Frère et soeur
Note moyenne
2,4
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258 critiques spectateurs

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vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 mai 2022
Desplechin est capable du meilleur mais aussi du pire, et là on est plutôt proche de ce qu'il a fait de moins bien. Les critiques professionnels hurlant au chef d'œuvre, on aurait dû se méfier ! Une succession de scènes d'hystérie, des dialogues hurlés, d'improbables relations entre des adultes, un scénario ne craignant aucun cliché - de l'écrivain opiomane à l'actrice alcoolique en passant par le frère homosexuel - ne pouvait amener qu'à un mystère qui fait pshitt, un secret tellement éventé que l'on s'en moque un peu quand il se révèle.
Peut-on nous expliquer ce que font les scènes où l'on mentionne là judéité de la mère si ce n'est pour faire un peu de folklore, celles du psychiatre et ami de la famille qui n'hésite pas à faire un petit tour de cheval pour aller chercher le héros au fond de sa campagne, celles de l'admiratrice roumaine ou de tant d'autres qui donnent l'impression de cocher des cases sans rien apporter à l'intrigue ?
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 mai 2022
Après l'exercice de style constitué par Tromperie, ennuyeux à périr d'ailleurs (avis personnel), le retour de Desplechin dans le Nord de la France, pour une intrigue familiale, devait raisonnablement déboucher sur une œuvre plaisante, intelligente et plus si affinités. Las, après une entame engageante (une dispute puis un accident), le récit en forme de puzzle émotionnel ne va cesser de s'échapper de son axe central, la haine recuite, et pas à feu doux, entre un frère et une sœur pour de vagues raisons jamais totalement explicitées. C'est censé être le sujet du film mais Desplechin s'en éloigne souvent, avec des sous-fils narratifs sans grand intérêt (l'admiratrice roumaine) et une certaine propension à montrer des réactions extrêmes, confinant à l'hystérie, sans que nécessité fasse loi, semble t-il. Pas mal de personnages sont inutiles (celui de Timsit, par exemple) et viennent brouiller la perception de l'ensemble. Tel quel, malgré la maîtrise artistique habituelle du cinéaste, Frère et sœur parait surécrit et hélas surinterprété, désolé pour Marion Cotillard et Melvil Poupaud pas si à l'aise dans des rôles aussi hyperboliques. Évidemment, et c'est la moindre des choses, il y a quelques scènes touchantes à relever, les plus simples en vérité, comme celle de la supérette, mais ces petits miracles sont de moins en moins nombreux à mesure que le film avance vers un dénouement fade, du genre à se dire in petto : tout ça pour ça !
Julien C.
Julien C.

39 abonnés 66 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 mai 2022
Tout sonne faux dans cette caricature de cinéma français. Pas une scène qui sonne juste, des personnages sans aucune consistance mais tous hystériques, des dialogues et des situations n'ayant la plupart du temps aucun sens. Melvil Poupeau et Marion Cotillard ont beau vociférer, larmoyer, geindre en buvant force vodka et cachets de Tranxene, leur histoire de haine nous en touche une sans faire bouger l'autre. Est-ce parce qu'ils jouent mal où est-ce parce que c'est mal écrit ? Sans doute les deux, mais la seule larme que donne envie de verser ce film, c'est sur le cinéma dont les salles se vident depuis 2 ans : c'est pas avec des navets pareils que le public reviendra.
SUZY AND MEE
SUZY AND MEE

159 abonnés 114 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 mai 2022
La fratrie se brouille puis se dé-brouille sans que l'on ne sache véritablement pourquoi (c'était trop compliqué de réfléchir à un scénario?)... histoire peu crédible...personnages pédants et auxquels on ne s'identifie jamais ne serait-ce que quelques secondes... du frère, de la soeur ou de la belle soeur, j'ignore encore lequel est le plus tête à claques ! La plus liftée reste en tout cas Cotillard qui ne parvient pas à froncer autre chose que le nez et encore avec grande difficulté ! Bref, film maniéré qui transpire l'ennui et la prétention!
Yves G.

