert, le Japon et les fantômes,...
Un voyage apaisant et reconstructeur entre Kyoto, Nara et Naoshima. Tout ce dont on a besoin en ces moments anxiogènes pour ne pas oublier ce qui fait la beauté de nos cultures.
Voyage initiatique pour Sidonie incarnée par Isabelle Huppert, habituée à ce genre de rôles. Mais, ici, il y a beaucoup de douceurs et de fantaisie pour suivre le parcours de ce personnage. Différence entre les traditions françaises et japonaises, Huppert illustre bien l'étonnement et le décalage de son personnage et de cet environnement. Film d'auteur indéniable, très écrit, le film n'est pas plombant, bien au contraire; certaines séquences prêtent même à rire! Il y a beaucoup d'émotions aussi grâce aux 2 partenaires masculins, le guide japonais, d'une belle élégance et réelle sagesse et l'ex mari, drôle de fantôme charmant et fantaisiste. On se plait à suivre Sidonie dans ses péripéties, on profite aussi de belles images du Japon. "Sidonie au Japon" est un joli film d'auteur qui mérite le détour.
Huppert et son fantôme Une ballade dans Osaka avec une écrivaine, reçue par son éditeur japonais, qui voit le fantôme de son mari dans ce pays où les fantômes existent. Il ne se passe pas grand chose, mais on traverse des moments amusants, tendres et jolis (les fameux cerisiers en fleur)
Incroyable qu'un film aussi scolaire puisse trouver des financements. Sidonie hésite à partir au Japon et contre toute attente cela va changer sa vie. Déjà le sujet... l'impression d'avoir déjà vu ça 1000 fois. Sidonie est à la traine dans sa vie mais ça va changer, et pour nous signifier qu'elle commence à s'accorder à ce qui l'entoure, elle porte un pull rose, du même rose que les cerisiers en fleurs q'on voit partout. Mais quelle idée sensationelle ! Et pour bien nous faire comprendre qu'elle s'est allégée de son chagrin, elle repart du Japon... sans sa valise ! Mais quelle idée fantastique ! Et tout le film est de ce niveau bêtassou. C'est totalement consternant.
Isabelle Huppert, froide et inexpressive, erre dans un japon de carte postale vidé de ses habitants et s'ammourache de son éditeur local, un taiseux renfrogné avare en mots. Certains y ont vu poésie, humour, délicatesse, patin couffin. Moi je ne suis pas rentré dans ce film nonchalant, silencieux et bien long. Même les apparitions furtives du fantôme du mari n'ont pas réussi à rompre mon ennui.
une écrivaine ( Isabelle Huppert) voit des fantômes ( son mari Antoine, Auguste Diehl) en se rendant au Japon....La réalisatrice a visiblement été inspiré par de grands réalisateurs ( Sofia Coppola (lost in translation), apichatpong weerasethakul (memoria), mais son film manque quand même d'imagination, voire de visibilté......IH change d'hotel, a des visions, mais la communion avec la nature n'existe pas , et la transcendance de ses visions est totalement absente, j'en étais presque gêné ......Le film manque donc de transcendance, d'émotion même, et nous propose une histoire amoureuse avec son éditeur japonais (Tsuyoshi Ihara) qui occupe le temps et l'espace, mais ne m'a pas convaincu....Bref j'ai trouvé le film inabouti, même IH n'a pas l'air de croire en cette histoire....Reste la paix et le calme , des belles scènes, il faut le reconnaitre, la nuit dans Tokyo ou Kyoto et une musique souvent au piano seul, qui trouve sa place subtile dans la réalisation......Même l'étrangeté n'y est pas...Je ne conseille, ni ne déconseille, à vous de voir.....
Joli film où plane la poésie et l'amour du Japon et de ses coutumes si particulières. Je connais bien ce pays et ses habitants et je confirme la peinture bienveillante qui en est faite. Isabelle Huppert "joue très bien le jeu" et le reste du casting dont l'acteur Japonais et francophone rend l'ensemble tout à fait acceptable ! A recommander donc
Malgré un synopsis peu engageant, et un titre de film douteux style Caroline à la mer, la présence d’Isabelle Huppert m´a rassuré. Je suis donc allé voir Sidonie au Japon. Je suis un cinéphile et pour moi peu de choses émouvantes ou intéressantes à me mettre sous la dent. C’est un film que je ne recommanderai pas.
Bon 3 étoiles c'est déjà pas si mal, voilà un film qui m'a laissé perplexe,j'ai voulu le voir étant un peu amoureuse du Japon, Bon les paysages sont sublimes ,il dégage de ce film une zénitude qui m'a fait le plus grand bien ,l'envie de visiter le pays du soleil levant est toujours aussi forte ,quelques jours dans un ryoka au calme quel bonheur Pour finir l'acteur Japonais a un certain charme.
Pour le reste le film tourne un peu en rond on reste sur sa faim également quelques invraisemblances ,spoiler: et quand l'écrivaine dit j'ai envie de faire l'amour et que son éditeur lui répond chez nous on ne dit pas ça on le fait ,
et je ne savais qu'au Japon un homme ne regarde pas dans les yeux une femme qu'il ne connait pas cela ne ce fait pas Bref un rendez-vous un peu manqué
sidonie au Japon que dire de ce film un film tres lent mais pas le style de Ozu, dialogue monotone sans interet peut etre voulait il surfer sur Lost in Translation mais rien à voir , une prestation digne d etudiants du cinéma qui débutent, un film qui pourrait à peine passer sur arte ou la cinq, isabelle joue moyennement on dirait que les acteurs recitent un texte. mal filmer un moment isabelle est sur le lit et parle à son marie (fantome) mais comme c est incrusté on voit que son regard est dans le vide à coté de son marie, un film a éviter fuyez