Alexis Michalik est surnommé par certains le "Mbappé du théâtre." La comparaison n'a pas de sens au cinéma puisque Une histoire d'amour n'est que son deuxième long-métrage, après le virevoltant Edmond et, d'ailleurs, l'auteur ne se revendique pas "réalisateur" mais plutôt raconteur d'histoires. A ce sujet, le récit de son dernier film ne devrait pas être autant dévoilé dans le résumé que l'on trouve un peu partout car c"est gâcher en grande partie le plaisir d'en découvrir les péripéties par soi-même. Chez Michalik, le tempo est toujours accéléré, à la limite du surrégime mais comme c'est enivrant cette sensation de vitesse d'exécution, avec une grande virtuosité pour sublimer les plus grands bonheurs et les peines immenses. Avec l'adaptation de sa pièce éponyme et à succès, Michalik ne fait pas du théâtre filmé, loin de là, même si ses dialogues sonnent vifs, drôles et enlevés, et sont ce qu'il y a de meilleur dans Une histoire d'amour. En réalité, le cinéaste ressemble un peu à ce copain qu'on a tous et qui sait toujours dégainer une répartie cinglante mais hilarante, au bon moment. Bien entendu, il y a bien quelques clichés dans le film, notamment autour du frère de l'une des héroïnes, en panne et bien entendu alcoolisé, mais ce n'est pas la profondeur psychologique que l'on apprécie chez Michalik mais davantage son art de capter l'air du temps de manière foudroyante et séduisante. Les interprètes sont les mêmes que dans la pièce de théâtre et c'est une occasion rêvée pour Juliette Delacroix et Manon Maindivide de montrer toute l'étendue de leur talent.
Katia et Justine tombent amoureuses. Elles décident d’avoir un enfant ensemble. Mais le couple se sépare avant l’accouchement de Katia. Douze ans passent. L’enfant de Katia, Jeanne, est devenue une jeune fille passionnée de lecture. Katia, qui n’a jamais oublié Justine, apprend qu’un cancer généralisé ne lui laisse plus que quelques semaines à vivre et demande à son frère William de prendre soin de sa fille.
Alexis Michalik a révolutionné le théâtre français en l’espace de quelques années. Sa méthode : des scénarios follement romanesques, riches en rebondissements et en personnages hauts en couleurs, menés tambour battant. Après "Le Porteur d’histoires" et "Le Cercle des illusionnistes", le succès arrive en 2016 avec "Edmond", couvert de prix et transposé à l’écran début 2019. Il monte "Une histoire d’amour" début 2020 à La Scala où j’ai eu la chance d’aller le voir avant que le Covid-19 ne coupe les ailes aux tournées prévues. Mais dès 2021, il s’attèle à son adaptation à l’écran..
Les critiques ont eu la dent dure avec ce film qui a connu un cinglant échec. « Personnages réduits à des archétypes, rebondissements téléphonés, chantages à l’émotion… » écrit Thierry Chèze dans "Première". « Empêtré dans ses grosses ficelles, ce mélodrame sonne faux du début à la fin » surenchérit Julie Loncin dans "Les Cahiers du cinéma".
J’aimerais pouvoir dire que ces critiques sont injustes. Mais elles ne le sont pas. Une histoire d’amour est un film raté, un mauvais film, un film qui croûle sous les bons sentiments en convoquant au risque de la surenchère autant de situations écrasantes : le traumatisme enfoui d’un père alcoolique et violent et d’une mère trop tôt décédée d’une maladie incurable, le coup de foudre amoureux de Katia qui se termine par une séparation jamais cicatrisée, la vie brisée de William et désormais hantée par ses fantômes…
Mais ce cinéma-là, aussi mauvais soit-il, qui raconte une histoire et qui charrie des sentiments à la pelle en nous tirant des larmes, est précisément celui qui me touche. Parce qu’il me tient en haleine du début à la fin du film. Parce qu’il évoque des situations que j’ai vécues ou que je serais susceptible de vivre. Parce qu’il le fait d’une façon terriblement contemporaine, mélange paradoxal d’ironie permanente et de dramatisation hystérique. Comme les Sundae Caramel de mon adolescence tellement sucrés qu’ils en devenaient écœurants, comme les Prosecco que plus personne ne boira dans cinq ans, je sais pertinemment que c’est mauvais et pourtant, malgré mon goût revendiqué pour la haute gastronomie, je prends un plaisir régressif à m’en goinfrer. Alexis Michalik, c’est mon Sundae caramel de cinéma. C’est mauvais… mais j’aime ça !