1 845 abonnés 4 018 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 mai 2022
Louis (Melvil Poupaud) et Alice (Marion Cotillard) sont frère et sœur et se haïssent. Ils ont grandi à Roubaix auprès d’un père autodidacte et d’une mère autoritaire. Ils ont chacun fait leur vie : Louis est devenu un écrivain à succès, Alice une grande actrice de théâtre. Mais tous deux cachent une immense fêlure intérieure qu’ils soignent à coup d’alcool, de drogue et de médicaments. Si Louis a rencontré l’amour avec Faunia (Golshifteh Farahani), la mort de son fils Jacob à six ans à peine l’a détruit. Quant à Alice, quoique mariée au grand dramaturge Borkman, et mère d’un ravissant Joseph, elle n’est guère plus vaillante.
Louis et Alice se haïssent à tel point qu’ils ne se voient plus depuis des années. Mais le grave accident dont sont victimes leurs parents les oblige à se croiser à leurs chevets.

Arnaud Desplechin est de retour sur la Croisette. La quasi-totalité de ses films y a été présentée – sans jamais y décrocher la moindre récompense. Arnaud Desplechin incarne jusqu’à la caricature un certain cinéma d’auteur français : sombre et grave dans les thèmes qu’il traite (la famille et ses déchirures), théâtral dans sa mise en scène, alignant toujours une palette de stars suffisamment bankables pour faire la une des gazettes (Marion Cotillard, candidate à la Palme de la meilleure actrice, et Melvil Poupaud ici, Léa Seydoux, Denis Podalydès, Emmanuelle Devos, Roschdy Zem, Mathieu Amalric, Sara Forestier, Charlotte Gainsbourg, Catherine Deneuve avant eux).

La haine qui déchire un frère et une sœur ferait sans nulle doute un excellent thème de tragédie. Le problème de "Frère et Sœur" est de le traiter avec un sérieux plombant et un manque criant de crédibilité.
D’où vient la haine qui sépare Louis et Alice ? Parce qu’on a l’esprit mal placé et parce qu’une lecture entendue à la synagogue (où Louis accompagne son ami Zvi, interprété par un Patrick Timsit à contre-emploi étonnamment touchant dans un rôle grave) le laisse augurer, on imagine le pire. Mais on n’en saura rien. Ellipse du scénario ? ou paresse des scénaristes ?
Pourquoi ne se réconcilient-ils pas ? Leur haine serait d’autant plus crédible que leurs personnages seraient haïssables. Or, ni Louis ni Alice n’inspire un tel sentiment. Au contraire, leurs souffrances font peine à voir et on n’aspire qu’à une chose : leur inéluctable réconciliation.

Sauf à prendre un plaisir malsain à regarder des suicidaires qui menacent de se jeter du toit, des comateux qu’on ampute d’une jambe gangrenée, des héros alcooliques déchirés de chagrin et des enterrements à la pelle, on préfèrera à ce morbide "Frère et Sœur", l’autrement plus réjouissant "Coupez !" et ses joyeuses giclées de faux sang.
chloé V.
chloé V.

146 abonnés 254 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 22 mai 2022
Une note rare de 4,3 par la presse, je m'attendais à un chef d'œuvre. C'est en fait un film à mourir d'ennui et cette note journalistique le rend encore plus décevant. J'ai tjs aimé Desplechin et ses rendez vous avec la famille. Mais là c'est d'un ennui confondant et les acteurs, caricaturés dans leur rôle glamour et hors sol, sont à désespérer. Passez votre chemin.
cortomanu
cortomanu

85 abonnés 448 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 mai 2022
Si tu n'es pas un amateur de film d'auteur français, un conseil, va voir autre chose.
Sinon, voilà donc la chronique d'une haine familiale entre un frère et sa sœur. Le spectateur est invité à lire entre les lignes et à se faire rembarrer par le réalisateur : il n'y a rien à comprendre. Led intrigues secondaires comme celle autour des parents conduisent au même constat : un écrivain et une actrice, présumés talentueux, sensibles, intelligents, éduqués, émancipés... se révèlent totalement incapables au pardon.
Cela ne donne pas grande envie au spectateur de pardonner grand chose à ce film non plus. Il n'y a d'ailleurs pas vraiment de raison.
Boby 53
Boby 53

