Tár
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Redzing

1 469 abonnés 5 005 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 septembre 2023
Lydia Tár est une chef d’orchestre au sommet de sa prestigieuse carrière. Sauf que derrière son intelligence, ses compétences techniques, et sa capacité à diriger, se cache en réalité une dominatrice des plus toxiques. Qui verra son univers peu à peu s’effriter…
Le thème de la personnalité qui abuse de son pouvoir pour harceler est très à la mode, surtout après #metoo. L’originalité est ici que l’on parle d’une femme, lesbienne qui plus est. Entre ceci et un film qui se veut régulièrement ambigu, certains spectateurs semblent avoir crié au scandale.
« Vous tenez un personnage féminin fort, et vous la dépeignez comme une ordure ! »
« Vous ne condamnez pas explicitement ses actions et tous ses propos. »
Etc.
Pourtant c’est justement ce qui fait une partie de la richesse du film. Montrer que le danger et les dérives comportementales peuvent venir de n’importe qui. Et montrer que la perversité de quelqu’un n’est pas forcément visible au premier abord. Que cette personne puisse avoir des raisonnements, des motivations, et des actions valables, mais que c’est parfois le geste ou la parole de trop qui révèle sa toxicité.
Toujours est-il que « Tár » ne laisse pour moi aucun doute sur la moralité scabreuse de sa protagoniste. Entre mensonges, manipulations, attraction sexuelle qui obscurcit sa vision professionnelle au détriment des autres, ce personnage, campé par une redoutable Cate Blanchett, subira une chute d’autant plus jouissive.
L’autre richesse du film, c’est sa forme. La mise en scène est très maîtrisée, insistant régulièrement sur des détails qui ont leur importance narrative. Ou se contentant d’une transition ou d’un regard pour exprimer une idée. Je dois avouer que j’apprécie toujours ce type de cinéma, à la narration visuelle, et qui ne prend pas le spectateur pour un idiot.
Toutefois, paradoxalement, le film est long (près de 2h40), sans doute trop pour que ce qu’il raconte. La narration visuelle ne l’empêche pas non plus d’être très bavard. Nos personnages ont des échanges verbeux, voire pompeux, sur leur conception de la musique. Des dizaines de noms de compositeurs et chefs d’orchestre seront ainsi régulièrement balancés à notre figure.
Je ne connais pas grand-chose à la musique classique, j’ignore si cela est pertinent. Toujours est-il que ça a clairement un côté masturbation intellectuelle… mais qui est peut-être voulu. Afin de montrer ces musiciens qui se prennent trop au sérieux (jusqu’à un final absurde !), et qui tournent en vase clos dans leur univers strict et renfermé ?
Nicolas L.
Nicolas L.

124 abonnés 2 134 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 septembre 2023
Assez déçu. Je m'attendais à un thriller façon Black Swan. Sombre et angoissant sur fond de musique avec pour décor les coulisses de la musique classique. Finalement un film dramatique voir psychologique sur la dépression grandissante d'une maestro avec son beau lots de longueurs et de scènes improbables et pompeuses. Reste Cate Blanchett qui comme d'hab, s'en sort tout de même à merveille.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 23 septembre 2023
Après « Maestro(s) » suivi de l’étonnant «Divertimento » je conclus mon été avec « Tár »; trois récits sur l’univers de la musique classique et plus particulièrement sur des portraits de chefs d’orchestre.

Avec « Tár », Cate Blanchett incarne un personnage à double facette : face lumière, une artiste, érudite et fascinante ; face sombre, une femme troublante et troublée.

