Tár
Note moyenne
3,6
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366 critiques spectateurs

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arthur44
arthur44

53 abonnés 53 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 22 février 2023
Mise à part la performance de Cate Blanchett, consacrée au BAFTA pour son rôle dans ce film, ce dernier demeure profondément élitiste et très ennuyeux. Les auteurs et cinéastes ont-ils oublié que le cinéma doit rester une distraction, même quand il prétend nous cultiver ?
jthuil
jthuil

22 abonnés 364 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 octobre 2023
À ce qu'on sache, pas besoin de deux heures de film pour installer un décor, des enjeux, une ambiance. C'est pourtant le choix qu'a fait Todd Field en réalisant Tár, histoire de la chute progressive d'un ténor de la musique classique. Cate Blanchett a beau y livrer une interprétation impeccable dans la peau de la cheffe d'orchestre rattrapée par la réalité, c'est surtout le spectateur qui vit une véritable descente aux enfers devant tant de longueurs. Est-ce pour cela que certains critiques dithyrambiques, en pleine masturbation intellectuelle, parlent de film d'horreur ?
ATHMOS.ONER
ATHMOS.ONER

166 abonnés 259 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2023
Sur le papier, le dernier film de Todd Field ne donne pas forcément envie : qui veut aller voir un faux biopic (personnage fictif) de 2h30 rempli de dialogues pointus et exigeants dans le milieu élitiste de la musique classique ?
La partition de Mahler est des plus ardues et la symphonie semble injouable. Pourtant, malheur à qui n’ira pas voir cet ovni impitoyable qui traite superbement et sans manichéisme du pouvoir et de ses dérives.
La mise en scène est sublime et rigoureuse, la palette de couleurs utilisée est très terne et accentue l’ambiance de plus en plus austère. La peinture sociale est aussi précise que détaillée. De prime abord, le tableau est impressionnant et son vernis brillant, sa lecture est labyrinthique, il faut patienter pour se frayer un chemin vers sa compréhension, autant avec les yeux qu’avec les oreilles. Le vernis fini par être gratté par petites touches puis violemment au point de révéler l’effondrement et la folle noirceur de la toile.
La prestation de Cate Blanchett est réellement exceptionnelle et sans failles, du calme absolu sur les plateaux de télévision aux tocs et à la rage extrême, elle excelle dans tous les registres !

Par définition un chef d'orchestre mène son monde par la baguette, cela ne signifie pas forcément que l’on peut se comporter tel un tyran. Lydia Tár s’est manifestement battue pour obtenir son poste, véritable trône patriarcal, mais comment est-elle parvenue à ce miracle ? On tient ici la note parfaite pourtant dissonante et irritante pour certains : accéder au pouvoir dans un milieu exclusivement masculin nécessite t’il de se comporter comme un homme pour y parvenir ?
Ce contre-pied est des plus culoté en cette période #metoo et il risque de mécontenter, en effet, Lydia est une femme, lesbienne qui plus est. Telle un homme, elle vampirise et utilise les femmes à sa portée de main… Ou de baguette !
Ce miroir pertinent met en exergue les processus utilisés par les hommes pour accéder aux plus hautes places. En effet, Lydia connait les rouages, les règles, les codes et sait trouver les moyens pour mieux les détourner. Tout est bon pour parvenir à ses fins et si elle véhicule une impressionnante image de rigueur et de sérieux, le revers de médailles laisse beaucoup de musiciennes et d’assistantes au fond du trou de la scène, loin derrière les coulisses.
La chute finale est vertigineuse, abrupte (traitée un peu trop rapidement) mais l’effet produit est magistral.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2023
Porté par une Cate Blanchett au sommet de son art, Tár fait partie de ces films américains qui ne cèdent par un millimètre à l’exigence artistique qu’ils se sont fixés. Ce portrait fascinant d’une cheffe d’orchestre qui va connaître la gloire internationale avant de mordre la poussière n’hésite pas à nous embarquer dans des échanges longs, précis et savants sur la direction d’un ensemble musical. Remarquablement mis en lumière, baigné d’une lumière sombre qui distille une ambiance mystérieuse, Tár en dit beaucoup sur notre époque, tout en brassant les thèmes de l’exigence, du talent, du transfert de classe, des dérives de tout type de pouvoir personnel et de l’asservissement volontaire des subordonnés. Impressionnant de maîtrise.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 février 2023
Lydia Tár a tout accompli, est une reine de l'avant-gardisme et de la haute bourgeoisie intellectuelle mais une simple vidéo postée sur internet va entraîner sa chute. Ce film est verbeux, austère, clinique et exigeant. Il ressemble à ce qu'il montre : l'art élitiste et l'avant-garde. Il dresse un portrait froid de ce petit monde auto-centré qui semble couper des réalités derrière ses murs de béton brut. Un film qui ne se laisse pas facilement dompter mais totalement hypnotique au milieu duquel règne une Cate Blanchett en majesté.
Adrien J.
Adrien J.

