Frère et soeur
Note moyenne
2,4
1838 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

258 critiques spectateurs

5
16 critiques
4
28 critiques
3
27 critiques
2
69 critiques
1
67 critiques
0
51 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Philippe C.
Philippe C.

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 mai 2022
Certaines personnes arrivent peut-être à entrer dans cette histoire invraisemblable où tous les personnages sont égocentriques et perdus dans leurs passions. Pauvres Marion Cotillard et Melvin Poupaud, ils se débattent dans leur rôle et cela sonne terriblement faux.
Je ne sais pas comment j'ai fait pour rester jusqu'au bout.
Critique Facile
Critique Facile

109 abonnés 116 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 août 2022
https://leschroniquesdecliffhanger.com/2022/05/21/frere-et-soeur-critique/

Très vite, les personnages sombrent dans une étouffante caricature qui n’en finit jamais… Sont ici passés à la loupe méga grossissante, les névroses ultra-narcissiques d’une déconnexion abyssale avec le réel, de personnages auxquels on ne parvient pas à s’attacher. Finalement on comprend pourquoi ils se détestent tant l’un-e- et l’autre, mais comme ils sont les deux faces d’un même miroir, nous, on va les détester tous les deux. Ils en deviennent des archétypes d’antipathie… ils veulent se gifler… Ben nous aussi du coup…

Les élucubrations de surmoi nous donnent envie de dire à Alice et Louis de sortir un peu le dimanche matin… Ils le feront à la toute fin, et on frisera une forme d’esprit post-colonialiste particulièrement nauséeux.. La gênance est alors à son apogée…

Au final, le film sent l’égo de partout et ne paraît pas sincère dans son intention, en reprenant les éternels tourments des névroses de son créateur. Si on les comprend, voir même si on les vit, la caricature d’ensemble empêche l’empathie et propose une œuvre finalement très souvent surfaite et parfois gênante et dont le conflit familial, objet du film est finalement insignifiant.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 mai 2022
La haine sans fin

Arnaud Desplechin c’est : La Sentinelle, Rois et reines, Un conte de Noël, 3 souvenirs de ma jeunesse, Jimmy P., Roubaix, une lumière, pour le meilleur, mais aussi, L’Aimée, La Forêt, Les Fantômes d’Israël, pour le moins bon. Je crains fort que ces 108 minutes de drame ne fassent partie de la deuxième catégorie. Un frère et une sœur à l’orée de la cinquantaine… Alice est actrice, Louis fut professeur et poète. Alice hait son frère depuis plus de vingt ans. Ils ne se sont pas vus depuis tout ce temps – quand Louis croisait la sœur par hasard dans la rue, celle-ci ne le saluait pas et fuyait… Le frère et la sœur vont être amenés à se revoir lors du décès de leurs parents. La critique institutionnelle hurle au génie, mais le spectateur lambda est très loin de goûter cette interminable crise d’hystérie en permanence entre alcool, Tranxène et opium. Epuisant.
Arnaud Desplechin a tenté de répondre à la question suivante : peut-il y avoir une fin à la haine ? Sa réponse semble désespérément négative. Le film raconte la relation conflictuelle entre deux individus, certes, en semant des indices sur les raisons de cette haine mais sans y apporter une réponse définitive. Et donc, le spectateur est tenu à l’écart de ce drame familial sans autre grain à moudre que cette hystérie collective entrecoupée de pleurnicheries et de hurlements ? Ça se voudrait simple mais c’est surtout pédant et emphatique. En vérité, ce retour à Roubaix, la ville natale, est un gros raté. Insupportable !
Et pourtant, au casting, il y a du lourd. Mais voilà, les Marion Cotillard, Golshifteh Farahani, Melvil Poupaud, Cosmina Stratan, Max Baissette de Malglaive, Patrick Timsit, sont prisonniers de situations et de dialogues outrés. On s’ennuie autant que. Et je ne suis pas sûr qu’ils aient, eux non plus, compris les tenants et les aboutissants de ce puzzle grandiloquent touchant aux thèmes de la famille, la mort, la maladie, le poids des héritages, les non-dits, l’ambivalence des sentiments… Que de pathos ! Et comme je ne fais pas partie de la caste des critiques reconnus, on me fait bien comprendre que tout cela me dépasse et que je suis sans doute bien incapable de reconnaître le génie de Desplechin. Mais lui, il a la carte – comme on dit -, moi non !
francouneti
francouneti

