Comme à son habitude, Cronenberg fait un film complètement a part, spécial, étrange ... fascinant et même temps un peu trop chiant par moment ! pas sûr de tout avoir compris ...
Sortie de retraite de David Cronenberg qui nous inflige, pour l’occasion, une étrange métaphore conceptuelle intello autour de l’art du transhumanisme organique dont je cherche encore l’intérêt. C’est prétentieux, bavard, incompréhensible et surtout chiant.
Un milieu underground et clandestin de l’art version happening avec des opérations chirurgicales en live montrant l’ablation d’organes que l’artiste s’est fait pousser dans le corps, un bureau des organes non officiel, un groupe de rebelles désirant faire une révélation mondiale lors d’un prochain show en direct, tout ça pouvait donner lieu à un bon film de SF. Malheureusement, tout semble faux car rien n’est clairement développé, les décors font bon marché, les dialogues sont pauvres quand ils ne sont pas abscons, mais surtout, les acteurs semblent s’ennuyer à mourir et nous avec ! Et ce n’est pas le message pseudo écolo de pacotille qui va relever le niveau du dernier film de Cronenberg qui décidément n’a plus le feu sacré ! En conclusion, voilà une belle purge faussement intello !
On retrouve enfin le Cronenberg de videodrome et existenz. Ambiance glauque, personnages étranges, histoire original. On demeure captivé pendant le film qui apporte quelques critiques sous jacentes et de bonnes idées. Mais on sait que Cronenberg a fait mieux. Peut etre à revoir une second fois, pour mieux comprendre
Huit ans après le remarquable Maps to the stars, sorti en 2014, David Cronenberg nous plonge avec Les crimes du futur dans une atmosphère de SF à l’étrangeté de chaque instant. Dans un futur indéterminé, nous suivons Saul Tenser et sa compagne Caprice, incarnés par Viggo Mortensen et Léa Seydoux, deux artistes spécialisés… dans la production et l’extraction de nouveaux organes du corps humain. Alors que la sensation de douleur a été supprimée de la surface de la terre, le plaisir sexuel s’obtient désormais en se charcutant mutuellement les peaux. Synthétisant les obsessions développées par David Cronenberg depuis de nombreuses années, Les crimes du futur fascine autant qu’il ennuie de par son verbiage vain qui prend définitivement trop de place. À réserver aux inconditionnels du cinéaste canadien.
Dérangeant et fascinant, le dernier film de Cronenberg est parfaitement fidèle aux obsessions de son auteur. Sa capacité à captiver le spectateur, avec des images aussi magnétiques que repoussantes et une intrigue cafardeuse est impressionnante et inaltérée! Organique, transhumaniste et futuriste, "Crimes of the Future" est un body horror drama qui détone dans le paysage ciné actuel et s'avère pleinement digne de son réalisateur!
Quand Cronenberg devient Kronenbourg....Alors qu'il fut un immense réalisateur, tout comme une grande bière artisanale d'abbaye, ce truc pseudo inspiré d'ExistenZ ou encore des relans de Videodrome, 2 chefs-d'œuvres, Cronenberg est au bout du bout, ce truc est un navet sans queue ni tête. David, il est temps que t'arrêtes le cinéma, tu n'y comprends plus rien en essayant de recycler certains thèmes géniaux que tu as eu...mais il y a 20 ou 30 ans de cela. Et quand je lis certains commentaires façon les cahiers du cinéma, expliquant que c'est un bijou, il ne faut vraiment pas connaître le travail de Cronenberg d'il y a 30ans au moins pour sortir des inepties pareilles. C'est une immense daube, et j'ai mal pour Viggo, qui a voulu rendre service à son pote. Et Léa Seydoux...mais quel désastre ! Elle va parfaitement avec le film, Zéro. Arrêtes le cinoche David !!! Amuses toi dans tes trucs d'arts bizarres que seuls les gens qui ont du cash valident. Une vraie bouse.
Film de science fiction auquel on n'adhère pas. Il ne suffit donc pas de beaux décors et d'effets spéciaux pour pondre un chef d'œuvre. Encore faut-il un bon script. Ce qui n'est pas le cas ici.
Un futur étrange où la douleur a disparu et où des mutations génétiques apparaissent. Certains y voient des dégénérescences qui doivent être traquée, d'autres une évolution, d'autres des évènements qui doivent être performés au sens artistique.
Compliqué a raconter mais superbe la vision performance, installation dans son acceptation artistique, se traduit par une superbe image un formalisme. Il est question de corps, de déformation, de chirurgie alors il y a une dureté, une violence qui fait que ce film doit être vu par un public dirai je averti et un peu âgé.
Un film sur le rapport au corps et d’éventuelles limites.
En sortant du champ de la science fiction avec des chefs d’œuvre comme « History of Violence » ou « Les promesses de l’ombre », Cronenberg avait touché un plus large public. Revenant à ses obsessions de début de carrière (on pense fortement ici à « Existenz » pour le décorum, « Crash » pour les métaphores sexuelles très dérangeantes et même « Faux Semblant » pour la chirurgie, entre autre), il ravira ses fans de la 1ère heure et déconcertera certainement bon nombre d’autres. Reste que ses questionnements multiples sur le transhumanisme ainsi que sur la place de l’Art et de sa fascination, se révèlent souvent passionnants. Crépusculaire (par ses décors et la belle composition de Mortensen) et charnel (les séquences d’exposition des corps féminins dont celui de Léa Seydoux, jamais gratuits mais toujours signifiants), hypnotique et troublant, ce dernier film, aux allures de testament d’un auteur si singulier, ne laissera pas indifférent. C’est conceptuel, ça secoue, c’est du Cronenberg pur jus.
