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Craoux
40 abonnés
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4,0
Publiée le 21 août 2023
Je n'ai pas tenu compte des critiques "presse" qui ont littéralement lapidé le travail de la réalisatrice. Fort heureusement ! .. La structuration narrative autour de flash-backs n'est absolument pas dérangeante puisque parfaitement maîtrisée et compréhensible (beau travail de casting permettant de reconnaître instantanément les personnages quand on voyage dans le temps .. sur 50 à 60 ans). Cette belle saga familiale est contée avec pudeur, émotion, gravité. Dommage que l'épisode final - que je ne dévoile pas - ait été traité avec un voile "mélo" pesant aussi appuyé. Quant au critique "presse" qui écrit avoir vu un film d'horreur morbide (à cause des prothèses utilisées pour vieillir les acteurs et actrices), il faut lui recommander de se reconvertir.
J'ai été très déçu en visionnant "Le Colibri" de Francesca Archibugi. Je m'attendais à un film basé sur le même principe que "Nous nous sommes tant aimés" comme "Nos plus belles années", long métrage sorti l'année dernière sur les écrans et réalisé avec un certain brio. "Le Colibri" repose bien sur le même principe mais sa construction, ou plutôt sa déconstruction chaotique, le rend à proprement parler insupportable à regarder. Celle-ci ne sert quasiment à rien si ce n'est à donner un épouvantable mal de crâne au spectateur. Les scènes s'enchaînent les unes après les autres avec retour en arrière, bond en avant, retour dans un passé encore plus tardif qu'auparavant mais le temps paraît long, tellement long... La réalisatrice saisit et développe un premier fil narratif pour l'abandonner en cours de route et se concentrer sur un second qu'elle abandonne une fois de plus pour finir avec une autre piste. Enfin, le vieillissement des personnages reposant sur un grimage est absolument ridicule. Pour résumer, le sujet était prometteur mais Francesca Archibugi ne fait ni les bons choix thématiques, ni les bons choix cinématographiques.
Très beau film, romanesque comme ça voulu faire les italiens. Beaucoup d'émotion et de sentiments. La vie ! Parfois un peu déroutant et complexe à suivre, mais une véritable humanité.
Pour la première fois de ma vie, je suis sortie du cinéma - avec l'ami qui m'accompagnait- avant la fin du film. Je n'en pouvais plus de ce feuilleton où des personnages beaux, riches, jeunes et puis pas si jeunes, se rendent la vie misérable et enchaînent les malheurs, le tout dans un cadre de vie paradisiaque. Femmes hystériques, hommes agressif-passifs, ados et enfants tourmentés... Je n'arrivais même pas à sympathiser avec ces caricatures. Dans les critiques on parlait d'une belle fin. Je n'ai pas eu la patience de l'attendre.
Ce film était présenté comme un grand succès en Italie. C'est une grand saga sur une famille jusqu'à la mort du héros principal, appelé le colibri. Malheureusement, il y a du SOUFFLE au début mais il disparait au fur et à mesure de l'histoire. On finit par devenir indifférent, est ce la longueur ? Je n'ai pas eu de problème à suivre les différentes époques qui sont constamment mélangées MAIS je me suis détachée rapidement. Les scènes finales avec les principaux personnages vieillis m'ont semblé interminables. Dommage !
J'ai passé un merveilleux moment à suivre le colibri dans ces moments de vie.j'ai été très ému par sa fille entre autre , je suis totalement rentré dans le film. Merci
Voici un film écrit et réalisé par une femme (Francesca Archibugi) qui traite de la relation d'une fille envers son père (et envers sa mère), même si le héros semble un homme (le Colibri)...
C'est très connoté psy, certes toujours au second degré.
En filigrane la réalisatrice insuffle à son film un climat incestueux (est-ce à dessein ?).
Ce film est alambiqué et évident à la fois, comme une production d'un inconscient freudien (cf. le Complexe d'Électre).
L'image des pères (avec en tête le Colibri) est ambigüe et dégradée, ainsi que celle des mères.
Ma recommandation : film à ne pas voir si on ne veut pas se prendre la tête.
On sent les bonnes intentions, l'envie de ne pas trahir le roman tout en faisant un film personnel. On aime le casting, mais que c'est embrouillé, on passe son énergie à comprendre le fil des (nombreux) événements au lieu de ressentir ce que vivent les personnages. On maudit le monteur, mais en fait il aurait faire une série entière pour aborder tous les sujets, qui dans l'absolu sont digne d'intérêt. On ne dira rien des maquilleurs, car le vieillissement des protagonistes est parfois outrancier et artificiel. Le choix des acteurs jeunes est mieux réussi. Dommage pour ceux qui aiment Florence et la Toscane. spoiler: Et qui ne s'attendaient pas obligatoirement à parler du même sujet que Les invasions barbares.
Une très belle fresque familiale italienne. Film sensible et touchant, très bien interprété. Mais les incessants changements de temps rendent le film un peu confus, surtout au début. A découvrir !
Le Colibri est déstabilisant par le côté déconstruit de son fil temporel. Il n’y a pas d’ordre à la découverte d’un récit. Il est parfois compliqué de suivre tellement nous sommes emportés dans un tourbillon. Dans ce contexte, l’attachement aux personnages devient difficile. Pour autant, il faut reconnaitre que la réalisation de Francesca Archibugi est d’un haut niveau. Les transitions minutieusement orchestrées agissent comme des fils conducteurs. Malgré cette construction le récit reste donc parfaitement fluide
On découvre un potentiel émotionnel saisissant. L'histoire en elle-même regorge de beauté. On est sur 'un amour d’une vie qui s'échappe entre les doigts de Marco au fur et à mesure qu’il vieillit. Le récit nous émeut profondément alors que l'on ressent intensément le sentiment déchirant de Marco. Cet homme laisse filer l'amour par peur du risque. Cela met une empreinte mélancolique à l’atmosphère. Malheureusement, le choix de présentation de cette histoire met une distance palpable entre nous et le cœur de l'histoire. Cependant, la conclusion plus traditionnelle clôt l'expérience avec une saveur particulière, nous laissant avec le doux arrière-goût d'une histoire émouvante bien tissée.
Pierfrancesco Favino brille de mille feux dans son rôle. Son habileté à maintenir le public dans un état d’attente fébrile est remarquable. Le duo qu'il forme avec Bérénice Bejo est tout bonnement fantastique, une alchimie palpable qui transcende l'écran. Bérénice Bejo, quant à elle, impressionne avec sa présence saisissante. Comment ne pas mentionner les apparitions ponctuelles mais délicieuses de Nanni Moretti.
Lire d'autres critiques ici : https://doisjelevoir.com/
On s'y perd parfois et le scénario,sans ses effets de mise en scène, est assez banal mais l interprétation rattrape le tout sans convaincre totalement du pourquoi ces choix de vie.
Adaptation du roman d'une vie. On y évoque l'imagination qui crée, la passion qui ne dure qu'un temps, la matière qui illusionne et le manque d'élan qui abîme. Dans un temps désordonné., la mort, sans drame, frappe du début à la fin, quoique la fin n'est qu'un début et la vie, un apprentissage.