150 abonnés 165 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 mai 2024
Alors c’est une véritable proposition mais malheureusement je n'y adhère pas du tout. La photographie est pas mal et l’ambiance est intéressante, mais je trouve cela assez raté en tant qu’exercice de style. Le film ne vas pas assez loin dans ses thématiques et expose trop d’éléments énigmatiques sans y apporter de réponses, ce qui empêche le spectateur de pleinement comprendre où veut en venir le réalisateur…
remyll
remyll

256 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 février 2023
Film noir présentant un vrai psychodrame à suspense mettant en lumière avec humour, grâce et une esthétique certaine l’univers complexe, souvent partial voire monomaniaque de la direction de grands orchestres symphoniques. Cate Blanchett est impériale. A noter la performance inattendue, bluffante et pleine d’émotions de Noemie Merlant.
Cris Pour Les Intimes
Cris Pour Les Intimes

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 février 2023
Bande annonce et synopsis attrayants, je me laisse tenter. Min dieu quelle erreur !!!
C'est long... mais que c'est long... In..ter..mi..nable !!! 2h38 qui pourraient se réduire à 1h30. On attend impatiemment la fameuse descente aux enfers que nous annonce le synopsis, et elle arrive 2h20 après le début du film. Et qui plus est, sans le moindre détail de l'événement à l'origine de cette chute. Sauf à être un adorateur de Kate et ou du réalisateur, FUYEZ !!!!
Doinel
Doinel

17 abonnés 77 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 février 2023
Un film formidable porté par l époustouflante interprétation de Cate Blanchett promise à un Oscar bien mérité . Excellente realisation BO d enfer et un plan sequence d anthologie. Que demander de plus?
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 février 2023
Tár est une œuvre intéressante qui nous montre la vie d'une maestro encensée par le monde musical, qui va se retrouver prise dans un tourbillon. Le film pose la question de la séparation de l'individu et de l'artiste, du pouvoir professionnel et de l'utilisation qu'on en fait. Le personnage de Cate Blanchett est très bien joué, perturbant notre jugement et déjouant les raccourcis manichéens habituels.
Jean-marc Bonnichon
Jean-marc Bonnichon

