C'est un film bouleversant qui traite de la haine, du conflit qu'il peut exister entre un frère et une sœur. D'où peut venir cette haine ? La réponse posée est probablement l'action (ou l'absence d'action) des parents. Comment les parents peuvent orchestrer ou nourrir des conflits au sein de la fraterie ? Une aînée glorifiée, mise sur un piédestal pour son génie contre un cadet toujours insuffisant. Lorsque le second touche au génie l'équilibre est rompu et la haine germe puis explose. C'est à ce moment que les parents auraient eu un rôle essentiel à jouer, pour faire tampon, ce qu'ils n'ont pas fait. À tel point que Louis ne trouve plus sa place au sein de la famille. Le décès des parents finit par libérer les deux personnages de leur combat et laisse enfin la place à l'affection. Un drame familial magnifique. Un terrain de jeu pour la psychanalyse. Film à voir. Je crois que Desplechin a ici touché au génie sans comprendre ce qu'il faisait.
Le ratio critique pro / amateurs est très parlant du film soit disant d'auteur, d'une élite complètement déconnectée et de la prétention sans limite des professionnels du cinéma. Le film en est révoltant tellement c'est bête, mal joué et rempli de clichés et de scènes grotesques et / ou invraisemblables (la palme à la rencontre du frère et de la soeur au franprix du coin par entrechoc de paniers). On pensait Marion Cotillard au sommets de son jeu dans sa scène d'agonie dans Batman ? Retrouvez Marion Cotillard à la pharmacie, Marion Cotillard et son amie roumaine qui n'a pas mangé depuis avant hier, Marion Cotillard qui n'arrête plus de s'effondrer et gémir à l'hôpital... Et Melvil Poupaud lui tient la dragée haute dans le ridicule et l'acteur qui se prend trop au sérieux... Tout sent mauvais dans ce film, du début poussif à une fin totalement superficielle et bien dans l'air du temps du "je pars en Afrique me ressourcer et sentir que je suis en vie" (peu ou prou la morale au mot près de la fin). Il n'y a que benjamin Siksou à (presque) sauver...
Cette année les films du festival de Canne sont des réussites et ce film en est une aussi. L'histoire est prenante, Marion Cotillard est très bien en sœur folle hystérique, sans vraiment d'explication à sa haine envers son frère. Un très bon film dramatique Français.
invraissemblable et incompréhensible de bout en bout à croire que les relations familiales doivent être hyper complexes et forcément "cinglées" !! un film déprimant au possible avec une esthétique surfaite et une musique lénifiante pour appuyer le propos. On espère Depleschin en meilleure santé que ceux qu'il met en scène
On en a déjà vu des films traitant des relations conflictuelles entre frère et sœur, mais beaucoup s'étaient avérés casse-gueule. Ici, dès les premières scènes, tout sonne juste et il en ira du film tout entier qui semble passer très vite tant les protagonistes sont bons et les dialogues bien pensés. Marion Cotillard trouve sans doute ici l'un de ses meilleurs rôles : elle est épatante sous les traits de cette jeune femme dépressive et torturée au caractère sensible et difficile à appréhender. On a l'impression qu'elle prend de l'épaisseur de film en film. Et que dire du tour de force de Melvil Poupaud qui nous épate une fois de plus dans ce rôle de fausse victime qui n'est pas loin d'être responsable lui aussi de tout ce qui lui arrive.
Desplechin reste sans conteste l'un des meilleurs conteurs contemporains et relève une fois de plus le défi d'un cinéma indépendant qui, s'il reste exigeant, n'en n'est pas moins d'une qualité formelle indiscutable. Merci au Festival de Cannes de nous offrir chaque année par sa programmation éclectique des moments de bonheur comme celui là.
Quelle déception un film avec un thème qui me réjouissait d une bonne séance de cinéma français avec de bons acteurs... bref une belle soirée en perspective. ce filmé est décousu et incomprehensif.
Tout sonne faux, on est dans le remplissage pur et simple, l'histoire principale se dilue dans des diversions. Rarement vu un aussi mauvais film cette année...
Rien ne va. En premier lieu, l'absence de scénario, c'est décousu et si seulement c'était un film psychologique, mais aucun des personnages n'a une profondeur exploitable, tout est plat. Dialogues pédants. On ne croit en rien. De l'accident des parents, à la rengaine lourdotte de la haine entre frère et soeur. Le jeu des acteurs. C'est triste à mourir.
Alice, Louis et Fidèle sont frères et sœur. Mais Alice et Louis sont fâchés depuis plusieurs années.
Arnaud Desplechin ouvre son film avec une scène forte par l'émotion qu'elle provoque et par la limpidité de ce qu'elle exprime. En quelques minutes les personnages et la nature de leur relation sont mis en place. Une scène pleine de promesse pour la suite.
Mais, le récit se fait rapidement moins virtuose avec notamment une scène d'accident où les protagonistes semblent tous soudainement perdre le contrôle et une séquence de retrouvailles à cheval à la réalisation cahotique. D'ailleurs, globalement la réalisation n' éblouie pas. Le scénario semble en cours d'écriture, faisant apparaître des personnages mal dessinés ou soudainement délaissés. Les scènes matérialisant la haine qui oppose Alice et Louis et l'immense douleur que celle-ci provoque chez eux se succèdent, chacun cherchant à éviter l'autre alors que les évènements familiaux les invitent à se rapprocher. Le réalisateur mise tout sur le lacrymal et navigue autour de cette haine et de ses raisons dont ni Alice, ni Louis, ne semblent très bien identifier les origines.
Le film semble ainsi tourner en rond avec lourdeur. Sans les prestations de Marion Cotillard, impressionnante, et Melvil Poupaud, parfait, tous les deux méritants compte tenu de la lourdeur de leur partition, et celle des excellents Patrick Timsit, Benjamin Siksou et Golshifteh Farahani, le film n'aurait que peu d'intérêt. sanscrierart.com
Très perplexe pendant presque tout le film et en sortant. Cette oeuvre ne tient que par le jeu des acteurs, que j'ai trouvé bons même s'ils sont parfois théâtraux presque jusqu'à l'excès. Le scénario ne tient pas la route en ce qu'il ne donne aucune explication sur les causes de la psychologie des personnages. Cela reste bien filmé, dans des décors naturels ou urbains très crédibles. Un peu la sensation qu'on nous la joue "il y a une explication évidente, cherchez bien, cela va de soi..." mais je n'ai pas trouvé ni l'évidence ni même en étant très ouvert (il y a un moment qui ouvre vers le surnaturel, mais vite refermé).
Un drame lacrymal sans émotion ni explication, qui met en scène des personnages hystériques bien que de façon esthétique. La critique complète sur https://le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.com/2022/05/frere-et-sur-darnaud-desplechin-absurde.html
Le film commence sur une base solide puis se délite au fur et à mesure que Desplechin refuse de lever le mystère de cette haine, nous poussant à l'extérieur de cette histoire jusqu'à nous laisser avec l'impression d'avoir manqué quelque chose...