26 abonnés 249 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 mai 2022
Décidément je n'aime pas le cinéma de Depleschin: psychologie de bazar, emphase des sentiments, relations inexpliquées, on doit admettre, point barre. Et je ne parle pas des aller-retour avant/après, des parents qu'on appelle par leurs prénoms ( ça fait moderne, Freudien ?), bref tout l'attirail du parfait bobo. Un scénario, il connaît? Quant à la scène finale, renaissance de Cotillons ds ses bonnes oeuvres africaines, on se croirait ds l'époque de nos " joyeuses colonies".
Rėgine Buchholtz
Rėgine Buchholtz

21 abonnés 20 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 29 mai 2022
Mais quel film ennuyeux ! ridiculement mené, chaotique incohérent invraisemblable... c'est peut-être cela que l'on appelle ''la masturbation intellectuelle'' ? on ne peut s'attacher à aucun rôle en scène, tout est tellement cliché, médiocre, méprisant: ce film m'a paru long, très long...
arthur44
arthur44

53 abonnés 53 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 mai 2022
Ne cherchez pas à savoir pourquoi ce frère et sa sœur se détestent autant, le film ne vous l'apprendra pas. Vous assisterez donc, avec un certain ennui, à tout le mal que les acteurs se donnent pour s'éviter au nom de leur haine gratuite. Le tout dans un décor d'hôpital et de cimetière. Si vous souhaitez vous distraire, passez votre chemin...
prytherch
prytherch

10 abonnés 34 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 mai 2022
Un long métrage sans scénario, des personnages détestables, aucun sens, aucune consistance. Des acteurs qui essaient de faire le job mais qui en deviennent mauvais (surtout Melvil). Le film le plus mauvais que j'ai vu ces dix dernières années.
Bernard D.
Bernard D.

4 abonnés 2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 mai 2022
Nous avons tenu une heure, mais affronter les 48 minutes restantes fut au-dessus de nos forces. C'est d'un ennui mortel, tout sonne faux, l'accident au début du film, le gars sur le cheval qui dit "j'ai peur mais j'y vais", tous les personnages plus hystériques les uns que les autres... C'est surjoué, tout tombe à plat bref, une heure de perdue.
folyr
folyr

37 abonnés 72 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 23 mai 2022
Qu'est-il arrivé à Despléchin ? Il pose un élément déclencheur dès la première scène, un frère et une sœur qui ne se parlent plus depuis dix ans, on comprend qu'il s'est passé quelque chose de grave, on attend le moment où on va savoir quoi. Et le scénario part dans tous les sens, sans fil rouge, genre écrit vite fait sur un coin de table pour payer ses impôts, et on attend, on attend… Le film est d'un ennui mortel, plein de scènes inutiles, sans pay off. On a vraiment l'impression qu'il s'agit d'un scénariste débutant qui ne connaît rien à la grammaire essentielle du scénario. Qu'est-ce que ce film fait à Cannes ?
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 mai 2022