7 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 31 mai 2022
Succession. de scenes invraisemblables, ratées, sans âmes. Des personnages improbables, de mauvaises copies de films
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mai 2022
Y a-t-il une fin à la haine ? C’est la question que pose Arnaud Desplechin dans “Frère et soeur”. En plein deuil de son fils, le personnage de Melvil Poupaud chasse sa sœur venue à la veillée, elle qui n’était jamais venue rencontrer son fils. Le personnage de Marion Cotillard est actrice de théâtre tandis que son frère est écrivain. Liés par des non-dits qu’eux seuls connaissent les prémices, le film effleure en permanence un terrible secret qui gangrène la famille à travers les cris, les pleurs, la drogue, l’alcool et la dépression. Peu à peu, le spectateur se créer sa propre réalité et imagine le pire. Ce dont on a compris ne sera pas écrit ici car la volonté de Desplechin est certainement de provoquer à chacun sa propre complexité. Ni bon, ni mauvais, la présence de Patrick Timsit en second rôle est à souligner tant elle est étonnante. Cotillard et Poupaud quant à eux, sont parfois bons et intenses, parfois mauvais et ridicules.
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Aurélien Merceron Laubus
Aurélien Merceron Laubus

59 abonnés 21 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 juin 2022
Un nouveau film très "littéraire" (au sens de sa thématique, une grande tragédie familiale, de son scénario un peu "labyrinthique" et de ses dialogues, très écrits), et qui peut néanmoins très émouvant, pour peu qu'on accepte ce type de cinéma, ce qui ne semble pas être le cas d'une majorité de spectateurs ici qui sont passés totalement "à côté" de par leurs attentes d'un cinéma scénarisé, dialogué et joué de façon plus "standard".
Melvil Poupaud et Marion Cotillard y excellent dans leurs jeux, et sont d'autant plus méritants qu'il est difficile de jouer des dialogues aussi "littéraires" sans qu'ils paraissent forcés.
Dans sa radiographie des névroses familiales, Desplechin est au sommet de son art.
lilyzab
lilyzab

26 abonnés 172 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juin 2022
Dans une fratrie lorsque les parents font du favoritisme au sein de leurs enfants, cela peut engendrer de la haine et de la rivalité malgré tout, lorsque l'on est frère et soeur on s'aime! la loi du sang la loi humaine! La subtilité d'Arnaud Desplechin c'est de le dire mais comme il n'enfonce pas le clou sur la relation parents enfants et que ce n'est pas le sujet principal du film c'est sans doute cela qui suscite les critiques " je n'ai pas compris le drame familial ou quel ennui ...." Mais la rivalité des deux ainés est là ! rivalité pour exister et être aimé! On comprend aisément que lorsque l'on appelle ses parents par leur prénom cela cache quelque chose. Des noms juifs dans une famille catholique ca cache quelque chose, Un mariage ds parents sans amour.... La fille adulée par son père et sa mère, le fils méprisé et bon à rien . Les deux en quête de reconnaissance.( par leur métier ) La haine arrive lorsque la situation s'inverse, le fils est reconnu dans son métier et surpasse sa soeur.
Il y a certainement une grande part d'autobiographie dans ce film , Et n'en déplaise à ceux qui n'ont pas aimé ou surtout rien compris . L'histoire est émouvante, et révèle que les apparences sont trompeuses, la haine est un sentiment aussi fort que l'amour mais il est celui de l'amour décu !!!! La mort des parents obligent les enfants à se voir! Il y a tant de famille sur terre qui se déchire! Un film ne remplacera jamais complètement des cours de psychologie humaine . Il faut bien qu'il reste une part de questionnement .
Magnifique interprétation des acteurs. Marion Cotillard m'a agréablement surprise et Melvil Poupaud également .
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