14 abonnés 9 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2023
Surtout ne partez pas au bout de la première demi-heure.
On prend goût et on est scotché progressivement à ce film qui nous prend par les sentiments.
Kate Blanchet est grandiose!!! et sa personnalité se dévoile progressivement au cours de ce film jusqu'à la fin
La mise en scène nous entraine progressivement dans une spirale destructrice qui est magnifiquement exposée.
C'est un film sombre mais un jeu d'acteur (d'actrice!) époustouflant.
Courez-y.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 février 2023
Pendant plus de deux heures et demie, TÁR réussit à nous faire croire à l’existence d’un pur personnage de fiction, certes inspiré de figures réelles telles que Marin Alsop, à tel point qu’une seule envie nous taraude à la sortie de la salle : nous procurer l’ouvrage écrit par la cheffe, ainsi que ses vinyles, ainsi que les captations vidéo de ses nombreuses orchestrations. L’ouverture a l’intelligence d’introduire la cheffe par le biais d’une rencontre dite masterclass entre un animateur et un public venu en foule : ce choix d’écriture, qui donne lieu à une longue séquence d’échanges passionnants sur la musique et sa direction, ancre dès le début ladite célébrité dans notre réalité.
Dès lors, ce gage d’authenticité constitue un vecteur émotionnel précieux grâce auquel suivre l’évolution et la lente destruction de sa carrière : comme elle, nous sommes victimes de bruits parasites, de sons, de cris perçus lors d’un footing sans qu’ils soient identifiés ; comme elle, nous nous amusons à rejouer au piano les deux notes qui proviennent d’un appareil situé hors de l’appartement ; comme elle, nous interrogeons la légère mais certaine modification de l’environnement familial, depuis ce métronome qui se déclenche en pleine nuit jusqu’au vol de partition, en passant par la sollicitation maladroite de propriétaires soucieux d’organiser la visite du studio voisin sans « bruits », comprenons sans que l’artiste ne joue. Le long métrage représente alors dans un même geste l’incompréhension du génie, comme le faisait Miloš Forman dans Amadeus (1984), et l’incapacité qu’il rencontre à se soustraire au fonctionnement du microcosme auquel il appartient, et de la société dans son ensemble : en ne jugeant jamais Lydia du point de vue de la morale, en veillant uniquement à la célébrer comme elle célèbre les compositeurs qu’elle ressuscite, il révèle le poids de la morale et de la rivalité qui peu à peu l’écrase tel l’albatros baudelairien dont les « ailes de géant l’empêchent de marcher ». Cette morale nourrie de bienpensance et de préjugés stériles, Tár la combat d’ailleurs dans les formations qu’elle dispense, allant jusqu’à détruire un étudiant parce qu’il refuse de jouer Bach pour raisons idéologiques – et par bêtise.
Et c’est là que le film gagne en complexité : cette cheffe d’orchestre, animée par sa passion pour la musique au point de négliger le reste – elle n’a pas de domicile fixe, dispose de boîtes étiquetées « argent » ou « papiers » dans son placard, voit peu sa fille –, entretient le feu qui la consume. Elle qui critique ouvertement les réseaux sociaux devant ses élèves, a su les utiliser autrefois pour liquider l’une de ses créatures ; elle qui affiche publiquement ses préférences sexuelles et ses coups de cœur, est surprise de la crise de jalousie de sa compagne. Néanmoins, ce retour de bâton n’est jamais complaisant ni recherché par un long métrage emporté par la musique, transporté au gré des avions dans différents pays : on y parle anglais, allemand, français, italien avec une aisance remarquable, on y cultive la perfection, on y vit tout simplement. Rarement une œuvre de cinéma aura su articuler peinture des tourments d’un génie avec la quête d’un absolu esthétique, les rendant toutes deux indissociables. Un chef-d’œuvre incarné par une Cate Blanchett éblouissante, qui trouve ici son meilleur rôle au cinéma – c’est dire !
Theo
Theo

35 abonnés 1 074 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 novembre 2023
Dans "Tár", Todd Field compose une symphonie cinématographique autour de la figure complexe et fascinante de Lydia Tár, interprétée avec une maestria incontestable par Cate Blanchett. Cette œuvre d'art minutieusement structurée explore les méandres du pouvoir et la chute vertigineuse d'une artiste au sommet de sa gloire, offrant ainsi une réflexion pertinente sur les dynamiques contemporaines de l'industrie de la musique classique.

Le film nous présente Lydia Tár, cheffe d'orchestre de renom, dans une trajectoire méticuleusement orchester par Field, qui, à l'instar de sa protagoniste, maîtrise son sujet. Cependant, là où Tár excelle dans l'harmonie et la précision, le film se perd parfois dans un rythme qui pourra sembler languissant à certains, avec une durée de 2H38 qui exige patience et attention soutenue de la part du spectateur.

La performance de Blanchett est indéniablement le pilier de "Tár". Sa capacité à capturer l'intelligence aiguisée et la complexité émotionnelle de son personnage lui a valu une coupe Volpi à la Mostra de Venise et un Golden Globe, marquant une performance qui restera certainement comme l'une des plus mémorables de sa carrière. Autour d'elle, un casting international solide, avec une mention spéciale pour Noémie Merlant et Nina Hoss, apporte profondeur et authenticité au récit.

