Cette adaptation de la pièce de théâtre traduit assez bien le style Michalik, cette capacité à capter et restituer des idées et émotions dans une dynamique forte. Ces éléments qui, de prime abord, paraissent des qualités, sont aussi les défauts de l'auteur: cette histoire est touchante mais aussi plombée de lourds clichés et d'un mélo forcé par de grosses ficèles narratives, et le tempo trop rapide confère au récit un côté invraisemblable qui ne lui permet pas d'emporter l'adhésion.
Si on se laisse emporter par le talent des comédiennes et la sincérité du réalisateur-acteur-homme de théâtre, ce film choral vous séduira. Les liens sont forts entre frère et soeur, femmes énamourées, nièce et oncle,... et sont magnifiquement portés. "Mon coeur est mon guide" pourrait être le fil conducteur. Beaucoup de rebondissements avec plusieurs tranches de vie : 20 ans plus tard, puis 12 ans plus tard! Une belle réussite troublante et poignante...
Un film intéressant à regarder ... De bon acteurs et film bien réalisé... Perso j'aurais mis ** histoires d'amour ** Au pluriel ... Et diminuer les scènes d'amour du début
Une histoire simple mais une réalisation maîtrisée et des acteurs non connu mais crédibles et émouvant bravo à cette acteur réalisateur qui force de sa présence maitrise ce film de bout en bout film triste mais finalement qui rend quand même heureux à la fin
Impossible de regarder plus de 15 mn. C'est bourré de cliché... Aucune émotion. Ça fait vraiment débutant réalisateur. Le réalisateur devrait reprendre des cours..
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2,5
Publiée le 11 août 2023
Une histoire d'amour ou plutôt l'histoire d'une vie, celle de Katia avec ses hauts et ses bas. Katia, qui n'est pas sûre d'elle, tombe sous le charme de Justine lors d'un déménagement. Le coup de foudre pour les deux même si cette dernière était en couple avec un homme. Les deux sont épanouies dans une relation sérieuse jusqu'à ce que quelque chose vienne les séparer... Le synopsis dit déjà tout et c'est à ce moment-là qu'il y a un saut dans le temps qui change les enjeux. Alors que le film de Alexis Michalik commence une romance pleine de charme avec deux actrices rayonnantes, "Une histoire d'amour" prend par la suite une tournure plus mélodramatique. L'interprète de William, le frère de Katia, qui a donc la triple casquette de réalisateur-scénariste-acteur semble mettre tout ce qu'il est possible de mettre comme rebondissements. Je ne vais pas les nommer, mais c'est vraiment abusé surtout mis les uns après les autres. Je n'ai pas passé un mauvais moment, mais le scénario manque de finesse. C'est trop larmoyant et il y a trop de changements. Bref, ça se laisse regarder, mais sans plus.
Katia et Justine tombent amoureuses. Elles décident d’avoir un enfant ensemble. Mais le couple se sépare avant l’accouchement de Katia. Douze ans passent. L’enfant de Katia, Jeanne, est devenue une jeune fille passionnée de lecture. Katia, qui n’a jamais oublié Justine, apprend qu’un cancer généralisé ne lui laisse plus que quelques semaines à vivre et demande à son frère William de prendre soin de sa fille.
Alexis Michalik a révolutionné le théâtre français en l’espace de quelques années. Sa méthode : des scénarios follement romanesques, riches en rebondissements et en personnages hauts en couleurs, menés tambour battant. Après "Le Porteur d’histoires" et "Le Cercle des illusionnistes", le succès arrive en 2016 avec "Edmond", couvert de prix et transposé à l’écran début 2019. Il monte "Une histoire d’amour" début 2020 à La Scala où j’ai eu la chance d’aller le voir avant que le Covid-19 ne coupe les ailes aux tournées prévues. Mais dès 2021, il s’attèle à son adaptation à l’écran..
Les critiques ont eu la dent dure avec ce film qui a connu un cinglant échec. « Personnages réduits à des archétypes, rebondissements téléphonés, chantages à l’émotion… » écrit Thierry Chèze dans "Première". « Empêtré dans ses grosses ficelles, ce mélodrame sonne faux du début à la fin » surenchérit Julie Loncin dans "Les Cahiers du cinéma".
J’aimerais pouvoir dire que ces critiques sont injustes. Mais elles ne le sont pas. Une histoire d’amour est un film raté, un mauvais film, un film qui croûle sous les bons sentiments en convoquant au risque de la surenchère autant de situations écrasantes : le traumatisme enfoui d’un père alcoolique et violent et d’une mère trop tôt décédée d’une maladie incurable, le coup de foudre amoureux de Katia qui se termine par une séparation jamais cicatrisée, la vie brisée de William et désormais hantée par ses fantômes…
Mais ce cinéma-là, aussi mauvais soit-il, qui raconte une histoire et qui charrie des sentiments à la pelle en nous tirant des larmes, est précisément celui qui me touche. Parce qu’il me tient en haleine du début à la fin du film. Parce qu’il évoque des situations que j’ai vécues ou que je serais susceptible de vivre. Parce qu’il le fait d’une façon terriblement contemporaine, mélange paradoxal d’ironie permanente et de dramatisation hystérique. Comme les Sundae Caramel de mon adolescence tellement sucrés qu’ils en devenaient écœurants, comme les Prosecco que plus personne ne boira dans cinq ans, je sais pertinemment que c’est mauvais et pourtant, malgré mon goût revendiqué pour la haute gastronomie, je prends un plaisir régressif à m’en goinfrer. Alexis Michalik, c’est mon Sundae caramel de cinéma. C’est mauvais… mais j’aime ça !
Film original et émouvant sur l'amour sous toutes ses formes, servi par des actrices brillantes. on se laisse emporter par ce mélodrame sur la difficulté de l'engagement dans une relation. Venez le voir avant qu'il ne quitte les salles, il mérite le déplacement.
Un récit proche de la télénovela qui passe bien quand on a le goût du mélodrame, les comédiens parviennent presque à rendre les revirements de situations réalistes.
Un très beau film sur un sujet actuel. La psychologie de personnages est ciselée en profondeur avec le clair obscur de chaque être humain. Il y a de l'amour, de la tendresse, des trahisons, des échecs, de combats de la vie. Touchant par la pudeur dont sont traités ces sujets au fil du film. A voir