Sur un rythme trop rapide et dans un film court, Alexis Michalik ne laisse pas assez de place à ses personnages pour vivre et évoluer dans cette histoire sur une longue période. Dommage car le casting est attachant et les dialogues souvent drôles et piquants.
Adapté de la pièce de théâtre du réalisateur, cette histoire d’amour entre deux femmes qui débute comme une banale love story prend peu à peu de l’ampleur dans le déroulé du film. C’est en fait plusieurs histoires d’amour qui se créent pour constituer finalement un bon film qui développe beaucoup de rebondissements et d’émotion. L’ensemble du casting du film fonctionne très bien et rend ce film agréable à découvrir.
Tire-larme et peine-à-jouir. Je n'ai pas vu la pièce au théâtre mais l'adaptation filmique ne m'a procuré aucune autre émotion que l'ennui. Les acteurs ne sont pas mauvais mais le scénario s'ennuie lui aussi tandis que la réalisation veut se la jouer ambitieuse et profonde (et la ca décroche). Bref, pas l'histoire d'amour du siècle.
Alexis Michalik aime la littérature. Pour son deuxième film, il a choisi de rendre hommage à la collection Harlequin. Moins nunuche, certes, c'est tout de même une déferlante de sentiments, avec de l'amour, de l'amitié, des trahisons, de la tristesse, des rires et des pleurs, sur fond de violons avec travellings circulaires. La totale. Ni bon ni mauvais, c'est le type même de film qui plaira aux adeptes du genre. Quant aux autres, ils regretteront le précédent hommage du talentueux Alexis Michalik à Edmond Rostand.
Un des meilleurs films depuis longtemps. Drole et emouvant Apres "Edmond" Alexis Michalik toujours au top ainsi que ses interpretes toutes d'une grande justesse. Bravo
Vu en avant-première. Film très émouvant, tiré d'une pièce de théâtre que j'avais adoré. Le film permet d'aborder l'histoire autrement. Les actrices sont fabuleuses, le sujet est très bien tourné. J'avoue avoir pleuré (et ça n'arrive pas souvent) mais également bcp ri (ce qui m'arrive souvent) On est baladé dans ce film touchant et profond. Je recommande !
Film bouleversant ! Nous sommes transpercés par l’émotion à plusieurs moments dans le film. Sortez vos mouchoirs. Quelle belle réalisation Bravo Michalik
Un magnifique film ! Une magnifique histoire, où l'on est touché du debut jusqu'à la fin ! Un véritable coup de coeur pour ce film que j attendais depuis plusieurs semaines ; autant dire que j ai pas été déçu. Tout marche dans ce film : les acteurs/actrices sont quasi-parfait dans leurs rôles respectifs, une très bonne mise en scène de la part du réalisateur, accompagné d'une superbe musique. Les plus sensibles pourraient sortir du film avec une petite larme, tellement que l'histoire est très bien écrite ! Très bon film !
Ce film drôle et émouvant adapté de la pièce d'Alexis Michalik brille par sa fulgurance et la fraicheur de ses acteurs. le réalisateur confirme sa maitrise après Edmond au cinéma
j'étais très enthousiaste à visionner ce film vu les critiques , au final je suis très très déçu , tout va très vite dans ce film , beaucoup de clichés que je ne supporte plus, il y a à mon sens des scènes qui ne sont pas du tout crédibles, et au niveau émotion niet niet niet , il était temps que ça s'arrête , franchement il y a des moments je me demande si on ne nous prend pas pour des imbéciles heureux .