Musicalement, le choix de s'appuyer sur l'œuvre de Gustav Mahler est judicieux et la partition de Hildur Guðnadóttir s'imbrique avec grâce dans l'univers sonore du film, bien que certains pourront lui reprocher un certain manque de diversité.

Sur le plan technique, la photographie de Florian Hoffmeister est d'une élégance discrète, capturant avec subtilité l'atmosphère souvent oppressante des coulisses de la gloire. Cependant, certains choix de montage peuvent laisser le spectateur perplexe, avec des transitions abruptes qui perturbent parfois la fluidité du récit.

Si "Tár" est une réussite sur bien des fronts, son ambition narrative semble par moments lester la progression de l'histoire. Les thèmes abordés, bien que pertinents et provocateurs, sont parfois traités avec une lourdeur qui alourdit l'ensemble, au risque de perdre l'audience dans des détails superflus.

En définitive, "Tár" est une œuvre d'une finesse indiscutable, une étude de caractère soigneusement réalisée et interprétée qui mérite d'être vue pour l'intensité et la complexité de son personnage principal. Toutefois, sa lenteur et son manque de concision freinent son ascension vers les sommets du septième art. En fin de compte, le film est un ajout respectable mais inégal à la filmographie de Todd Field, marquant à la fois une réussite artistique mais aussi une occasion manquée de transcender son sujet.
mdem
mdem

8 abonnés 15 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 janvier 2026
Très grand film, à voir si on est prêt à se plonger pendant plus de 2h30 dans l'univers de la musique classique, de ses codes et de ses références. Et pourtant, la musique n’est pas le sujet du film. C’en est même frustrant parfois tant les scènes avec l’orchestre sont magnifiques mais trop courtes ! Dans sa première moitié, le film dresse minutieusement le portrait d’un personnage à l’intelligence, aux succès et à l’ambition hors normes, dont on perçoit toutefois vite les fragilités. C’est très fouillé et documenté, très lent et précis, et on en savoure chaque seconde. Les dialogues sont brillants, percutants, les images très belles et surtout : Cate Blanchett est extraordinaire ! Ensuite il y a un point de bascule, très bien amené, et puis le film va progressivement changer de rythme, avec des scènes qui semblent de plus en plus courtes, elliptiques, manquant presque de liant, nous laissant un peu sur notre faim... Mais vu le niveau de maîtrise du film, cette rupture ne peut être que volontaire. Sans doute pour montrer à quel point le personnage n’a pas vu venir sa chute ? Quoi qu'il en soit, c'est le genre le film qu'il faut voir une 2ème fois pour espérer le décrypter tant son contenu est riche. Beaucoup de critiques l'ont présenté comme étant un film sur le pouvoir et les abus qu’il engendre inévitablement, mais c'est beaucoup plus complexe que cela il me semble. Le sujet qui personnellement m’a sauté aux yeux c’est celui de l’écart et de l’incompréhension entre les générations : entre la génération qui a le pouvoir actuellement et qui, malgré de nombreux acquis et progrès, joue encore avec les anciennes règles du jeu, et la génération qui arrive derrière et qui n'accepte plus ce que ses aînés acceptaient encore et envoie tout valser avec des armes qu'elle seule maîtrise. Je trouve que l’on ressent dans ce film le pessimiste et presque la peur du réalisateur face à cela. Car, oui, l'époque est à la dénonciation des abus, à la libération de la parole, au wokisme, et c'est bien ! Mais est-ce que ceux qui accusent sont toujours honnêtes ? Et est-ce que cela ne se fait pas au détriment de certaines choses qui risquent de disparaître : la réflexion intellectuelle, le génie créatif, la recherche de la perfection ?
On comprend aisément la pluie de récompenses que Tàr reçoit actuellement, notamment pour l’immense performance de Cate Blanchett. C'est vraiment un film à part, très particulier, en quelque sorte un film d'auteur à budget hollywoodien, avec ce que cela comporte de risques de passer totalement au dessus d'une partie des spectateurs...
albert levy
albert levy

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 février 2023
Cate Blanchett est géniale !!! Voilà c'est tout !
Cette actrice présente à chaque plan est incroyable comme très souvent. Elle vient juste d'égaler Meryl Streep sur le podium des meilleures actrices du monde.
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