94 abonnés 485 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 mai 2022
J’ai beaucoup aimé ce Despléchin et ses sentiments exacerbés, coupés en 4.
D’autres n’ont pas aimé…….Moins d’humour décalé que dans Rois et Reines…

Cette fois, sentiments intenses : soeur et frère se haïssent et ne cherchent qu’à se blesser.
Nous n’avons pas la clé des raisons de la brouille; il en est souvent de même dans la
« vraie vie ».
L’intensité des sentiments, la fragilité des humains; comme chez Xavier Dolan, je suis sensible
à ce cinéma qui exacerbe les relations humaines…

On imagine entre eux, une rivalité intense et surtout la répétition que Louis (Melvil Poupaud) ne faisait jamais assez bien.
Il lui fallait « être Mozart, Victor Hugo » ou, il n’était RIEN !
Ces blessures d’enfance, qui laissent des traces……

Desplechin aime à nous placer au coeur de son histoire familiale et c’est là, le meilleur de son cinéma (Rois et Reine ou Conte de Noël)
tupper
tupper

190 abonnés 1 568 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 mai 2022
Avec une simplicité apparente qui cache une grande maîtrise, Desplechin réalise un film déchirant ou il met en scène les conséquences destructrices de la haine au travers des envoûtants Marion Cotillard et Melvil Poupaud. L’intensité de leur opposition en grande partie à distance fait oublier l’absence d’explication des fondements de cette haine conférant à cette relation un côté presque ridicule ou surnaturel.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mai 2022
Arnaud Desplechin nous propose à nouveau un film sur les liens familiaux. Cette fois, il met en scène une famille déchirée. Louis et Alice sont même incapable de se parler, et de se voir. Mais lorsqu’un terrible drame familial survient, avec un récit narratif sublime, par la force des choses, le lien va se renouer. C’est intime, c’est douloureux, c’est complexe. C’est poétique et magnifique. Et en même temps, le réalisateur nous laisse dans nos questionnements et nos interrogations.
remyll
remyll

256 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mai 2022
Le film présente brillamment la complexité et parfois l’extrême pénibilité des sentiments qui peuvent exister entre frères et sœurs. Au cœur de l’intrigue on comprend le rôle de la parole essentielle des parents. Très intéressant.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 23 mai 2022
Vraiment pas terrible....
Pourtant j'ai énormément de patience mais là les limites du ridicule sont dépassées
Tout est sur joué, rien n'est crédible.... c'est d'un ennui sans nom. Le scénario n'en parlons même pas il n'a ni queue ni tête. On comprend sans comprendre car ça sonne creux.

j'écris cette critique pendant le film je me tâte de quitter la salle mais j'ai honte de le faire donc je reste 
Lilicot
Lilicot