Le film débute sur une longue masterclass où l’actrice Cate Blanchett s’efface derrière les traits d’une Lydia Tár, une cheffe d’orchestre rayonnante de connaissance, d’assurance, de maîtrise de soi.
Puis, on la découvre lors d’un cours où un jeune musicien déclare ne pas aimer Jean-Sébastien Bach sous le prétexte surréaliste qu’il est cisgenre et que le compositeur n’appréciait pas les pangenres comme lui.
Jean-Sébastien Bach ne serait pas le seul à être écarté.
Non seulement ce jeune homme ne contextualise pas l’époque de Jean-Sébastien Bach, mais il se révèle être un esprit fermé, intolérant, d’une radicalité incompatible avec un esprit artistique.
Ce jeune n’a rien à faire dans les hautes sphères de la musique.
Le réalisateur prend une nouvelle fois son temps dans le déroulé de la conversation entre Tár et l’apprenti musicien. Un déroulé maîtrisé par une Tár qui finit par ridiculiser et abattre le jeune musicien avec une pointe de mépris.
Apparemment Tár tient à séparer l’artiste de l’homme ; elle tient compte des mentalités, des ignorances et autres interdits de l’époque.
Tár femme et lesbienne, avoue s’être battue pour imposer sa personnalité dans un monde d’hommes. Evidemment, elle pense que Jean-Sébastien Bach l’aurait vilipendée pour son orientation sexuelle, pour son arrogance à devenir cheffe d’orchestre, seulement elle ne s’arrête pas à l’homme, elle voit au-delà de l’homme : le compositeur de génie.
Elle fait preuve d’indulgence, de hauteur, d’intelligence tout simplement, contrairement au jeune musicien.
Alors je me dis : le sujet du film serait-il de faire le distinguo entre l’homme et l’artiste ?
Il y a quelques semaines se déroulait la Mostra de Venise. Un collectif de femmes a tenu à manifester contre la présence de Roman Polanski et de Woody Allen avec cette banderole : « J’accuse l’homme, j’em*** l’artiste ».
Pas vraiment.

Selon Todd Field, Tár la femme et Tár l’artiste se confondent. Todd Field ne chausse pas son récit de gros sabots, femme et artiste manipulent avec subtilité.
Le sujet serait-il plutôt la manipulation, alors ?
Sans doute.

Si Tár manipule, spoiler: elle est elle-même manipulée par les réseaux sociaux. Le lynchage dont elle est victime n’est rien d’autre que de la manipulation d’images qui s’appliquent à la discréditer et contre lesquelles elles se révèle impuissante.
Puissance des petits spoiler: qui s’arment de média qu’ils manipulent avec aisance contre la puissance d’une femme qui manipule jusqu’à son entourage professionnel puisqu’elle s’emploie à ne pas appliquer ce qu’elle demande aux autres de faire.


Tár, déchue de son piédestal, devra ravaler ses ambitions faites de manipulations.
Cela dit, Tár est un personnage fascinant par son érudition musicale, incarnée par une Cate Blanchett tout aussi fascinante ; elle arrivera à défendre avec subtilité un personnage d’une complexité troublante.
Art
Art

3 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 19 septembre 2023
Une belle photographie et une excellente Cate Blanchett sauvent près de 2h40 de lenteurs, longueurs et digressions inutiles.

Bien qu’infiniment trop long le film ne traite qu’en surface les sujets qu’il souhaitait évoquer.

Un conseil, passez votre tour et évitez vous quelques bâillements
Chande
Chande

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 septembre 2023
Très beau film sur la recherche de la perfection et jusqu'où peut entraîner la recherche de pouvoir !!!
Etienne F
Etienne F

4 abonnés 9 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 septembre 2023
Excellent film pour ceux qui aiment
la musique classique et l'actrice Cate Blanchett. sans parler du concerto pour violoncelle
Nath0301
Nath0301

69 abonnés 203 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 septembre 2023
Heu... le film commence et aussitôt on a quelques doutes : Pourquoi débuter par cet interminable générique ? Quel en est l'intérêt ? En quoi cela sert-il le propos, à part si le but est de dérouter et d'ennuyer les gens ? Après ces 4 minutes 30 soporifiques de noms sur un fond noir, sachez que l'ennui ne fait que commencer.
Alors oui l'actrice est géniale. Oui, il y a des idées de mise en scène intéressantes. Mais tout ça n'efface pas le reste : Deux heures trente interminables, des dialogues prétentieux et creux, pas le moindre humour, pas la moindre légèreté, et même pas un hommage à la musique. Ennui total.
GéDéon
GéDéon