​      Ca part très bien. Les deux premières séquences coups-de-poing sont plus qu'impressionnantes. Arnaud Desplechin sait filmer, quand il veut, même si par la suite il va surtout user et abuser du très-très gros plan, avec vue imprenable sur les pores dilatés et les poils de nez.
     Plus le film progresse, plus ça s'effiloche, plus ça s'embrouille, avec des retours en arrière pas toujours évidents ou indispensables (la rencontre entre le frère Louis et sa future femme) , et on en a très vite par dessus la tête, de cette dingue hystérique et méchante et de cet ivrogne drogué velléitaire. Marion Cotillard est exécrable. Elle arbore d'un bout à l'autre de ce (bien trop) long film la même mimique; bouche fermée étirée en un long sourire qui fait saillir les pommettes avec au dessus les yeux qui pleurent. Ah, elle pleure beaucoup aussi, carrément.... mais toujours avec le bouche qui sourit un peur. On peut lui attribuer sans trembler le César de la pire actrice de l'année. Donc, au total, le film est juste bête.... et mal joué.
    Ce qui m'attriste, voyez vous, c'est qu'il y a une très belle idée de départ, rarement traitée: les haines à l'intérieur d'une fratrie. J'en ai tant vues! Souvent elles éclatent au grand jour au moment du décès des parents. L'Un estime recevoir moins que l'Autre. Il est frustré et désormais ne veut plus voir l'Autre. A cause de l'argent? Pas vraiment en fait: l'argent, ça lui fait juste penser qu'il est moins aimé. Et alors, remontent à la surface toutes ces blessures de l'enfance. Toutes ces rancoeurs vis à vis des parents, forcément injustes. Ces petites humiliations mal oubliées. (Pour Louis, son père l'a toujours méprisé. Et sa mère était si dure....) Un sujet à traiter en délicatesse par Comencini ou les frères Dardenne... mais là, ce n'est pas du tout de cette subtilité qu'il est question.
    Alice, l'ainée de la fratrie, est la préférée de ses parents et l'idole de ses petits frères. Jusqu'au jour où Louis, le poète velléitaire (Melvil Poupaud qui sauve le film!) est publié! de sujet, il devient lui aussi personnage, et important, et sa soeur dépossédée se met à lui cracher sa haine. Assez répugnante l'héroïne.  Alors Louis la met en scène dans les romans qu'il va publier, et pas dans un bon rôle.... Elle est devenue actrice, elle est la vedette (bon, du théâtre de Lille, restons modestes) et lorsque les parents sont hospitalisés après un très grave accident de voiture, elle interdit à son frère de s'approcher de l'hôpital quand elle même s'y rend. Et, de son côté, elle passe son temps avec une admiratrice, une pauvre fille réfugiée qui l'idolâtre.... Ah, être idolâtrée, encore et toujours, et peu importe par qui! Quelle sale bonne femme!
   Louis n'écrit plus, il retape une ferme dans un endroit perdu et magnifique des Pyrénées avec son épouse Faunia (Golshifteh Farahani qui est devenue... plantureuse. Ces sublimes iraniennes abuseraient elles du loukoum? et qui arrive à jouer aussi mal que la Cotillard, avec exactement la même mimique et ce sourire tête-à-claque). 
   Entre les Etéocle et Polynice de Roubaix, pour essayer de comprendre et de les aider, il y a le jeune frère homosexuel (Benjamin Siksou) -dans tout film chic, il y a forcément un homosexuel parmi les personnages principaux, sinon on ne serait plus respecté dans le dixième arrondissement-, et l'ami plein de bonne volonté des deux garçons, Zwy (Patrick Timsit)

   Rien n'est crédible, tout sonne faux. Quant à la fin, prévisible car trop improbable, elle est juste grotesque...

Epikouros
Epikouros

53 abonnés 45 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 mai 2022
La Palme d’or du NANAR SNOB 2022. Buvant le calice jusqu’à la lie (jusqu’à l’incrédulité, la fatigue, la hargne…), en subissant jusqu’au baobab (!) final ce prétentieux et interminable pensum, un mot s’est peu à peu infiltré en moi… a enflé… m’a envahi : OUTRANCIER. C’est-à-dire superficiel, démonstratif, fabriqué, insincère. Donc forcément ridicule. Tout dans ce film est outrancier. Outrancier le scénario (la pseudo haine recuite). Outranciers les dialogues. Outrancier le vrai faux happy-end avec postlude africain sur le thème : courage, fuyons. Outrancière l’interprétation (Poupaud est un cabotineur génial). Outrancières à peu près TOUTES les scènes (avec le pompon peut-être pour la scène de la morgue… mais il y en aurait tant à épingler !). Outranciers les dithyrambes d’une presse parisienne, anesthésiée ou lobotomisée – au choix. En résumé, outrancier le talent d’un réalisateur qui, faute de savoir ou pouvoir se renouveler, se plagie et se parodie lui-même ad nauseam. Je mets néanmoins une demi-étoile pour le visage chiffonné d’une toute jeune comédienne roumaine. Bref, j’espère que le jury cannois saura, lui, distinguer l’or du fer blanc, en écho au silence glacial qui accompagna sur la Croisette cet indigeste pudding psycho-sociéto-émotionnel.
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