C’est un film contemplatif très inspiré du cinéma asiatique auquel il rend hommage. Mais les scénaristes ( elles se sont mis à trois pour faire les dialogues) ont écrit un shojo dans les règles de l’art. S’il y avait un cinéma pour adolescentes, ce film en ferait partie.
A vu "Sidonie au Japon" troisième film de la réalisatrice Elise Girard. Ce film est un vrai dépaysement où tout est contemplation, silence, murmure, sensibilité mais sans aucune réelle émotion. Sidonie veuve et écrivaine est invitée par son éditeur pour l'édition en langue nippone de son premier roman. Sidonie a du mal avec les codes japonais, a des hallucinations, répond à de nombreuses interviews, signe des autographes et se métamorphose petit à petit au contact de son éditeur (le magnétique Tsuyoshi Ihara) et des paysages de Kyoto. La photographie est très belle, la mise en scène soigne surtout un cadrage très étudié et met en valeur une certaine épure. La musique de Gérard Massini (uniquement du piano solo) est élégante et fusionne très bien à l'atmosphère calme et étrange. Isabelle Huppert joue une partition qu'on lui a déjà vu interpréter. Le tournage a eu lieu pendant la période du Covid ce qui nous vaut des scènes surréalistes et très belles d'aéroports, d'hôtels, de temples vides. Un film au tempo Largo et à la nuance pianissimo, tout en délicatesse frôlant et franchissant parfois la frontière de la langueur et de la mélancolie mais cela en fait presque son originalité et sa subtilité. Un peu comme une aquarelle transparente un peu trop diluée le film imprime tout de même mais la plupart du temps des impressions de déjà vu.
Dépliant touristique sur un Japon asseptisé (en plein covid ?) ce film n'a pas beaucoup d'intérêt tant le scénario est ténu et cliché. Tentative de comédie pas drôle qui lorgne vers Lost in translation, sur les oppositions occident / Japon. Et notre Isabelle Huppert nationale plus geisha que jamais, livide et sans ride, se révèle être le vrai fantôme de ce film anecdotique. Elle le traverse en trottinant, semblant avoir la tête ailleurs, surement sur son prochain film, espérons plus inspiré.
Il faut sans doute être (un peu) amoureux du Japon et avoir un minimum de culture japonaise pour apprécier ce film. Mais si c'est votre cas, courrez le voir, c'est une merveille. Rien que pour les images somptueuses, le film mérite d'être vu. Mais c'est bien autre chose qu'un documentaire sur la sublime beauté du Japon, c'est aussi une belle histoire toute en retenue et en délicatesse, au rythme lent qui fait penser aux réalisateurs japonais comme Ozu ou Kore-eda. Isabelle Huppert est magistrale et Tsuyoshi Ihara est excellent. 95 minutes de bonheur !
Un réel charme intimiste, onirique et mélancolique, meilleur film d'une réalisatrice discrète, coécrit par la regrettée Sophie Fillières. Isabelle Huppert y trouve un autre bon rôle de maturité.
Je classe se film parmi les pires que j'ai eu la malchance de voir. Malgré quelques tentatives humoristiques au tout debut du film, on a passé 1h30 à se demander quand est ce que le film se termine, c'était d'un ennui extrême. A la moitié du film, le sujet a carrément viré au lunaire spoiler: -> la bonne femme commence à voir un fantôme de son mari partout et discuter avec . Si vous pensiez voir un film qui traite des clichés japonais et des différences culturels, passez votre chemin car ce n'est pas du tout le sujet. Et au delà de l'histoire (ou l'absence de celle-ci), l'execution du film est tres "vieillotte", on croirait voir un film filmé et monté des années 70. J'ai détesté!
Un film délicieux, émouvant, sensible. Sur un sujet tout à fait original, la réalisatrice s'en tire avec brio et humour, avec un mélange subtil de gravité et de légèreté.
« Sidonie au Japon » ou « Symphonie du vieux pompon »? Le film démarre avec quelques scènes assez comiques de quelques comportements si typiques des japonais à bien faire rire les plus angoissés des dépressifs. Mais le sujet n’est pas là. Le personnage principal, Sidonie, incarné par Isabelle Huppert, est une femme écrivain à succès mais pour qui ça ne va pas fort. Elle fait alors, parce qu’elle n’a rien d’autre à faire et plutôt à contrecœur, un voyage à Osaka au Japon, invitée par son éditeur, dans cette région du Kansai où se trouvent à quelques kilomètres deux villes historiques magnifiques : Kyoto et Nara. L’atmosphère parait un brin poétique, mais sans jamais vraiment emporter le spectateur. Les grands thèmes évoqués comme la vie, l’amour, la mort sont intéressants mais ici l’amour est un amour triste, nostalgique et carrément égoïste. La vie est vraiment trop dure…Enfin pour nous, les spectateurs, c’est aussi assez dur.
Isabelle Huppert part faire un tour au pays du soleil levant. Ce film est une balade tranquille au Japon. À travers les yeux de l'écrivaine, on découvre ce magnifique pays. La région d'Osaka vaut le détour. Il y a un côté doux très agréable. Voir ce drame est apaisant. La thématique du repos de l'esprit prend une part importante. Cela va jusqu'à faire apparaître le fantôme de l'ex-mari de Sidonie. Ces passages sont peut-être les moins qualitatifs. Ils ont un côté pesant qui ne se ressent pas le reste du temps. Les échanges entre Sidonie et son éditeur permettent de prendre de la hauteur sur le sens de la vie.
Ce film romantique qui raconte le voyage d’une écrivaine au pays du soleil levant est bien interprété comme à son habitude par Isabelle HUPPERT. Le scénario assez minimaliste manque cependant parfois de rythme et d’ampleur. Tourné en grande partie au Japon, ce film nous donne l’occasion d’admirer de belles prises de vue de ce pays et de la ville de Tokyo mais aussi de découvrir un peu la sociologie et la manière de vivre des japonais à travers la rencontre de cette écrivaine avec son éditeur.