144 abonnés 767 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 septembre 2023
Quand on dit qu’un acteur porte un film sur ses épaules, l’image est souvent excessive. Avec « Tár », la prestation de Cate Blanchett va bien au-delà de cette figure. Elle est tout simplement magistrale. L’actrice (pour qui le scénario a été spécialement écrit) représente d’ailleurs l’unique intérêt de ce long-métrage réalisé par Todd Field en 2022. Elle incarne une femme cheffe d’orchestre, orgueilleuse et despote, dont le pouvoir va lentement vaciller. Afin de rendre crédible ce déclin psychologique, l’histoire cumule les séquences pompeuses propres à satisfaire un public intello. On peut néanmoins saluer l’audace du réalisateur d’offrir ce rôle de tortionnaire à une femme, alors que notre société a généralement tendance à associer le harcèlement moral et l’abus d’autorité à un statut masculin. Bref, une œuvre froide et clinique.
Marie Breton
Marie Breton

83 abonnés 268 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 septembre 2023
Difficile d’attribuer une note exactement fidèle à tout ce que ce « Tar » est capable de proposer sur une si longue durée.

Alors en petite introduction pour les amateurs de Mahler : ceux qui s’attendent à entendre au moins une partie de cette exceptionnelle symphonie 5, vous risquez d’être comme moi très déçus qu’elle ne soit pas en partie jouée à l’écran.
Et c’est extrêmement frustrant d’entendre les protagonistes parler autant de ce chef d’œuvre sans en entendre au moins un petit extrait (enfin, on en entend environ 13 secondes, vous conviendrez que c’est tout de même assez peu).

Pour revenir maintenant au film en lui-même et aux questions très pertinentes qu’il pose ; et le réalisateur sait que le public préfère les réponses aux questions, c’est d’ailleurs brillamment montré lors d’une courte séquence, mise en abîme redoutable d’efficacité, durant laquelle Lydia Tar (Cate Blanchett) joue un court extrait de Bach, et dialogue avec son élève concernant le sens ontologique des fluctuations de cette mélodie très connue : Todd Field nous prévient qu’il nous connaît, et qu’il vaut mieux nous laisser sans réponses claires.
Il y a là du très bon. Voire même de l’excellent.
Cette séquence durant la première partie du film est selon moi la meilleure en ce sens qu’elle débouche ensuite sur des questions très modernes :
Doit-on discerner l’œuvre de l’artiste ?
Doit-on pouvoir s’identifier à l’artiste pour apprécier pleinement son œuvre ?
Doit-on même seulement connaître son identité pour vibrer à l’écoute de sa composition ?
La musique n’est-elle pas le seul média capable de transcender toutes ces questions parce qu’elle nous unit tous de la même façon, et qu’il n’y a pas besoin d’en connaître les moindres bases pour la ressentir très fortement ?
(Les enfants en bas âge réagissent tous à la musique, n’est-ce donc pas le signe qu’elle a quelque chose de plus que toutes les autres formes d’art ?)

Pour la suite, le film reste très académique.
Cate Blanchett est bien entendue formidable, mais une fois ces questions posées, et les réponses et opinions que le spectateur peut déjà commencer à se forger, tout le reste de l'histoire semble avoir été suggéré aussitôt cette séquence passée.