9 abonnés 267 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 mai 2022
Un énième film sur les sentiments compliqués tissés au cœur de la cellule familiale où se mêlent amour et haines, jalousies et ressentiments. Ici, la haine tenace entre un frère et une sœur, prétexte pour le réalisateur qui s'interroge sur ce sentiment destructeur. Du coup, on ne croit pas vraiment à l'histoire. On ne sait pas d'où vient cette haine. Les scènes sont surjouées et Marion verse beaucoup de larmes sans nous émouvoir vraiment.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 novembre 2022
Je n’ai pas vu tous les films d’Arnaud Desplechin, Un conte de Noêl reste mon préféré. Trois souvenirs de ma jeunesse et Roubaix, Une lumière étaient très bien aussi. Celui-ci, présenté à Cannes cette année, est en demi-teinte. Je me suis d’abord pas mal ennuyé. Puis, petit à petit, je me suis fait au rythme, j’ai commencé à m’attacher aux personnages et suis bien rentré dans l’histoire de cette famille. Même si on ne comprend pas vraiment très bien leurs réactions. Toujours une superbe direction d’acteurs pour le réalisateur. Marion Cotillard et Melvil Poupaud sont très biens, Patrick Timsit aussi, et c’est toujours un grand plaisir de retrouver la belle Golshifteh Farahani, mais le rôle n’est pas très développé malheureusement. Au final, Frère et sœur se laisse regarder mais ne restera pas inoubliable dans la filmographie de son metteur en scène ni des ses acteurs...
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 juin 2022
Il y a des histoires qui n’ont pas besoin de justifications pour commencer. Arnaud Desplechin est passé maître dans l’art d’explorer la psyché de ses personnages mutilés et ne cesse de multiplier les regards inquiétants, entre Lille et Roubaix. Avec l’appui de Julie Peyr au scénario, il va faire simple dans sa structure, qui pourrait faire un écho lointain au « Contre de Noël », où les rivalités sont également synonymes de fraternité. Ici, ce ne sera jamais vraiment l’un ou l’autre, juste la haine, née d’une origine inconnue et qu’on s’efforcera me garder secret jusqu’au bout de la réconciliation.

Un drame en appelle un autre et ça ne s’arrête plus. C’est le point de départ qui attire notre attention, avec une radicalité qui fascine, car on ne sait pas où se placer dans ce conflit familial, impliquant Alice (Marion Cotillard) et Louis (Melvil Poupaud). Ce dernier est en plein deuil, tandis qu’elle souhaite en partager la douleur. Cependant, une colère mutuelle les consume, jusqu’à frisé un ridicule qui ne tue pas. C’est une véritable partie de cache-cache entre le frère et la sœur, qui ne peuvent se permettre de partager le même espace, dans un plan ou un autre. Desplechin souhaite ainsi sonder la nature de cette haine, particulièrement virulent et hystérique suivant les situations, qui les rappellent au chevet de leurs parents.

Face à un possible nouveau drame, ils se laissent persuader de leur autorité, mais ce sera bien leur fragilité qui sera de mise, où l’on rangerait bien la culpabilité et l’incompréhension dans le même panier de la dépression. L’intrigue a en cela une très forte fascination pour ces êtres qui cherchent à tout prix à entretenir leur rage respective, quitte à manipuler leur entourage ou à trouver du soutien, afin d’alimenter le cercle haineux. Entre l’actrice de théâtre et le poète, il y a comme un lapsus qui les rend aussi détestables l’un comme l’autre. Nous avons l’impression de vivre deux films différents, avec deux parcours bien différents dans la gestion d’une crise qui les dépasse, car jamais ils ne se sentent vraiment concernés. Seuls leurs intérêts les préoccupent, en évitant tout contact visuel. Mais à côté de ça, des relations se développent à peine et feignent de rendre la prochaine réunion familiale pertinente.

Ainsi, « Frère et Sœur » cherche à stimuler une haine qu’il convient de bombarder sur son vis-à-vis. L’échange de ping-pong fonctionne un temps, avant que l’on se fasse à l’idée que cet interminable conflit puisse en éjecter plus d’un hors du ring. Il n’y a rien de mal à vouloir percer le mystère du problème, mais le résultat n’en vaut pas la peine, si c’est pour le catapulter entre deux rayons d’un supermarché. Si ce genre de récit finira par trouver son public, il restera ceux qui n’ont ni la patience, ni la vaillance de se lancer dans une analyse qui égare des personnages secondaires intéressants, émancipés de toutes contraintes, qu’elles soient d’ordre social ou familial.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse