Amen
Note moyenne
3,6
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204 critiques spectateurs

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46 critiques
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SB88
SB88

40 abonnés 1 620 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 novembre 2023
Un film qui porte bien son nom ! L'aveuglement de l'église dans ses plus hautes sphères face à ce qu'elle ne veut entendre. Ensemble bien joué, bien réalisé et cohérent donc réussi
3,68/5
Kouto
Kouto

32 abonnés 4 782 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 août 2025
Un film historique dénonçant le silence du Vatican lors de l’holocauste nazi. Sujet hautement polémique et délicat signé Costa-Gavras dont le propos suscitera forcément de l’émotion tant cela est tragique mais le long-métrage reste décevant car au final manquant de substance, trop distancié et apparent simplement comme un film à thèse même si l’interprétation reste salutaire.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 23 octobre 2013
Sujet au combien prolifique dans le cinéma européen s'il en est, Amen a pourtant le mérite de nous montrer du jamais vu sur la période du génocide juif par les nazis. Pour autant, si le jeu des acteurs est bon, le scénario peine à trouver son intérêt et se cherche tant bien que mal dans des discussions morales et philosophiques un peu lentes.
Shephard69

409 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 novembre 2013
Malgré un sujet très intéressant, un film qui s'enlise dans la médiocrité d'une mise en scène désuète, malhabile et bourrée de longueurs. Rien ne m'a convaincu ici, c'est lénifiant et démonstratif à outrance. Décevant.
gizmo129
gizmo129

134 abonnés 1 677 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mars 2016
Amen est un film intéressant sur un personnage méconnu de l histoire à la fois instigateur et dénonciateur de l holocauste ! Le film est long ou du moins parrait long car les dialogues sont souvent à rallonge et de nombreux questionnements sont abordés. Le film évite soigneusement de nous montrer les camps et joue plutôt habilement sur les sous entendus mais ce manque d images ou d actions finit parfois par nous ennuyer. Côté casting, l allemand est excellent, joue juste et fait évoluer son personnage au fil du temps, par contre Mathieu Kassovitz ne m a pas convaincu.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

96 abonnés 4 402 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 décembre 2024
Pendant la geurre, un médecin SS, découvrant la réalité des camps de concentration, et le prêtre qu'en conséquence il a alerté, tentent de convaincre le Vatican de dénoncer au monde les atrocités nazies.
Le film de Costa-Gavras est peut-être moins violemment subversif ou pamphlétaire que ne le laissait supposer, à sa sortie, l'affiche honnie par les catholiques (la fusion de la Croix et de la crox gammée). "Amen" évoque, de façon simple et didactique, les compromissions du Vatican, un certain cynisme qui lui fait privilégier ses intérêts plutôt que le sort des juifs. Rien de sensationnel, au demeurant, et c'est dans doute la faiblesse du film que de se maintenir dans une critique élémentaire.

Toutefois, "Amen" ne s'articule pas seulement autour du ballet diplomatique dans les couloirs du Saint-Siège ou des circonlocutions éhontées du pape et de ses cardinaux; pour une large part, Costa-Gavras s'intéresse au personnage de Kurt Gerstein, le médecin accablé. Ce chrétien de la bourgeoisie allemande, SS par patriotisme, a encore une conscience et il n'a de cesse d'agir et de dénoncer. Son portrait apparait plus abouti, plus important aussi, que celui du prêtre qu'interprète Mathieu Kassovitz, dont la compassion constitue tout et uniquement le caractère.
Quand à la solution finale, le cinéaste l'évoque de deux façons: l'une imagée, avec les allers et retours incessants des trains de la mort pendant les tergiversations diplomatiques, l'autre, sordide plus encore, où l'on voit (ce que Godard considérait comme le plus cruel point de vue sur le génocide) des officiers SS s'inquiétant des spoiler: problèmes logistiques de l'extermination.

on regrettera globalement l'académisme de la mise en scène.
aldelannoy
aldelannoy

53 abonnés 375 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 février 2016
Contrairement à ce que beaucoup aiment à voir dans ce film, l'en adorant ou le détestant à cause de cela - peut-être à cause de l'affiche, je n'y ai pas vu de condamnation de l'Église. Tout au contraire, ce qui est si difficile dans un film historique, Costa-Gavras sait s'abstraire d'une perspective passionnelle et montre des personnes, jusqu'au plus haut de la hiérarchie vaticane, tentant de faire ce qu'ils peuvent au milieu d'une machine diplomatique implacable qui contraint leur liberté d'action. Malgré cette absence de manichéisme qui aide si souvent des films à exister, celui-ci réussit à nous emmener sur ces chemins si difficiles sans jamais ennuyer.
fabrice d.
fabrice d.

46 abonnés 1 927 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 novembre 2023
Encore un film très engagé du réalisateur Costa-Gavras, cette fois-ci avec pour histoire celle du SS Gerstein, qui sans vouloir quitter son pays ou renoncer à ses devoirs, tentera d'attirer l'attention des politiques, mais surtout du Vatican sur la solution finale mise en place par les Nazis. Basée sur la vie de Gerstein, ce film livre avec noirceur un témoignage de l'holocauste au travers du personnage du SS, et aussi de plusieurs personnages du Vatican, notamment un Jésuite interprété par M. Kassowitz et le pape lui-même. C'est un film psychologique, historique où la réalisateur fait preuve de subtilité, et de retenue pour nous décrire ce qui devrait être abominable, soit du côté des Alliés et du Vatican mais aussi du côté allemand.
Bernard Bonnejean
Bernard Bonnejean

25 abonnés 74 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mai 2018
Les faits relatés dans ce récit ne sont que trop réels, trop concrets. Ils sont connus, certes, et suffisamment pour que leur négation constitue un crime. Est-ce un argument pour que l’on se contente de leur simple évocation sur un mode abstrait ? Est-on formaliste pour trouver inconvenants ces trains vides aux portes ouvertes qui rappellera aux plus âgés les trains interlude de l’ORTF destinés à combler l’attente lors des pannes techniques ? Ces trains-là, dans le film, sont supposés symboliser le transport par voie ferrée de millions de juifs condamnés à une mort programmée. Ou plutôt, si j’ai bien compris, le voyage du retour des camps une fois les victimes débarquées. Est-ce une intention délibérée de ne pas céder au voyeurisme par pudeur ? C’est possible mais c’est la même raison pour laquelle pendant longtemps on a ignoré et tu les horreurs nazies. Quant au rôle de l’Église catholique, du Vatican et de Pie XII, on conviendra que son traitement est objectif, sérieux à défaut d’être neutre. On entrevoit même dans les paroles prononcées par le pape la possibilité d’une option choisie par politique plus que par lâcheté. Une dernière remarque personnelle : j’ai quand même du mal à comprendre que la SS ait pu engager et garder un ingénieur des mines, militant chrétien anti-nazi, adhérant au parti hitlérien dès 1933, de la SA en 1934, puis de la Waffen-SS en 1941. Spécialiste des appareils de désinfection et des questions d'eau potable, ce qui n’est tout de même pas rien et suppose une absolue confiance de la hiérarchie. Costa-Gavras a fait ce qu’il a pu pour nous présenter Kurt Gerstein comme ce qu’il fut : un personnage historique. Dont acte !
Ducerceau
Ducerceau

21 abonnés 693 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 avril 2024
Chef d'œuvre comme tous les films de Costa Gavras, Z, et L'aveu en particulier. C'est toujours une démonstration implacable d'une révélation. À voir absolument pour tous les révisionnistes.
Alain D.

744 abonnés 3 449 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 septembre 2019
Un film très fort, coécrit et dirigé de main de maître, par Costa-Gavras. Sur des scènes très dures, son scénario, adapté avec Jean-Claude Grumberg, nous montre l'industrialisation de la "purification" nazie. Cela dans l'indifférence des politiques et de l'Église, alliée des allemands pour leur opposition au communisme. Un Drame avec des scènes très dures, méritant amplement la récompense reçue (César du Meilleur scénario en 2003).
Ulrich Tukur est absolument crédible dans le rôle principal de Kurt Gerstein, le lieutenant de la SS responsable des services sanitaires et techniques en charge de la "purification". Il est bien secondé dans cette bonne distribution avec Michel Duchaussoy en Cardinal et Mathieu Kassovitz fantastique en prêtre jésuite.
GéDéon
GéDéon

140 abonnés 733 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 février 2024
Costa-Gavras aime s’inspirer de faits historiques pour construire des œuvres à caractère politique. Avec « Amen. » sorti en 2002, il dénonce l’attentisme du Vatican face aux crimes nazis durant la Seconde Guerre mondiale. A l’aide de personnages fictifs (un officier SS et un jésuite, interprétés par Ulrich Tukur et Mathieu Kassovitz), convaincus de la nécessité de briser le silence, l’intrigue montre la négligence politique de l’Eglise et son absence de condamnation de l’Holocauste. A base de discussions diplomatiques, certes un peu verbeuses, le réalisateur suggère plus l’horreur qu’il ne la montre (le passage régulier des trains). Ce parti pris n’enlève en rien l’émotion et le désarroi du spectateur. Bref, un film engagé et utile.
Nicolas L.
Nicolas L.

121 abonnés 2 094 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 avril 2020
Superbe film sur le silence du Vatican pendant l' holocauste nazi. La réalisation est très académique et filmé un peu "à l'ancienne" mais ce qui permet de mettre d'avantage en avant l'intrigue choquante et scandaleuse de cette ignominie historique. Le film prend partie c'est évident contre l'église et son silence face à la déportation massive des juifs dans les camps d'extermination et finit en apothéose sur une scène anti-claricale d'une grande audace. Le film est une course contre la montre et en fait par conséquent un véritable film de suspense. On reste accroché aux personnages principaux qui se battent tant bien que mal pour faire éclater la vérité. On les suit de près, on est avec eux. La fin n'en est que plus terrible encore. Bref c'est du grand film de guerre et du grand Costa-Gavras !
willyzacc
willyzacc

99 abonnés 1 544 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 novembre 2012
Un angle de vue sur l'holocauste différent.. très peu traité au cinéma (car sujet à polémiques). L'horreur de la découverte des camps par très peu d'image et une utilisation intelligente de transitions faites de trains.. glacial. Tukur et Kassovitz sont superbes, un très bon film, qui dénonce la non-action du vatican..
Kalie
Kalie

84 abonnés 970 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 novembre 2014
spoiler: Durant la Seconde Guerre mondiale, un officier SS, chimiste chargé de désinfecter les casernes et de purifier l’eau, découvre l’horreur des camps de la mort. Avec l’aide d’un jeune jésuite, il tente d’alerter le Vatican du génocide dont les juifs sont victimes. Ils espèrent convaincre le pape de la nécessité de condamner les crimes nazis.
Mathieu Kassovitz en prêtre est trop effacé malgré sa révolte ( spoiler: l’étoile jaune sur sa robe portée devant le pape et les nazis
). Intelligent, un rien altruiste, le personnage de l’officier SS interprété par l’acteur Ulrich Tukur constitue le principal intérêt du film. spoiler: Sa découverte de la vérité lors d’une visite dans un camp d’extermination
est un moment clef du film. La scène est sobrement filmée ( spoiler: une boîte de poison versée par un soldat, un regard dans un œilleton suivi d’un mouvement de recul face à l’horreur
). Par la suite, le témoignage verbal du chimiste (femmes et enfants nus, crânes tondus…) vaut bien des images. Quelques détails m'ont choqué comme spoiler: l’enfant de l’officier SS, admirateur d’Hitler ou les blagues racistes d'un des criminels nazis
. Sinon, le silence sur la Shoah est bien triste mais guère surprenant. Il suffit de regarder la position de l’Eglise dans l’Histoire. L’évocation de la planification de l’extermination des juifs jusqu’en 1948/1950 fait froid dans le dos. Le réalisateur opte pour la suggestion, pour le poids des mots sans jamais rien montrer (sauf de spoiler: la fumée qui sort des cheminées
…). Hélas, ce que l'on voit à l'écran est parfois plus proche d’un téléfilm que d’un film cinématographique. De plus, en dénonçant inlassablement l’innommable, « Amen » n’évite pas les répétitions. Aussi, je me suis ennuyé au milieu du film. Néanmoins, la dernière scène où spoiler: l’évêque donne un billet d'avion pour l’Argentine à un criminel nazi
est extrêmement dérangeante. Bref, le sujet du film m’a intéressé, son traitement académique moins.
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