Cette maestro a du mal à communiquer ses émotions et peut-être à se les formuler elle-même. Elle les refoule, et l'on voit bien alors déjà quelle direction son chemin va prendre...
et c'est dommage !
christophe D10
christophe D10

35 abonnés 1 052 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 septembre 2023
Un film intéressant , avec une cate blanchett au sommet de son art, sur la descente aux enfers d’une célèbre cheffe d’orchestre.
Malgré ses atouts réels , le film souffre cependant d’une longueur excessive (en particulier au début et a la fin) qui nuit quelque peu a sa qualité.
Ça reste bien, mais ca aurait été encore mieux avec une durée quelque peu réduite.
Antoin3
Antoin3

4 abonnés 32 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 septembre 2023
Et bah franchement tár c'était excellent

Déjà les plans qui prennent le temps, qui se posent, qui sont beaux esthétiquement j'étais déjà conquis.
Les acteurs jouaient bien, surtout cate Blanchett ( jsuis toujours autant choqué d'avoir vu Noémie merlant faire un film avec elle d'ailleurs ).

C'est un film que beaucoup de personnes ont trouvé lent, personnelment je l'ai trouvé bien rythmé.
Le film se plonge petit a petit dans la psychologie de son personnage principal, dans la noirceur de Lydia, avec une photographie qui s'assombrit également au fur et à mesure.
Le film utilise même a quelques passages certains codes du cinéma d'horreur, afin que cela crée réellement un sentiment de malaise et je trouve que c'est totalement réussis, c'est angoissant.
Les scènes où elle dirige son orchestre sont juste formidables, elle se donne à fond, les musiciens jouent divinement bien, ce sont mes scènes préférées clairement

Au début du film il y a cette longue interview entre elle et un journaliste, cette scène est très longue mais nous met justement à la place d'un spectateur qui serait dans la salle par exemple, elle nous projete dans le film.

En gros, c'est le whiplash version lesbien et avec de la musique classique, donc c'est extrêmement validé pour ma part
Bladerunner12
Bladerunner12

8 abonnés 107 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 septembre 2023
Porté par une Cate Blanchett formidable , habitée. Le film s'étire toutefois en longueur.2h38 c'est long. La possession de cette femme par son métier est très bien exploitée mais le film reste un peu ardu d'accès.J'ai passé un agréable moment avec Mahler comme fil rouge.
Jouve Gf
Jouve Gf

4 abonnés 24 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 septembre 2023
Trop très lent ennuyeux Dommage Cate Blanchet au top
Beaucoup de blabla la est très longue il faut s accrocher pour aller au bout
Claude DL
Claude DL

128 abonnés 1 969 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 septembre 2023
Insupportable ! ça commence avec un générique interminable dont tout le monde se fout, ensuite des blablas qui n’en finissent pas (là aussi on s’en fout). Totalement indigeste pour moi.
SAVONAC
SAVONAC

4 abonnés 93 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 septembre 2023
Pourquoi? Oui, pourquoi une telle longueur? Frappé par cette maladie du cinéma contemporain qui veut qu'on étire, qu'on rallonge, qu'on répète, qu'on traine de gros plans signifiants en séquences inutiles, "Tar" finit par ennuyer. Pourtant, le scénario aurait pu intéresser. Et l'actrice principale (Cate Blanchett) tient la route.
Mais le film aurait pu faire une heure de moins, facile... Mais c'est comme ça aujourd'hui: un film ambitieux doit faire plus de 2H! Et celui-là est ambitieux pour ne pas dire prétentieux. Donc, 2H30!
Le sujet n'est pas original (dans "Infidèlement Vôtre" de Preston Sturges, un chef, lui aussi totalement centré sur lui-même, rêve d'assassiner sa femme supposée infidèle), même si le personnage principal, artiste égoïste, égocentrique, impitoyable avec les autres, cruel avec ses collaborateurs est une femme cheffe d'orchestre, ce qui est, convenons-en, une première.
Mais la mise en scène est insistante, égocentrée, étouffante.
La musique, seul objet de la passion de la cheffe (avec elle-même!) est un peu sacrifiée même s'il y a quelques bons moments autour de la 5ème de Gustav Mahler.
Au total, un film passable, sans passion, à voir peut-être pour une Cate Blanchett éblouissante.
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