Personnellement j'ai adoré ce film. Je le trouve très bien réalisé, écrit et joué. Quel plaisir de retrouver un réalisateur comme David Cronenberg. On retrouve la patte de l'artiste, on plonge dans cette univers absurde malaisant parfois glauque mais tellement jouissif. N'en déplaise à certains, le scénario, le parti pris sont bien présents. Ce film est une belle réussite et montre que Cronenberg n'a pas tout dit.
Est ce une critique ou une ode au trans humanisme nous ne savons pas totalement, en tout cas ce long métrage de Cronenberg dans la continuité du moyen métrage est blindé de super effets spéciaux, maquillage et décors. Je le déconseille aux moins de 13 ans. 3/5
Une satire glauque et contemporaine, pseudo-intellectuelle et joliment picturale, qui sent le fan service opportuniste pas très subtile, et à la trame générale prétexte aussi épaisse qu'un bout de ficelle à rôti. Totalement barré et tordu façon rétrofuturisme et post-apo à la Terry gilliam, les amateurs vicelard de ExitenZ, La Mouche ou Videodrome ne seront pas non plus dépaysé. Sensuel, grotesque, pédant, transgressif, caricatural, poétique et prophétique. Une parabole nihiliste lourde de sens et d'esbrouffe, sur la capacité humaine à l'autodestruction joyeuse et à la codépendance toxique, à travers notre appétence naturelle à polluer notre environnement physique et mental, de manière aussi absurde que morbide. Une œuvre morale ambigu et insalubre, qui traite moins du transhumanisme évolutif que de notre incapacité à nous sauver de nous même, et qui se voudrait tout le temps raffiné et humoristique, mais qui renarde par moment comiquement le bon vieux nanard en surjeu, jouant la montre pour combler le vide. En tout cas, sacré casting en roue libre. Ils ont dû bien se fendre la gueule à le tourner. Et voulu ou pas, je n'ai jamais trouvé Viggo Mortensen aussi drôle. 3/5 de la comédie zarbi sexy qui fait à la fois réfléchir et se moquer.
David Cronenberg est de retour pour nous proposer une nouvelle expérience malsaine avec "Les Crimes du Futur". Le film ayant déçu ces spectateurs, j'avoue avoir été intrigué par la proposition au vu du synopsis. N'étant pas un grand connaisseur de la filmographie du réalisateur, je connais cependant son style et son univers. Je ne suis pas le plus grand fan de celui-ci, mais j'apprécie sa cohérence et ce qu'il propose en matière d'expérience. Ici, le tout est certes assez étrange, et je peux donc comprendre que beaucoup de personnes se soient ennuyé devant le projet. C'est assez lent, et le scénario n'est pas le plus rempli pour ça. Mais cela ne veut pas dire que celui-ci n'est pas intéressant. Il est assez réducteur de mal juger un long-métrage, sous prétexte que nous ne l'avons pas compris. Personnellement, je n'ai pas passé un superbe moment devant le film, n'étant pas fan de ce genre de projets. Mais j'ai compris ce qu'il cherche à proposer, et c'est de bonne qualité ! Le but est de nous faire réfléchir sur un futur très précis. Essayer de développer une évolution de l'humain, tout en faisant réfléchir sur le rôle de l'art. Pour ce premier point, le but est de confronter l'homme à une situation où son évolution commencerait à devenir très compliquée, avec l'arrivée de nouveaux organes clairement inutiles, et comment cela est géré. Le tout est donc assez intéressant, via des visions assez différentes entre ceux qui voient cela comme un don, ceux qui refusent ses organes, ceux qui s'en servent, etc... On va d'ailleurs beaucoup s'intéresser à cela, via le mélange avec l'art. Tout le film sert un propos sur l'art, et comment il pourrait évoluer. L'art, dans ce film, n'est qu'un support pour traiter cette nouvelle question. Toute l'intrigue principale va tourner autour d'une performance artistique, qui servirait à exposer au monde une nouvelle grande évolution de l'humanité. Le tout est de comprendre le rôle de l'art en confrontant ceux qui voient cela comme quelque chose de purement divertissant (la scène de l'homme aux oreilles) et ceux qui voient cela comme quelque chose de plus important (nos héros). La confrontation est donc intéressante, porter par cette ambiance très malsaine et glauque. Ces scènes de prestation artistiques nous rendent vraiment mal à l'aise, le tout paraissant normal et satisfaisant pour les personnes y assistant. Jusque dans cette dernière scène artistique, qui sera vraiment plus que dérangeante, spoiler: celle-ci utilisant un enfant. Le tout est donc extrêmement dérangeant, développant des thématiques intéressantes, au sein d'un scénario, certes peu rempli et donc parfois ennuyeux, mais amenant à la réflexion. J'ai donc apprécié le tout, sans pour autant avoir envie de le revisionner. Pour conclure, un sujet plutôt intéressant.